Catégorie : Politique

  • Manifestation – Le préfet d’Antananarivo évoque 11 arrestations et des blessés 

    Manifestation – Le préfet d’Antananarivo évoque 11 arrestations et des blessés 

    Antananarivo, 20h30 – Le préfet d’Antananarivo, le général Angelo Ravelonarivo, fait le bilan de la journée. Il rapporte à la presse 11 arrestations durant la tentative du collectif des candidats et de ses partisans d’investir la place du 13 mai. « Toutes les personnes arrêtées sont en cours d’enquête », poursuit-il dans sa déclaration.

    Il évoque également des blessés sans en donner le nombre précis. Il parle juste des quatre blessés dans les rangs des forces de défense et de sécurité, ainsi que d’une personne qui s’est évanouie mais que les éléments des forces de défense et de sécurité ont eux-mêmes transportée à l’hôpital. Mais le préfet met aussi en avant qu’il n’y a eu aucune perte en vies humaines. « Les forces de l’ordre n’ont utilisé que des armes conventionnelles et aucune arme létale », souligne-t-il.

    Dans sa déclaration, le préfet appelle les politiques à « se concentrer sur les élections et d’arrêter de troubler l’ordre public ». Depuis plusieurs semaines, le collectif des candidats organise des manifestations de rue dans la capitale et ses environs pour réclamer l’invalidation de la candidature d’Andry Rajoelina, la mise en place d’une Cour électorale spéciale, ainsi que la recomposition de la Ceni.

  • ÉLECTION – Le président de la Ceni rassure sur la tenue de la présidentielle le 16 novembre prochain

    ÉLECTION – Le président de la Ceni rassure sur la tenue de la présidentielle le 16 novembre prochain

    Antananarivo, 4 Novembre, 7h25 –  »La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) est prête pour l’élection présidentielle du 16 novembre ». Ce sont les propos de Retaf Arsène Andrianarisedo Dama, président de la Ceni, ce vendredi, dans une émission spéciale diffusée sur la chaîne nationale. Il a cité les réalisations de la Commission pour appuyer ses propos.  »La liste des électeurs, après la refonte totale, a déjà été arrêtée en juillet. Le tirage au sort pour déterminer le numéro d’ordre des candidats dans le bulletin unique a été effectué. Les bulletins uniques, les procès verbaux ainsi que les fiches de dépouillement sont déjà arrivés. Nous étions à 85% de cartes électorales distribuées, ce 2 novembre. En conclusion, la Ceni est vraiment prête », indique-t-il.

     

    Outre les réalisations de la CENI, Retaf Arsène Andrianarisedo Dama, a également abordé différents sujets et a tenu à apporter  »des explications sur les critiques et les inquiétudes sur le processus électoral. » Il a notamment insisté sur l’indépendance de la Ceni.  »L’exécutif ne s’immisce pas dans les affaires de la Ceni. Et cette dernière ne reçoit pas d’ordre venant de qui que ce soit », souligne-t-il. Le seul dialogue entre les deux institutions se limite à la discussion sur le  »budget de fonctionnement et le budget alloué à l’élection », à en croire ce dernier.

     

    Il a aussi fait part de sa confiance aux salariés de l’État et aux représentants de l’État auprès des administrations territoriales, quant à leur accusation d’aller à l’encontre de la neutralité du service public.  »Des fonctionnaires sont accusés de prendre parti pour un candidat et de faire des propagandes, les chefs districts et les enseignants sont les plus cités. Nous, nous croyons en la neutralité de ces derniers. Et, nous les invitons à garder cette neutralité », poursuit le président de la Ceni.

     

  • TENTATIVE DE MEDIATION – Une plateforme de dialogue avec le tandem FFKM/Razanamahasoa officialisée 

    TENTATIVE DE MEDIATION – Une plateforme de dialogue avec le tandem FFKM/Razanamahasoa officialisée 

    Antananarivo, 3 novembre, 21h30 – Une initiative pour appeler au dialogue. Le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) et Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale rendent publique leur initiative pour exhorter les acteurs de la vie politique « à discuter ». « Une plateforme avec la présidente de l’Assemblée nationale et le FFKM lance un appel (…) pour s’écouter devant les profondes divergences autour de l’élection présidentielle », déclare la présidente de la Chambre basse, vendredi à Tsimbazaza.

     

    « Le pays traverse une période difficile. Il faut cesser les provocations », réitère Christine Razanamahasoa, avec à ses côtés le Pasteur Docteur Denis Rakotozafy, président de l’Eglise luthérienne (FLM) et le Monseigneur Samoela Jaona Ranarivelo, président de l’Eglise épiscopale de Madagascar (EEM) . Elle parle également du « respect des normes démocratiques comme la liberté d’expression ».

     

    Les réunions entre les participants à l’initiative avaient commencé en début de semaine. « Nous avons continué à discuter même en dehors des rencontres physiques », glisse un des participants. Sauf changement, le prochain rendez-vous devrait avoir lieu en début de semaine prochaine.

     

    Plusieurs personnalités ont pris part aux rendez-vous. C’est, entre autres, le cas du Professeur Raymond Ranjeva, de Jean-Max Rakotomamonjy, ancien président de l’Assemblée nationale, de l’ancien Premier ministre Charles Rabemananjara, des anciens ministres Alain Tehindrazanarivelo, Harimisa Noro Razafindrakoto et le général Désiré Ramakavelo. Honoré Rasolonjatovo, vice-président de l’Assemblée nationale et le député Miarintsoa Rakotomalala sont aussi aperçus à Tsimbazaza, tout comme le bâtonnier Alain Raondry.

     

    Issa Sanogo, coordonnateur résident Nations Unies à Madagascar a fait le déplacement à Tsimbazaza. Il en est de même pour Sisa Ngombane, ambassadeur de l’Afrique du Sud, tout comme des hauts gradés des forces de la défense et de sécurité. Selon certaines indiscrétions, ils étaient là sur invitation de la présidente de l’Assemblée nationale.

     

    Pour Christine Razanamahasoa, l’initiative « fait suite » à son discours annonçant une « médiation parlementaire » lors de l’ouverture de la session parlementaire, une annonce désavouée par sa famille politique, majoritaire à Tsimbazaza. Le FFKM, lui, avait indiqué sa disponibilité pour une médiation « si le besoin se fait sentir » à la suite d’une première tentative de rapprocher les principaux protagonistes à la présidentielle.

     

     

  • ELECTION – Andry Rajoelina sillonne le Sud de la Grande île

    ELECTION – Andry Rajoelina sillonne le Sud de la Grande île

    Antananarivo, 3 Novembre, 21h30 – La vague orange a déferle dans le Sud de Madagascar. Andry Rajoelina poursuit sa campagne dans cinq localités du Sud de la Grande île ce vendredi. Le candidat numéro 3 a débuté sa tournée à Tsihombe dans la matinée puis il a poursuivi sa route à Antanimora, Ambovombe et Amboasary dans l’après-midi. Le candidat devait clôturer sa journée de campagne à Tolagnaro dans la soirée.

    Comme à chacun de ses déplacements, Andry Rajoelina, entouré des artistes qui l’accompagnent, draine les foules. Chaque stade et terrain visité a été repeint en orange par les partisans du candidat TGV. Dans le Sud, le candidat Rajoelina a mis l’accent sur les actions qu’il va mener pour lutter contre le kere notamment via l’installation du pipeline pour amener l’eau dans les régions arides du sud. “Nous avons débuté le pipeline et nous allons l’inaugurer”, indique le président sortant.

    Andry Rajoelina a aussi réitéré son Velirano concernant la route nationale 13. “J’ai déjà dit que je ne ferais plus de politique si la RN13 n’est pas achevée” a rappelé le candidat numéro 3 dans les localités visitées. Andry Rajoelina a aussi promis la réhabilitation de la RN10 qui relie Ambovombe et Toliara à la population d’Ambovombe. Le président sortant a aussi promis la distribution de kits solaires aux habitants des différentes localités une fois élu.

    Ce samedi, les partisans de Andry Rajoelina organisent un grand carnaval et des podiums dans les rues de la capitale dans le cadre de la campagne électorale. Trois points de départ sont annoncés. Le rendez vous est fixé alors que les partisans du collectif de candidat prévoit aussi d’entrer sur la Place du 13 Mai.

  • MANIFESTATION POLITIQUE – Le collectif des candidats contourne le barrage des forces de l’ordre à Mahitsy

    MANIFESTATION POLITIQUE – Le collectif des candidats contourne le barrage des forces de l’ordre à Mahitsy

    Antananarivo, 3 Novembre, 20h15 – La marche pacifique des candidats a eu plus de mal à démarrer ce vendredi à Mahitsy. Des barrages mis en place par les forces de l’ordre ont empêché le convoi du collectif des candidats d’entrer dans la localité vers midi.

     

    Puisque les candidats n’ont pas pu entrer dans la localité, ce sont les manifestants qui sont venus à leur rencontre du côté de Manakambahiny. Vers 13h30, les candidats ont décidé de faire un premier meeting et une première série de discours dans cette localité en banlieue de Mahitsy, mais les manifestants ont insisté pour poursuivre la marche vers la ville.

     

    Ce n’est que vers 14h que la marche a finalement pu réellement débuter. Quelques candidats accompagnés par la foule ont finalement pris la direction de Mahitsy, contournant le barrage mis en place par les forces de l’ordre. La marche s’est poursuivie par la traversée de la ville pour finalement arriver à l’Espace Tahirihasina Mahitsy vers 16 heures où s’est déroulé le traditionnel discours des candidats.

     

    Dans leur discours, ceux-ci ont une fois de plus harangué la foule à venir sur la Place du 13 Mai ce samedi. “Comme on l’a vu tout à l’heure peu importe le nombre de gendarmes ou de militaires, on ne peut pas battre une lutte populaire”, scande le candidat Auguste Paraina. Les candidats Hajo Andrianainarivelo et Marc Ravalomanana qui n’ont pas pu rallier le point de rendez vous sont intervenus par téléphone.

     

  • DIFFÉREND PRÉ-ÉLECTORAL- Le gouvernement martèle le caractère illégal du rassemblement sur la Place du 13 Mai annoncé par le Collectif des candidats

    DIFFÉREND PRÉ-ÉLECTORAL- Le gouvernement martèle le caractère illégal du rassemblement sur la Place du 13 Mai annoncé par le Collectif des candidats

    Antananarivo, 3 novembre, 15h06 – Le bras de fer reste engagé. Les autorités multiplient les sorties pour rappeler le caractère illégal du rassemblement indiqué par le Collectif des candidats sur la Place du 13 Mai. « La manifestation concoctée par un groupe de personnes demain [samedi] 4 novembre n’a pas obtenue l’autorisation du représentant de l’Etat », indique Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, ministre de la Justice, à son bureau à Faravohitra, vendredi dans la mi-journée. Elle réitère que « la velléité de ceux qui veulent mener [la manifestation] constitue une infraction aux yeux de la loi ».

    ⭕Parallèlement, la Garde des sceaux tient à souligner que les candidats qui veulent faire de la campagne électorale sont soumis à une déclaration préalable auprès de représentant de l’Etat. « Tout cela n’est qu’un rappel des précédentes déclarations du gouvernement », indique Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa.

    ⭕Quelques heures plus tôt, c’est Jean Jugus Razafiarison, directeur général de l’administration du territoire auprès du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation qui est monté au créneau. Il réexplique le régime déclaratif lié à une manifestation dans le cadre d’une campagne électorale et le régime d’autorisation qui régit les autres rassemblements en dehors de la propagande. « Aucune réunion ne peut être tenue sur la voie publique », précise-t-il dans une vidéo publiée sur la page Facebook du ministère.

    ⭕Jean Jugus Razafiarison soulève toutefois les exceptions aux dispositions légales. « Le représentant de l’Etat peut, soit interdire, soit suspendre soit annuler une manifestation s’il décèle un risque à pouvant troubler l’ordre public », avance-t-il.

    ⭕Le Collectif des candidats appelle à un rassemblement sur la Place du 13 Mai pour ce samedi. Les partisans du candidat Andry Rajoelina annoncent également un carnaval et un podium dans la capitale le même jour.

  • Le FFKM réunit des personnalités issues de divers horizons à Ampandrana 

    Le FFKM réunit des personnalités issues de divers horizons à Ampandrana 

    Antananarivo, 3 novembre, 7h05 – Réunion-marathon à Ampandrana. Le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) organise une rencontre avec des personnalités ayant occupé des postes à responsabilité dans le pays, jeudi à Ampandrana. Des anciens premiers ministres et ministres, des anciens et actuels responsables d’institution, des présidents de syndicats et d’ordres de métiers, ont été aperçus sur les lieux. Ils n’ont quitté l’endroit qu’en fin de journée, sans un mot.

     

    Christine Razanahamasoa, président de l’Assemblée nationale, fait également partie des personnalités présentes à la rencontre. Elle avait annoncé son intention de mener une « médiation parlementaire » lors de l’ouverture de la session ordinaire du 17 octobre. Elle avait rencontré les membres du Collectif des candidats à Tsimbazaza le 31 octobre.

     

    De son côté, la fédération des églises chrétiennes avait mis entre parenthèse son entreprise de médiation le 10 octobre. « Le FFKM est toujours prêt pour la médiation si le besoin se fait sentir », avait indiqué son communiqué après une série de rencontres avec des représentants des candidats à la présidentielle.

     

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  • DIFFEREND PRE-ELECTORAL- Manifestations croisées à Antananarivo samedi 

    DIFFEREND PRE-ELECTORAL- Manifestations croisées à Antananarivo samedi 

    Antananarivo, 2 novembre, 22h00 – Un samedi animé en perspectives à Antananarivo. Les partisans du candidat Andry Rajoelina font connaître leur programme pour la tenue d’un carnaval, qui devrait prendre comme points de départ plusieurs quartiers, le 4 novembre dans la capitale. Sur les réseaux sociaux, il font également indiqué la mise sur pied d’un podium au cours de cette manifestation.

     

     

    Le même jour, le Collectif des candidats projette de tenir une manifestation. La conquête de la Place du 13 Mai avait été annoncée lors du rassemblement au Coliseum, à Antsonjombe samedi. Ce programme est encore confirmé par les candidats de l’opposition jeudi lors de la marche organisée du côté d’Ambohitrimanjaka dans la journée.

     

     

    Le candidat Andry Rajoelina et ses partisans avaient déjà organisé un carnaval à Antananarivo le 8 octobre après un rassemblement au Stade Malacam, à Antanimena, pour marquer leur entrée dans la propagande dans la capitale. La veille, c’est le Collectif des candidats qui avait tenté d’entrer sur la Place du 13 Mai. Mais la manifestation, interdite par le préfet de police, avait été dispersée par les forces de l’ordre.

     

     

    Lundi, le gouvernement avait fait part de ses « préoccupations » face à l’initiative du Collectif des candidats qui avait « manifesté une volonté de renverser le pouvoir en place et d’entraver la tenue des élections présidentielles du 16 novembre ». Dans un communiqué, il considère le projet de rallier la Place du 13 Mai comme un « acte de provocation inadmissible » et « condamne fermement (…) ces manœuvres menaçant la stabilité du pays et la vie de la Nation » et lance un appel « aux acteurs politiques à ne pas compromettre les situations économique et sociale ».

     

     

    Les « Partenaires internationaux de Madagascar » avait exprimé leurs « préoccupations » « concernant le « climat politique tendu » à Madagascar le 16 octobre. Des pays signataires du communiqué comme la France, les Etats-Unis, l’Allemagne, tout comme l’Union européenne « encouragent les efforts de dialogue susceptibles de déboucher sur des mesures concrètes à même de rétablir la confiance dans le processus et de permettre des élections réussies ».

  • CONTEXTE PRÉ-ÉLECTORAL – Des parlementaires de l’opposition demandent à la à l’Union européenne et aux parlementaires européens et français d’agir afin qu’il y ait à Madagascar un dialogue qui aboutira à des élections réussies

    CONTEXTE PRÉ-ÉLECTORAL – Des parlementaires de l’opposition demandent à la à l’Union européenne et aux parlementaires européens et français d’agir afin qu’il y ait à Madagascar un dialogue qui aboutira à des élections réussies

    Antananarivo, 2 Novembre, 15h31 – L’opposition en appelle à nouveau aux partenaires internationaux. Ce jeudi, plusieurs parlementaires issus des rangs de l’opposition se sont présentés à l’ambassade de France pour y déposer une lettre. Dans cette missive dans laquelle ils disent relater la situation qui prévaut dans le pays, les parlementaires enjoignent la France à agir « afin d’œuvrer à la mise en place d’un dialogue destiné à rétablir la confiance envers le processus électoral actuel ». “Cette lettre est destinée à l’Union européenne mais aussi au Parlement européen et aux parlementaires français”, indique le député Fetra Ralambozafimbololona élu à Antananarivo.

    ⭕La lettre des parlementaires ne demande rien moins que le « devoir d’ingérence” des partenaires afin de “prévenir le conflit et le régler en amont sans incident majeur”. Selon ces parlementaires, la situation actuelle est “la chronique d’une crise annoncée, avec les preuves et les signes précurseurs à l’appui”.

    ⭕Pour les opposants, la France doit agir car « la source du problème est un citoyen français ». “Le sang malgache doit-il être versé à l’autel de la non-ingérence et de la réserve diplomatique alors que c’est un citoyen français qui en est la cause?” s’interrogent les parlementaires dans leur lettre. Ceux-ci indiquent craindre des “affrontements post électoraux” si les élections se tiennent dans les conditions actuelles.

    Photo d’illustration

  • PRESIDENTIELLE- Le candidat Andry Rajoelina fustige le projet du Collectif des candidats 

    PRESIDENTIELLE- Le candidat Andry Rajoelina fustige le projet du Collectif des candidats 

    Antananarivo, 31 Octobre, 19h30 – Réponse du berger à la bergère. Le candidat Andry Rajoelina répond à l’initiative du Collectif de dix candidats à la présidentielle contre la tenue du scrutin le 16 novembre. « Il y a des candidats qui affirment vouloir renverser le régime samedi. Nous, de notre côté, nous continuons notre campagne alors qu’eux, ils comptent réaliser un coup d’Etat sur la Place du 13 Mai », assène le président sortant lors de son meeting à Mananjary, mardi en fin d’après-midi.

     

    « Si vous aimez votre patrie, il faut aider la population malgache. Ce pays n’a plus besoin de troubles », enchaîne Andry Rajoelina. « Il faut chercher le bien pour la population et non prendre le pouvoir dans la rue », poursuit-il. « Ils [les 10 candidats du Collectif] veulent le pouvoir, l’honneur, et veulent déstabiliser le pays », réplique-t-il. « En se présentant à la présidentielle, je servirai le peuple et cherchant son bien. Je privilégierai le développement de Madagascar », conclut-il.

     

    Le Collectif des candidats avait annoncé son projet de conquérir la Place du 13 Mai lors du rassemblement du samedi au Coliseum à Antsonjombe. Le candidat Roland Ratsiraka lance un appel aux forces de la défense et de sécurité « de prendre leur responsabilité » pour la tenue d’une table ronde entre les acteurs politiques « afin de trouver une solution face au non-respect des textes et et lois et une crise multifacette dans le pays » dans une déclaration commune du Collectif.

     

    Le candidat Marc Ravalomanana avait critiqué qu’« il n’y a plus respect des lois en vigueur ». « Il n’y a plus du respect du code électoral et on veut aller aux élections. Personne n’acceptera d’aller à aux urnes le 16 novembre », souligne l’ancien président alors que le Collectif des candidats insiste sur ses revendications à savoir la disqualification de Andry Rajoelina à la course à la magistrature suprême, la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et du gouvernement, tout comme la mise en place d’une Cour électorale spéciale (CES).