Catégorie : Politique
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CONTEXTE PRÉ-ÉLECTORAL – Andry Rajoelina dans l’Itasy ce mardi, le collectif des candidats en réunion avec les autres forces vives
Antananarivo, 24 Octobre, 7h32 – Chacun sa route. Alors que Andry Rajoelina, président sortant et candidat à sa propre succession poursuit sa campagne électorale et continue ses tournées dans les différentes régions, le collectif des candidats annonce une journée de réunion avec les différentes forces vives du pays avant de reprendre ses marches mercredi.
Ce mardi, Andry Rajoelina est annoncé dans l’Itasy. Dans la matinée vers 10h, il est attendu à Analavory. Dans l’après-midi, il est prévu venir à Soavinandriana Itasy. Et comme à chacune de ses tournées, il sera entouré des différents artistes qui se sont engagés à ses côtés pour animer la scène.
Le collectif des candidats, de son côté, indique que ce mardi, il rencontrera des organisations syndicales autant du secteur public que du secteur privé, des étudiants, des organisations et des partis politiques ainsi que diverses autres catégories de citoyens. Il ne donne à nouveau rendez-vous à ses partisans pour reprendre les marches que mercredi. Les points de ralliement seront Anosizato et Imerintsiatosika. -

La marche du collectif des candidats au départ d’Andranomena ce lundi
Antananarivo, 23 Octobre, 6h54 – Après le concert d’Antsonjombe, le collectif des candidats reprend sa marche de contestation quotidienne dans la Capitale. » Nous sommes toujours ensemble et la lutte se poursuit », indique une annonce sur la page Facebook du candidat Marc Ravalomanana. Rendez-vous est cette fois-ci donné au Nord-Ouest de la capitale. La marche prendra son départ du côté d’Andranomena à partir de 11 heures.
Les réclamations du collectif des candidats n’a pas changé bien qu’elles aient évolué sur la candidature du président sortant, Andry Rajoelina. Outre la mise en place d’une Cour électorale spéciale, la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante et le changement de l’intérim à la tête de l’Etat les candidats de l’opposition ont officialisé la semaine dernière leur demande d’un report de l’élection présidentielle. « Il y a entre nous un débat sur la question de la candidature d’Andry Rajoelina », indique Roland Ratsiraka, lors du débat Tafa 2023 organisé par la société civile samedi et auquel il a participé aux côtés des candidats Hajo Andrianainarivelo et Hery Rajaonarimampianina.
Le collectif des candidats n’a pas donné des détails sur la forme que prendront les changements suggéré. « Tout cela devrait être discuté autour d’une table, sachant que même si nous partageons les grandes lignes des revendications, chacun des candidats à sa proposition sur la question », explique Hajo Andrianainarivelo durant l’émission.
Siteny Randrianasoloniaiko, en campagne électorale à Vohémar sous les couleurs de son mouvement dimanche, affirme « être solidaire avec le collectif des candidats », mais « sachant que les autorités ne changeront peut-être pas la date du scrutin, j’ai décidé de ne pas rester les bras croisés », souligne-t-il sur sa page Facebook. « Nous ne pouvons pas laisser de la place à ceux qui entravent la démocratie », souligne-t-il, expliquant le démarrage de sa campagne électorale.
Andry Rajoelina qui a été à Mahajanga samedi a, de son côté, mis en avant le soutien populaire dont il bénéficie. Il a soulevé au cours de son allocution dominicale que beaucoup de ses partisans n’ont pas pu entrer au stade durant son meeting en raison de leur nombre. -

Premier meeting à Vohémar pour Siteny Randrianasoloniaiko en cette période de campagne électorale
Antananarivo, 22 Octobre, 15h05 – Siteny Randrianasoloniaiko prend la direction de la Sava. Le candidat numéro 3 organise son premier meeting de campagne électorale à Vohémar ce dimanche. Le meeting gratuit verra la participation de nombreux artistes à l’instar de Wawa, Stéphanie ou Wada & Youngs.
Le candidat numéro 13, membre du collectif des 11 candidats qui conteste la tenue des élections dans les conditions actuelles a cependant refusé de reconnaître qu’il se lance dans la campagne électorale. Il était encore à Antsonjombe où il a prononcé un discours samedi. « Je suis prêt à affronter Andry Rajoelina », scande-t-il. Il a en même temps omis de signer la déclaration des candidats et à l’issue du meeting, tout en indiquant ne pas tourner le dos aux 11 candidats. « Les dates sont fixées, je vais affronter Andry Rajoelina » ajoute-t-il.
Pour les autres candidats qui ne se lancent pas encore dans la campagne, ce n’est cependant pas me nombre de participants au scrutin au scrutin qui compte. « Ce n’est pas une question de nombre de candidats », souligne Hajo Andrianainarivelo lors de l’émission Tafa, un débat organisé par la société civile à laquelle il a pris part avec Roland Ratsiraka et Hery Rajaonarimampianina. « Le fait que trois, quatre ou cinq participent ne fera pas de ces élections des élections acceptables », ajoute-t-il. « Ce n’est pas un jeu », conclut-il.
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MANIFESTATIONS – Le collectif des candidats donne rendez-vous à ses partisans au Coliseum d’Antsonjombe
Antananarivo, 20 Octobre, 22h40 – Les manifestations communes des candidats de l’opposition à la présidentielle se poursuivent. Pour ce samedi, ils annoncent un rassemblement au Coliseum d’Antsonjombe après la grande marche prévue qui devrait partir de six points de départs.
⭕Selon une publication de l’ancien président et candidat Marc Ravalomanana, les partisans du collectif des candidats se donnent d’abord rendez-vous à Ampasampito, Ampasika, Andravoahangy Ambony, Ankazomanga, Ampefiloha et sur la Route Circulaire. La marche devrait ensuite prendre fin au niveau du Coliseum, précise le post.
⭕Une autre publication partagée par les candidats indique que le collectif des candidats a déjà obtenu une autorisation du préfet pour l’occupation du site. Elle annonce également plusieurs artistes pour animer le concert.
⭕Mercredi, les députés élus dans la capitale avaient déclaré un rassemblement au stade d’Alarobia pour un « Concert Fotsy » auprès de la préfecture. Mais le préfet a accordé une autorisation pour le Coliseum d’Antsonjombe. Le Coliseum d’Antsonjombe est l’un des sites disponibles pour la campagne électorale publié par la préfecture jeudi.
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Le candidat Andry Rajoelina rejette l’idée de la recomposition de la HCC et de la CENI
Antananarivo, 20 octobre, 22h15 – Position clarifiée. Le candidat Andry Rajoelina répond aux revendications formulées par le Collectif de candidats à l’élection présidentielle. Le président sortant est contre la recomposition de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) et la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il martèle la nécessité d’aller aux urnes.
⭕« On demande la dissolution de la HCC. C’est une institution étatique qui existe depuis toujours (…) Ce n’est pas maintenant qu’on va tout chambouler », soutient Andry Rajoelina lors d’un post vidéo sur sa page Facebook, vendredi soir. « Si on ne fait pas confiance aux institutions existantes, à qui est-ce qu’on peut faire confiance alors ? », se demande-t-il, faisant des remarques sur la composition de la Cour.
⭕Le candidat à sa propre succession rejette également la demande relative à la recomposition de l’organe chargé de préparer et d’organisation les élections. « Pour ma part, la retouche de la CENI est déraisonnable », critique-t-il. « C’est la peur d’affronter le jugement des électeurs », poursuit-il.
⭕L’ancien chef de l’Etat poursuit ses arguments concernant l’environnement électoral. Il rappelle l’adoption d’une nouvelle Constitution « avec certains de ces hommes politiques », la confection du code électoral « qui respecte les normes internationales selon les observateurs de l’Union européenne et ceux de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) », remémore-t-il.
⭕Andry Rajoelina ne varie pas sur son interprétation de l’intention du Collectif des candidats. « Nous le savions qu’il y aura une velléité de déstabilisation depuis ma démission. Les revendications ne sont pas légales », affirme-t-il avant d’insister sur la nécessité d’aller aux élections.
⭕Outre la recomposition de la CES et de la création d’une Cour électorale spéciale, le Collectif des candidats exige la formation d’un nouveau gouvernement. Il en est de même de la disqualification de Andry Rajoelina à la course à la magistrature suprême et le report du scrutin, rappelé par l’ancien président Marc Ravalomanana jeudi. En substances, le Collectif des candidats revendique l’ « assainissement de l’aire de jeu », selon le député Brunelle Razafintsiandraofa. Et qu’il « n’y aura pas d’élection cautionnée par la communauté internationale si celle-ci ne constate pas la participation de tous », prévient le député Roland Ratsiraka.
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Le Collectif des onze candidats réclame un nouveau report de la présidentielle
Antananarivo, 20 octobre, 8h20 – Une position réitérée. Le Collectif des 11 candidats à la présidentielle exige toujours de nouvelles conditions pour la tenue de la présidentielle. « Nous demandons le report de l’élection », affiche le candidat Marc Ravalomanana, dans un post sur Facebook, jeudi soir. Il confirme les propos tenus par le député et candidat Roland Ratsiraka quelques heures plus tôt pour cette demande après la rencontre avec quelques ambassadeurs.
L’ancien président rappelle les revendications du Collectif des candidats. Il s’agit de la mise en place d’une Cour électorale spéciale, la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et celle du gouvernement. Il en est de même de l’invalidation de la candidature du président sortant Andry Rajoelina.
Marc Ravalomanana évoque d’autres arguments pour appuyer la position du Collectif des candidats. « L’un des nôtres est encore blessé [Andry Raobelina]. Son certificat médical sera délivré. Il ne pourra pas voyager en avion pendant 30 jours », informe l’ancien président. « Il ne peut y avoir de solution sans l’arrivée de la Troïka [l’Organe de coopération en matière de politique, défense et sécurité] de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Il existe un protocole précis à suivre», souligne-t-il.
Roland Ratsiraka souligne qu’il « n’y aura pas d’élection cautionnée par la communauté internationale si elle ne constate pas la participation de tous ». « Laissons-les faire du forcing. Il n’y aura pas d’élection », renchérit Marc Ravalomanana.
Le président sortant et candidat interprète la démarche du Collectif des candidats comme une manœuvre politique. «L’opposition cherche par tous les voies et moyens pour empêcher la tenue des élections car ils [ onze candidats] savent pertinemment que je serai élu et la réalité sur le terrain le démontre », avait-il avancé lors d’une interview accordée à France 24 et Radio France internationale (RFI) mercredi. « Force est de constater que les autres candidats veulent confisquer le choix du peuple », contre-attaque-t-il. L’ancien chef de l’Etat avait affirmé « aller jusqu’au bout » après le lancement de sa campagne dans le Nord, juste après l’ouverture de la période de campagne électorale.
Initialement, le premier tour de la présidentielle est prévu se tenir le 9 novembre. Mais la Haute cour constitutionnelle (HCC) avait reporté cette date au 16 novembre. Le calendrier du second tour, fixé au 20 décembre, reste inchangé.
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L’ambassade de France appelle ses ressortissants à être vigilant dans leur déplacement
Antananarivo, 20 Octobre, 6h15 – Les ressortissants français appelés à la vigilance. Dans un message publié ce jeudi sur les réseaux sociaux, l’ambassade de France appelle à la prudence face au contexte politique qui prévaut dans le pays. Les ressortissants français sont appelés “à faire preuve d’une vigilance particulière” à l’occasion de leur déplacement. Ils sont aussi appelés “à suivre les indications données par les autorités malgaches”.
Pour l’ambassade de France il s’agit surtout de prendre des précautions durant la période électorale et face à la multiplication des manifestations dans toute l’île. Selon l’ambassade, des manifestations ont lieu depuis le début de la campagne électorale le 10 octobre et celles-ci “sont susceptibles de se produire désormais régulièrement dans les différentes villes du pays et tout particulièrement dans la Capitale”.
L’ambassade de France et d’autres partenaires internationaux notamment l’Union Européenne ont déjà exprimé leurs “préoccupations” concernant “le climat politique tendu à Madagascar” dans un communiqué conjoint publié lundi. Ils ont appelé chacun “à la plus grande retenue”.
Jeudi, à la suite d’un mouvement qui s’est tenu à Itaosy et qui a été dispersé par les forces de l’ordre par des grenades lacrymogènes, les 11 candidats ont rencontré les partenaires internationaux à Ankorondrano.
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SESSION PARLEMENTAIRE – L’Assemblée nationale sans ordre du jour jusqu’à nouvel ordre
Antananarivo, 19 octobre, 20h00 – Un début de session particulière à l’Assemblée nationale. Les députés votent la proposition du Bureau permanent selon laquelle « il ne devrait pas y avoir un ordre du jour avant la prochaine réunion du Bureau permanent », selon le rapport de la conférence des présidents. 69 voix « pour » ont voté la proposition lors de la séance plénière, jeudi à Tsimbazaza. Aucun député n’a voté « contre » la proposition, trois ne se sont pas exprimés alors que quelques parlementaires de l’opposition ont quitté la salle.
L’existence d’«autres obligations des députés concernant la campagne électorale [ de la présidentielle du 16 novembre]» ont été avancées pour expliquer la décision, toujours selon le rapport de la conférence des présidents.
« Cela rentre dans le respect de la Constitution », argue le député Philobert Milavonjy. « Il n’a jamais été question de ne pas se réunir durant toute la session. Il y aura du temps pour réaliser les travaux parlementaires plus tard », poursuit l’élu à Ambovombe. Dans la foulée, le député Marco Tsaradia observe que le projet de loi de finances initiale « n’est pas encore déposé » pour être examiné.
La député de l’opposition Eléonore Johasy estime pourtant que le temps « risque de manquer » pour l’examen du projet de loi de finances si les élus partaient en campagne électorale. Iréné Djaosera et Keron Idealson plaident pour le « respect de la Constitution » pour voter l’ordre du jour. Une position contrecarrée par les députés majoritaires à la Chambre basse.
Les parlementaires issus du groupe majoritaire à Tsimbazaza avaient fustigé Christine Razanamahasoa, dans une déclaration rendue publique mercredi soir. Ils « condamnent » et « réfutent les discours de Madame présidente de l’Assemblée nationale ». Un discours, qui, selon eux, « cultive la déstabilisation de l’opinion et celle de la vie de la nation ».
Lors de l’ouverture de la session parlementaire, la présidente de l’Assemblée nationale avait suggéré une « médiation parlementaire » mardi. Elle indique que « les germes des provocations pour une guerre fratricide sont visibles et ne cessent de s’amplifier » avant de lancer un appel aux partenaires internationaux de Madagascar d’agir.
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ELECTION PRESIDENTIELLE – Pour Andry Rajoelina « le débat est clos » sur sa nationalité et « les arguments de l’opposition ne tiennent pas debout »
Antananarivo, 19 Octobre, 12h05 – Andry Rajoelina estime qu’il n’y a plus lieu de discuter sur sa nationalité. « Le débat est clos car la Haute cour constitutionnelle a rendu sa décision », souligne-t-il au cours d’une interview accordée aux chaînes publiques françaises France 24 et RFI mercredi soir. Pour le président sortant, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un « problème posé par les politiciens » qui « essaient de trouver des arguments » pour faire en sorte que les élections ne se tiennent pas et que le pays entre en transition.
A l’entendre, « les arguments avancés par l’opposition ne tiennent pas debout » dans la mesure où « la binationalité est acceptée » à Madagascar. Il souligne d’ailleurs que nombre de chefs d’Etat possèdent une double nationalité, et il cite quelques noms de dirigeants étrangers ayant une origine étrangère. Il se dit lui-même comme étant un descendant de binational, par son « arrière-grand-père qui a acquis la nationalité française en 1932 ». C’est d’ailleurs ce lien de parenté qu’il a mis en avant pour évoquer son droit à la nationalité française, et pour justifier qu’il ait demandé « la naturalisation par filiation ».
Dans leurs arguments, les opposants mettent surtout en avant le fait que le président malgache a demandé à se faire naturaliser français en 2014. Ils s’appuient notamment sur l’article 42 qui prévoit que « Perd la nationalité malgache, le Malgache majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère ». Mais au-delà de la nationalité qu’il affirme avoir « acquise par filiation », Andry Rajoelina met également en avant la nécessité d’un décret déclarant la perte de la nationalité, et à l’entendre, « aucun décret déclarant la perte de la nationalité en application de l’article 42 n’a été pris depuis son application ». La plupart des décrets de perte de nationalité signés par les autorités malgaches ont surtout été adoptés suite à une demande d’autorisation formulée par les intéressés eux-mêmes. -

Les députés pro-Rajoelina « condamnent » le discours qui « cultive la déstabilisation » de Christine Razanamahasoa
Antananarivo, 19 novembre, 9h50 – La contre-attaque s’organise. Des députés pro-régime montent au créneau pour fustiger le discours de Christine Razanamahasoa. « Nous, députés majoritaires, y compris les indépendants, condamnons et réfutons le discours de Madame la présidente de l’Assemblée nationale », assène Jocelyne Maxime, lisant une déclaration des parlementaires majoritaires à la Chambre basse, mercredi soir.
Jocelyne Maxime, entourée de députés issus du groupe parlementaire Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (IRD), fustige l’initiative de la présidente de la Chambre basse. « Ce discours, qui cultive la déstabilisation de l’opinion et celle de la vie de la nation, est celui d’une seule personne. Il vise à la mise en place d’une co-gestion et d’une transition », estime-t-elle.
Pour les parlementaires majoritaires à Tsimbazaza, ce discours « n’a pas fait l’objet d’une concertation et ne reflète pas la position des députés majoritaires, et surtout celle de l’Assemblée nationale ». « En tant que législateurs, nous sommes jaloux du respect de l’ordre, la Constitution et les textes en vigueur. Nous nous demandons, Est-ce que Madame la présidente de l’Assemblée nationale est d’accord avec cela? », s’interroge Jocelyne Maxime.
La vice-présidente de l’Assemblée nationale rappelle la discipline à laquelle les membres, y compris Christine Razanamasoa, doivent se soumettre. « Nous rappelons qu’elle est élue sous les couleurs de l’IRD et ce sont les députés majoritaires issus de l’IRD qui l’avaient portée à la présidence de l’Assemblée nationale », prévient la secrétaire nationale du parti Tanora malaGasy Vonona (TGV). « Il existe des règles et une discipline qui régissent le parti », poursuit-elle.
Face au discours de Christine Razanamahasoa, les députés majoritaires à l’Assemblée nationale lancent un « appel pour le respect le processus électoral en cours prévu par la Constitution et les textes en vigueur ». « Le pouvoir appartient au peuple que nous représentons. Lui seul peut décider par le biais de l’élection (…) Nous condamnons toute velléité contraire à ce principe, qui vise la déstabilisation et la tenue de l’élection. Ce serait un danger pour la démocratie », affirme la déclaration lue par Jocelyne Maxime.
Christine Razanamahasoa, qui estime que le pays est dans une situation non définie et non pensée par le droit, dans « un impensé juridique » comme elle le qualifie, avait dit se mettre « en réserve de la République ». Elle avait alors proposé une « médiation parlementaire » lors de l’ouverture de la session mardi. A l’entendre, «les germes des provocations pour une guerre fratricide sont visibles et ne cessent pas de s’amplifier ».
La présidente de l’Assemblée nationale constate que « les normes morales et les normes universelles sont loin d’être remplies » et que la tenue d’une élection présidentielle dans les conditions actuelles (…) ouvre la voie vers une spirale de crises ». Et elle « exhorte la communauté internationale, face à l’urgence, à agir ».