Catégorie : Politique

  • MANIFESTATION  – Le député Fetra Ralambozafimbololona interpellé à Mahamasina

    MANIFESTATION – Le député Fetra Ralambozafimbololona interpellé à Mahamasina

    Antananarivo, 8 Novembre, 16h20 – Un mercredi sous tension à Mahamasina. Les forces de l’ordre ont usé des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser les partisans du Collectif des candidats venus se rassembler sur place mercredi. Selon des témoins oculaires, au moins six blessés ont été recensés du côté des manifestants et des marchands aux abords du lieu des échauffourées.

    L’interpellation du député Fetra Ralambozafimbololona a déclenché la tension. Des manifestants ont réagi à l’action des forces de l’ordre contre le président du groupe parlementaire du Tiako i Madagasikara (TIM) à l’Assemblée nationale. Les éléments des forces de défense et de sécurité ont ensuite répliqué.

    Christine Razanamahasoa, présidente de la Chambre basse réagit après l’interpellation du député. « Nous sommes en pleine session parlementaire (…) Il ne devrait pas y avoir d’arrestation d’un député sans avoir l’autorisation du président de l’Assemblée nationale et du bureau permanent », rappelle-t-elle. La magistrate de formation précise qu’elle n’est pas encore été informée de ladite arrestation d’un élu. Entre-temps, le calme n’est pas encore revenu sur le terrain en milieu de la journée.

  • CAMPAGNE ÉLECTORALE – Rajoelina promet la construction d’usines d’extraction de vanille, Siteny Randrianasoloniaiko sillonne l’Ouest

    CAMPAGNE ÉLECTORALE – Rajoelina promet la construction d’usines d’extraction de vanille, Siteny Randrianasoloniaiko sillonne l’Ouest

    Antananarivo, 8 Novembre, 9h04 – Une unité d’extraction de vanille dans chacune des localités où la culture de la vanille occupe une grande place. C’est la promesse faite par Andry Rajoelina, candidat à la présidentielle, aux habitants de Sambava, de Mananara et de Befandriana, ce mardi.  »Pour remédier aux problèmes de manque d’acheteur, nous allons mettre en place une usine d’extraction de vanille à Mananara, à Maroantsetra, à Befandriana et dans toute la région de la Sava. Ainsi, l’État pourrait acheter vos vanilles », promet le candidat numéro 3. À en croire Andry Rajoelina, cette usine va permettre à la Grande île d’exporter de la vanille transformée.

    Outre la solution aux problèmes de la vanille, le président sortant rappelle également aux habitants de Mananara, localité très difficile d’accès par la route, sa promesse de construire  »la route du soleil ». A l’entendre, cette route qu’il avait déjà annoncée en octobre 2022 pour relier toute la côte orientale de Madagascar, devrait relier Manakara à Maroantsetra et devrait passer par Mananjary, Vatomandry et Mananara. Aux habitants de Mandritsara, il promet de construire la  »route de l’amitié », qui relie Ambatondrazaka à Befandriana, en passant par Andilamena et Mandritsara.

    Le candidat Siteny Randrianasoloniaiko, de son côté, poursuit sa campagne électorale dans le Menabe et le Melaky. Il a notamment fait campagne à Morondava, Belo sur Tsiribihina, Maintirano, Morafenobe, Besalampy, et Antsalova. Durant ses interventions, il met en avant les détails son programme, le « Deal », et insiste sur l’importance de la décentralisation pour assurer le développement du pays.

  • MEDIATION – LE FFKM et Christine Razanamahasoa « convoquent » les candidats à Tsimbazaza ce mercredi

    MEDIATION – LE FFKM et Christine Razanamahasoa « convoquent » les candidats à Tsimbazaza ce mercredi

    Antananarivo, 8 Novembre, 6h35 – La nouvelle démarche de médiation initiée par Christine Razanamahasoa avec le Conseil chrétien des Églises tend vers la concrétisation. La plateforme créée par les deux parties invite tous les candidats à la présidentielle autour d’une table ce mercredi. La rencontre est prévue se tenir à Tsimbazaza, confie une source auprès du FFKM.

     

    La rencontre annoncée aujourd’hui fait suite à la démarche déjà engagée par les deux parties depuis quelques jours. Après avoir lancé l’idée d’une « médiation parlementaire » à l’ouverture de la session parlementaire en octobre, Christine Razanamahasoa avait invité le FFKM à se joindre à son initiative. Elle avait également fait appel à diverses personnalités issues du monde politique, intellectuel, syndical et associatif pour lancer la plateforme. Une première rencontre avec le collectif des candidats avait déjà eu lieu préalablement en fin Octobre.

     

    Cette plateforme de médiation a été mise en place « pour que les uns et les autres puissent s’écouter devant les profondes divergences autour de l’élection présidentielle », avait indiqué Christine Razanamahasoa. Celle-ci évoque « une période difficile » pour le pays et la nécessité de « cesser les provocations » de toutes sortes.

     

  • Un nouveau groupe propose un « espace de dialogue » afin de trouver une « solution pérenne qui puisse apporter la paix » à Madagascar

    Un nouveau groupe propose un « espace de dialogue » afin de trouver une « solution pérenne qui puisse apporter la paix » à Madagascar

    Antananarivo, 7 novembre, 19h45 – Favoriser les échanges. Des personnalités issues de divers horizons se regroupent pour « chercher avec toutes les forces vives de la nation une solution pérenne qui puisse apporter la paix au pays », déclare Maître Hery Rakotomanana, mardi à Antsakaviro. L’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) s’est présenté aux côté de l’ancien Premier ministre Roger Kolo et Johnny Andriamahefarivo, ancien ministre de la Justice pour faire part du projet.

     

    L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Madagascar dévoile la création du Groupe national de médiation (GNM), composé d’« anciens Premiers Ministres, anciens chefs d’institution, anciens ministres, généraux retraités, et autres responsables ». Un groupe « qui a pour mission de créer un espace de dialogue entre tous les acteurs et forces vives du pays, pour éviter toutes dérives qui pourraient nuire à la Nation », selon le communiqué du groupe. « Nous sommes complètement ouverts à toutes les approches respectant la droiture, la justice et la neutralité pour atteindre cet objectif », poursuit Hery Rakotomanana, sans donner d’autres détails autour de la démarche.

     

    Avant le GNM, le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) avait lancé son initiative pour une médiation dans le différend pré-électoral à Madagascar. Christine Razanahamasoa, présidente de l’Assemblée nationale avait suggéré une « médiation parlementaire » avant de se rapprocher du FFKM. Ensemble, ils créent une plateforme pour « s’écouter devant les profondes divergences autour de l’élection présidentielle », selon la présidente de la Chambre basse.

  • Le Seces Antananarivo appelle « les intellectuels » à prendre part à la reconstruction du pays

    Le Seces Antananarivo appelle « les intellectuels » à prendre part à la reconstruction du pays

    Antananarivo, 7 Novembre, 8h45 – Un appel à la solidarité des intellectuels. La section Antananarivo du syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants de l’enseignement supérieur (Seces Tana) invite les « intellectuels » à participer à la reconstruction du pays. « Nous invitons les intellectuels, piliers du développement, à prendre en main la reconstruction du pays », lance le syndicat dans son communiqué dimanche soir.

     

    Le Seces appelle aussi ces intellectuels à ne pas se laisser convaincre que « les enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants n’ont pas vocation de faire de la politique ».

     

    Outre les intellectuels, le Seces invite aussi les notables, les religieux, ainsi que tous les enfants du pays, à prendre chacun leur responsabilité, compte tenu des circonstances actuelles. « Le pays est en danger et en situation d’urgence. », à en croire le syndicat.

     

  • Détention préventive pour cinq individus arrêtés durant la manifestation organisée samedi par le collectif des candidats

    Détention préventive pour cinq individus arrêtés durant la manifestation organisée samedi par le collectif des candidats

    Antananarivo, 7 Novembre, 7h35 – Fortune diverse pour les personnes interpellées samedi durant la manifestation du collectif des candidats à Analakely et ses environs. Après avoir été déféré devant le parquet du tribunal de première instance d’Antananarivo ce lundi, cinq d’entre elles ont été placées en détention préventive à Antanimora et cinq autres ont été placées sous contrôle judiciaire. Leur procès est prévu le 9 novembre.

     

    Parmi les 11 personnes déférées devant le parquet, la dernière est une jeune femme mineure. Selon leur avocat, Maître Rija Rakotomalala, “la justice a décidé de la placer comme témoin”.

     

    Toujours d’après le Maître Rija Rakotomalala, le chef d’inculpation principal est “l’attroupement illicite”. A cela s’ajoute l’inculpation pour “violence et voie de fait” mais aussi pour “injure”. Pour leur défense, l’avocat indique qu’aucune preuve, que ce soit des témoignages, des vidéos ou des photos, n’a été montrée jusqu’ici pour prouver les allégations.

     

    Samedi dernier, à l’issue de la journée de manifestation du collectif des candidats à Ananalakely, le général Angelo Ravelonarivo, préfet d’Antananarivo avait rapporté l’arrestation de 11 individus. Ceux-ci ont été transférés à la section de recherche criminelle de Fiadanana pour être entendus et y ont été placés en garde à vue.

     

    Ce lundi, alors que le collectif avait de nouveau appelé la population à investir la place du 13 mai, le candidat Jean Jacques Ratsietison a été interpellé par les forces de l’ordre et a été transféré à Fiadanana pour “être entendu”. Le candidat , après avoir été interrogé par la section de recherche criminelle de la gendarmerie, a été relâché et renvoyé chez lui, comme l’indique le colonel Tahina Ravelomanana, commandant de la SRC.

  • Jean Jacques Ratsietison relaché après avoir été entendu par la section de recherche criminelle de la gendarmerie 

    Jean Jacques Ratsietison relaché après avoir été entendu par la section de recherche criminelle de la gendarmerie 

    Antananarivo, 6 Novembre, 22h33 – Le candidat Jean Jacques Ratsietison retrouve sa liberté. Après avoir été entendu durant plusieurs heures auprès de la section de recherche criminelle de la gendarmerie nationale à Fiadanana, le candidat du FMI Malagasy a été relâché ce lundi soir. “L’enquête est achevée et nous l’avons laissé rentrer chez lui”, indique le colonel Tahina Ravelomanana, commandant de la SRC.

     

    Le candidat Jean Jacques Ratsietison a été interpellé à Analakely ce lundi en fin de matinée alors que le collectif des candidats a de nouveau appelé ses partisans à investir la place du 13 mai. D’après le commandant de la SRC, il a été interpellé pour être interrogé sur la manifestation de samedi qui a conduit à l’arrestation de 14 personnes. “Il fait partie de ceux qui ont mené ces personnes”, indique l’officier supérieur. Le candidat parle même de « charges plus graves » comme motif de son interpellation mais affirme que celles-ci ne sont pas fondée.

     

    Parmi les 14 personnes interpellées samedi, 11 ont été déférées devant le parquet ce lundi après-midi. A l’issue de leur audition, cinq ont été placées en détention préventive et cinq autres placés sous contrôle judiciaire pour attroupement illicite, violence et voie de fait.

     

  • Le candidat Jean Jacques Ratsietison interpellé et auditionné auprès de la section de recherche criminelle de Fiadanana

    Le candidat Jean Jacques Ratsietison interpellé et auditionné auprès de la section de recherche criminelle de Fiadanana

    Antananarivo, 6 Novembre, 15h21 – Le candidat Jean Jacques Ratsietison en cours d’audition. Interpellé plus tôt ce lundi en marge de la tentative de rassemblement du collectif des candidats du côté d’Analakely, le candidat du FMI Malagasy est entendu auprès de la section de recherche criminelle de la gendarmerie nationale à Fiadanana ce lundi après-midi.

    ⭕D’après le colonel Tahina Ravelomanana, commandant de la section de recherche criminelle de la gendarmerie, le candidat a été interpellé pour enquête suite aux évènements de samedi dernier. “Il y a eu ces personnes arrêtées samedi, donc nous l’avons interpellé pour l’interroger là-dessus car il fait partie de ceux qui ont mené ces personnes”, explique-t-il.

    ⭕Pour le moment, il n’est pas question de garde à vue ni d’arrestation selon le SRC. “Il n’est question pour l’instant que d’enquête. Le reste dépendra du tribunal. Notre rôle est d’enquêter puis on verra la suite”, conclut l’officier.

    ⭕Les 14 personnes interpellées samedi dernier ont été déférées devant le parquet pour être entendues ce lundi. Elles ont été placées en garde à vue à Fiadanana depuis leur arrestation samedi dernier.

  • Trois journalistes blessés lors de la couverture de la manifestation de samedi

    Trois journalistes blessés lors de la couverture de la manifestation de samedi

    Antananarivo, 5 Novembre, 7h55 – Menaces sur le droit à l’information. Trois journalistes ont été blessés samedi alors qu’ils étaient en train de couvrir les manifestations organisées par le collectif des candidats. Selon un communiqué de l’Ordre des journalistes, ils ont été blessés par des éclats des bombes lacrymogènes utilisées par les forces de défense et de sécurité pour disperser les manifestants. Monica Rasoloarison, présidente du Conseil de l’OJM parle également d’un journaliste reporter d’images qui aurait été menacé par une arme à feu.

     

    « Les journalistes sur le terrain participent à l’information du citoyen », rappelle Monica Rasoloarison dans son communiqué-vidéo. Elle condamne ainsi toute violence faite à l’encontre de ceux qui délivrent aux citoyens des informations vraies et vérifiées et qui leur font ainsi bénéficier de leur droit fondamental à l’information.

     

    Dans sa déclaration, la présidente de l’OJM rappelle le protocole d’accord signé entre les forces de l’ordre et l’ordre des journalistes de la nécessité de protéger les journalistes dans l’exercice de leur fonction. Elle invite également les journalistes à respecter les consignes données par les forces de l’ordre et à prendre les précautions d’usage quand ils sont sur le terrain.

     

    Samedi, les éléments des forces de l’ordre ont dispersé à coup de grenades lacrymogènes les partisans du collectif des candidats. Ceux-ci ont tenté de rejoindre la Place du 13 Mai mai à partir de plusieurs points de ralliement mais n’ont pas pu le faire.

     

  • Le Collectif des candidats fustige les autorités et promet de retenter un rassemblement sur la Place du 13 Mai 

    Le Collectif des candidats fustige les autorités et promet de retenter un rassemblement sur la Place du 13 Mai 

    Antananarivo, 4 novembre, 22h10 – Des critiques et des promesses. Le Collectif des candidats à la présidentielle réagit après sa tentative infructueuse de tenir un rassemblement sur la Place du 13 Mai samedi.

     

    « Nous condamnons de toutes nos forces le comportement indigne des autorités envers les Malgaches », lance le candidat Hajo Andrianainarivelo en début de soirée. « Ce qui s’est passé aujourd’hui dépasse les bornes pour défendre l’intérêt d’une minorité au pouvoir illégal. Il s’agit d’un musellement de la population majoritaire qui aspire à un Etat de droit », poursuit-il dans une déclaration au nom du Collectif des candidats, concluant « l’impossibilité de la tenue de l’élection présidentielle le 16 novembre » dans les conditions actuelles.

     

    « Il y avait un bon nombre de cas de non-respect de la loi dans l’emploi des forces de l’ordre aujourd’hui. Nous sommes témoins de nombreux biens détruits et des blessés », reprend Hajo Andrianainarivelo. Le Collectif des candidats lance un message au président sortant et candidat Andry Rajoelina ainsi qu’à ses partisans et aux autorités. « Vous détruisez la démocratie, la liberté souhaitées par la population malgache et l’avenir de Madagascar (…) Tout a une fin », avertit l’ancien membre du gouvernement.

     

    Le Collectif des candidats se tourne également auprès de ses partisans et aux forces vives. « Nous lançons un appel à la population pour poursuivre la lutte (…) et nous ne nous arrêterons que lors que Madagascar revient dans l’Etat de droit. Nous allons revenir sur la Place du 13 Mai car c’est le lieu de l’expression démocratique ayant apporté des changements dans l’histoire de Madagascar », promet l’ancien membre du gouvernement.

     

    Dix candidats à l’élection présidentielle avaient donné rendez-vous à leurs partisans sur la Place du 13 Mai pour un rassemblement, interdit par les autorités. Ils ont été refoulés et dispersés par les forces de l’ordre.

     

    Le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police, avait indiqué « l’usage d’armes conventionnelles et non d’armes létales » au moment de dresser un bilan de la journée. « Il n’y avait pas de perte en vies humaines. Cela veut dire qu’on a obtenu des résultats dans la gestion démocratique de la foule », s’enorgueillit-il.

     

    L’officier général adresse à son tour un message au Collectif des candidats. « Il faut désormais se concentrer sur l’élection. Les troubles ne conviennent pas aux compatriotes et à la vie quotidienne des gens», lâche-t-il.