Catégorie : Politique

  • Andry Rajoelina poursuit ses rencontres avec ses électeurs des « bas quartiers » d’Antananarivo

    Andry Rajoelina poursuit ses rencontres avec ses électeurs des « bas quartiers » d’Antananarivo

    Antananarivo, 8 Décembre, 20h20 – Andry Rajoelina poursuit ses tournées dans les quartiers de la Capitale où il a obtenu le plus de voix. Pour sa deuxième journée de visite, Ie président élu a débuté ses visites du côté d’Andavamamba, Ilanivato puis du côté d’Ampefiloha Ambodirano. Il poursuit sa campagne dans le sixième arrondissement et à Andranomena. La distribution s’est encore poursuivie jusque tard dans la soirée du côté de l’Arena à Ivandry, le siège de son parti TGV. “Ceux qui sont connectés au réseau de la Jirama, et ceux qui peuvent payer leur électricité ne sont pas concernés mais pour tous les autres, dès qu’ils ont un carnet de Fokontany, ils auront tous leur lampe”, lance-t-il ce vendredi matin à Ampefiloha Ambodirano.

     

    Outre la distribution des lampes solaires, Andry Rajoelina a aussi fait de nombreuses promesses aux habitants qu’il a rencontrés notamment ceux qui ont les cartes de membre de son parti. “Ceux qui ont la carte et qui viennent aux formations et réunions auront des avantages”, promet le futur locataire d’Iavoloha. “Premièrement, les fournitures scolaires de leurs enfants seront gratuites. Ils seront aussi prioritaires lors de la distribution des « Vatsy Tsinjo et des Tosika Fameno, À Noël, ils seront aussi les premiers à recevoir des cadeaux” ajoute-t-il. Il a aussi insisté sur sa volonté de mettre en place “une nouvelle ville où les plus démunis pourront être bien logés, avoir de terrains pour cultiver et vendre leur produit”.

  • DISTINCTION HONORIFIQUE – Le général Marcel Ranjeva nommé Grand Chancelier de l’ordre national

    DISTINCTION HONORIFIQUE – Le général Marcel Ranjeva nommé Grand Chancelier de l’ordre national

    Antananarivo, 7 Décembre, 6h51 – Un Ranjeva devrait remettre au président réélu Andry Rajoelina le grand collier de Grand Maître de l’ordre national le 16 décembre. Le général en retraite Marcel Ranjeva vient d’être nommé Grand Chancelier de l’ordre national par le Conseil des ministres mercredi. Il remplace ainsi à ce poste Madeleine Ramaholimihaso. Cette nomination intervient à quelques jours de la cérémonie de l’investiture de Andry Rajoelina en tant que président de la République prévue le 16 Décembre.

     

    Ce Saint Cyrien est une figure connue du paysage politique malgache. Il a été ministre de la Défense nationale de 1996 à 2002 sous le président Didier Ratsiraka puis ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2009 sous l’ère Ravalomanana. Il est l’un des frères de l’ancien juge international Raymond Ranjeva qui avait travaillé ces dernières semaines avec la plateforme nationale de discussion et de médiation formée Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale et le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes.

     

    Le général de corps d’armée en retraite Marcel Ranjeva avait également été commandant de l’Académie militaire d’Antsirabe de 1986 à 1992. L’une de ses récentes sorties avait d’ailleurs été une visite de partage d’expériences auprès des élèves militaires de cet établissement.

     

    L’une des premières missions du nouveau Grand Chancelier sera de remettre le grand collier de Grand Maître de l’ordre national au président de la République réélu lors de la cérémonie d’investiture. C’est l’un des moments forts de cette cérémonie d’ailleurs. Cet insigne distinctif attribué au président de la République est fait en or massif. Cet objet hautement symbolique est considéré comme le joyau de la République.

     

  • PARLEMENT – Herimanana Razafimahefa fait son retour au Sénat

    PARLEMENT – Herimanana Razafimahefa fait son retour au Sénat

    Antananarivo, 6 Décembre, 18h25 – Herimanana Razafimahefa fait son come-back. L’ancien président du Sénat destitué par ses pairs retrouve les bancs d’Anosikely ce mardi lors de l’adoption du nouvel ordre du jour de la Chambre haute. Il a participé à la réunion en tant que simple sénateur.

     

    Herimanana Razafimahefa avait été destitué de son poste de président du Sénat le 12 octobre dernier. Ce jour-là , il avait encore présidé la cérémonie d’ouverture de la session extraordinaire convoquée à l’initiative des sénateurs majoritaires. Évoquant une session illégale, il avait mis fin à la réunion puis avait quitté le Palais.

     

    Mais si Herimanana Razafimahefa était parti, les sénateurs avaient poursuivi la session, l’avaient destitué de son poste de président pour désigner ensuite à sa place le nouveau sénateur désigné, le général Richard Ravalomanana. Celui-ci n’a pas tardé à faire part de sa volonté d’assumer les charges présidentielles courantes qui avaient été initialement décliné par Herimanana Razafimahefa pour des raisons personnelles. C’est ainsi que le général Richard Ravalomanana a été nommé président de la République par intérim en laissant néanmoins au Premier ministre le soin de présider les Conseils de ministres.

     

    Herimanana Razafimahefa, lui, après avoir expliqué son refus du poste de chef d’Etat par intérim par les pressions qu’il aurait subies a demandé à reprendre les charges présidentielles courantes confiées initialement au gouvernement, mais en a été débouté par la HCC. Par ailleurs, avec la nomination du général Richard Ravalomanana à la présidence, le perchoir a été confié à Nicolas Rabemananjara au Sénat. Herimanana Razafimahefa redevient ainsi simple sénateur et il est venu au Sénat à ce titre ce mercredi.

  • PARLEMENT – Le Sénat zappe les travaux de commission sur le projet de loi de finances initiale

    PARLEMENT – Le Sénat zappe les travaux de commission sur le projet de loi de finances initiale

    Antananarivo, 6 Décembre, 15h50 – Le Sénat modifie pour la troisième fois son programme d’examen du projet de loi de finances. Le nouvel ordre du jour adopté ce mercredi en séance plénière prévoit l’adoption du projet de loi de finances (PLFI) 2024 ce vendredi 8 décembre. La séance plénière sera précédée d’une commission plénière programmée le même jour. Le nouvel agenda de la Chambre haute ne prévoit plus de travaux de commission.

    Dans le premier ordre du jour, le Sénat avait prévu des travaux de commission pour l’examen du projet de loi de finances initiale de 2024 les 5 et 6 décembre. Dans ce calendrier qui prévoyait les activités de la Chambre haute jusqu’au 12 décembre, la date de l’adoption du texte n’était pas encore prévu. Une première modification avait été adoptée le 24 novembre dernier, et le Sénat avait reporté aux 7 et 8 décembre les travaux de commission.

    Une séance plénière organisée ce mercredi modifie cependant à nouveau l’ordre du jour et supprime les travaux de la commission Finances, économie et développement durable censés examiner le budget du programme. Ce sont tous les sénateurs qui examineront directement le texte en commission plénière le vendredi 8 décembre. Ceux-ci passeront tout de suite après à la séance plénière pour son adoption.

    Le projet de loi de finances initiale de 2024, dont l’adoption en Conseil des ministres n’a pas été signalée, a été adopté par l’Assemblée nationale le 30 novembre sans amendement. Le texte, qui aurait été déposé devant le Bureau permanent selon les déclarations des responsables de l’Assemblée nationale, avait été présenté aux députés par le ministre de l’Economie et des finances le 28 novembre.

    Autre changement dans l’ordre du jour, l’adoption de la loi concernant la production et la commercialisation du Toaka gasy prévu le 12 décembre dans le précédent ordre jour n’est plus présent dans l’agenda du Sénat. La date du 12 décembre est pour sa part consacrée à l’examen et l’adoption de la modification de la loi relative aux ressources des collectivités territoriales décentralisées aux modalités d’élections ainsi qu’à l’organisation, au fonctionnement et aux attributions de leurs organes. Le Sénat prévoit de clôturer sa session le 15 décembre.

    Photo : Sénat de Madagascar.

  • PRÉSIDENCE – La cérémonie d’investiture d’Andry Rajoelina fixé au 16 décembre

    PRÉSIDENCE – La cérémonie d’investiture d’Andry Rajoelina fixé au 16 décembre

    Antananarivo, 5 Décembre, 11h55 – Une date officielle fixée. Andry Rajoelina sera officiellement investi président de la République pour un deuxième mandat le 16 décembre prochain. La cérémonie solennelle d’investiture devrait se tenir au Stade Barea de Mahamasina. Le président réélu devra prêter serment et ainsi pouvoir prendre ses fonctions en tant que président de la République pour les cinq prochaines années.

     

    Actuellement des équipes sont déjà à pied d’œuvre pour l’organisation de l’événement. Des invités de marque devraient être présents durant cette cérémonie. D’après plusieurs sources et des informations non officielles pour l’instant, plusieurs chefs d’Etat africains ont été invités, leur présence n’est cependant pour l’instant pas encore confirmée.

     

    Vendredi dernier, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a officiellement proclamé la victoire de Andry Rajoelina lors de l’élection présidentielle du 16 novembre. Le président sortant a remporté le scrutin au premier tour avec 58,96 % des suffrages exprimés et 46,35% de taux de participation. “Je serais le président de tous les Malgaches”, avait indiqué le candidat du parti TGV après l’annonce des résultats définitifs.

     

    Dès l’annonce des résultats, de nombreux pays ont pris acte du verdict prononcé par la HCC et ont annoncé leur volonté de travailler avec le nouveau président de la République. Andry Rajoelina bien que non encore investi s’est aussi envolé ce week end à Dubaï pour participer à des réunions lors de la Cop 28. Il y a rencontré plusieurs chefs d’Etat qui l’ont félicité suite à sa réélection.

     

    Bien qu’il s’agisse de son deuxième mandat, ce sera la troisième prestation de serment effectuée par Andry Rajoelina. La première fois, il avait été investi président de la Haute autorité de la transition (HAT) en 2009 après le renversement de Marc Ravalomanana, plusieurs mois de manifestations sur la Place du 13 Mai et une prise du palais présidentiel par des militaires. La deuxième fois, c’était après l’élection présidentielle de 2018.

     

     

  • VIE DE LA NATION – Le FFKM compte continuer à assurer sa mission de médiateur

    VIE DE LA NATION – Le FFKM compte continuer à assurer sa mission de médiateur

    Antananarivo, 4 Décembre, 13h55 – Pour le Conseil œcuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM), c’est une question de principe biblique. La 45ème réunion du comité central du FFKM qui s’est tenu à Fianarantsoa la semaine dernière a décidé que le Conseil poursuivra sa mission de médiation. Ceci en vertu du verset biblique qui indique que “Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu”.

    La médiation que le FFKM souhaite mettre en place est une “médiation fondée sur Jésus Christ et sa justice”, indique le Conseil dans un communiqué. Cette volonté d’unir sera mise en place non seulement au niveau national mais également dans toutes les régions et visera toutes les structures et départements du FFKM.

    Outre la poursuite de la médiation, le FFKM souhaite aussi éclairer la lanterne des fidèles sur les différents textes de loi, surtout ceux qui créent la divergence. Ainsi le FFKM compte faire appel à des experts légistes pour se pencher sur ces lois qui peuvent créer des divergences d’idées et des divisions. “Il ne s’agit d’aucune loi en particulier mais de toutes les lois et textes de loi qui peuvent prêter à confusion”, indique une source auprès du FFKM. Le Conseil souhaite aussi remettre l’éducation civique à l’ordre du jour et la mission sera confiée à la structure Andrimaso.

    Bien avant la présidentielle, le FFKM a déjà effectué de nombreuses concertations à travers l’île via ses démembrements dans le but de favoriser le dialogue entre Malgaches et trouver des solutions entre Malgaches. La mission s’est poursuivie avec les appels au dialogue lancés aux différents candidats de l’initiative du FFKM d’abord, puis dans le cadre d’une plateforme lancée avec la présidente de l’Assemblée nationale Christine Razanamahasoa ensuite. Après la publication des résultats de la présidentielle, la plateforme PAN/FFKM a annoncé qu’elle souhaite poursuivre ses actions de médiation.

  • ETAT-CIVIL – La HCC maintient que les questions relatives à la perte de la nationalité relèvent de la seule compétence de l’Exécutif

    ETAT-CIVIL – La HCC maintient que les questions relatives à la perte de la nationalité relèvent de la seule compétence de l’Exécutif

    Antananarivo, 3 Décembre, 18h25 – La Haute cour constitutionnelle (HCC) rejette une énième fois les requêtes relatives à la nationalité de candidats à la présidentielle. « La demande de sursis à statuer fondée sur l’exception de nationalité malgache concernant les candidats Andry Nirina Rajoelina et Sendrison Daniela Raderanirina est recevable en la forme mais rejetée » arrête-t-elle vendredi, en réponse à la requête formulée par le candidat Siteny Randrianasoloniaiko. Elle décide ainsi de ne pas soulever d’office « l’exception de nationalité malgache [qui est] d’ordre public » ainsi que le prévoit l’article 67 du Code de la nationalité.

     

    Dans son arrêt publié vendredi, la HCC maintient son argument selon lequel la question relative à la perte de la nationalité relève de la « compétence exclusive du pouvoir exécutif ». Elle se base notamment sur ses récentes décisions dans lesquelles elle indique « qu’aucune juridiction n’est compétente pour dire et juger que monsieur Andry Nirina Rajoelina a perdu la nationalité malgache ». Elle laisse par ailleurs entendre que, s’agissant de « contestation se rapportant aux actes qui constituent les préliminaires des opérations électorales » le juge électoral a la plénitude dé compétences.

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    Selon l’article 67 du Code de nationalité, les contestations sur la nationalité « constituent devant toute autre juridiction une question préjudicielle qui oblige le juge à surseoir à statuer jusqu’à ce que la question ait été tranchée selon la procédure réglée par les articles 70 et suivants du Code de la nationalité ». Un article publié dans la revue MCI signé par Maître Hery Ranjeva, avocat au barreau de Paris, précise cette procédure en indiquant que le juge constitutionnel devait « renvoyer les parties devant le tribunal de première instance pour que le problème y soit résolu ».

     

  • DIPLOMATIE – Le président réélu Andry Rajoelina avec la délégation malgache à Dubaï pour la COP28  

    DIPLOMATIE – Le président réélu Andry Rajoelina avec la délégation malgache à Dubaï pour la COP28  

    Antananarivo, 3 Décembre, 11h50 – Aussitôt proclamé vainqueur, aussitôt en mission. En attendant la visite qu’il a promise aux ménages les plus démunis pour marquer sa réélection, le président réélu Andry Rajoelina se rend à la 28ème édition de la Conférence mondiale sur le climat, COP28 qui se tient à Dubaï. Entouré d’un conseiller spécial à la présidence, du maire d’Antananarivo et du ministre des Transports et de la météorologie, il y a rencontré samedi Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie.

     

    Selon un tweet de l’OIF, Andry Rajoelina « a fait un point sur le déroulement des élections et souhaité la poursuite de la coopération [de Madagascar] avec l’OIF » au cours de cette réunion. Il a notamment évoqué « l’accompagnement des futures élections législatives et communales » et a « réitéré sa demande que l’OIF appuie l’enseignement supérieur malgache ».

     

    Proclamé élu avec 58,96% des suffrages exprimés à la présidentielle du 16 novembre, vendredi, Andry Rajoelina devrait officiellement prendre ses fonctions de président de la République après son investiture et sa prestation de serment, ainsi que l’a indiqué la Haute cour constitutionnelle (HCC) dans son arrêt. En attendant cette cérémonie officielle, le président réélu part déjà en mission et s’exprime au nom de Madagascar.

     

  • PRÉSIDENTIELLE – Les États-Unis invitent les autorités malgaches à remédier aux lacunes et irrégularités constatées dans le processus électoral

    PRÉSIDENTIELLE – Les États-Unis invitent les autorités malgaches à remédier aux lacunes et irrégularités constatées dans le processus électoral

    Antananarivo, 2 Décembre, 12h05 – Les États-Unis réagissent aussi à la réélection de Rajoelina. Si le porte-parole du département d’Etat, Matthew Miller, limite ses félicitations au peuple malgache d’avoir « exercé ses droits civils et politiques lors des élections présidentielles du 16 novembre » ainsi qu’au gouvernement d’avoir « fait en sorte que la journée électorale se déroule dans le calme et la sérénité dans la plupart des régions », il n’en réaffirme pas moins l’engagement américain « à travailler en coopération avec le président élu Rajoelina, le gouvernement et le peuple de Madagascar pour le développement du pays pour soutenir le respect des droits de l’homme pour chaque individu ».

     

    Dans le cadre de cette coopération avec les autorités, les États-Unis invitent celles-ci à « s’engager en faveur du processus démocratique, de sa constitution et de l’État de droit » et à aborder les « sérieuses préoccupations soulevées durant le processus électoral pour la paix et le bien-être futur de la nation », car « le peuple malgache mérite et attend des élections libres et équitables, organisées pacifiquement, ainsi qu’une bonne gouvernance ». C’est ainsi qu’ils demandent à « la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de prendre des mesures pour remédier à ces lacunes », et aux autorités « d’enquêter de manière approfondie sur toutes les irrégularités et les allégations de fraude. Elle appelle également le gouvernement à « mettre en œuvre les réformes nécessaires soulignées par les observateurs internationaux et nationaux » dont elle rappelle que la plupart « restent non appliquées ». Elle l’invite aussi « à répondre aux besoins et aux souhaits des citoyens malgaches, à renforcer la confiance dans ses institutions et à garantir l’intégrité des futures élections ».

  • ELECTION – Florent Rakotoarisoa charge tous azimuts dans son discours juste après la proclamation des résultats de la présidentielle

    ELECTION – Florent Rakotoarisoa charge tous azimuts dans son discours juste après la proclamation des résultats de la présidentielle

    Antananarivo, 2 Décembre, 7h50 – Il avait promis de s’exprimer en temps opportun et que quand cet instant viendra, ceux qui ont dit du mal de la Haute cour constitutionnelle seraient étonnés. Et vendredi, Florent Rakotoarisoa vide son sac. Dans son discours suivant la proclamation officielle des résultats de l’élection présidentielle du 16 novembre, le magistrat dénonce l’attitude de ceux qui des personnalités politiques et religieuses dans leur démarche pour régler le différend post-électoral à Madagacsar.

     

    Regrettant ce qu’ils qualifient d’attaques personnelles à l’encontre de la HCC et de ses membres, Florent Rakotoarisoa indique ne pas vouloir répondre aux provocations. Il n’en déplore pas moins que « des juristes qui se croient experts dans leur domaine aient jeté l’opprobre sur leur propre personne » en raison de leur position durant la période pré-électorale. Ils dénoncent que des juristes, « s’abritant derrière leur statut de magistrat, d’avocat, de professeur agrégé en droit, imbus de vérité, viennent induire le public en erreur dans la lecture de la Constitution avec des lunettes politiques ».

     

    Mais les juristes n’ont pas été les seuls auxquels Florent Rakotoarisoa s’en est pris vendredi. Dans son discours, il s’est adressé aux différents acteurs qui sont intervenus dans le règlement du différend pré-électoral. « Le pays serait en paix si les chefs d’institutions s’occupent de la charge qui leur est confiée et respectent la laïcité de l’Etat », lance-t-il sans citer nommément la présidente de l’Assemblée nationale. Il s’adresse aussi à la société civile et suggère que celle-ci « œuvre dans l’éducation citoyenne et ne verse pas dans la partialité et ni n’ordonne à la HCC de revenir sur sa décision ».

     

    Pour le président de la HCC, les chefs d’Eglise et les chefs traditionnels devraient également « s’en tenir à leur statut de raiamandreny et aident à trouver des solutions là où cela est nécessaire sans qu’ils penchent pour une tendance ou une autre ». Il souhaiterait que « les syndicats se limitent à la défense des travailleurs et ne se mêlent pas de politique » et que « les médiateurs autoproclamés choisissent bien leurs collaborateurs et leur entourage pour susciter la confiance de ceux qu’ils souhaitent réconcilier ».