Catégorie : Politique

  • EXECUTIF – La formation du gouvernement annoncée « en fin de semaine »

    EXECUTIF – La formation du gouvernement annoncée « en fin de semaine »

    Antananarivo, 10 janvier, 8h30 – Un calendrier établi. La Présidence de la République indique que la nomination des membres du gouvernement interviendra « en fin de semaine », selon son communiqué publié sur sa page Facebook, mercredi matin. « Le jeudi 11 janvier 2024, le Premier ministre soumettra au Chef de l’Etat la liste des ministres proposés », poursuit l’annonce.

     

    La Présidence de la République informe que les candidats, « après un entretien préalable (…) seront évalués par des experts en recrutement après des épreuves et des tests rigoureux et objectifs qui permettront de définir les capacités desdits candidats ».

     

    Le communiqué explique que l’initiative vise à « professionnaliser le processus de recrutement ». La démarche valorise « non seulement le sens du leadership, les performances académiques ainsi que les expériences professionnelles des future(s) ministres ». Elle devrait aussi « souligner l’importance de leurs engagements envers l’intérêt général et une culture axée sur les résultats », indique toujours le communiqué.

     

    Le Premier ministre Christian Ntsay avait été nommé le 4 janvier. « Loyauté », « maîtrise des projets de développement et des objectifs fixés » ainsi que la volonté de ne pas changer « à tout bout de champ », avaient été avancées par le président Andry Rajoelina, comme critères de choix de la reconduction du chef du gouvernement. Ce dernier avait déposé sa démission avec son équipe le 20 décembre quelques jours après l’investiture du président réélu.

  • Le ministère de la Justice assure appliquer une politique pénale sévère contre les viols

    Le ministère de la Justice assure appliquer une politique pénale sévère contre les viols

    Antananarivo, 7 Janvier, 6h30 – Mandat de dépôt systématique. Refus de liberté provisoire. Peine maximale requise. Appel systématique en cas de verdict moins sévère que la peine requise. Le ministère de la Justice assure que « l’Etat prend déjà des mesures contre les violeurs et continuera d’en prendre comme l’a déjà martelé le président de la République dans son discours de fin d’année ». Salohy Norotiana Randrianarisoa, directrice générale des affaires judiciaires, rappelle l’existence d’une note envoyée à tous les procureurs de la République sur l’application d’une politique pénale sévère contre tous ceux qui sont accusés de viols, notamment les viols sur mineurs, et dont les charges sont suffisantes.

     

    Outre le placement en détention provisoire ou encore le réquisitoire sur les peines maximales, la responsable rappelle que les parquets sont invités à donner suite à toutes les plaintes et dénonciations reçues même si les victimes ou leurs représentants retirent leur requête. Elle évoque alors de récents cas dans lesquels les accusés sont placés en détention préventive. Dans une vidéo publiée sur la page Facebook du ministère, la haute fonctionnaire remémore également les différentes dispositions du Code pénal sur les viols et les tentatives de viol ainsi que les peines actuellement en vigueur.

     

    Pour ce qui est des peines plus sévères évoquées par le président de la République Andry Rajoelina durant son allocution à la veille du nouvel an, Salohy Norotiana Randrianarisoa souligne que le ministère planche déjà sur le sujet. « Des études sont en cours et le ministère est en train d’élaborer l’avant-projet de loi », indique-t-elle dans la vidéo. Elle précise que le texte, une fois élaboré, devrait encore passer par les différentes étapes d’examen et d’adoption d’une loi avant d’être promulgué. Ce texte en cours d’élaboration devrait, entre autres, prévoir des peines de prison à perpétuité, le bannissement et même une castration chimique pour les individus condamnés pour viol sur mineur, ainsi que l’a recommandé le chef de l’Etat.

     

  • BUDGET – Le montant des subventions d’investissement aux communes en hausse

    BUDGET – Le montant des subventions d’investissement aux communes en hausse

    Antananarivo, 6 Janvier, 16h35 – Renforcer la décentralisation. C’est ce qui aurait motivé l’Etat à revoir à la hausse le montant des subventions d’investissement aux communes à travers le Fonds de développement local (FDL). Cette subvention passe de 30 millions d’ariary à 50 millions d’ariary, selon ce qui est prévu dans la Loi des finances initiale (LFI) 2024. Le nombre des communes qui en bénéficieront sera par ailleurs doublé puisqu’il passe de 200 à 400 communes selon ce document budgétaire.

     

    Les subventions de fonctionnement dédiées à appuyer les communes augmenteront également de 16,6%. Et toutes les communes en bénéficieront « afin de renforcer leur capacité à répondre aux besoins des citoyens », soutient la LFI 2024. Ce document budgétaire avance même la mise en place de deux nouvelles régions cette année, et précise que des budgets pour leur fonctionnement et leur investissement sont déjà prévus.

     

    Une nouvelle tarification des Collectivités territoriales décentralisées sera par ailleurs mise en place, dans le but de « renforcer leur autonomie ». Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) soutient dans la Loi des finances que la décentralisation a accordé des ressources particulières aux CTD mais aucune tarification de ces ressources n’a été adoptée depuis 2014. Le Gouvernement malgache a alors décidé de mettre en place ces tarifications pour améliorer les ressources de ces Collectivités et pour mettre en œuvre la Politique nationale pour la décentralisation émergente (PNDE).

     

  • GOUVERNEMENT – Rajoelina explique son choix de reconduire Christian Ntsay 

    GOUVERNEMENT – Rajoelina explique son choix de reconduire Christian Ntsay 

    Antananarivo, 5 Janvier, 6h15 – Andry Rajoelina dit avoir fait un choix longuement et mûrement réfléchi. Le président de la République décide de reconduire Christian Ntsay au poste de premier ministre pour le début de son second mandat. « Lorsque j’ai longuement examiné les trois noms que vous, les députés, avez proposés, j’ai retenu trois critères importants pour prendre ma décision », souligne-t-il devant les députés de la majorité jeudi soir au Palais d’Etat d’Iavoloha.

     

    Andry Rajoelina cite la loyauté en tête de ces trois critères. « La loyauté est une chose sacrée et précieuse pour moi », martèle le Président. « La loyauté est quelque chose de difficile actuellement car les gens à qui on a fait confiance nous trahissent souvent », ajoute-t-il, précisant néanmoins que Christian Ntsay est « une personne loyale à qui on peut faire confiance ».

     

    Le deuxième critère annoncé par le Président est l’expérience. « On a besoin d’une personne qui maîtrise les projets de développement et les objectifs fixés », indique le locataire d’Iavoloha. Et à l’en croire, Christian Ntsay « connaît la façon de travailler » qu’il souhaite, et « connaît la vision et les objectifs à atteindre ».

     

    Mais le choix de Christian Ntsay est aussi dicté par la stabilité qu’il représente jusqu’à ce qu’une nouvelle majorité se dégage des prochaines élections législatives. Indiquant « ne pas apprécier changer à tout bout champ », Andry Rajoelina semble préférer attendre les résultats des prochaines législatives avant de choisir un nouveau Premier ministre, s’il le faut. « Je crois que gagner la majorité lors des prochaines élections nous permettra de définir et de mettre en place un personne qui sera formée et qui nous conduira vers le changement », précise-t-il.

     

  • Le nom du nouveau Premier ministre connu ce jeudi soir, selon la présidence de la République 

    Le nom du nouveau Premier ministre connu ce jeudi soir, selon la présidence de la République 

    Antananarivo, 4 Janvier, 10h35 – Une nomination imminente. « Ce jeudi 4 décembre à 20h, le président de la République procédera officiellement à la nomination du nouveau Premier ministre, chef du gouvernement », annonce la présidence de la République. A en croire la publication de la présidence, après s’être réuni, le groupe parlementaire majoritaire a transmis mercredi au chef de l’Etat les noms qu’il propose au poste de Premier ministre.

     

    Selon le député Lalao Rahantanirina, vice-présidente de l’Assemblée nationale, les députés de la majorité, du groupement Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina ont soumis une liste de cinq noms au chef de l’Etat. « Nous avons remis au Président de la République notre proposition, comme l’article 54 de la constitution indique », rapporte le député élu à Mahajanga. Elle est cependant restée discrète sur le contenu de la liste, indiquant que « c’est confidentiel ».

     

    Dimanche, dans son discours de vœux diffusé sur les chaînes audiovisuelles publiques, Andry Rajoelina avait indiqué ne plus attendre que les trois noms proposés par le groupe parlementaire majoritaire à Tsimbazaza. Selon l’article 54 de la Constitution, « le président de la République nomme le Premier ministre présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale ».

  • PENSIONS – Un déficit de 285,9 milliards d’ariary pour la Caisse de retraite civile et militaire 

    PENSIONS – Un déficit de 285,9 milliards d’ariary pour la Caisse de retraite civile et militaire 

    Antananarivo, 4 Janvier, 9h05 – Un gap à combler dans la caisse pour les fonctionnaires retraités. La Caisse de retraite civile et militaire (CRCM) qui finance les pensions des agents publics retraités, affiche un déficit 285,9 milliards d’ariary. La situation est exposée par le ministère de l’Economie et des finances (MEF) dans la Loi des finances initiale 2024.

     

    Le ministère en charge des Finances rappelle que deux caisses de retraites avaient été créées au niveau du Trésor public, dont la CRCM pour les agents encadrés de l’Etat, c’est-à-dire les fonctionnaires et la Caisse de prévoyance et de retraite (CPR) pour les agents non encadrés. Le MEF précise que ces caisses sont alimentées par les cotisations des agents en activité, selon le « principe de la solidarité intergénérationnelle ».

     

    Les cotisations qui sont versées dans ces caisses sont composées des parts patronales à la charge de l’Etat, correspondant à 19% du salaire de base. A ceux-ci s’ajoutent des parts salariales ou individuelles à hauteur de 5% du salaire de base, qui sont prélevées mensuellement sur les rémunérations des agents, quelle que soit leur caisse d’affiliation.

     

    Si la CPR présente annuellement un caractère « excédentaire », le ministère fait remarquer que la CRCM, pour sa part, affiche un « déficit chronique » qui s’explique essentiellement par la baisse du nombre des cotisants avec le gel des recrutements au sein de l’Administration publique. Cette situation de la CRCM avait toujours contraint l’Etat de lui transférer des subventions chaque année pour assurer le paiement des droits des pensionnés.

     

    Le ministère des Finances souligne néanmoins que grâce à la mise en place des différentes mesures de réforme par le Gouvernement depuis 2021 en vue de redresser le système de retraite public, le montant des subventions destinées à combler le déficit des caisses diminue. Le MEF indique d’ailleurs que le déficit de 285,9 milliards d’ariary de la CRCM cette année correspond à 25,2 milliards d’ariary de moins par rapport à l’année précédente. Et c’est grâce à la mise en œuvre progressive des réformes en matière de gestion des caisses de retraites, selon ses explications.

     

    Ainsi, pour 2024, le montant de la subvention pour la CRCM est fixé à 285,95 milliards d’ariary, représentant 2,94% des recettes fiscales nettes. Cette subvention affiche une baisse significative de -25,23 milliards d’Ariary comparativement à celle versée en 2023.

     

    La pension de retraite est une prestation sociale versée sous forme de rente et qui est destinée aux agents qui ont atteint la limite d’âge légale, rappelle le ministère. Cette pension est calculée sur la base du dernier salaire de base, en prenant en compte plusieurs paramètres tels que l’ancienneté, le nombre d’enfants, les titres honorifiques ou encore le statut général de l’agent, détaille ce ministère. Et ce, en ajoutant que cette rente peut être transférée à un ayant droit désigné par la loi, qu’il s’agisse du conjoint ou de l’orphelin mineur, lors du décès de l’agent retraité.

  • Passeport – Un service spécial à mettre en place à l’ambassade de Madagascar en France 

    Passeport – Un service spécial à mettre en place à l’ambassade de Madagascar en France 

    Antananarivo, 1er Janvier, 20h25 – Un meilleur service pour la diaspora malgache. Le président de la République Andry Rajoelina annonce la création d’un service spécial auprès de l’ambassade de Madagascar à Paris pour traiter les dossiers de demande de passeport déposés par les membres de la diaspora malgache.

     

    ⭕L’objectif, selon le chef de l’Etat, est d’accélérer la délivrance de ce document à ceux qui en font la demande. « Si cela a toujours pris six mois, cela va désormais se faire en un mois après que tous les dossiers nécessaires sont réunis », indique Andry Rajoelina dans son discours de vœux sur les chaînes audiovisuelles publiques dimanche soir.

     

    ⭕Avec ce service spécial, les dossiers devraient pouvoir être traités en France même et ne plus être transférés à Antananarivo où les passeports seront confectionnés. Selon le site web de l’ambassade de Madagascar en France, celle-ci « effectue uniquement l’enrôlement électronique des ressortissants et achemine les demandes de passeport à Antananarivo ». La confection des passeports, précise-t-elle, « relève du ministère de la Sécurité publique ».

     

  • Andry Rajoelina affirme attendre une proposition de trois noms de la part de la majorité à l’Assemblée nationale pour choisir son Premier ministre 

    Andry Rajoelina affirme attendre une proposition de trois noms de la part de la majorité à l’Assemblée nationale pour choisir son Premier ministre 

    Antananarivo, 31 décembre, 21h30 – Les députés sollicités. Le président réélu Andry Rajoelina affirme être « en attente de trois noms de premiers ministrables de la part du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale pour pouvoir nommer [ le chef du gouvernement] » au cours de son discours à la nation dimanche soir. « Le Premier ministre procédera au tri et à la proposition des membres du gouvernement », poursuit-il dans son allocution diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques.

     

    ⭕Andry Rajoelina ne fixe pas d’une manière officielle un délai précis pour la formation du gouvernement. « Nous l’attendons dans la dignité et dans le calme », avance-t-il.

     

    ⭕Le chef de l’Etat indique l’existence de « critères stricts » pour la nomination des ministres. « La réalisation des projets requiert des personnes volontaires et qui sont prêtes à servir la population, droits, efficaces et surtout expérimentées », lance-t-il. « Nous avons une vision importante pour le développement de Madagascar. Cela requiert des critères stricts (…) car nous avons besoin de résultats rapides et concrets pour la population malgache », argumente-t-il.

     

    ⭕Andry Rajoelina affirme être « prêt à collaborer avec ceux qui remplissent les conditions [énoncées] ». « Je tiens à préciser les nominations ne dépendent pas de la communication faite [autour de ceux qui aspirent à intégrer le gouvernement] ou encore de la collecte de signatures », avance-t-il. « La nomination dépend des compétences [ du ministrable] et de la capacité à concrétiser la vision que nous souhaitons réaliser pour le développement, surtout pour l’intérêt supérieur de la nation », enchaîne-t-il.

     

    ⭕Le gouvernement de Christian Ntsay avait remis sa démission au président de la République le 20 décembre, Il continue gérer les affaires courantes jusqu’à la formation du nouveau gouvernement, selon le communiqué du Conseil des ministres.

  • Andry Rajoelina annonce des modifications du Code pénal afin de punir les « violeurs d’enfant » de « prison à perpétuité », de « bannissement » et de « castration chimique »

    Andry Rajoelina annonce des modifications du Code pénal afin de punir les « violeurs d’enfant » de « prison à perpétuité », de « bannissement » et de « castration chimique »

    Antananarivo, 31 Décembre, 20h59 – Des peines plus dures attendues pour les « violeurs d’enfants ». Le président de la République Andry Rajoelina annonce des « sanctions drastiques contre ceux qui sont reconnus coupables de viol d’enfants ». Il parle notamment « de prison à perpétuité », « de bannissement » mais aussi « de castration chimique » dans son discours de vœux diffusé sur les chaînes nationales de ce dimanche soir.

     

    ⭕️A entendre le président de la République, cette « mesure médicale » qui consiste à « injecter des produits au niveau de l’appareil génital masculin » vise à « anéantir tout désir » chez le violeur « de façon à ce qu’il ne puisse plus détruire un enfant ou s’adonner à des pratiques malsaines pour le restant de sa vie ». Andry Rajoelina annonce alors « des modifications du code pénal pour que ces peines puissent s’appliquer ». Pour l’heure, les personnes reconnues coupables de viols sur mineurs sont punies de travaux forcés à temps.

     

    ⭕️Pour le chef d’Etat, « les cas de viols, surtout les viols sur mineurs sont inacceptables ». Or, ces cas, estime-t-il, sont de plus en plus nombreux, se référant aux chiffres publiés par le ministère de la Justice. Il parle notamment de 672 enfants victimes de violences sexuelles, selon le ministère de la Justice.

     

  • ADMINISTRATION – La Présidence dévoile le nouveau portrait officiel du président de la République 

    ADMINISTRATION – La Présidence dévoile le nouveau portrait officiel du président de la République 

    Antananarivo, 27 Décembre, 6h45 – Un nouveau portrait pour un nouveau mandat. La Présidence dévoile sur sa page Facebook le nouveau portrait officiel du président de la République Andry Rajoelina, mardi. Comme il est d’usage, cette photo sera accrochée dans tous les bureaux administratifs durant son mandat. Elle représente, selon la présidence, le troisième élément qui symbolise la République : le président de la République.

     

    Le changement est visible sur le cliché tant sur l’apparence du Président réélu que sur les fonds utilisés pour la pose photo. Le portrait montre le Chef de l’Etat portant une paire de lunettes à monture noire, alors que sur l’ancienne photo, celui-ci n’a pas de lunettes. Pour son nouveau portrait officiel, Andry Rajoelina pose également devant les armoiries de la République et pas devant une bibliothèque comme sur la précédente photo officielle.

     

    Enfin, son costume suit la tendance de son récent style vestimentaire : le costume cravate est rangé au placard au profit de la veste col Mao. Sur le cliché, Andry Rajoelina porte également toute la panoplie du Président : l’insigne de Grand-Croix de première classe, le Collier Grand Maître de l’Ordre national, et le Grand Cordon.