Catégorie : Politique

  • ELECTION PRESIDENTIELLE – Transparency International Initiative Madagascar s’indigne de l’inaction de la communauté internationale 

    ELECTION PRESIDENTIELLE – Transparency International Initiative Madagascar s’indigne de l’inaction de la communauté internationale 

    Antananarivo, 27 Novembre, 7h15 – Transparency International Initiative Madagascar (TI-MG) ne mâche pas ses mots après la publication des résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle samedi. TI-MG qualifie le scrutin du 16 novembre de « hold up » électoral et fustige notamment les observateurs internationaux qui ont approuvé le déroulement du scrutin ou encore d’autres entités qui ont « fermé les yeux ».

     

    Rappelant les rapports préliminaires des observateurs internationaux, TI-MG regrette que ceux-ci ne prennent pas en considération « les quelques manquements et imperfections constatés ça et là » et les estiment comme ne pouvant « pas remettre en cause de façon globale le bon déroulement et la crédibilité de cette élection ». « Combien de manquements et d’imperfections faut-il comptabiliser pour remettre en cause la crédibilité d’une élection », s’interroge-t-elle alors.

     

    TI-MG se dit d’autant plus inquiète que « la bénédiction des observateurs électoraux – et par extension, de la communauté internationale – constitue l’extrême onction qui validera les résultats électoraux ». Pour l’ONG, « l’acceptation de ces résultats équivaut à l’acceptation et à la légitimation du processus et de toutes ses irrégularités ». Elle estime que « la non-ingérence est un prétexte trop facile, à la limite du fallacieux, lorsque le sort de millions de personnes, d’une nation entière, est en jeu ». Elle pointe également du doigt « la politesse du langage diplomatique et la satisfaction du service fait, avec les millions de dollars ou d’euros investis dans un processus capturé d’avance ».

     

    Samedi, la Commission électorale nationale indépendante a publié les résultats provisoires de la présidentielle du 16 novembre. Ces résultats, qui doivent encore être validés par la Haute cour constitutionnelle, annoncent un taux de participation de 46,36% et donnent le président sortant Andry Rajoelina vainqueur au premier tour avec 58,95% des suffrages exprimés.

     

  • ELECTIONS – Les communales et les législatives devraient avoir lieu au premier semestre de 2024, selon la Ceni

    ELECTIONS – Les communales et les législatives devraient avoir lieu au premier semestre de 2024, selon la Ceni

    Antananarivo, 26 Novembre, 8h30 – Après l’élection présidentielle, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), se tourne déjà vers les échéances électorales de 2024. Selon les précisions d’Arsène Retaf Andrianarisedo Dama, président de l’organe de gestion des élections durant son discours ce samedi lors de la publication des résultats provisoires de la présidentielle du 16 Novembre, « il y aura deux élections majeures pour le premier semestre de 2024, les législatives et communales »

     

    Le mandat des maires et des conseillers municipaux élus en novembre 2019 arrive à son terme cette année. Lors d’une réunion d’échanges pour le processus électoral en juin, la Ceni avait déjà proposé la tenue des communales et municipales entre les mois de mars et de mai 2024.

     

    Pour les législatives, il n’y a pas encore de proposition de calendrier. Par contre le mandat des parlementaires touche à sa fin avant la fin du premier semestre de 2024.

     

    Au niveau de la Ceni, son président appelle déjà les citoyens qui ne sont pas inscrits dans la liste électorale à rejoindre les fokontany à partir du 1er décembre. La liste électorale sera de nouveau ouverte dans le cadre de la révision annuelle de la liste électorale (Rale).

     

  • ÉLECTION – Andry Rajoelina « ravi » de son score et de la participation des électeurs

    ÉLECTION – Andry Rajoelina « ravi » de son score et de la participation des électeurs

    Antananarivo, 25 Novembre, 19h45 – Des résultats qui satisfont Andry Rajoelina. Pour le président sortant, les voix qu’il a obtenues expriment le « renouvellement de la confiance des électeurs » à son égard ainsi que le choix de la stabilité par la population. Il se dit d’autant plus « ravi » que le nombre de ses électeurs a augmenté de près d’un million comparé à celui du premier tour de la présidentielle.

     

    « Si j’ai obtenu 1 950 000 voix lors du premier tour en 2018, cette année, je suis ravi parce que mes électeurs ont augmenté. Ils ont atteint les 2 850 000 », réagit-il au sortir de la cérémonie de proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). « Il y a eu un million de personnes de plus à avoir exprimé leur confiance en moi, à m’accepter et à adopter la continuité des actions qui ont été faites », martèle-t-il.

     

    Au-delà du renouvellement de la confiance de ses électeurs, Andry Rajoelina estime également que le vote est l’expression « de la maturité politique et de la sagesse de la population malgache ». « Le peuple malgache a choisi la voie de la continuité, de la sérénité et de la stabilité », souligne-t-il. Il évoque également « une élection exemplaire, un scrutin modèle ». « Contrairement aux élections qui se sont tenues un peu partout en Afrique, il n’y a pas eu de blessés », soulève-t-il.

     

    Et bien que le taux de participation ait diminué entre les élections de 2018 et celle de 2023, le président sortant préfère insister sur la hausse du nombre des votants. « Si l’on compare le nombre des votants à ceux de l’élection présidentielle de 2018, celui-ci a augmenté en 2023 », souligne-t-il. Le président de la Ceni, Retaf Andrianarisedo Dama, a déjà soutenu la thèse d’une baisse d’à peine quelques points entre le deuxième tour de la présidentielle de 2018 et le premier tour de celle de 2023.

     

    Le 16 novembre, selon les chiffres de la Ceni, ce sont 5 119 492 électeurs sur 11 430 229 qui sont venus voter, soit un taux de 46,36%. En 2018, lors du deuxième tour, les résultats provisoires publiés par la Ceni font état de 4 767 697 votants sur 9 912 501 électeurs, soit un taux de participation de 48,1%, ce qui donne une hausse 351 795 votants en nombre absolu par rapport au deuxième tour du scrutin de 2018.

     

    Au premier tour de 2018, le nombre de votants dénombrés par la Ceni était de 5 367 871 sur 9 912 501 électeurs, soit un taux de participation de 54,23% et 248 379 votants de plus qu’au scrutin du 16 novembre 2023.

     

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  • ELECTION – Andry Rajoelina en tête de la présidentielle dans six provinces sur six

    ELECTION – Andry Rajoelina en tête de la présidentielle dans six provinces sur six

    Antananarivo, 25 Novembre, 15h50 – A chaque province son vote. Andry Rajoelina a obtenu la première place dans les six provinces sur six, alors que les trois autres candidats se disputent la deuxième place. Son meilleur score est enregistré à Fianarantsoa où il a obtenu 66,07% avec 721 735 voix sur les 1 092 404 suffrages exprimés.

     

    Vient ensuite Toamasina avec 62,03% où les 466 924 voix qu’il a obtenues sont toutefois moins nombreuses que celles qu’il a gagnées dans la province d’Antananarivo où il a remporté 600 412 voix sur 1 077 330, soit 59,16%, ainsi que celles de Toliara où il a obtenu 541 707 voix sur 990 697 suffrages exprimés, soit 54,68%.

     

    Le pire score obtenu par le président sortant est signalé à Antsiranana avec un pourcentage de 51,78%. Il y a obtenu 204 079 voix sur les 394 150 suffrages exprimés. Dans la province de Mahajanga, le score d’Andry Rajoelina est à peine plus élevé, 52,87% avec 321 233 voix sur 607 586 suffrages exprimés.

     

    Sur les résultats ventilés par province, le député Siteny Randrianasoloniaiko arrive deuxième dans trois provinces sur six. Il s’agit, notamment de Toliara où il a remporté 26,06% (78 874/752 682), de Fianarantsoa avec ses 14,31% (156 303/1 092 404) et de Toamasina avec 10,48% (64 346/607 586).

     

    Marc Ravalomanana qui est troisième au classement général est deuxième dans deux provinces sur six. Son meilleur score est enregistré dans la province d’Antananarivo avec 21,85% (220 132/1 007 245). Il est également deuxième dans la province de Mahajanga où il a obtenu 18,41% (111 867/634 234).

     

    La seule province où Siteny Randrianasoloniaiko et Marc Ravalomanana ne sont pas deuxième est celle d’Antsiranana. Selon les résultats provisoires publiés par la Ceni , le deuxième dans cette province est Hery Rajaonarimampianina qui est crédité de 19,99% des voix (78 784/394 150). La troisième place est obtenue par Siteny Randrianasoloniaiko et ses 11,86 voix.

     

    Pour ce qui est du taux de participation, le chiffre le plus bas est enregistré dans la province d’Antananarivo avec 31,76%. Le plus élevé est signalé dans celle de Toliara avec 63,33%.

     

  • ELECTION – Le Collectif des candidats refuse de légitimer les résultats de la présidentielle

    ELECTION – Le Collectif des candidats refuse de légitimer les résultats de la présidentielle

    Antananarivo, 24 Novembre, 18h55 – Le Collectif des candidats affirme ne pas reconnaître les résultats de la présidentielle qui seront bientôt proclamés. « Nous ne pouvons pas légitimer les résultats qui vont sortir », indique Hajo Andrianainarivelo, l’un des candidats, lisant le communiqué signé par huit candidats. « Nous ne serons pas responsables des éventuelles instabilités politiques et sociales qui peuvent survenir plus tard », poursuit-il à l’issue d’une rencontre avec la plateforme de discussions et de médiation Razanamahasoa/Conseil chrétien des Églises (FFKM).

     

    Le Collectif évoque plusieurs raisons pour justifier sa position. Il parle d’un « forcing destiné à mettre à la tête du pays une personne qui a perdu sa nationalité malgache”. Il parle également d’un scrutin entaché “de fraudes, de pressions sur les agents de l’Etat et d’utilisation des biens publics lors de la campagne électorale”. “Madagascar est la risée du monde car on recule tant au niveau démocratique et économique”, ajoute Hajo Andrianainarivelo.

     

    Le Collectif indique vouloir poursuivre ses revendications qui jusqu’ici “n’ont pas été satisfaites malgré les différents appels pour trouver une solution pacifique notamment celui fait par le FFKM et la plateforme Razanamahasoa/FFKM”. Il rappelle toujours revendiquer “le respect de la Constitution et des lois en vigueur, le respect des droits de l’homme, la liberté d’expression et de réunion pacifique, ainsi que l’amélioration du processus électoral”.

     

    Mettant en avant cette « non-reconnaissance » exprimée par le Collectif des candidats, l présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa souligne que la Plateforme de médiation qu’elle dirige “ne cesse de chercher tous les moyens pour ramener la paix et la réconciliation entre malgaches”. Elle évoque elle aussi que « les Malgaches et le pays vont mal ». Elle déplore « les sentiments d’impuissance et d’isolement face aux problèmes et aux malheurs ». Pour elle, ce qui s’est passé durant l’élection présidentielle illustre le « désarroi psychologique » de la population.

     

  • CONTENTIEUX – Siteny Randrianasoloniaiko demande la confrontation des procès-verbaux

    CONTENTIEUX – Siteny Randrianasoloniaiko demande la confrontation des procès-verbaux

    Antananarivo, 24 Novembre, 18h40 – “C’est notre droit”. Les propos sont de Siteny Randrianasoloniaiko, l’un des candidats de l’élection présidentielle. Il réclame une confrontation des procès verbaux (PV) issus des bureaux de vote à travers toute l’île à la Commission nationale électorale indépendante (Ceni). “Je n’accepterai les résultats qu’après la confrontation PV par PV de tous les bureaux de vote de Madagascar”, lance ce vendredi à la presse le candidat numéro 13 alors que la Ceni prévoit de publier les résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle ce samedi.

    Le candidat Siteny Randrianasoloniaiko et son équipe affirment, lors de cette rencontre avec la presse, avoir constaté des irrégularités dans le traitement des résultats publiés par la CENI. “Un seul PV contient jusqu’à 13 erreurs”, déclare le député élu à Toliara.

    D’après lui, son parti a demandé la confrontation à la Ceni jeudi et ces derniers ont accepté. Le processus pourrait être long car la confrontation d’un seul PV a pris jusqu’à 45 minutes. Me Andry Fiankinana, un des avocats de Siteny Randrianasoloniaiko d’ajouter, “ne soyez pas pressé de publier les résultats si les confrontations que nous demandons ne sont pas achevées afin d’établir la vérité de cette élection”, ajoute l’avocat.

    Siteny Randrianasoloniaiko et son parti affirment aussi avoir constaté de nombreuses autres irrégularités lors de cette élection présidentielle. Ils pointent entre autres du doigt des irrégularités lors de la confection de la liste électorale ou encore l’utilisation des biens publics lors de la campagne électorale. Ces derniers indiquent avoir déposé des plaintes au niveau de la Haute cour constitutionnelle concernant ces irrégularités jeudi.

  • FARATSIHO – La HCC proclame élu député un suppléant décédé en 2020 pour remplacer le député décédé Honoré Rasolonjatovo

    FARATSIHO – La HCC proclame élu député un suppléant décédé en 2020 pour remplacer le député décédé Honoré Rasolonjatovo

    Antananarivo, 23 novembre, 12h15 – Une situation particulière à l’Assemblée nationale. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) « proclame élu député de Madagascar, le candidat Rambeloarisoa Flavien Marie Gérard, suppléant de la liste « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRD), circonscription électorale de Faratsiho », dans son arrêt du mercredi. Il était le suppléant de Honoré « Papasolo » Rasolonjatovo, vice-président de l’Assemblée nationale, décédé le 10 novembre, dans la liste IRD lors des législatives de 2019.

    ⭕Les proches de Flavien Marie Gérard Rambeloarisoa indiquent pourtant que ce dernier est décédé en octobre 2020. « On se demande si la HCC a réellement procédé à une enquête ou a juste observé la procédure édictée par la loi », s’interroge une source proche du suppléant du député de Faratsiho.

    ⭕Firiana Rakotonjanahary Ranesa, secrétaire général de la Haute Cour constitutionnelle (HCC), affirme être « surpris » par la nouvelle et évoque l’application de la procédure comme la loi l’indique. « L’Assemblée nationale effectue une saisine auprès de la HCC, et nous proclamons élu le suppléant », explique-t-il. « Je pense que pour ce cas, l’Assemblée nationale n’a pas anticipé cette question et on n’était pas au courant de son décès », poursuit-il avant d’évoquer l’attente d’une nouvelle saisine de la Chambre basse se rapportant au décès de Flavien Marie Gérard Rambeloarisoa.

    ⭕De son côté, Tsimbazaza indique n’avoir pris connaissance de la situation que ce jeudi matin. « Nous sommes actuellement en train de vérifier si l’information est vraie afin d’effectuer une nouvelle saisine », indique Calvin Randriamahafanjary, secrétaire général de l’Assemblée nationale.

    ⭕La chambre basse indique ne pas avoir eu connaissance du décès Flavien Marie Gérard Rambeloarisoa avant la saisine auprès de la juridiction constitutionnelle. « Il [Flavien Marie Gérard Rambeloarisoa] n’était pas député à l’époque donc on ne savait pas (…) L’Assemblée nationale n’est pas censée connaître la situation des gens dans les listes [de candidats aux législatives entre les mains de la HCC] », avance Calvin Randriamahafanjary.

    ⭕Selon la loi relative à l’élection des députés à l’Assemblée nationale, « le Député dont le siège devient vacant est remplacé par le suppléant élu en même temps que lui ». « Pour toute autre raison de vacance constatée par la Haute Cour constitutionnelle, il est procédé à des élections partielles dans un délai de quatre mois à compter de la décision de la Haute Cour constitutionnelle », précise le texte.

    ⭕La législature actuelle devrait prendre fin en juillet 2024. La session spéciale de l’Assemblée nationale après la députation s’est tenue le 16 Juillet 2019. Le mandat des députés est de cinq ans.

  • BUDGET DE L’ETAT – Les travaux de commission du Sénat sur le projet de loi de finances prévus les 5 et 6 décembre

    BUDGET DE L’ETAT – Les travaux de commission du Sénat sur le projet de loi de finances prévus les 5 et 6 décembre

    Antananarivo, 23 Novembre, 8h10 – Le Sénat prend les devants. La Chambre haute maintient toujours la date des travaux de commission sur le projet de loi de finances (PLFI) 2024 pour les 5 et 6 décembre, selon le nouvel ordre du jour adopté mercredi. Au niveau de l’Assemblée nationale, aucun ordre du jour n’a encore été adopté depuis le début de la session parlementaire. Les travaux sur le PLFI 2024 restent ainsi toujours en attente, comme le confirme mercredi le service de la communication de Tsimbazaza.

     

    En début de session les députés avaient décidé en séance plénière de n’adopter aucun ordre du jour en attendant une nouvelle réunion du bureau permanent. Cette décision a été prise afin que les parlementaires puissent se focaliser sur la campagne électorale.

     

    Bien qu’aucun rapport du conseil des ministres n’ait fait mention de l’adoption du PLFI 2024, le texte est déjà disponible auprès du site web du ministère de l’Economie et des finances. Celui-ci indique que le projet a été mis en ligne le 30 octobre 2023, mais son site ayant été en maintenance, officiellement depuis le 31 octobre, la disponibilité du texte au grand public n’a été annoncée que cette semaine.

     

    En début de semaine, le Collectif des organisations citoyennes et des citoyens (CCOC) a encore réclamé que le texte soit rendu public dans les meilleurs délais, rappelant les dispositions légales qui indiquent que le projet de loi de finances doit être transmis au Parlement au plus tard le 31 octobre. Le secrétaire général de l’Assemblée nationale, lui, avait déjà indiqué que le PLFI 2024 a été déposé auprès de l’Assemblée nationale le 30 octobre dernier et qu’il a été transmis au niveau du bureau permanent.

     

     

  • JUSTICE – Deux leaders syndicaux convoqués à la section de recherche criminelle de Fiadanana

    JUSTICE – Deux leaders syndicaux convoqués à la section de recherche criminelle de Fiadanana

    Antananarivo, 22 Novembre, 12h46 – Deux leaders syndicaux dans le collimateur des forces de l’ordre. Il s’agit du Pr Sammy Grégoire Ravelonirina, président de la section tananarivienne du syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignant (Seces Tana) et de Barson Rakotomanga dirigeant du Randrana sendikaly. Les deux syndicalistes confient avoir obtenu une convocation émanant de la section de recherche criminelle de la gendarmerie à Fiadanana. À les entendre, ils sont convoqués pour être entendus dans le cadre d’une suspicion pour « atteinte à la sécurité de l’Etat ».

    ⭕D’après Barson Rakotomanga, cette convocation pourrait être la suite d’une lettre qu’il voulait déposer, avec le président du Seces, auprès de l’Armée malgache. Cette lettre, en date du 10 Novembre, a été adressée au commandant de l’état-major des armées malgaches, mais à entendre le président du Randrana sendikaly souligne que « l’armée n’a pas voulu la recevoir ».

    ⭕De son côté, le Pr Sammy Grégoire Ravelonirina confie ne pas encore savoir ce qui lui est reproché. “Je ne sais pas encore de quel acte il s’agit. Je vais y aller afin de savoir ce qu’on me reproche”, confie au téléphone cet enseignant chercheur. Barson Rakotomanga qui est sûr que les dossiers sont mêlés indique avoir appelé l’enseignant chercheur pour que l’affaire ne fasse qu’une et soit traitée par le même avocat..

    ⭕Sammy Grégoire Ravelonirina fait partie des membres du Seces Tana qui ont vu leur solde suspendu. Pour afficher leur soutien, ses collègues à l’Université d’Antananarivo avaient à nouveau évoqué la suspension des cours.

  • ELECTION – Le Collectif des candidats ne reconnaissent pas la présidentielle du 16 novembre 

    ELECTION – Le Collectif des candidats ne reconnaissent pas la présidentielle du 16 novembre 

    Antananarivo, 20 novembre, 19h15 – Contestation à élargir. Le collectif des candidats ajuste sa stratégie après la tenue de la présidentielle du 16 novembre. « Outre les revendications déjà énoncées, il y a également la contestation de l’élection forcée », soutient Hajo Andrianainarivelo, porte-parole du Collectif des candidats, lundi à Andraharo.

     

    « Nous exhortons la population malgache dans tout Madagascar sur les responsabilités qu’elle peut prendre, dans différents domaines, pour la poursuite de la lutte (…) Nous sommes à vos côtés pour vous accompagner », avance Hajo Andrianainarivelo. Il rappelle l’objectif fixé, à savoir « une élection libre, transparente, acceptée par tous. Nous sommes majoritaires pour la quête d’un changement et le retour d’une vraie indépendance », ajoute-t-il.

     

    Marc Ravalomanana assure que le mouvement mené par le Collectif des candidats est une « réussite », en fondant son argument sur le taux de participation des électeurs. « Beaucoup de gens ont été trompés (…) certains sont menacés (…) Nous lançons un appel à leur endroit », lance l’ancien président. « Le mouvement des candidats devient un mouvement populaire, avec la participation des syndicats, des organisations de la société civile (…) pour instaurer l’Etat de droit », cite-t-il.

     

    Six candidats se sont présentés devant la presse ce lundi. « Certains sont retenus par leurs obligations professionnelles », précise Hajo Andrianainarivelo. Mais le Collectif « reste solidaire » et « la solidarité reste intacte », renchérit Marc Ravalomanana, assurant la disponibilité des membres du Collectif pour le dialogue « afin de trouver une solution » à la situation actuelle.

     

    Andry Raobelina fait son apparition en public aux côtés des autres candidats. Il explique son impossibilité, liée aux contraintes médicales, de revenir au pays pendant la campagne électorale à la suite de son opération chirurgicale.