Catégorie : Politique

  • ELECTION – Le plus faible taux de participation à la présidentielle enregistrée dans la province d’Antananarivo

    ELECTION – Le plus faible taux de participation à la présidentielle enregistrée dans la province d’Antananarivo

    Antananarivo, 20 Novembre, 18h50 – Des tendances qui se précisent. L’abstention à la présidentielle a été importante dans la province d’Antananarivo lors du premier tour de l’élection présidentielle du 16 novembre. Selon les résultats par province publiés ce lundi par la Commission électorale nationale indépendante, seuls 30,92% des 1 419 219 électeurs inscrits dans 39,31 bureaux de vote de la province sont venus voter.

     

    Sur ces 438 851 votants, plus de 28 000 ont encore voté blancs et nuls. 257 312 d’entre eux ont choisi le président sortant Andry Rajoelina, lui donnant un pourcentage de 62,65% des suffrages exprimés. Bien qu’il ait appelé à l’abstention, l’ancien président Marc Ravalomanana a obtenu 78 127 voix, soit un pourcentage 19,02%. Le député Siteny Randrianasoloniaiko qui a fait campagne, pour sa part, est arrivé troisième avec 39 139 voix dans la province d’Antananarivo, soit 9,53%.

     

    Dans la province de Toliara où le taux de participation a été le plus élevé des six provinces avec 61,69%, le député élu à Toliara I est arrivé deuxième en remportant 41 077 voix sur les 169 895 suffrages exprimés dans 15,77% des bureaux de vote, soit 24,18%. La première place est provisoirement occupée par le président sortant qui obtient 56,74% avec 96 391 voix. L’ancien président Marc Ravalomanana, lui, est troisième avec 11 475 suffrages exprimés en sa faveur dans la province de Toliara.

     

    Le fondateur du parti Tiako i Madagasikara n’est cependant pas dans le top 3 dans la province d’Antsiranana. La deuxième place dans le Nord de la Grande île est occupée par l’ancien président Hery Rajaonarimampianina qui a provisoirement obtenu 45 215 voix sur les 225 235 suffrages exprimés dans 54,91% des bureaux de vote de cette province. Avec 20,93%, il devance Siteny Randrianasoloniaiko qui obtient 12,86% et se trouve derrière le président sortant qui est à 50,22%.

     

    Dans la province d’Antsiranana, le taux de participation est de 54,91%,. Il s’agit du deuxième taux de participation le plus élevé après celui de Toliara. Fianarantsoa avec une participation à hauteur de 51,91% est troisième. Toamasina et Mahajanga sont respectivement quatrième et cinquième en termes de participation avec 46,52% pour Toamasina, 44,48% pour Mahajanga.

     

  • ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE – La mission electorale de la Francophonie appelle les acteurs malgaches à se concerter et à dialoguer afin de « créer les conditions de retour d’une vie politique apaisée »

    ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE – La mission electorale de la Francophonie appelle les acteurs malgaches à se concerter et à dialoguer afin de « créer les conditions de retour d’une vie politique apaisée »

    Antananarivo, 20 Novembre, 6h30 – L’Organisation internationale de la Francophonie se dit préoccupée par la situation politique et sociale à Madagascar. Micheline Calmy-Rey, ancienne présidente de la Confédération suisse et envoyée spéciale de la secrétaire générale de la Francophonie évoque « une tendance au fractionnement de la société malgache » et « des ruptures » au sein de cette société. A l’entendre, cette situation est « préoccupante pour la stabilité et la tranquillité de la période post-électorale » surtout qu’à l’entendre, « toutes les conditions d’inclusivité du processus électoral n’ont pas pu être réunies ».

     

    Ce sont les raisons qui l’ont ainsi amenée à appeler les parties prenantes malgaches à s’engager sur la voie du dialogue et de la concertation, samedi, lors de la lecture de la déclaration préliminaire de la mission électorale. Pour la mission de l’OIF, l’objectif de ces discussions est de « créer les conditions de retour d’une vie politique apaisée, gage de la préservation de la paix et de la stabilité, ainsi que du développement durable et intégral de Madagascar ». Elle estime que la préservation de la stabilité, de la paix et de la sécurité passe par le rétablissement de la confiance entre les différentes parties prenantes et par le renforcement de l’État de droit.

     

    Interrogée sur la manière de tenir et d’organiser ce dialogue, Micheline Calmy-Rey indique qu’il « ne revient pas aux missions d’observation électorale et aux missions électorales de définir le cadre et l’objet des concertations ». « Il appartient à Madagascar et à toutes les parties prenantes malgaches d’organiser cette concertation », ajoute-t-elle. Dans sa déclaration, samedi, elle souligne qu’il est « important que cet appel soit entendu par toutes les parties prenantes, que ce soit les membres de l’opposition, les membres du gouvernement, les organisations de la société civile ou les membres des différentes institutions ».

     

    La mission d’observation électorale de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a également encouragé la tenue d’un dialogue. « Le dialogue est clairement une chose positive et ne doit jamais cesser », souligne l’ambassadeur Lazarous Kapambwe, chef suppléant de la mission de la SADC lors de la présentation de la déclaration préliminaire de la mission. Il indique que « toutes les plateformes de dialogue et qui contribuent à la paix, à la stabilité et à l’unité du pays et tous les dialogues qui promeuvent une résolution pacifique des différends sont encouragés ».

     

    Photo : MAE

  • Le député Fetra Ralambozafimbololona libéré mais placé sous contrôle judiciaire 

    Le député Fetra Ralambozafimbololona libéré mais placé sous contrôle judiciaire 

    Antananarivo, 18 Novembre, 6h35 – Le député Fetra Ralambozafimbololona retrouve finalement la liberté. Après presque 10 jours de garde à vue auprès de la section de recherche criminelle de la gendarmerie à Fiadanana, le president du groupe parlementaire TIM a été déferé « soudainement » devant le parquet ce vendredi confie son avocat. A l’issue de son audition, ce dernier a été libéré mais a été placé sous contrôle judiciaire en attendant son procès qui a été fixé au 12 décembre prochain.

     

    D’après son avocat, maître Eloi Ratefimahefamijoro, le député est inculpé pour « incitation et participation à une manifestation sans autorisation pouvant troubler l’ordre public ».

     

    L’avocat du parlementaire prévoit de demander « la nullité de la procédure » lors de l’audience. Ce dernier estime qu’il y a vice de procédure car l’immunité parlementaire du prévenu n’a pas été levée. Lors de son arrestation les forces de l’ordre ont, pour leur part, justifié son interpellation en indiquant qu’il y avait “flagrant délit ».

     

    Fetra Ralambozafimbololona avait été arrêtée le 8 novembre dernier lors d’une énième manifestation du collectif des candidats du côté de Mahamasina. Le 10 novembre, le parquet avait prolongé sa garde à vue.

     

  • ELECTION – Les Etats-Unis se disent préoccupés par le faible taux de participation 

    ELECTION – Les Etats-Unis se disent préoccupés par le faible taux de participation 

    Antananarivo, 16 Novembre, 21h30 – Les Etats-Unis surveillent de près le processus électoral. Dans un nouveau communiqué publié ce jeudi soir, l’ambassade américaine indique que “les élections ont l’attention des États-Unis et de la communauté internationale” et que “le monde a les yeux rivés sur Madagascar” alors que le scrutin du premier tour des élections vient de s’achever. Les États-Unis indiquent cependant être “préoccupés par les rapports à travers le pays qui indiquent un faible taux de participation”.

     

    Outre ce point, l’ambassade américaine pointe aussi du doigt plusieurs autres défaillances qu’elle a constaté au cours de la journée. Parmi celles-ci, “le manque de personnel ou de formation du personnel électoral dans de nombreux endroits” ou encore des “ irrégularités dans les bureaux de vote, notamment de la part de représentants de partis politiques”.

     

    Les Etats-Unis annoncent qu’ils vont, de concert avec les autres ambassades, les organisations internationales et les observateurs internationaux, se réunir afin “d’examiner et vérifier les informations au cours des jours et des semaines à venir concernant le déroulement des élections pendant le vote, le dépouillement et le transport des bulletins de vote”.

     

    L’ambassade exhorte ainsi les citoyens, les partis politiques et les candidats politiques à attendre “calmement, patiemment et pacifiquement les résultats de la Ceni”.

     

  • La Plateforme Razanamahasoa/FFKM pour la médiation renouvelle son appel au dialogue 

    La Plateforme Razanamahasoa/FFKM pour la médiation renouvelle son appel au dialogue 

    Antananarivo, 16 novembre, 21h00 – Une initiative poursuivie. La Plateforme de dialogue et de médiation, menée par Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, et le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) annonce la poursuite de ses actions. « Le temps est à l’introspection et à la réflexion ensemble sur le sens d’une élection, sans s’accrocher à l’analyse d’une victoire et d’un éventuel échec », exhorte le communiqué de la Plateforme, quelques heures après la fermeture des bureaux de vote.

     

    La Plateforme « ne désespère pas ». Selon son communiqué, sa démarche, ses objectifs « restent d’actualités ». « Osons discuter, nous échanger et partager pour nous soutenir », invite-t-elle, rappelant l’avertissement lancé avant la tenue du premier tour de la présidentielle. Le Professeur Raymond Ranjeva avait parlé d’un « non-événement » pour qualifier le scrutin.

     

    Le FFKM, Christine Razanamahasoa et les personnalités et entités qui s’unissent pour « le dialogue et la médiation », avait réclamé la « suspension du processus électoral ». Ils ont réitéré cet appel lors des consultations lancées à Tsimbazaza.

     

    Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait indiqué que, globalement, tout s’est bien déroulé, pour évoquer la journée du 16 novembre en fin de matinée. Comme le rapporteur général de l’organe chargé de préparer et d’organiser les élections, le candidat et président sortant Andry Rajoelina avait fait part de l’ « enthousiasme » des électeurs à aller voter. L’ancien chef de l’Etat avait affiché sa confiance « en la maturité de la démocratie malgache » et « sur le choix de la population malgache ».

     

  • SCRUTIN – Le Collectif des candidats promet la « poursuite de la lutte » 

    SCRUTIN – Le Collectif des candidats promet la « poursuite de la lutte » 

    Antananarivo, 16 novembre, 20h25 – Le Collectif des candidats persiste et signe. Il exprime sa volonté de poursuivre les revendications liées au processus électoral malgré la tenue du vote. «Nous réaffirmons que la lutte continue jusqu’à ce que les objectifs soient atteints », indique son communiqué, lu par Hajo Andrianainarivelo, quelques instants après le dépouillement, jeudi en fin de journée. Celui-ci n’indique pas la suite concrète de l’initiative, du moins pour les prochains jours.

    Le Collectif lance au passage un appel à toutes les forces vives, aux partenaires techniques et financiers à « prendre leurs responsabilités ». L’objectif est d’arriver à organiser une « élection répondant aux normes et standards internationaux ».

    Les candidats qui se sont abstenus de faire campagne jugent que « la majorité des électeurs ne se sont pas déplacés dans les bureaux de vote ». Ils soulignent « un taux d’abstention record dans l’histoire des élections présidentielles à Madagascar », en s’appuyant sur les « premières estimations des observateurs ».

    Le Collectif des candidats « réitère que l’élection présidentielle du 16 novembre 2023 a été organisée de force et dans l’illégalité ». Il pointe la « perte de crédibilité » du gouvernement, de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) », qu’il juge responsable de la tenue du scrutin « avec la participation de deux candidats naturalisés français et qui ont perdu leur nationalité malagasy ».

    Le président sortant et candidat Andry Rajoelina « se réjouit de voir l’ensemble des citoyens de la population de venir en masse de voter dans tout Madagascar », en sortant du bureau de vote dans la matinée. Il fait part de sa confiance « en la maturité de la démocratie malgache » et « sur le choix de la population malgache ». Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la CENI avait également indiqué l’« enthousiasme des électeurs » en fin de matinée.

  • PRESIDENTIELLE- Pas de manifestation pour le Collectif des candidats

    PRESIDENTIELLE- Pas de manifestation pour le Collectif des candidats

    Antananarivo, 16 novembre, 16h55 – « Silence électoral » pour le Collectif des candidats à la présidentielle. Les dix candidats qui contestent la tenue de l’élection dans les conditions actuelles n’organisent pas de manifestation ce jeudi, jour de scrutin. « Il n’y a pas d’initiative prévue aujourd’hui », indique Jean-Jacques Ratsietison ce jeudi.

    Tahina Razafinjoelina va dans le même sens que Jean-Jacques Ratsietison. « Les faits confirment les défaillances dans l’organisation de l’élection », soutient-il. « Les cartes électorales qui circulent en est une illustration », poursuit-il.

    Le Collectif des candidats décide de contester la tenue du scrutin dans les conditions actuelles. Ses membres n’avaient pas fait de propagande et choisissent d’insister sur leurs revendications pour « assainir l’aire de jeu ».

    Aucune information n’est également disponible concernant la suite du mouvement du Collectif des candidats, du moins pour vendredi et samedi, du moins jusqu’en milieu de la journée. Brunelle Razafintsiandraofa évoque la tenue d’une réunion entre prétendants à la course à la magistrature suprême, regroupés au sein du Collectif, cet après-midi.

    Le candidat Siteny Randrianasoloniaiko et son équipe retiennent les « premières anomalies ». Il interpelle la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) afin que cette dernière intervienne afin de régler ces faits.

    Dans la matinée, le président sortant et candidat Andry Rajoelina avait indiqué qu’« il y a toujours des gens qui essaient de semer les troubles, d’empêcher les élections à Madagascar ». Il souligne une population « venue en masse pour voter dans tout Madagascar » et fait part de sa confiance « en la maturité de la démocratie malgache » et « sur le choix de la population malgache ».

    De son côté, le candidat Sendrison Raderanirina se réjouit de ce moment « unique » à la sortie de son bureau de vote, à Ambositra. « C’est un moment où chaque citoyen le droit de s’exprimer et d’élire celui qui va diriger le pays pendant cinq ans ».

  • MADAGASCAR – Plus de 11 millions d’électeurs attendus aux urnes ce jeudi pour élire le prochain président de la République

    MADAGASCAR – Plus de 11 millions d’électeurs attendus aux urnes ce jeudi pour élire le prochain président de la République

    Antananarivo, 16 Novembre, 7h02 – Jour de vote sur la Grande île, ce jeudi. Plus de 11 millions d’électeurs sont attendus pour choisir celui qui sera le prochain président de la République de Madagascar. Vers 6h15, alors que certains bureaux de vote de ont commencé à accueillir les électeurs, d’autres étaient encore en train de se préparer. L’affluence des votants varie d’un bureau de vote à l’autre. Des files d’attente sont observées dans certains quartiers, tandis que les arrivées se font au compte-gouttes dans d’autres.

    Les électeurs ont le choix entre 13 candidats mais seuls trois candidats ont participé à la campagne électorale et demandé aux électeurs de venir voter. Les dix autres, réunis au sein d’un collectif ont déclaré vouloir boycotter le scrutin dont ils ont demandé le report. Ils dénoncent une organisation partiale et non-transparentes et demandent un assainissement de l’environnement électoral.

  • ELECTION – La proclamation des résultats provisoires de la présidentielle prévue le 24 novembre, selon la Ceni

    ELECTION – La proclamation des résultats provisoires de la présidentielle prévue le 24 novembre, selon la Ceni

    Antananarivo, 15 Novembre, 21h45 – Les résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle du 16 novembre devraient être connus dès le 24 novembre. « Nous avons prévu cinq jours pour le traitement des résultats au niveau des SRMV (sections de recensement matériel des votes) et trois jours au niveau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) », confie Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la Ceni. Sauf changement, l’organe de gestion des élections devrait ainsi proclamer les résultats provisoires huit jours après le scrutin.

     

    En prévision de cette date et en prévention des risques, la préfecture de police d’Antananarivo annonce déjà un couvre-feu le 24 novembre de 21h à 4h du matin le 25 novembre dans la région d’Analamanga. L’objectif du double couvre-feu, selon l’arrêté, est de « préserver l’intérêt public et l’apaisement de la société dans la région d’Analamanga durant l’élection présidentielle ».

     

  • AFFAIRE GEMFIELDS- Auguste Paraina s’excuse et rentre chez lui après sa convocation auprès de la police 

    AFFAIRE GEMFIELDS- Auguste Paraina s’excuse et rentre chez lui après sa convocation auprès de la police 

    Antananarivo, 15 novembre, 8h15 – Auguste Paraina réagit. Le candidat à la présidentielle fait amende honorable après sa déclaration dans l’affaire liée à la firme internationale Gemfields. « Je présente mes excuses surtout auprès du candidat numéro trois [Andry Rajoelina] même si je n’ai pas cité de nom car il s’est senti touché », lance le président du parti Tsara tahafina sur une vidéo postée sur Facebook, mardi soir.

     

     

     

    « Je pensais que l’information concernant la convocation d’un candidat à Londres  était fondée», concède l’ancien ministre et ancien ambassadeur. « Je présente mes excuses car l’information n’avait pas été bien recoupée », concède-t-il, en précisant à la fin de l’intervention sa déclaration «  faite d’une manière volontaire ».

     

     

    Des membres du Collectif des candidats sont venus à Anosy dans la soirée. Eléonore Johasy, député et coordinatrice du parti Tsara tahafina, confirme qu’Auguste Paraina, son président, a pu rentrer chez lui mardi dans la soirée.

     

     

    Le membre du Collectif des candidats avait été convoqué et emmené auprès du Service de cybercriminalité de la police à Anosy, mardi après-midi. Il a été enquêté à la suite d’une plainte pour diffamation, de propagation de fausse nouvelle et d’incitation à la haine selon la député Eléonore Johasy.

     

     

    Le candidat et président sortant Andry Rajoelina s’est exprimé sur la déclaration d’Auguste Paraina lors d’un débat télévisé sur l’élection lundi. Interrogé à la suite de la déclaration d’Auguste Paraina, il affirme qu’il « n’est pas convoqué » à Londres et qu’il «n’est pas responsable » des initiatives de son ancienne collaboratrice, impliquée dans le dossier.