Catégorie : Politique

  • DIPLOMATIE – Madagascar parmi les invités de la 7ème édition du Raisina dialogue, une conférence annuelle organisée par l’Inde sur la géopolitique et la géoéconomie

    DIPLOMATIE – Madagascar parmi les invités de la 7ème édition du Raisina dialogue, une conférence annuelle organisée par l’Inde sur la géopolitique et la géoéconomie

    Antananarivo, 27 Avril, 10h52 – Une première pour Madagascar. La Grande île a été représentée cette année à la conférence géopolitique et géoéconomique annuelle organisée par l’Inde, le Raisina Dialogue. Richard Randriamandrato, ministre des Affaires étrangères, s’est rendu à New Delhi du 25 au 27 Avril pour participer à cet événement qui a vu la présence de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen en tant qu’invitée d’honneur, d’anciens Premiers ministres, de 13 ministres des Affaires étrangères et de plus de 2.000 participants issus de divers secteurs venus du monde entier.

    ⭕Plusieurs sujets sur le thème global « Terranova : passionnée, impatiente et en péril » sont abordés au cours des trois jours de rencontres et de discussions. Il y est entre autres question de « repenser la démocratie », de la « fin du multilatéralisme », ou encore de « transitions vertes » et de « guerres technologiques persistantes et implacables ». « Le projet d’un grand espace indo-pacifique fait également partie des discussions entre les pays riverains avec des préoccupations communes pour faire face au changement climatique et aux questions d’intégration économique », indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères qui rappelle que Madagascar joue un rôle important dans la région du Sud ouest de l’océan Indien.

    ⭕Son séjour en Inde est l’occasion pour Richard Randriamandrato d’aborder avec son homologue indien pour discuter des sujets liés à la coopération des deux pays sur la santé, l’environnement et le commerce. Le ministre malgache a également été reçu par le Premier ministre indien Narendra Modi avec ses homologues des autres pays.

    Photo : Ministère des Affaires étrangères

  • TRAVAIL- Le secteur privé s’inquiète d’une éventuelle remise en cause de la hausse des salaires prévue à 9,9% convenue entre les partenaires sociaux après la prochaine rencontre avec le Chef de l’Etat

    TRAVAIL- Le secteur privé s’inquiète d’une éventuelle remise en cause de la hausse des salaires prévue à 9,9% convenue entre les partenaires sociaux après la prochaine rencontre avec le Chef de l’Etat

    Antananarivo, 26 Avril, 17h50 – La hausse des salaires des travailleurs du secteur privé sera-t-elle plus importante que ce qui a été validé par le Conseil national du travail (CNT) en début Avril ou sera-t-elle moins importante ? Les partenaires sociaux ne cachent pas leurs inquiétudes après l’annonce par le chef de l’Etat d’une prochaine rencontre avec les groupements patronaux pour parler de la hausse des salaires. « C’est le dialogue social qui est remis en cause si l’accord entre les partenaires sociaux est remis en cause », s’inquiète Herilanto Rakotoarisoa, président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP).
    ⭕Pour le patron du GEFP, il est acquis pour le secteur privé que la hausse de la valeur du point d’indice qui entraînera une hausse des salaires est de 9,9%. « Cela a été validé par le Conseil national du travail », martèle-t-il. « Il ne reste plus que le décret d’application », poursuit-il encore. « Certaines entreprises ont déjà inclus la hausse dans la paie du mois d’Avril », souligne-t-il encore, rappelant l’entente des partenaires sociaux sur l’application de la nouvelle grille dès le mois d’Avril. « Un nouveau taux chamboulera tout », craint-il.
    ⭕Herilanto Rakotoarisoa appréhende surtout les mesures qui seront prises après la rencontre avec le président de la République. Il redoute des décisions qui « mettraient en difficulté les entreprises qui ont déjà souffert des trois années de crise ». Il souhaite enfin que le chef de l’Etat invite aussi les syndicats à la rencontre.
    ⭕Du côté des syndicats, même si une éventuelle hausse plus importante que ce qui a été convenu par les partenaires sociaux serait la bienvenue, des mesures d’accompagnement pour accroître la productivité des entreprises sont espérées. L’objectif est que les entreprises puissent payer le salaire des employés, explique Barson Rakotomanga, président du mouvement Syndicat et vie de société (SVS). Il estime que des conflits sociaux, entre employeurs et travailleurs pourraient survenir si les entreprises se retrouvent dans l’incapacité de payer leurs salariés.
    ⭕Lundi en point de presse, le chef de l’Etat a annoncé son intention de convoquer les groupements patronaux pour évoquer la hausse des salaires. Il avait indiqué ne pouvoir annoncer le taux de la hausse pour la fonction publique qu’après avoir consulté le secteur privé. Les discussions entre les partenaires sociaux ont abouti début Avril à une décision d’augmenter à 9,9% la valeur du point d’indice. Il était alors convenu que le salaire minimum d’embauche pour la catégorie professionnelle la plus basse serait de 217.000 ariary pour le secteur non agricole, de 220.000 ariary pour le secteur agricole.
  • HYDROCARBURES – Le président de la République invite la population à se préparer à une éventuelle hausse des prix des carburants

    HYDROCARBURES – Le président de la République invite la population à se préparer à une éventuelle hausse des prix des carburants

    Antananarivo, 25 Avril, 18h33 – Inévitable. « Nous devons nous préparer à une éventuelle hausse des prix des carburants », lance le président de la République, Andry Rajoelina lors du point de presse de présentation du bilan de son récent déplacement à Washington. « Madagascar, comme tous les autres pays du monde n’est pas épargné des impacts de la crise en Ukraine sur les prix des matières premières », soutient-il pour expliquer cette éventualité. « Nous avons besoin de nous soutenir. Je fais appel à la conscience de tout un chacun de ne pas profiter de la situation d’une façon malintentionnée, au risque d’envenimer la situation », souligne-t-il entre autres.
    ⭕Aucune date n’est pour le moment annoncée quant à cette éventuelle révision à la hausse des prix à la pompe qui avaient été gelés depuis presque trois ans. La semaine dernière, le ministre des hydrocarbures Andry Ramaroson avait indiqué que les prix des carburants seront encore maintenus jusqu’au mois de juin. Il n’a cependant pas manqué de soulever les conséquences de ce maintien des prix sur la trésorerie des distributeurs pétroliers alors que les cours mondiaux évoluent constamment.
    ⭕« Nous devons veiller à l’intérêt de la population », martèle Andry Rajoelina. L’Etat s’est engagé auprès du Fonds monétaire international (FMI) à mettre en place un mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. Mais les autorités malgaches se sont également engagées à formuler des mesures pour atténuer les impacts de l’ajustement des prix des carburants sur la population vulnérable.
  • PRESIDENTIELLE EN FRANCE – Les votants français de Madagascar plébiscitent Emmanuel Macron avec 79,1% des suffrages exprimés

    PRESIDENTIELLE EN FRANCE – Les votants français de Madagascar plébiscitent Emmanuel Macron avec 79,1% des suffrages exprimés

    Antananarivo, 25 Avril, 9h50 – Les Français de Madagascar, du moins ceux qui sont venus voter à la présidentielle française, choisissent la continuité. Ou du moins rejettent l’extrême droite. Sur les 4787 électeurs qui sont venus aux urnes, 3634 ont voté Emmanuel Macron. Ce dernier obtient donc un confortable 79% de la part des Français de Madagascar contre 21% pour son adversaire du Rassemblement national, Marine Le Pen.

    ⭕Comme la majorité des Français qui ont voté, les Français de Madagascar ont envoyé Emmanuel Macron pour un deuxième mandat à l’Elysée. Les chiffres officieux publiés dans les médias font état d’environ 58% des voix en faveur du président réélu. Au premier tour, Emmanuel Macron était crédité de 1948 voix sur la Grande île, contre 347 voix pour Marine Le Pen.

    ⭕Les électeurs français de Madagascar ne sont pas venus nombreux pour exprimer leur choix. Le taux de participation sur la Grande île est de 37,2% si l’on en croit les chiffres diffusés par Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire. A peine une centaine d’électeurs en plus que lors du premier tour du scrutin.

    Photo : Ambassade de France à Madagascar

  • GOUVERNANCE – Madagascar risque d’intégrer la liste grise du Gafi des pays à risque en termes de blanchiment d’argent en Août

    GOUVERNANCE – Madagascar risque d’intégrer la liste grise du Gafi des pays à risque en termes de blanchiment d’argent en Août

    Antananarivo, 25 Avril, 8h50 – Madagascar sur la pente raide. La Grande île risque de tomber dans la liste grise du Groupe d’action financière (Gafi) le mois d’Août prochain, alerte le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI). Le pays est depuis 2018 dans la phase de surveillance accrue, le dernier palier avant d’arriver au stade de pays à risque pour le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Si Madagascar ne se met pas aux normes, il risque de tomber dans cette liste.

    ⭕L’entrée de Madagascar dans une telle liste s’accompagne bien évidemment de sanctions, explique le CSI. Le transfert monétaire vers l’étranger ou en provenance de l’étranger deviendra très difficile même pour les simples individus.  » Si vous voulez envoyer de l’argent à vos enfants qui étudient à l’étranger cela deviendra très difficile », explique Sahondra Rabenarivo présidente du CSI.

    ⭕L’accès à des financements que ce soit public ou privée deviendra aussi compliqué, note le CSI. La confiance des bailleurs en sera fortement impactée. « La récente notation délivrée par Standart and poor’s n’aura plus aucun sens si dans trois mois on tombe dans cette liste grise » poursuit encore sa présidente.

    ⭕Afin de ne pas tomber dans la liste grise du Gafi, Madagascar doit se conformer au plus vite aux exigences du Gafi en termes de lutte contre le blanchiment de capitaux. A ce jour, seules quatre des 40 recommandations du Gafi sont suivies par la Grande île, précise le CSI.

    ⭕Parmi les exigences du Gafi figure l’adoption en Conseil des ministres d’une stratégie nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (LBC/FT). Il faut aussi amender la loi sur le LBT/FT pour se conformer aux exigences de l’organisation. Madagascar doit aussi avancer dans la mise en œuvre de sa stratégie de lutte contre la corruption, notamment la mise en place de toutes les composantes de son système anti-corruption. La mise en place de l’agence de recouvrement des avoirs illicite fait partie de ces exigences, explique toujours le CSI.

    ⭕En 2018, Madagascar a déjà failli tomber dans cette liste grise, faute d’adoption de la loi relative au recouvrement des avoirs illicites. La Grande île n’y a échappé que parce que le président de la République a décidé de promulguer par voie d’ordonnance la loi sur le recouvrement des avoirs illicites. Plus de trois ans après la sortie de l’ordonnance, pourtant, l’Arai n’est toujours pas en place, la nomination de son DG tarde à sortir.

  • MANIFESTATION – La section tananarivienne du Syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants (Seces) annonce la fermeture ce lundi de tous les établissements d’enseignement supérieur public rattachés à l’Université d’Antananarivo

    MANIFESTATION – La section tananarivienne du Syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants (Seces) annonce la fermeture ce lundi de tous les établissements d’enseignement supérieur public rattachés à l’Université d’Antananarivo

    Antananarivo, 25 Avril, 6h20 – Deuxième édition de l’opération Universités et centres de recherche morts à l’Université d’Antananarivo à partir de lundi. La section tananarivienne du Syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants annonce la suspension de tous les cours à partir de ce lundi, ainsi que la fermeture de tous les établissements d’enseignement supérieur rattachés à l’Université d’Antananarivo. Il indique également qu’aucun enseignant chercheur ni chercheur enseignant de dispensera de cours dès ce lundi.
    ⭕Les Universités et les centres de recherche cesseront de fonctionner pour une durée indéterminée, mais le Seces section Antananarivo ne parle pas encore de grève. Le syndicat préfère plutôt parler d’Universités et de centres de recherche morts, une initiative qu’il a déjà lancée les 11 et 12 Avril derniers et qu’il compte rééditer cette fois pour une durée encore indéterminée. Selon le communiqué du syndicat, le mouvement ne cessera que lorsque le président de la République aura répondu à leurs revendications.
    ⭕Le Seces réclame, entre autres, la promulgation de la loi sur l’autonomie des universités. En Février, la Haute cour constitutionnelle (HCC) a jugé le texte non conforme à la Constitution et a indiqué qu’il ne pouvait ainsi être promulgué. La HCC a notamment soutenu que le statut et le régime des établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche scientifique doivent relever du domaine réglementaire et non législatif.
    ⭕Elle a également rejeté les dispositions selon lesquelles les enseignants et les chercheurs ne peuvent faire l’objet de poursuites judiciaires en raison des enseignements qu’ils dispensent, des recherches qu’ils effectuent ou qu’ils publient dans le respect de l’éthique et de la déontologie. Elle refuse également que le président de l’Université soit investi d’un pouvoir de police administrative spéciale en matière de maintien de l’ordre public dans l’enceinte pédagogique et les locaux de l’Université.
  • DEVELOPPEMENT – Rajoelina présente un plan à près d’un milliard de dollars devant la Banque mondiale et le Fonds monétaire international pour financer le plan de redressement post-cyclonique, la Banque mondiale annonce un appui à hauteur de 415 millions de dollars

    DEVELOPPEMENT – Rajoelina présente un plan à près d’un milliard de dollars devant la Banque mondiale et le Fonds monétaire international pour financer le plan de redressement post-cyclonique, la Banque mondiale annonce un appui à hauteur de 415 millions de dollars

    Antananarivo, 20 Avril, 7h25 – Un plan à près d’un milliard de dollars. 978 millions de dollars, plus précisément, constituent le coût total du plan de redressement post-cyclonique que le président de la République, Andry Rajoelina, a présenté lors de la rencontre qu’il a eue avec le président du groupe de la Banque mondiale et la directrice générale du Fonds monétaire international mardi. Un évènement qui s’est tenu en marge des réunions de printemps de ces deux institutions financières.

    ⭕Comme rapporté par la direction de la communication de la Présidence dans un communiqué sur cette réunion, ce plan de redressement post-cyclonique consiste à la mise en œuvre de différents projets innovants. Il implique dix secteurs prioritaires que sont les infrastructures, l’énergie , l’agriculture , la protection sociale, l’eau, habitat, l’éducation, la modernisation de la gestion des finances publiques et la santé.

    ⭕En réponse à la demande malgache, la Banque mondiale annonce le déploiement de 415 millions de dollars afin d’appuyer Madagascar dans la mise en œuvre de sa stratégie de redressement post-cyclonique. David Malpass a également réitéré l’engagement du groupe de la Banque mondiale à soutenir la réponse de la Grande île à la crise. « Y compris par le biais de la Composante d’intervention d’urgence contingente (CERC) ainsi que des financements supplémentaires disponibles auprès du guichet de réponse aux crises de l’Association internationale de développement (IDA) », rapporte de son côté cette institution financière.

    ⭕Des sources de financements resteraient donc encore à trouver pour la mise en œuvre du plan de redressement post-cyclonique. En attendant, « Madagascar est honoré du soutien et de l’accompagnement de la Banque mondiale et du FMI pour son développement et dans la réalisation de nos ambitions d’émergence », se félicite déjà le Chef de l’État, Andry Rajoelina. Outre ce plan de redressement post-cyclonique, le Plan émergence Madagascar (PEM) devait également être présenté devant ces patrons des institutions de Bretton Woods.

  • RENCONTRE A WASHINGTON – L’Etat malgache encouragé à se libérer des contrats énergétiques défavorables, à améliorer la transparence, à protéger les pauvres par des filets de sécurité sociale et à prioriser le déploiement du vaccin contre la Covid-19.

    RENCONTRE A WASHINGTON – L’Etat malgache encouragé à se libérer des contrats énergétiques défavorables, à améliorer la transparence, à protéger les pauvres par des filets de sécurité sociale et à prioriser le déploiement du vaccin contre la Covid-19.

    Antananarivo, 19 Avril, 21h47 – La réunion de haut niveau entre le président de la République Andry Rajoelina, le président de la Banque mondiale, David Malpass, et la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva à, a bien eu lieu à Washington. C’était une occasion pour les patrons des institutions de Bretton Woods d’avancer des recommandations sur plusieurs points, comme l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, la lutte contre la Covid-19 ou encore le conflit en Ukraine.
    ⭕Le secteur de l’énergie avait été abordé par Malpass et Rajoelina. Une fois encore, la nécessité de diversifier le mix énergétique, qui réduit le recours au fuel lourd avait été soulevé. Selon le communiqué de la Banque mondiale rapportant la rencontre, le président de la Banque mondiale avait surtout insisté sur la nécessité de se passer des contrats énergétiques défavorables qui, non seulement coûtent cher au budget, mais évincent également les dépenses sociales prioritaires.
    ⭕Pour ce qui est des infrastructures, la Banque mondiale réitère son soutien pour la construction des routes comme la RN44, mais également pour les nouveaux investissements dans les routes rurales. Le président malgache est également encouragé à améliorer la transparence et à renforcer les efforts dans la lutte contre la corruption.
    ⭕Les trois parties n’ont pas manqué d’aborder l’impact de l’invasion russe en Ukraine sur la situation économique de Madagascar durant leur rencontre. Cette crise engendrant la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, la Banque mondiale a insisté sur la mise en place de filets de sécurité sociale ciblés et bien conçus pour protéger les plus faibles et les plus vulnérables.
    ⭕Par ailleurs, David Malpass a exhorté le président Rajoelina à donner la priorité au déploiement du vaccin contre la Covid-19. Il a mis en avant les avantages économiques d’une campagne de vaccination accélérée, notamment pour le secteur du tourisme.
    ⭕Par ailleurs, selon le président de la Banque mondiale, les impacts de la série de catastrophes qui ont touché Madagascar devra interpeller sur l’importance de diversifier l’agriculture et la nutrition, afin de réduire le taux de retard de croissance sévère déjà enregistré. La Banque mondiale réitère en tout cas son engagement à soutenir la réponse de la Grande île à la crise, par le biais entre autres de la Composante d’intervention d’urgence contingente (CERC) et des financements supplémentaires disponibles auprès du guichet de réponse aux crises de l’Association internationale de développement (IDA).
    ⭕Pour le président Andry Rajoelina, cette rencontre a été « fructueuse ». « Madagascar est honoré du soutien et de l’accompagnement de la Banque mondiale et le FMI pour son développement et dans ses ambitions d’émergence », lance-t-il sur son compte Twitter.
    Photo : Présidence de la République
  • RENCONTRE A WASHINGTON – L’Etat malgache encouragé à se libérer des contrats énergétiques défavorables, à améliorer la transparence, à protéger les pauvres par des filets de sécurité sociale et à prioriser le déploiement du vaccin contre la Covid-19.

    RENCONTRE A WASHINGTON – L’Etat malgache encouragé à se libérer des contrats énergétiques défavorables, à améliorer la transparence, à protéger les pauvres par des filets de sécurité sociale et à prioriser le déploiement du vaccin contre la Covid-19.

    Antananarivo, 19 Avril, 21h47 – La réunion de haut niveau entre le président de la République Andry Rajoelina, le président de la Banque mondiale, David Malpass, et la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva à, a bien eu lieu à Washington. C’était une occasion pour les patrons des institutions de Bretton Woods d’avancer des recommandations sur plusieurs points, comme l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, la lutte contre la Covid-19 ou encore le conflit en Ukraine.

    ⭕Le secteur de l’énergie avait été abordé par Malpass et Rajoelina. Une fois encore, la nécessité de diversifier le mix énergétique, qui réduit le recours au fuel lourd avait été soulevé. Selon le communiqué de la Banque mondiale rapportant la rencontre, le président de la Banque mondiale avait surtout insisté sur la nécessité de se passer des contrats énergétiques défavorables qui, non seulement coûtent cher au budget, mais évincent également les dépenses sociales prioritaires.

    ⭕Pour ce qui est des infrastructures, la Banque mondiale réitère son soutien pour la construction des routes comme la RN44, mais également pour les nouveaux investissements dans les routes rurales. Le président malgache est également encouragé à améliorer la transparence et à renforcer les efforts dans la lutte contre la corruption.

    ⭕Les trois parties n’ont pas manqué d’aborder l’impact de l’invasion russe en Ukraine sur la situation économique de Madagascar durant leur rencontre. Cette crise engendrant la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, la Banque mondiale a insisté sur la mise en place de filets de sécurité sociale ciblés et bien conçus pour protéger les plus faibles et les plus vulnérables.

    ⭕Par ailleurs, David Malpass a exhorté le président Rajoelina à donner la priorité au déploiement du vaccin contre la Covid-19. Il a mis en avant les avantages économiques d’une campagne de vaccination accélérée, notamment pour le secteur du tourisme.

    ⭕Par ailleurs, selon le président de la Banque mondiale, les impacts de la série de catastrophes qui ont touché Madagascar devra interpeller sur l’importance de diversifier l’agriculture et la nutrition, afin de réduire le taux de retard de croissance sévère déjà enregistré. La Banque mondiale réitère en tout cas son engagement à soutenir la réponse de la Grande île à la crise, par le biais entre autres de la Composante d’intervention d’urgence contingente (CERC) et des financements supplémentaires disponibles auprès du guichet de réponse aux crises de l’Association internationale de développement (IDA).

    ⭕Pour le président Andry Rajoelina, cette rencontre a été « fructueuse ». « Madagascar est honoré du soutien et de l’accompagnement de la Banque mondiale et le FMI pour son développement et dans ses ambitions d’émergence », lance-t-il sur son compte Twitter.

    Photo : Présidence de la République

  • CARBURANT – L’écart entre le prix à la pompe et le prix réel du carburant estimé à 600 ariary au mois de Mars selon l’OMH, pas de hausse du prix à la pompe dans l’immédiat, les négociations entre l’Etat et les pétroliers se poursuivent

    CARBURANT – L’écart entre le prix à la pompe et le prix réel du carburant estimé à 600 ariary au mois de Mars selon l’OMH, pas de hausse du prix à la pompe dans l’immédiat, les négociations entre l’Etat et les pétroliers se poursuivent

    Antananarivo, 19 Avril, 19h20 – Les autorités jouent la montre. Alors que l’écart entre le prix réel et le prix à la pompe des carburants se creuse, elles poursuivent les négociations avec les compagnies de distribution pétrolière pour réduire autant que possible le passif de l’Etat envers les pétroliers. Un récent décret pris en Conseil de gouvernement continue d’ailleurs de réglementer la fixation des prix des carburants alors que l’Etat s’est engagé auprès du Fonds monétaire international (FMI) à mettre en place un mécanisme d’ajustement automatique des prix.
    ⭕Selon l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) l’écart entre le prix à la pompe appliqué dans la grande île et le prix réel était estimé à 600 ariary au mois de Février et de Mars. Un chiffre qui reste cependant très aléatoire, s’empresse de préciser Olivier Jean Baptiste, directeur général de l’OMH. « Ce prix change d’un mois à l’autre selon le prix du brut à l’international et les approvisionnements », indique-t-il. « Des fois il peut atteindre 900 ariary et des fois il y a une remise à plat et un équilibre comme cela a été le cas durant la pandémie », poursuit-il dans ses explications.
    ⭕Alors que le prix du pétrole brut s’élève ce mardi à 111 dollars le baril, une hausse immédiate du prix du carburant dans les stations-services de la grande île n’est pas envisagée, souligne le DG de l’OMH. « L’économie malgache reste fébrile suite au passage de la pandémie du Covid 19 mais aussi des différents cyclones qui se sont succédés et la faiblesse du pouvoir d’achat des ménages », explique-t-il.
    ⭕Avec la non application de la vérité des prix, le passif de l’Etat envers les pétroliers continue pourtant de s’accumuler. Olivier Jean Baptiste parle d’un « montant légèrement supérieur à 100 milliards d’Ariary », la limite à ne pas dépasser selon les ententes avec le FMI, rappelle-t-il. Ce passif comme la structure des prix fait néanmoins partie des sujets de négociations entre l’Etat et les pétroliers depuis déjà plusieurs semaines. Ces négociations se poursuivent jusqu’à maintenant, indique encore le DG de l’OMH. A l’entendre, une autre rencontre entre les deux parties est prévue ce jeudi.
    ⭕« Jusqu’à aujourd’hui le montant exact de ce passif n’est pas connu » estime le DG. La raison est qu’il y a toujours une différence de point de vue sur ce montant. « Ce n’est pas uniquement l’Etat qui doit de l’argent aux pétroliers, les pétroliers doivent aussi encore de l’argent à l’Etat, des droits des taxes, mais aussi des redevances », explique le responsable. « D’où la poursuite des négociations », conclut-il.