Catégorie : Politique

  • MEDIATION – La plateforme de médiation de Razanamahasoa fait part de ses inquiétudes sur l’après élection auprès de la Sadc et des partenaires internationaux

    MEDIATION – La plateforme de médiation de Razanamahasoa fait part de ses inquiétudes sur l’après élection auprès de la Sadc et des partenaires internationaux

    Antananarivo, 14 Novembre, 23h20 – Christine Razanamahasoa et consorts plaident leur cause auprès de la SADC. D’après la présidente de l’assemblée nationale, la plateforme de médiation a rencontré la délégation de la Communauté de développement de l’Afrique australe lundi. Durant la rencontre, la plateforme a entre autres partagé ses craintes concernant une éventuelle crise post électorale dans le cas où l’élection présidentielle se tient ce jeudi.

     

    « La SADC nous a demandé nos craintes à propos de l’élection du 16 novembre et on a exposé nos inquiétudes », indique Christine Razanamahasoa. Les troubles consécutifs à des résultats qui ne seront pas acceptés par tous reste la préoccupation majeure de la plateforme. « Nous craignons fortement cela », ajoute-t-elle.

     

    Face aux émissaires de la SADC, la plateforme a aussi tenu à partager sa vision de la situation actuelle, notamment concernant les décisions de la HCC. La plateforme considère ces décisions comme étant « à l’origine des dissensions » actuelles et les assimile à « un crime ». La plateforme a aussi indiqué que les recommandations de la SADC suite aux élections de 2018 n’ont pas été suivies. Il y a aussi le fait que des candidats n’ont pas pu exprimer librement leurs idées en période électorale. « La SADC cautionnera t elle des élections ou les normes qu’elle a donné ne sont pas respectées », s’interroge la présidente de l’Assemblée nationale.

     

    Après sa rencontre avec la SADC, la plateforme a aussi rencontré plusieurs membres du corps diplomatique notamment l’Union européenne mais également plusieurs ambassades. La plateforme y a réitéré ses revendications, celle d’une élection  » juste, transparente, acceptée par tous.

     

    La plateforme se pose toujours en médiateur et appelle au dialogue. La plaforme prévient aussi et indique que « ceux qui persistent sur la tenue des éléctions sont pleinement responsable du danger qui peut se produire ».

  • JUSTICE – Auguste Paraina enquêté auprès du Service de cybercriminalité de la police 

    JUSTICE – Auguste Paraina enquêté auprès du Service de cybercriminalité de la police 

    Antananarivo, 14 novembre, 21h00 – Un rebondissement à la fin de la campagne à l’élection présidentielle du 16 novembre. Auguste Paraina, candidat à l’élection présidentielle, se trouve dans les locaux du Service de cybercriminalité de la police nationale, à Anosy depuis mardi après-midi. Il est enquêté pour diffamation, propagation de fausse nouvelle et incitation à la haine, « selon les informations recueillies », rapporte la députée Eléonore Johasy, coordinatrice nationale du parti Tsara Tahafina, présidé par Auguste Paraina lui-même, mardi en fin de journée.

     

    Selon une source au courant du dossier auprès des forces de l’ordre, une convocation a été déposée au domicile de l’ancien ministre. L’ancien ambassadeur, qui s’est trouvé à Ivato, toujours selon la même source, a été emmené par des éléments des forces de défense et de sécurité à Anosy.

     

    Eléonore Johasy affirme « ne pas pouvoir fournir d’autres détails » sur la situation du membre du Collectif des candidats à la présidentielle. « Je n’ai pas encore pu le rencontrer », avoue la parlementaire.

     

    La coordinatrice du parti Tsara tahafina parle de ce qu’elle considère comme des « représailles contre des candidats à l’élection présidentielle ». « La vérité devrait éclater au grand jour. Nous avons tous entendu le discours du candidat Auguste Paraina. Il n’a jamais été question d’incitation à la haine. Pour ce qui est de propagation de fausse nouvelle, il leur [plaignants] d’apporter les preuves de ce qu’ils avancent », soutient Eléonore Johasy.

     

    Durant la manifestation du Collectif des candidats, Auguste Paraina avait évoqué la convocation par la justice britannique du président sortant et candidat Andry Rajoelina dans l’« affaire Gemfields », lundi à Itaosy. Le principal réfute l’assertion et assure qu’« il n’est pas convoqué » par la justice britannique et qu’il « n’est pas responsable » des agissements de son ancienne proche collaboratrice dans ce dossier, au cours du débat télévisé en vue de la présidentielle, quelques heures plus tard.

     

    L’enquête de l’un des membres du Collectif des candidats intervient 48 heures avant le premier tour de la présidentielle. Ledit Collectif continue de contester la tenue du scrutin à la date fixée par les autorités et réclame son report pour « assainir l’aire de jeu ».

     

  • ELECTION – Le quatrième hélicoptère de Siteny Randrianasoloniako immobilisé à Mahajanga

    ELECTION – Le quatrième hélicoptère de Siteny Randrianasoloniako immobilisé à Mahajanga

    Antananarivo, 13 Novembre, 14h10 – Un hélicoptère du candidat Siteny Randrianasoloniaiko cloué au sol. L’Aviation civile de Madagascar (ACM) indique dans un communiqué publié dimanche que l’aéronef «s’est introduit par forcing à Mahajanga». L’appareil est ainsi immobilisé à Amborovy pour enquête. L’aéronef a débarqué à Mahajanga samedi après-midi avec à son bord un pilote étranger. Ce dernier a été interpellé et est enquêté par la Gendarmerie de la ville des Fleurs.

    L’ACM explique dans son communiqué que le candidat numéro 13 avait envoyé une demande d’autorisation d’introduction pour le 7 Novembre. « Une fois les conditions réunies, l’ACM a donné l’autorisation pour le 8 Novembre et a demandé au candidat de renouveler sa demande » poursuit le communiqué. « Sauf que l’équipe du candidat nele secrétaire national du parti PSD n’a pas renouvelé sa demande », souligne l’ACM qui rappelle les nombreuses dérogations qu’elle dit avoir acceptées pour l’égalité des candidats.

    Sur Facebook, le candidat numéro 13 évoque une manœuvre politique pour saboter sa campagne électorale. « C’est le quatrième hélicoptère que j’introduis pour la campagne électorale (…) nous n’avons pas été notifiés des changements », indique Siteny Randrianasoloniaiko. Il condamne également l’interpellation du pilote par les autorités.

    Irénée Djaosera, député élu à Analalava parle d’inégalité de traitement entre les candidats. Il rapporte l’importation des tee-shirts qui devaient être utilisés pour la campagne électorale bloqués au niveau de la Douane de Toamasina alors que la campagne électorale s’achève mardi à minuit.

    Photo : Siteny Randrianasoloniaiko.

  • Andry Rajoelina réaffirme son intention d’ « avancer » et de « ne pas reculer » pour aller à l’élection 

    Andry Rajoelina réaffirme son intention d’ « avancer » et de « ne pas reculer » pour aller à l’élection 

    Antananarivo, 12 Novembre, 20h35 – Aller jusqu’au bout, contre vents et marées. Le président sortant et candidat à la présidentielle réaffirme sa position face aux revendications liées à la tenue de la présidentielle du 16 novembre. « On n’a pas besoin de crise (…) Nous prenons notre responsabilité (…) jusqu’à ce que Madagascar se relève et n’acceptons pas les troubles (…) Je me tiendrai débout jusqu’à la fin», réplique-t-il au cours du rassemblement dans un Coliseum comble, à Antsonjombe, dimanche.

     

    « Certains ont peur d’aller à l’élection. C’est pourquoi ils inventent des choses qui n’existent pas. Ils ont peur de la concurrence, du jugement populaire, de l’élection », fustige le candidat. « Mais ils ne nous arrêteront pas, qu’importe s’ils participent ou pas », rétorque-t-il. « Onze candidats sont venus avec des artistes de renom mais n’ont pas réussi à remplir [le Coliseum]. Cela veut dire que la population malgache ne veut plus de trouble et de crise », attaque-t-il.

     

    Andry Rajoelina répond également à « un groupe de personnes qui parle d’arrêt du processus électoral, de suspendre la campagne, de mettre en place une transition » « Mais la loi indique que, seule la population peut décider », soutient-il. Pour le président sortant, toute tentative de suspension du processus électoral constitue des «  manœuvres politiques malsaines » que « la population a compris ». « Nous avançons et nous ne reculerons pas», assure-t-il devant ses partisans.

     

    « Nous sommes des bâtisseurs », se qualifie le président sortant « Mais, ici, il y des démolisseurs, des gêneurs, des traîtres », déplore-t-il. « Nous sommes quelqu’un de digne, mais il y a beaucoup d’hommes politiques dont je tairais la qualification mais vous le savez et c’est à vous de le dire car je ne souhaite pas dire quelque chose de mal ici », attaque-t-il.

     

    Le Collectif des candidats revendique l’ « assainissement de l’aire de jeu » avant d’aller à l’élection. Il revendique la disqualification du candidat Andry Rajoelina et la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), du gouvernement et la mise sur pied d’une Commission électorale spéciale (CES).

     

    La « Plateforme de dialogue et de médiation », dirigée par Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale et le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) demande la « suspension du processus électoral ». Une soixantaine d’associations et d’organisations de la société civile demandent l’arrêt de l’élection et la tenue d’un dialogue entre les 13 candidats.

     

     

  • Le collectif des candidats plaide sa cause lors du lancement officiel de la mission d’observation de SADC

    Le collectif des candidats plaide sa cause lors du lancement officiel de la mission d’observation de SADC

    Antananarivo, 12 Novembre, 15h25 – Lancement officiel de la mission d’observation de la communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ce dimanche au Novotel Alarobia. Mais bien que la séance ait été dédiée à présenter le chef de la mission d’observation et les grandes lignes de l’observation qui sera menée, les représentants du collectif du candidat et de la plateforme de médiation menée par Christine Razanamahasoa ont sauté sur l’occasion pour exprimer leur position face au scrutin du 16 novembre.

     

    “Vous n’êtes pas sans savoir que le collectif de 10 candidats que je représente boycotte l’élection du 16 novembre”, lance Maître Toki Ramilison, porte-parole du collectif à l’endroit des représentants du SADC. “En faisant cela nous voulons éviter une longue et violente crise post-électorale”, ajoute-t-il. Dans une déclaration lue à leur endroit, le collectif a notamment exposé les différentes raisons qui justifient leur position et demande à la SADC de les appuyer dans la mise en place d’un dialogue afin d’éviter la crise qui se profile.

     

    Le professeur Raymond Ranjeva qui a représenté la plateforme de médiation a pour sa part remis en cause la “légitimité des institutions actuelles” notamment la Haute cour constitutionnelle (HCC), le Sénat et le gouvernement collégial. Pour lui, “toutes les décisions prises concernant l’organisation des élections sont inconstitutionnelles et illégales”. La plateforme craint aussi que la situation ne dégénère si l’élection venait à avoir lieu dans ces conditions.

     

    En réponse aux plaintes, les représentants de la SADC ont indiqué “prendre note” des divers propos qui ont été tenus. “Nous tenons à clarifier que cette mission n’a aucun mandat légal pour reporter les élections”, indique le professeur Theletsane Kula, directeur de l’organe de coopération en matière politique, défense et sécurité de la SADC. “Tout ce qu’on peut faire c’est d’inviter tout le monde à venir vers nous durant la semaine, avant les élections (…) vos craintes seront notées et on fera un rapport”, ajoute-t-il.

     

    Pour le représentant de la SADC, le mandat de la mission reste uniquement “l’observation et l’établissement d’un rapport”. “Nous entendons vos demandes concernant le report de l’élection mais nous n’avons aucun mandat pour cela”, ajoute-t-il. “Votre demande sur la mise en place d’un dialogue, nous pouvons le communiquer à nos supérieurs et on verra la suite”, ajoute-t-il. “Tout ce que nous demandons c’est d’avoir de l’espace pour le faire et on le fera de la meilleure manière possible et on ne vous laissera pas tomber”, conclut le représentant de la SADC.

     

    En octobre, le comité ministériel de la Troïka de la SADC réuni le 26 septembre dernier a exhorté le président de la SADC à dépêcher une mission d’observation des élections à Madagascar mais aussi “à charger le groupe de Sages de se rendre sur la Grande île avant la tenue des élections”. Cette deuxième mission n’est pourtant finalement pas venue. Selon la ministre malgache des Affaires étrangères, Yvette Sylla, Madagascar étant entré en période électorale, seule une mission d’observation électorale devait venir sur la Grande île.

     

    Durant l’événement de ce dimanche, le général de brigade Godfrey Miyanda, chef de la mission d’observation de la SADC a officiellement lancé la mission d’observation. L’équipe d’observation de la SADC compte 55 personnes issus de sept pays membres de la communauté sous régionale. Les observateurs ont été dispatchés dans les six provinces. La mission prévoit de partager une déclaration préliminaire de ses observations du premier tour le 18 novembre.

     

  • CONTEXTE ÉLECTORAL – L’Union européenne fait part de ses  »fortes inquiétudes » sur le climat politique à Madagascar

    CONTEXTE ÉLECTORAL – L’Union européenne fait part de ses  »fortes inquiétudes » sur le climat politique à Madagascar

    Antananarivo, 12 Novembre, 14h10 – L’Union Européenne s’inquiète de la situation politique à Madagascar. Dans une déclaration, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borell indique que l’Union européenne affiche ses inquiétudes face au climat politique à Madagascar. « L’UE exprime ses fortes inquiétudes face au climat politique qui prévaut depuis plusieurs semaines marqué par de vives tensions et de nombreuses violences survenues lors de manifestations », indique le communiqué du service de la diplomatie de l’UE.

     

    L’UE insiste sur le traitement équitable des candidats à l’élection présidentielle par les autorités. Dans le communiqué de son haut représentant, elle appelle les autorités à  »garantir l’égalité de chances de tous les candidats à l’élection et souligne l’importance du respect des libertés de mouvement, d’expression, d’association et de réunion ainsi que de la protection de la vie privée. »

     

    Elle invite en même temps les organes électorales malgaches à  » mettre tout en œuvre pour l’organisation d’un processus électoral transparent et crédible, dont les résultats seront le reflet de la libre expression du peuple malgache ».

     

    Jeudi dernier, l’UE avait signé un communiqué conjoint avec les autres partenaires internationaux de Madagascar, encourageant la tenue d’un dialogue pour rétablir la confiance dans le processus électoral. Dans son communiqué, la délégation de l’Union européenne réitère la nécessité pour  »toutes les forces politiques et sociales d’agir de manière pacifique, dans un esprit de dialogue inclusif et constructif afin de renforcer la confiance dans le cycle électoral ».

     

    Contrairement à la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), et à la différence des élections de 2013 et de 2018, l’Union européenne n’a pas dépêché de mission d’observation électorale pour 2023. Selon le ministère malgache des Affaires étrangères, c’est une mission d’expertise électorale qui est à Madagascar depuis octobre.

     

  • Dernier concert de campagne à Antananarivo pour Andry Rajoelina ce dimanche

    Dernier concert de campagne à Antananarivo pour Andry Rajoelina ce dimanche

    Antananarivo, 12 Novembre, 10h55 – Une vague orange déferle ce dimanche du côté d’Antsonjombe. C’est le site choisi par le président sortant, Andry Rajoelina, pour son « faradoboka » à Antananarivo. Tous les artistes qui ont accompagné le candidat numéro 3 depuis le début de sa campagne devraient être présents à ce dernier concert de campagne dans la Capitale.

     

    Il s’agit de la deuxième manifestation organisée par l’équipe du président sortant en sa présence dans la Capitale. La première fois, c’etait le 15 octobre pour un court meeting au stade de Malacam suivi d’un carnaval dans les rues d’Antananarivo. Mais Andry Rajoelina s’est déjà aussi rendu dans les banlieues de la Capitale comme Itaosy et Tanjombato. Par ailleurs, ses partisans ont déjà aussi organisé des carnavals et des podiums dans les rues d’Antananarivo pendant qu’il était en province.

     

    Samedi, Toamasina a aussi accueilli un carnaval et un dernier concert de campagne Faradoboka du candidat numéro 3.

     

  • VIE DE PARTI – Christine Razanamahasoa exclue du parti présidentiel TGV

    VIE DE PARTI – Christine Razanamahasoa exclue du parti présidentiel TGV

    Antananarivo, 11 Novembre, 10h55 – Le bureau politique du parti Tanora malagasy vonona (TGV) prend une décision radicale avec la présidente de l’Assemblée nationale. Christine Razanamahasoa est exclue de ce parti à laquelle elle est affiliée après ses déclarations avec la plateforme de dialogue PAN-FFKM, demandant la suspension du processus électoral et le report de la présidentielle prévue le 16 Novembre.

     

    Un communiqué de ce parti, publié vendredi juge les actions de la présidente de l’Assemblée nationale « non conformes aux orientations et aux principes politiques du parti. » Le bureau national du TGV condamne le « comportement » de celle qui a été élue députée à Ambatofinandrahana dans son initiative de trouver une solution face au problème pré-électoral à Madagascar.

     

    A en croire ce communiqué, Christine Razanamahasoa n’est plus autorisée à s’exprimer au nom du parti TGV.  » Les déclarations et les opinions qu’elle a émises ne reflètent pas l’opinion de la majorité des députés de l’Assemblée nationale et ont été faites sans leur autorisation », poursuit le communiqué.

     

    Le président du groupement parlementaire IRD a déjà condamné cette prise d’initiative de la Présidente de l’Assemblée nationale vendredi. Les sénateurs issus de ce parti ont également annoncé leur point de vue sur la décision annoncée par Christine Razanamahasoa.  » C’est une fausse idée qui plongera le pays dans une crise », soutiennent les sénateurs.

     

  • Le gouvernement condamne une « tentative de coup d’Etat institutionnel orchestrée » par Razanamahasoa 

    Le gouvernement condamne une « tentative de coup d’Etat institutionnel orchestrée » par Razanamahasoa 

    Antananarivo, 10 Novembre, 20h10 – Des réactions en chaîne. Après les parlementaires partisans du président sortant et candidat Andry Rajoelina, c’est le gouvernement qui monte au créneau. Il « condamne avec la plus grande vigueur la tentative de coup d’Etat institutionnel orchestrée par Mme Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale », assène le communiqué de l’Exécutif, publié vendredi en début de soirée.

     

    Pour l’Exécutif, la présidente de la Chambre basse manœuvre « de façon fallacieuse et irresponsable avec certaines organisations et personnalités politiques de l’opposition pour suspendre le processus électoral en cours ». Il « dénonce des actions subversives tendant à ne pas respecter la Constitution » autour de la demande de report de la présidentielle du 16 novembre.

     

    Pour le gouvernement, la présidente de la Chambre basse n’est pas habilitée à « mener une quelconque médiation électorale pour empêcher la tenue des élections démocratiques et conduire Madagascar vers une voie extra-constitutionnelle ». Il déclare qu’il « prendra ses responsabilités vis-à-vis de toute action engendrant une entorse grave au respect de la démocratie et de l’Etat de droit » .

     

    La réaction du gouvernement intervient après l’annonce d’une demande de « suspension du processus électoral », à l’issue de la « médiation parlementaire » menée par la présidente de l’Assemblée nationale, en tandem avec le Conseil chrétien des Eglises (FFKM). « Il a été décidé par les participants le report du scrutin (…) il existe plusieurs points à régler », rapporte-t-elle à l’issue des consultations réalisées vendredi.

     

    Un peu plus tôt dans la journée, ce sont les sénateurs et députés issus de « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRD) qui rejettent en bloc la démarche et les résolutions issues de l’initiative menée par Christine Razanamahasoa et le FFKM. Le président sortant et le candidat Andry Rajoelina s’exprime également sur le sujet en insistant sur le maintien du scrutin à la date prévue.

     

  • Andry Rajoelina refuse toute idée de report de la présidentielle et de mise en place d’une transition

    Andry Rajoelina refuse toute idée de report de la présidentielle et de mise en place d’une transition

    Antananarivo, 10 Novembre, 17h25 – Andry Rajoelina fait entendre sa voix. Pour le président sortant, le report de l’élection présidentielle du 16 novembre n’est pas envisageable alors que les appels pour le report de l’élection se sont multipliés ces dernières heures. A Fenerive-Est ce vendredi, galvanisé par tout un stade, le candidat à sa propre succession a rejeté toute velléité de reporter les élections et de suspendre le processus électoral.

    “A Antananarivo, il y a des gens qui disent qu’il faut arrêter le processus électoral, qu’il faut mettre en place une transition. Aucun groupe de personnes ni personne ne peut s’accaparer le pouvoir du peuple”, lance le candidat. “Le peuple est le seul décideur lors du choix démocratique qui sera fait le 16 novembre, c’est la seule voix pour élire le président de la République”, ajoute-t-il.

    Pour le candidat TGV, il n’est pas question de faire machine arrière. Il compare la présidentielle à une course où “la ligne de départ est tracée”, “les dossards déjà distribués” et le départ déjà donné. “Les autres se plaignent encore d’avoir mal au pied ou au ventre”, se moque le candidat. “Ceux qui n’avancent pas, n’avancent pas, nous on est prêt à changer l’histoire de Madagascar. Nous avons pris le départ et nous irons jusqu’à la ligne d’arrivée et nous allons gagner”, scande-t-il.

    Cette déclaration de Andry Rajoelina vient appuyer les déclarations successives des sénateurs et députés de son parti ce jour qui ont eux aussi réfuté toute idée de report de l’élection présidentielle. Ces derniers qualifient cette voie “d’extra constitutionnelle”, “illégale” et “inacceptable”.

    Depuis plusieurs jours, la plateforme Razanamahasoa/FFKM ont mené des consultations et des médiations afin de résoudre le différend pré-électoral actuel. La concertation menée par la plateforme ce vendredi avec les forces vives et le collectif des candidats à Tsimbazaza a accouché d’une résolution qui demande tout simplement le report de l’élection du 16 novembre.