Catégorie : Politique

  • PRESIDENTIELLE AUX COMORES – La Cour suprême valide la réélection d’Azali Assoumani

    PRESIDENTIELLE AUX COMORES – La Cour suprême valide la réélection d’Azali Assoumani

    Antananarivo, 25 Janvier, 19h20 – Un troisième mandat consécutif à la tête de l’Union des Comores pour Azali Assoumani. La Cour suprême de l’archipel a proclamé mercredi les résultats officiels de la présidentielle, tenue le 14 janvier. Selon la Cour suprême, Azali Assoumani, au pouvoir depuis 2016, remporte le scrutin avec 57,3% des voix, contre 11,7% pour Salim Issa Abdillah du parti Juwa, arrivé deuxième.

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    Les quatre autres candidats de l’opposition obtiennent entre 1,6 et 10,6% des suffrages exprimés. Le taux de participation qui avait été de 16,3% selon les résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante quelques jours plus tôt est passé à 56,44 %, selon toujours la Cour suprême.

    L’opposition constituée des cinq candidats à la présidentielle a saisi la Cour suprême pour « dénoncer des fraudes » et « demander l’annulation du scrutin ». La semaine dernière, ils ont déjà sollicité l’appui de l’Union africaine pour obtenir l’organisation une nouvelle élection. Mais la Cour suprême des Comores a jugé leurs recours « irrecevables ». Rejetant les résultats de la présidentielle, ils appellent les électeurs à se mobiliser.
    Photo : Présidence de l’Union des Comores
  • Les élus communaux sortants maintenus provisoirement en activité en attendant leurs successeurs

    Les élus communaux sortants maintenus provisoirement en activité en attendant leurs successeurs

    Antananarivo, 25 Janvier, 18h43 – Continuité. Les maires et les conseillers municipaux en fin de mandat peuvent continuer à assurer leur fonction jusqu’à l’élection de leurs successeurs. Les communes dont les postes de maires sont vacants seront néanmoins dirigées par une délégation spéciale. La Haute cour constitutionnelle (HCC) publie ce jeudi son avis par rapport aux questions posées par le Premier ministre sur le statut des dirigeants des communes.

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    Selon l’avis de la HCC, ces élus sortants ou en fin de mandat « continuent à exercer leurs attributions prévues dans l’article 14 jusqu’à l’article 50 de la loi relative aux ressources des Collectivités Territoriales Décentralisées, aux modalités d’élections, ainsi qu’à l’organisation, au fonctionnement et aux attributions de leurs organes, sous réserve du considérant 12 ».

    La HCC ajoute que « pour les cas où le poste de maire en fin de mandat est vacant, une délégation spéciale sera mise en place par voie réglementaire ». Pour la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) dont le maire vient d’être nommé ministre, une délégation spéciale devrait ainsi être nommée. La CUA indique d’ailleurs être en attente de cette nomination.

    La HCC justifie sa décision par la nécessité d’une « continuité du service public au niveau local » et « la satisfaction continue des besoins des usagers de la Commune ». Or, « les maires et les conseillers municipaux et communaux, en tant qu’autorités administratives élues, sont les garants du fonctionnement des services publics communaux », poursuit la Cour d’Ambohidahy.

    L’avis de la HCC a été sollicité par le Premier ministre Christian Ntsay le 18 Janvier alors que le mandat des élus municipaux et communaux a déjà expiré et qu’aucune date n’est encore prévue pour les élections territoriales. Au niveau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), aucune élection n’est prévue avant le 15 mai. Soava Andriamarotafika, rapporteur général de l’organe de gestion des élections, avait laissé entendre que les élections ne devraient pas avoir lieu avant la fin de la révision annuelle de la liste électorale prévue le 15 mai.

  • Les élections communales après la révision annuelle de la liste électorale

    Les élections communales après la révision annuelle de la liste électorale

    Antananarivo, 24 Janvier, 12h20 – Il ne devrait pas y avoir d’élections avant le 15 mai, date de clôture de la révision annuelle de la liste électorale. D’après Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), « les élections pour cette année viendront après la révision annuelle de la liste électorale (RALE) ».

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    « Nous allons utiliser la liste électorale révisée pour ces élections », précise le membre du bureau permanent de la Ceni. Il évoque un « principe adoptée » par les commissaires électoraux. Il souligne néanmoins que « aucune date n’a encore été évoquée pour le moment ».

    Les élections communales devraient donc avoir lieu au plus tôt dans quatre mois. En attendant , les collectivités territoriales devraient être gérées suivant des dispositions particulières. Après l’expiration des mandats des élus locaux, il y a quelques jours, le Premier ministre a récemment demandé l’avis de la Haute cour constitutionnelle sur les mesures à appliquer pour la direction des communes en attendant les résultats des prochaines élections.

    Pour le cas des députés, comme leur mandat ne devrait expirer qu’au deuxième semestre de l’année, les élections législatives ne sont prévues que bien après la fin de la période de révision de la liste électorale.

     

  • Christian Ntsay demande à la HCC si les maires et conseillers communaux et municipaux peuvent encore assurer leur fonction

    Christian Ntsay demande à la HCC si les maires et conseillers communaux et municipaux peuvent encore assurer leur fonction

    Antananarivo, 24 Janvier, 9h55 – Des réponses attendues. Le Premier ministre Christian Ntsay saisit la Haute cour constitutionnelle (HCC) sur la question liée à la direction des communes dans la mesure où les mandats des maires et des conseillers communaux ont expiré. L’une des principales questions que le Chef du gouvernement a posées au gardien de la Constitution, le 18 janvier porte sur la possibilité pour les Maires et les conseillers communaux de continuer à assurer leur fonction jusqu’à la publication des résultats des élections communales ?

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    Deux autres questions sur les détails du fonctionnement des collectivités sont également posées par Christian Ntsay au cas où la HCC répondrait à sa question par l’affirmative. Celles-ci portent sur les « dispositions que les élus communaux peuvent prendre pour le fonctionnement des communes », et sur les limites qui doivent être prises en considération de la prorogation de leur mandat ». Cette saisine du Premier ministre se trouve dans les dossiers en instance à la HCC, disponibles dans leur site web.

    La réponse d’Ambohidahy est fortement attendue. Depuis l’expiration de leur mandat, les dirigeants communaux sont sans statuts. Naina Andriantsitohaina, ministre en charge de la Décentralisation avait indiqué, lors de sa prise de fonction il y a une semaine, que les dirigeants communaux devraient encore pouvoir continuer leur travail, mais que la prorogation de leur mandat nécessitait une base juridique.

  • DIGITALISATION – La carte d’identité nationale biométrique mise en place à partir de cette année à Madagascar

    DIGITALISATION – La carte d’identité nationale biométrique mise en place à partir de cette année à Madagascar

    Antananarivo, 20 Janvier, 10h30 – La carte d’identité nationale malgache va aussi passer au biométrique. La mise en place de ce projet va débuter cette année, indique Tahina Razafindramalo, ministre du Développement numérique des postes et des télécommunications ce vendredi. “Ce projet est mené avec la Banque mondiale avec pour objectif de donner à chaque citoyen une carte d’identité biométrique gratuitement”, explique-t-il.

    Avant d’acquérir la carte d’identité biométrique, chaque citoyen malgache de plus de 15 ans passe par l’enrôlement biométrique. Cette étape consiste à collecter les données biographiques entre autres le prénom, le nom, le sexe, etc.. mais aussi les données biométriques dont les empreintes, la photo et la signature pour les candidats à l’enrôlement.

    “On n’a pas besoin de le faire l’enrôlement biométrique avant 15 ans pour des questions de physionomie”, souligne le membre du gouvernement. La personne de moins de 15 ans qui sera enrôlée n’obtiendra pas non plus sa carte biométrique avant ses 18 ans.

    Ce projet de carte d’identité biométrique est financé par la Banque mondiale à hauteur de 140 millions de dollars. Il va de paire avec le projet d’identifiant unique, qui consiste à octroyer un identifiant unique à chaque citoyen dès sa naissance. A en croire le ministère, ce projet a déjà débuté. “Chaque individu qui naît à Befelatanana bénéficie déjà d’un identifiant unique et est déjà inscrit dans la base de données centrale”, soulève le membre du gouvernement. L’identifiant unique est également déjà expérimenté à la commune urbaine de Toamasina actuellement, ajoute-t-il.

    L’utilisation de l’identifiant unique et de la carte d’identité biométrique présente de nombreux avantages, selon le ministre. On pourra déjà retracer toute la vie d’un individu grâce à cela. On évitera aussi toute duplication d’identité ou de doublons notamment durant les élections. Grâce à la digitalisation des services publics, on pourra aussi facilement avoir accès aux différents documents administratifs et autres.

  • ADMINISTRATION – Trois gouverneurs remerciés par le Conseil des ministres

    ADMINISTRATION – Trois gouverneurs remerciés par le Conseil des ministres

    Antananarivo, 18 Janvier, 6h30 – Première série de limogeage par le nouveau gouvernement. Le premier Conseil des ministres dans sa nouvelle composition remercie trois gouverneurs de régions, celui d’Atsimo Atsinanana, de Melaky et d’Analanjirofo en l’occurrence. Ces postes ont été occupés respectivement par Justin Mahafaky, Patrick Ratsitohara et Marcellin Randriamanantena. Leurs remplaçants n’ont pas encore été nommés par le Conseil des ministres.

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    Hery Rasoamaromaka par contre retrouve son poste à la tête de la région d’Analamanga. Démissionnaire en octobre pour pouvoir participer à la campagne présidentielle, il a été à nouveau nommé gouverneur mercredi.

     

    Avec les trois limogeages et la nouvelle nomination, cinq régions se trouvent sans gouverneur actuellement. Outre les trois régions qui viennent de voir leurs gouverneurs partir, deux postes de gouverneurs sont vacants. Le décret de nomination du gouverneur du Betsiboka avait déjà été abrogé après l’affaire d’exploitation illicite d’or qui a secoué sa region. Celui d’Amoron’i Mania devrait également être sans titulaire après la nomination de Haingo Fomendraza à la tête du ministère de la Population et des solidarités.

     

    Après la scission de l’ancien département de l’Intérieur et de la décentralisation, c’est le ministère en charge de la Décentralisation qui a porté les décrets d’abrogation de nomination des gouverneurs. Celui-ci est dirigé par Naina Andriantsitohaina, ancien maire d’Antananarivo.

  • Une diplomatie qui contribue au développement de Madagascar parmi les priorités du ministère des Affaires étrangères

    Une diplomatie qui contribue au développement de Madagascar parmi les priorités du ministère des Affaires étrangères

    Antananarivo, 17 Janvier, 16h50 – Rafaravavitafika Rasata dévoile sa feuille de route. La passation entre la nouvelle ministre des Affaires étrangères et Yvette Sylla s’est tenue mardi à Anosy. Une passation durant laquelle la nouvelle chef de la diplomatie malgache a affiché ses priorités et sa volonté à atteindre les objectifs.

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    “Je sais que le travail est dur et acharné mais la satisfaction est grande lorsque cela a un impact sur la vie du peuple malgache et apporte un développement durable”, lance la ministre. “Nous allons ainsi prioriser une diplomatie qui apporte un développement à notre économie”, ajoute-t-elle. “La diaspora sera mise à contribution pour apporter sa pierre au développement de Madagascar”, indique-t-elle encore.

    Toujours dans cet objectif, la diplomate a aussi indiqué que les relations avec les pays alliés qui apportent un plus sur l’aspect du développement humain seront renforcées. Le ministère redoublera aussi d’effort sur le développement de l’image de Madagascar à l’étranger et le garantissement de la souveraineté nationale. “Nous devons faire en sorte que Madagascar brille sur la scène internationale”, insiste la ministre.

    Rafaravavitafika Rasata n’est pas une novice au sein de ce département pour y avoir travaillé à divers postes depuis plusieurs années. Elle a par ailleurs remercier Yvette Sylla sa prédécesseure pour son engagement au sein du ministère durant toutes ces années.

  • COMORES – Azali Assoumani réélu pour un troisième mandat

    COMORES – Azali Assoumani réélu pour un troisième mandat

    Antananarivo, 17 Janvier, 10h15 – Une réélection sans surprise. Azali Assoumani devrait rempiler pour un troisième mandat à la tête de l’Union des Comores. Il est largement en tête du premier tour de l’élection présidentielle de l’archipel, selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) des Comores, mardi. Les résultats doivent néanmoins encore être validés par la Cour suprême.

    Selon les résultats proclamés par la CENI Azali Assoumani a obtenu 33 209 voix, soit 62,97 % des suffrages exprimés. Son adversaire Salim Abdillah a obtenu 10 684 voix, soit 20,26% dès suffrages. Le taux de participation s’est révélé extrêmement bas. 55 258 votants sur les quelque 340 000 inscrits se sont rendus aux urnes, soit seulement 16,30 %.

    La réélection d’Azali Assoumani intervient dans un contexte politique tendu. Les opposants ont dénoncé des fraudes électorales durant le scrutin. Des manifestations avaient éclaté dans plusieurs endroits du pays au lendemain du scrutin, poussant les forces de l’ordre à faire usage de bombes lacrymogènes.

     

  • GOUVERNEMENT – La digitalisation des services publics bientôt confiée à un secrétaire d’Etat

    GOUVERNEMENT – La digitalisation des services publics bientôt confiée à un secrétaire d’Etat

    Antananarivo, 16 Janvier, 13h50 – Le certificat de résidence à délivrer en moins de 10mn. C’est le défi que lance le président de la République au futur secrétaire d’Etat en charge de la digitalisation des services publics. Celui-ci sera d’ailleurs rattaché à la présidence de la République et non au ministère en charge du Développement numérique.

     

    Avec la digitalisation des services publics dont il prévoit d’assurer lui-même la supervision, le président de la République espère accélérer le traitement des dossiers administratifs et faire délivrer ainsi dans les meilleurs délais les documents et papiers dont les administrés ont besoin. « De nombreux fokontany et communes sont déjà dotés des matériels nécessaires », souligne-t-il.

     

    Outre les certificats de résidence à délivrer par les « fokontany », Andry Rajoelina évoque également l’accélération des procédures de délivrance des permis de conduire, des passeports ou encore certificats de situation juridique des propriétés foncières.

     

    En plus du ministère en charge du développement numérique et le bureau du projet de gouvernance digitale et de gestion de l’identité malagasy (Prodigy), l’accélération de la transformation digitale du pays sera aussi désormais appuyée par un secrétariat d’Etat. Pour Andry Rajoelina, l’intérêt du secrétariat d’Etat réside dans l’allègement de son bureau « avec dix, quinze ou au plus vingt agents » au maximum. Il estime que ce personnel allégé plus efficace qu’un « ministère avec ses directeurs régionaux qui alourdissent l’administration ».

     

     Image par Free stock photos from www.rupixen.com de Pixabay

  • Andry Rakotondrazaka : « Plus de responsabilités confiées au ministère délégué en charge de la gendarmerie »

    Andry Rakotondrazaka : « Plus de responsabilités confiées au ministère délégué en charge de la gendarmerie »

    Antananarivo, 16 Janvier, 12h33 – Le département ministériel en charge de la gendarmerie gagne en grade à en croire le général Andry Rakotondrazaka. “La dénomination a changé, c’est devenu un ministère délégué si c’était un secrétariat d’Etat auparavant. Cela signifie qu’il y a des responsabilités que le ministère endossera de façon indépendante”, explique l’officier général promu au poste de ministre délégué chargé de la gendarmerie à l’issue de la cérémonie de passation ce mardi matin. “Cela concerne aussi bien les décisions que les réalisations” ajoute-t-il.
    Le département qui s’occupe de la gendarmerie au sein de ce nouveau gouvernement n’est plus un secrétariat d’État auprès du ministère de la Défense nationale mais un ministère délégué. Avec la nouvelle structure du gouvernement, les secrétariats d’Etat, dont il sera créé neuf dans les prochains jours, sont particulièrement chargés des projets présidentiels et auront une administration allégée. Or, selon l’officier général, son département gardera globalement la structure qu’il avait déjà auparavant.
    Les changements devraient surtout concerner le travail au quotidien ainsi que les responsabilités, poursuit l’officier général. “Les responsabilités augmentent au sein de ce ministère délégué” précise l’officier général. Celui-ci, dans son discours de prise de fonction a évoqué une nouvelle stratégie pour lutter contre l’insécurité à Madagascar pour rétablir l’Etat de droit à Madagascar. Le ministre indique qu’il concentrera ses efforts dans les zones rurales afin de “permettre à la population de produire”. La lutte contre la corruption reste aussi un combat qui sera mené.