Catégorie : Politique

  • ADMINISTRATION – Le gouvernement de Christian Ntsay dépose sa démission

    ADMINISTRATION – Le gouvernement de Christian Ntsay dépose sa démission

    Antananarivo, 21 Décembre, 6h05 – On l’attendait, c’est désormais chose faite. Le gouvernement de Christian Ntsay présente officiellement sa démission auprès du président de la République Andry Rajoelina. Le compte-rendu du Conseil des ministres de ce mercredi indique que le Premier ministre et son gouvernement ont remis leur démission pour « respecter les dispositions républicaines ». « La démission a été acceptée par le président de la République ». Le gouvernement va néanmoins gérer les affaires courantes jusqu’à la formation du nouveau gouvernement, poursuit la note de la réunion de l’Exécutif.

     

    Bien que la Constitution ne dispose pas que le gouvernement doive démissionner après l’élection d’un nouveau président de la République, cette pratique est d’usage et a été respectée au cours des régimes précédents. Christian Ntsay et son gouvernement ont notamment démissionné en 2019 le jour de l’investiture de Andry Rajoelina pour son premier mandat en tant que président élu à la tête du pays. Le Premier ministre avait aussitôt été reconduit.

     

    Rebelote pour Christian Ntsay et son gouvernement au mois de juillet 2019 juste après les élections législatives. Après l’élection de la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa et la formation du bureau permanent de la chambre basse, le gouvernement de Christian Ntsay avait à nouveau démissionné. Il avait encore été reconduit après cela. Plusieurs remaniements ont aussi été effectués depuis.

     

    Selon les dispositions de l’article 54 de la Constitution, le futur Premier ministre nommé par le président de la République devrait être « présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée Nationale”.

     

  • PROCÈS – Le député Fetra Ralambozafimbololona fixé sur son sort le 30 janvier prochain

    PROCÈS – Le député Fetra Ralambozafimbololona fixé sur son sort le 30 janvier prochain

    Antananarivo, 20 Décembre, 7h47 – Comme les syndicalistes Barson Rakotomanga et Sammy Grégoire Ravelonirina, le député Fetra Ralambozafimbololona ne connaîtra le verdict de son procès que le 30 janvier prochain. Le tribunal avait indiqué qu’il rendrait son verdict ce mardi, mais ce ne fut pas le cas. “Le délibéré est prorogé au 30 janvier”, indique Me Eloï Ratefimahefamijoro, avocat du parlementaire.

    ⭕Le député Fetra Ralambozafimbololona a été jugé le 12 décembre dernier pour “avoir incité la population à participer à des manifestations sans autorisation lors d’une manifestation du collectif des candidats le 08 novembre dernier”. Durant le procès, ses avocats avaient soulevé une exception d’inconstitutionnalité en mettant en avant l’immunité du parlementaire de leur client et ont insisté sur la nécessité de suivre une procédure exceptionnelle pour les députés en période de session parlementaire.

    ⭕Comme celui de cet élu du parti Tiako i Madagasikara, l’annonce du verdict concernant les 10 individus arrêtés durant les manifestations organisées par le collectif des candidats le samedi 11 novembre dernier a aussi été reportée au 30 janvier 2024. Ces individus sont accusés d’attroupement illicite mais aussi de violences et voies de fait envers des gendarmes. Cinq d’entre eux, placés en détention préventive, avaient demandé une libération provisoire sans succès. Ils vont passer les fêtes en prison.

  • Le général Richard Ravalomanana reprend ses fonctions de président du Sénat

    Le général Richard Ravalomanana reprend ses fonctions de président du Sénat

    Antananarivo, 19 Décembre, 9h06 – Retour à Anosikely. Le général Richard Ravalomanana qui a assuré les fonctions de Chef d’Etat par intérim est de retour au Sénat. Il reprend ses fonctions de président de cette institution depuis ce lundi 18 décembre, indique un communiqué de la Chambre haute. Son rôle de Président par intérim s’est achevé samedi après l’investiture du président de la République réélu Andry Rajoelina qui reprend le pouvoir du Chef d’Etat pour cinq ans, selon la Constitution malgache.

    ⭕La Haute cour constitutionnelle avait transféré le pouvoir du Chef d’Etat par intérim au président du Sénat le 27 Octobre à la suite d’une requête que celui-ci a lui-même déposée quelques jours plutôt. Le général Richard Ravalomanana aura donc passé un mois et trois semaines à Iavoloha.

    ⭕Ancien secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie, le général en retraite Richard Ravalomanana, avait été nommé sénateur sur le quota présidentiel à la veille de la démission d’Andry Rajoelina retenu candidat à sa propre succession. Il est porté à la présidence du Sénat après la destitution de Herimanana Razafimahefa qui avait dénoncé des pressions pour expliquer son refus d’assumer les charges présidentielles courantes.

    ⭕Dès son élection à la tête du Sénat, le général Richard Ravalomanana avait demandé à la Haute cour constitutionnelle de lui confier l’intérim à la tête de l’Etat qui avait alors été donné au gouvernement. Il avait néanmoins consenti à laisser au Premier ministre le soin de présider les Conseils des ministres sauf pour les questions liées à la sécurité et au maintien de l’ordre. Andry Rajoelina l’a d’ailleurs félicité pour la façon dont il a maintenu l’ordre et la paix au pays durant son intérim.

  • DIPLOMATIE – La France espère des gestes de rassemblement et d’ouverture de la part des autorités après les évènements pré-électorau

    DIPLOMATIE – La France espère des gestes de rassemblement et d’ouverture de la part des autorités après les évènements pré-électorau

    Antananarivo, 18 Décembre, 18h02 – Emmanuel Macron s’exprime enfin sur la présidentielle qui s’est déroulée à Madagascar. Dans une lettre adressée à Andry Rajoelina, il félicite le président malgache fraîchement investi pour sa réélection. Mais le Président français ne s’arrête pas là. Suite à l’achèvement du processus électoral, Emmanuel Macron espère que la situation retrouve le calme à Madagascar suite à la période pré électorale mouvementée et s’attend à des gestes d’apaisement de la part des autorités malgaches.

     

    « Je forme l’espoir que les divisions qui sont apparues au cours de la récente campagne électorale soient dépassées », écrit le président de la République française dans cette lettre. « À cet égard, tout geste de rassemblement et d’ouverture contribuera à la nécessaire consolidation de la confiance et du dialogue au sein de la société malgache », poursuit-il, indiquant que « la France, comme la plupart des partenaires de Madagascar, y sera sensible ».

    Dans son courrier, Emmanuel Macron réitère la volonté de la France d’affermir les coopérations entre les deux pays. « Je souhaite que nous continuions à les approfondir et les enrichir, dans l’esprit des échanges fructueux que nous avons régulièrement depuis 2019 », indique le locataire de l’Elysée. Il évoque une coopération qui sera multiforme, de « l’éducation à l’environnement en passant par l’action de l’État en mer, l’appui à la société civile ou l’énergie ». « La France, à titre bilatéral et comme membre de l’Union européenne, sera à vos côtés pour apporter sa contribution au développement politique, économique et social de Madagascar » indique-t-il.

    Le Président français espère entamer les projets de coopération dès « le premier semestre 2024 ». « Ceci afin de permettre à nos deux pays d’engager rapidement des programmes d’envergure pour le bénéfice de nos deux peuples », souligne-t-il.
    Le courrier de félicitations du Président français a été remis en main propre au président Rajoelina par Hervé Berville, Secrétaire d’Etat à la Mer qui a représenté le gouvernement français lors de la cérémonie d’investiture qui a eu lieu samedi.
    Bien qu’Emmanuel Macron n’ait pas envoyé de lettre pour féliciter Andry Rajoelina de sa réélection avant samedi, l’ambassade de France a été l’un des premiers à prendre acte des résultats de la présidentielle proclamés par la Haute Cour Constitutionnelle avec plusieurs autres ambassades ainsi que la délégation de l’Union européenne et la représentation de l’Organisation internationale de la francophonie dans l’océan Indien. Dans leur déclaration, les différentes représentations avaient indiqué être prêtes « à travailler avec le Président élu et à accompagner le peuple malgache sur la voie d’un développement durable et inclusif, dans un climat de paix et dans le respect des droits humains ».
    Photo : Ambassade de France à Madagascar.

     

     

  • Hery Rajaonarimampianina à la tête de la mission d’observation électorale de l’Union Africaine à la présidentielle congolaise

    Hery Rajaonarimampianina à la tête de la mission d’observation électorale de l’Union Africaine à la présidentielle congolaise

    Antananarivo, 17 Décembre, 12h05 – Une nouvelle mission pour l’ancien président Hery Rajaonarimampianina. Celui-ci vient d’être nommé à la tête de la Mission d’observation électorale de l’Union africaine (MOEUA) à la présidentielle de la République Démocratique du Congo qui se déroule le 20 décembre. « J’endosse cette énorme responsabilité avec humilité », précise l’ancien président sur sa Facebook.

     

    La mission, composée de 65 membres issus de 28 pays différents, est arrivée à Kinshasa le 13 décembre dernier, indique un communiqué de l’Union africaine. Parmi les membres de la mission figurent des parlementaires panafricains, des responsables d’institutions en charge des élections, des représentants des organisations de la Société civile, des médias ou encore des institutions académiques du continent. Deux anciens ministres malgaches, Alain Djacoba Tehindrazanarivelo et Beboarimisa Ralava, sont également dans la liste publiée par Hery Rajaonarimampianina.

     

    La mission aura pour but de faire une observation indépendante et impartiale et d’évaluer l’organisation et la conduite de l’élection. Les résultats préliminaires de ses travaux seront rendus publics le 22 décembre. Un rapport final exhaustif sera ensuite établi avec les observations et recommandations pour toutes les parties prenantes aux élections.

     

    Ce n’est pas la première fois que l’ancien chef d’Etat malgache conduit une mission d’observation électorale en Afrique. L’Union africaine lui a déjà confié cette tâche lors de la présidentielle togolaise en février 2020.

     

    L’expertise et l’ expérience de Hery Rajaonarimampianina est ainsi sollicitée une nouvelle fois. Celui-ci s’est élevé avec le collectif des candidats contre l’élection présidentielle malgache du 16 novembre dernier. Celui-ci avait appelé au boycott du scrutin et en avait rejeté les résultats. Il avait notamment dénoncé un scrutin « forcé et illégal qui avait pour but de faire élire un candidat qui n’a plus la nationalité malgache ».

     

  • CEREMONIE – Le stade de Mahamasina rempli jusque sur la pelouse pour l’investiture d’Andry Rajoelina 

    CEREMONIE – Le stade de Mahamasina rempli jusque sur la pelouse pour l’investiture d’Andry Rajoelina 

    Antananarivo, 16 Décembre, 10h55 – Andry Rajoelina prête serment en tant que président de la République de Madagascar ce samedi. Le stade de Mahamasina a accueilli des dizaines de milliers de personnes, des simples citoyens aux invités de marque venus de l’étranger, en passant par divers responsables civils, militaires, religieux, diplomatiques et issus du secteur privé, pour l’occasion. Six chefs d’Etat africains sont venus assister l’un des leurs, réélu pour un nouveau mandat de cinq ans.

     

    Après la prestation de serment, les signes distinctifs ont ensuite été remis au président de la République réelu par le Grand Chancelier de l’Ordre national récemment nommé, le général Marcel Ranjeva.

     

  • ADMINISTRATION – La mise en place de la 25ème région en cours d’étude et de consultation, selon le ministre Justin Tokely

    ADMINISTRATION – La mise en place de la 25ème région en cours d’étude et de consultation, selon le ministre Justin Tokely

    Antananarivo, 16 Décembre, 9h55 – La 25ème région ne devrait pas tarder à voir le jour. « Nous effectuons toutes les études et toutes les consultations en ce sens », déclare Justin Tokely, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, en marge de la cérémonie de clôture de la deuxième session ordinaire de 2023, à l’Assemblée nationale, Tsimbazaza, ce vendredi. Le ministre n’a pas donné d’autres détails sur les travaux en cours pour cette promesse présidentielle. « Quand le moment vient, cette région sera en place », indique l’ancien gouverneur de la Sava.

     

    Lors de son meeting à Moramanga en novembre, Andry Rajoelina, alors candidat à la présidentielle, avait promis ses partisans d’instaurer une nouvelle région, le Mangoro qui serait alors séparé de l’Alaotra et qui accueillerait un district de l’Atsinanana. Cette région, selon Andry Rajoelina, devrait regrouper le district de Moramanga, d’Anosibe An’ala et de Marolambo

     

    Ce serait donc la troisième région créée par Andry Rajoelina si cela se réalise. Il a déjà mis en place la région de Vatovavy, puis celle d’Ambatosoa. La troisième devrait être la région de Mangoro.

     

    Dans les premières lois sur la décentralisation adoptées en 1994, Madagascar devait compter 28 régions. Celles-ci ont néanmoins été réduites à 22 en 2004, juste avant les premières élections régionales.

  • PARLEMENT – Le Sénat se dit prêt à travailler avec le nouveau président de la République

    PARLEMENT – Le Sénat se dit prêt à travailler avec le nouveau président de la République

    Antananarivo, 16 Décembre, 6h15 – Comme l’Assemblée nationale, le Sénat clôture aussi vendredi sa deuxième session ordinaire de 2023. Une occasion pour le président par intérim Nicolas Rabemananjara de lancer un message à la Nation. Celui-ci s’est notamment adressé au président réélu Andry Rajoelina pour le féliciter et l’encourager dans ses fonctions.

     

    “Les Malgaches majoritaires ont prouvé via les urnes et ont réitéré leur amour, leur confiance et leur espoir que vous êtes le seul homme dans l’île à qui ils donnent la clé qui va résoudre les problèmes de la Nation durant les cinq prochaines années”, lance le sénateur. “Les sénateurs et cette institution réitèrent pleinement leur volonté à travailler avec vous (…) pour le bien de notre société pour la paix de son peuple”.

     

    Mais Nicolas Rabemananjara a aussi eu un message pour l’opposition. Notamment ceux qui sont rancuniers. “Nous rappelons et prévenons ceux qui sont rancuniers et qui veulent plonger le pays dans le chaos que les élections sont terminées”, lance-t-il. “Nous devons nous concentrer sur l’avenir pour développer notre chère patrie et arrêter de rêver en cette période qui n’est même pas hivernale”, indique-t-il.

     

    D’après lui, Madagascar a prouvé que la démocratie règne dans le pays. “Chacun a pu exprimer ses idées, tout le monde a pu parler, trop parlé même. Certains ont dénigré et ont entravé les lois qui régissent la nation”, ajoute-t-il. “Mais malgré les dénigrements, les insultes, les provocations, la volonté de diviser les Malgaches durant ces élections, cela n’a pas empêché les citoyens d’exprimer leurs idées dans toute l’île”, se félicite le président de l’institution.

     

    Le Premier ministre n’a pas assisté à la cérémonie de clôture de la session du Sénat. Il a été représenté par quelques ministres. Christine Razanamahasoa, président de l’Assemblée nationale n’a pas non plus assisté à la cérémonie. La Chambre basse a été représentée par Naivo Raholdina, le nouveau vice-président de l’assemblée nationale pour la province d’Antananarivo.

    Photo : Sénat de Madagascar

  • Razanamahasoa appelle à la « cohésion nationale » et promet de poursuivre son plan de dialogue avec le FFKM

    Razanamahasoa appelle à la « cohésion nationale » et promet de poursuivre son plan de dialogue avec le FFKM

    Antananarivo, 15 décembre, 18h20 – Un appel à l’union sacrée. Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, martèle la nécessité de « cette cohésion qui nous fait tant défaut », dans son discours de clôture de la session parlementaire, en l’absence du Premier ministre Christian Ntsay et de Nicolas Rabemananjara, président par intérim du Sénat, vendredi à Tsimbazaza. « La structure FFKM [Conseil chrétien des Eglises] /PAN [présidente de l’Assemblée nationale] continuera à travailler et elle s’adaptera au contexte post-électoral », poursuit-elle.

    « Nous ne devons avoir, ensemble, qu’une une seule et unique voix : l’unité nationale », exhorte la présidente de la Chambre basse, dans un silence de cathédrale durant l’allocution en version française. « Il est grand temps de mettre à plat les maux qui nous divisent », avance-t-elle. « Ayons le courage de nous mettre autour d’une table pour dialoguer d’une manière désintéressée entre des gens respectueux des valeurs républicaines, de notre société, et de gens de bonne volonté », invite-t-elle.

    Christine Razanamahasoa martèle que « les germes de la division devront être discutés et élagués pour ainsi trouver des solutions (…) Nous ne nous cessons pas de nous enfoncer dans la pauvreté (…) faute de plan et de vision commune ». « L’intérêt général prime avant toutes les sensibilités politiques (…) Ne nous perdons pas notre temps aux mésententes et à la défense des intérêts (…) personnels ou de groupes », engage-t-elle.

    « Une dynamique populaire était perceptible et observée. Je me garde d’apporter un commentaire », avance la présidente de l’Assemblée nationale. « A qui incombe le tort ? », s’interroge-t-elle avant d’enchaîner : « Nous voilà face une société embarrassée et désorientée », avec un pays qui « traverse une crise de confiance », tout en indiquant que « le temps n’est plus aux critiques des faits saillants récents. Prenons-en acte ».

    Christine Razanamahasoa avait exhorté la communauté internationale à « agir (…) face à l’urgence », lors de l’ouverture de la session parlementaire du 17 octobre. Elle avait évoqué « des germes des provocations pour une guerre fratricide [qui] sont visibles et ne cessent pas de s’amplifier » avant de proposer un « espace de dialogue ».

    La présidente de l’Assemblée nationale s’est alliée avec le FFKM pour mettre en place une « plateforme de dialogue et de médiation ». Le groupe parlementaire « Isika miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRD), dont elle est issue la « condamne » le discours « qui cultive la déstabilisation ». La démarche de ladite plateforme se poursuit, allant jusqu’à demander « la suspension du processus électoral » relatif à la présidentielle, en vain. Les députés majoritaires avaient fait voter l’ajournement de l’ordre du jour à Tsimbazaza, évoquant la période de campagne électorale.

     

  • Trois projets de loi et quatre proposition de lois adoptés à l’Assemblée nationale durant la deuxième session ordinaire de 2023

    Trois projets de loi et quatre proposition de lois adoptés à l’Assemblée nationale durant la deuxième session ordinaire de 2023

    Antananarivo, 15 Décembre, 17h20 – Fin de session à l’Assemblée nationale. Christine Razanamahasoa, président de cette Chambre a dressé un bilan des travaux accomplis par les députés dans son discours durant la cérémonie de clôture dans la salle de séance de Tsimbazaza, ce vendredi. Quatre projets de loi et six propositions de lois ont été déposés durant la deuxième session de l’année.

     

    Sur ces quatre projets de loi, trois ont été adoptés, dont, le projet de loi relatif à la réconciliation nationale ; le projet de loi modifiant la loi sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ; et le plus important, la loi de finance pour 2023. L’examen et l’adoption du quatrième texte ont été reportés à la prochaine session.

     

    Sur les six propositions de loi, les députés en ont adopté quatre et en reportent quatre pour la prochaine session deux. Parmi les textes proposés par les parlementaires et adoptés figure la proposition de loi qui porte le mandat des élus terroriaux à cinq ans au lieu de quatre ans. La loi sur la protection des personnes atteintes d’albinisme a également été adoptée.

     

    Cette session est marquée par l’élection présidentielle. Durant un mois environ, la session a été interrompue, des nombreux députés sont allés en campagneélectorale. Selon Christine Razanamahasoa, malgré cette situation « l’Assemblée nationale a travaillé. Il y a beaucoup de travail accompli. »