Catégorie : Politique

  • DIPLOMATIE – Christophe Bouchard confirme la tenue d’une seconde rencontre de la commission mixte au sujet des îles éparses mais pas avant les élections législatives françaises

    DIPLOMATIE – Christophe Bouchard confirme la tenue d’une seconde rencontre de la commission mixte au sujet des îles éparses mais pas avant les élections législatives françaises

    Antananarivo, 26 Mai, 10h40 – Rendez-vous est pris même si aucune date n’est pour l’instant fixée. Christophe Bouchard, ambassadeur de France à Madagascar, confirme la reprise des négociations à propos de la restitution des îles éparses entre Madagascar et la France.  » Il y aura une deuxième rencontre [de la commission mixte] mais la date n’a pas encore été fixée » lance le diplomate en marge d’une cérémonie à la Résidence de France mercredi.

    ⭕Selon l’ambassadeur, il y a une volonté des deux pays aujourd’hui de reprendre les discussions autour de « ce sujet important ». Cependant l’agenda politique français ne permettait pas de le faire de suite malgré déjà une attente de trois ans. « Nous avons un nouveau gouvernement et des élections législatives en Juin. Tout le processus électoral doit être complété », explique-t-il.

    ⭕Outre la fixation de la date, un changement de l’équipe négociatrice du côté français est aussi possible suite au changement à la tête du ministère français en charge des Affaires étrangères. En tout cas, ce qui ne change pas après la réélection d’Emmanuel Macron et le changement du gouvernement, insiste l’ambassadeur, c’est la volonté de la France d’avoir « une relation forte avec Madagascar. Les deux pays étant des partenaires anciens et étroits ».

    ⭕Du côté malgache, l’impatience est palpable. Après sa nomination à la tête du ministère des Affaires étrangères, Richard Randriamandranto indiquait la fin des marchandages au sujet des îles éparses et annonçait un calendrier pour revenir à la table des négociations. Plus récemment il indiquait aussi la reprise des négociations après les législatives en France.

    ⭕Les négociations sur le retour des îles éparses avaient débuté suite à la rencontre entre Andry Rajoelina et Emmanuel Macron à l’Elysée en mai 2019. Une volonté des deux présidents réaffirmée lors de leur rencontre toujours à l’Elysée en 2021. Une première réunion de la commission mixte s’est tenue à Andafiavaratra en Novembre 2019 mais la Covid-19 a empêché la tenue d’une deuxième rencontre jusqu’à ce jour.

  • ALI CAMILLE HOJEIJ – « Il est important de se mobiliser pour faire entendre la voix des Français de l’étranger »

    ALI CAMILLE HOJEIJ – « Il est important de se mobiliser pour faire entendre la voix des Français de l’étranger »

    Ali Camille Hojeij, 36 ans, est candidat à l’élection législative française pour la 10ème circonscription des français de l’étranger. Cet avocat du barreau de Paris qui a vécu 18 ans en Afrique veut aujourd’hui porter la voix des Français de l’étranger, trop souvent inaudible à son goût. Dans son programme, le candidat qui ne porte pas l’étiquette des grands partis traditionnels français propose des solutions sur divers sujets allant de l’éducation, à l’insécurité mais son principal objectif est d’abord de mobiliser les Français de l’étranger à faire entendre leurs voix. Interview.

     

  • ELECTIONS – La ministre de l’Education nationale sollicite le président de la République pour un mandat de cinq ans supplémentaire

    ELECTIONS – La ministre de l’Education nationale sollicite le président de la République pour un mandat de cinq ans supplémentaire

    Antananarivo, 22 Mai, 12h05 – Une sollicitation publique pour un nouveau mandat présidentiel. A Ihosy, Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre de l’Education nationale, a clairement invité le président de la République, Andry Rajoelina, à briguer un autre mandat de cinq ans.

    ⭕« Vous avez fait tout cela en trois ans, monsieur le président. Pourquoi ne continuerions-nous pas pour cinq autres années », déclare-t-elle dans son discours à l’occasion de l’inauguration de l’école primaire publique ‘manara-penitra’ d’Ihosy Centre. « Le peuple est heureux quand le ciel se pare d’orange », ajoute-t-elle, elle-même vêtue de veste orange.

    ⭕La cérémonie a été l’occasion pour la ministre de l’Education nationale de faire le bilan des trois premières années du mandat d’Andry Rajoelina en matière d’éducation. « Il n’y a pas un seul district qui n’ait pas d’école ‘manara-penitra’, pas un seul », souligne-t-elle. elle parle de 531 établissements scolaires ‘manara-penitra’ déjà construits, en cours de construction, ou inscrits dans la loi de finances de 2022. 303 d’entre elles, précise-t-elle, sont achevées et sont déjà opérationnelles.

    ⭕La ministre parle également, entre autres réalisations, de la dotation de kits scolaires incluant les blouses d’écoliers et les sandales, de la distribution de 6 millions de manuels de scolaires et de 3 millions de dictionnaires. Elle rappelle également le recrutement de 31.500 enseignants titularisés dans la fonction publique. « Vous avez réalisé tout cela en trois ans, et pas qu’à moitié mais dans les normes », martèle-t-elle.

  • ELECTION – Plus de 500.000 nouveaux électeurs inscrits sur la liste électorale à la clôture définitive de la révision annuelle, la Ceni entend démarrer la refonte de la liste en Octobre

    ELECTION – Plus de 500.000 nouveaux électeurs inscrits sur la liste électorale à la clôture définitive de la révision annuelle, la Ceni entend démarrer la refonte de la liste en Octobre

    Antananarivo, 16 Mai, 19h33 – Fin du processus. La Commission nationale électorale indépendante (Ceni) rapporte l’inscription de 500.829 nouveaux électeurs sur la liste électorale à l’issue de la révision annuelle de la liste électorale (Rale 2021-2022) qui a officiellement pris fin dimanche. Elle fait aussi part du retranchement de 263.314 noms de la liste. Au total, le nombre d’électeurs inscrits sur la liste électorale s’élève à 10.749.934, soit une hausse de 2.26 % par rapport à la liste de 2020-2021.

    ⭕Le processus de révision de la liste électorale a débuté le 1er Décembre 2021. La liste comptait 381.601 nouveaux électeurs et s’élevait à 10.712.981 inscrits à l’issue de l’arrêtage provisoire de la Rale au mois de février. La liste a ensuite été renvoyée auprès des fokontany pour vérification pendant 20 jours avant l’arrêtage définitif de dimanche.
    ⭕La liste électorale révisée devrait par ailleurs servir de document base à la refonte de la liste que la Ceni espère démarrer très prochainement, si l’on en croit Soava Andriamarotafika, commissaire électoral et rapporteur général de la Ceni. Ce processus édicté par la loi sur le régime général des élections et des référendums a reçu le feu vert du gouvernement en conseil de gouvernement la semaine dernière.
    ⭕Selon le calendrier proposé par la Ceni et encore susceptible de changement, le coup d’envoi du recensement devrait avoir lieu au mois d’Octobre pour s’achever en fin d’année. Viendra ensuite le temps des réclamations et des vérifications. L’arrêtage définitif de la liste quant à elle devrait intervenir vers mai ou juin 2023.
    ⭕La Ceni a déjà proposé une estimation de budget pour la réalisation de cette opération, à hauteur de 50 milliards d’ariary. Le montant final est cependant encore en cours de discussion au niveau des techniciens, précise Soava Andriamarotafika et ne devrait être connu que dans les jours à venir. Une révision à la baisse des estimations n’est pas exclue.
  • PARTENARIAT – Cinq missions de l’Union européenne attendues pour relancer la coopération européenne avec Madagascar

    PARTENARIAT – Cinq missions de l’Union européenne attendues pour relancer la coopération européenne avec Madagascar

    Antananarivo, 4 Mai, 10h10 – L’Union européenne (UE) prévoit d’envoyer du lourd. Son ambassadeur à Madagascar, Giovanni Di Girolamo, annonce le déplacement prochain d’une forte délégation dans la Grande île. Le diplomate a parlé de cinq missions lors de la présentation de la Semaine de l’Europe. « Ces missions ont pour objectif de relancer fortement notre coopération avec Madagascar », précise-t-il.

    ⭕Deux délégations parallèles de la Commission européenne se déplaceront à Madagascar. Il s’agit de responsables de projets soutenus notamment par le Fond européen de développement (FED) et des mécanismes de coopération. « Ils passeront en revue les questions de mise en œuvre et de programmation des projets. Ce, pour relancer notre coopération », indique-t-il.

    ⭕Une mission de la Banque européenne d’investissement (BEI) est également attendue. « Ils se focaliseront particulièrement sur les grands projets, en matière de l’énergie et de l’eau, surtout l’approvisionnement en eau de la Capitale », poursuit-il.

    ⭕Sur le plan politique, le diplomate annonce une mission de suivi de l’observation électorale en 2018. Il rappelle que des recommandations techniques ont été faites. « Les représentants de l’UE seront à Madagascar pour voir dans quelles mesures ces recommandations ont été prises en compte et voir ce qu’il y aura encore à faire », explique-t-il en insistant que c’est une mission politique très importante pour l’UE.

    ⭕Une équipe de l’Echo (Protection civile et opérations d’aide humanitaire européennes) est aussi attendue. Ses émissaires veilleront aux aspects humanitaires, après leur mobilisation face à la sécheresse dans le Sud et les récents cyclones qui ont touché le pays.

    ⭕Et enfin, il y aura une mission dans le cadre de la coopération entre l’Union européenne et la Commission de l’océan Indien. Les représentants de l’UE se focaliseront sur la question de la sécurité alimentaire et discuteront avec les autorités agricoles sur l’amélioration de la productivité entre autres.

    ⭕L’Union européenne compte ainsi relancer sa coopération avec Madagascar. Plusieurs points restent pour le moment à régler pour les deux parties, comme la révision de l’accord de pêche, la réhabilitation de la RN13 ou encore le prochain programme qui liera la Grande île et l’Europe.

  • POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banque centrale ajuste ses taux d’intérêt face aux pressions inflationnistes

    POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banque centrale ajuste ses taux d’intérêt face aux pressions inflationnistes

    Antananarivo, 4 Mai, 7h22 – La Banque centrale de Madagascar (BCM) relève le taux des facilités de dépôt à 6% ainsi que le taux des facilités de prêt marginal à 8%. L’autorité monétaire a parallèlement décidé de maintenir le coefficient des réserves obligatoires à 13%. La BCM justifie ces ajustements sur la base de ses analyses qui font état de pressions inflationnistes sur l’environnement économique.

    ⭕Pour la Banque centrale, cette décision de relèvement du taux des facilités des dépôts a été surtout prise car « le contexte économique pour les prochains mois sera soumis à l’insuffisance de l’offre globale de biens, induite par les chocs climatiques, la résurgence de la pandémie de COVID-19 et les incertitudes générées par la guerre en Ukraine ». Ces perspectives sont « susceptibles d’accentuer les pressions sur le processus de production et d’entraver le redressement de l’économie ».

    ⭕Relever le taux des facilités des dépôts à 6% devra pour une nouvelle fois encourager les banques commerciales à déposer leurs excédents de liquidités au niveau de la Banque centrale. C’est plus qu’incitative, soulève un économiste qui rappelle que la rémunération de ce placement était de 3,8% au mois de novembre 2021. « C’est une mesure anti-inflationniste puisqu’elle permet de ponctionner les liquidités qui circulent. Elle viendra également en contrepoids de l’éventuelle hausse de salaires récemment décidée pour le secteur privé et les fonctionnaires », ajoute-t-il.

    ⭕La Banque centrale décide parallèlement de relever à 8% le taux des facilités de prêt marginal, c’est-à-dire le taux d’intérêt que lui doivent les banques commerciales pour leurs emprunts. Cette décision de relèvement « modéré » de ce taux qui était de 7% au mois de novembre 2021 « va dans le sens de la volonté de la BCM de limiter la volatilité des taux d’intérêt à court terme sur le marché monétaire et vise la préservation du potentiel de croissance économique ». C’est le même objectif avec le maintien du coefficient des réserves obligatoires à 13%, c’est-à-dire les liquidités que les banques commerciales doivent conserver dans leurs comptes courants au niveau de la BCM.

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 03 MAY 2022

    VAOVAO – MINUTE FLASH 03 MAY 2022

    – PARLEMANTA – Mampitandrina ny amin’ny mety ho voka-dratsin’ny fitsipaham-pitokisana an’ny governemanta na ny mety hisian’ny fanalana ireo mpikambana ao amin’ny Birao maharitry ny Antenimieram-pirenena i Ntsay Christian sy Razanamahasoa Christine
    – BAOLINA KITRA – Milaza ny hampifangaro ireo mpilalao efa tranainy sy ireo mbola tanora ao amin’ny Barea i Nicolas Dupuis
    – HAINO AMAN-JERY – Nihemotra toerana 41 i Madagasikara amin’ny fahalalahan’ny asa fanaovan-gazety, ka eo amin’ny laharana faha-98 no misy azy maneran-tany

  • PARLEMENT- Christian Ntsay et Christine Razanamahasoa mettent en garde contre les conséquences d’une éventuelle motion de censure contre le gouvernement ou d’une éventuelle motion de destitution des membres du bureau permanent

    PARLEMENT- Christian Ntsay et Christine Razanamahasoa mettent en garde contre les conséquences d’une éventuelle motion de censure contre le gouvernement ou d’une éventuelle motion de destitution des membres du bureau permanent

    Antananarivo, 3 Mai, 16h 17 – Des bruits de couloirs qui ne laissent pas insensibles les chefs d’institution. Le Premier ministre Christian Ntsay et Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, montent au créneau face aux chuchotements de motion de censure contre le gouvernement et de motion de destitution des membres du bureau permanent à l’Assemblée nationale.
    ⭕️« Ce n’est pas bon pour la population malgache et pour le pays (…) L’Etat a besoin de stabilité », prévient le chef du gouvernement en marge de la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire à l’Assemblée nationale, à Tsimbazaza, ce mardi. Il évoque le contexte traversé par Madagascar et où « nous devons faire face aux différentes menaces comme celle des cyclones, celle la crise en Ukraine, celle la pandémie et également tant d’autres ».
    ⭕️Le Premier ministre affirme vouloir se référer au discours de Christine Razanamahasoa pour étayer sa thèse. « Motion de censure [contre le gouvernement], motion de destitution du bureau permanent, Madame la Présidente de l’Assemblée nationale a répondu à cela. J’emprunte les éléments de son discours », avance-t-il.
    ⭕️Quelques instants auparavant, la présidente de la Chambre basse consacre une partie de son discours d’ouverture de la session sur le sujet, faisant valoir « l’intérêt supérieur de la Nation comme étant une priorité ». « On entend qu’on prête [à certains parlementaires] l’intention de passer à l’acte au cours de cette session », sans prononcer les termes de motion de censure et de motion de destitution. « Il faut bien réfléchir sur les conséquences des décisions à prendre avant de s’avancer », prévient-elle. « Au-delà de la décision à prendre, il faut réfléchir aux impacts de celle-ci », martèle-t-elle.
    ⭕️Christine Razanamahasoa exhorte les députés pour le dialogue. « Il serait judicieux de poursuivre les échanges et les discussions entre les députés (…) Il ne faut pas hésiter à engager le dialogue avec les alliés et les autres groupements. », pousse-t-elle.
    ⭕️La présidente de l’Assemblée nationale tente de convaincre ses pairs que la situation peut encore s’arranger. « On peut toujours rectifier les erreurs des responsables que ce soit au niveau de l’Assemblée nationale qu’au niveau du pouvoir Exécutif », soutient-elle. « Faut-il rappeler qu’il appartient à l’Assemblée nationale de désigner le chef du gouvernement et qu’il ne faut pas interpréter à tort et à travers le principe de séparation des pouvoirs », souligne-t-elle.
  • FINANCEMENT – Les 12 travaux de l’Etat pour décrocher la troisième tranche de la FEC

    FINANCEMENT – Les 12 travaux de l’Etat pour décrocher la troisième tranche de la FEC

    Pour pouvoir bénéficier de la troisième tranche de la Falicité élargie de crédit provenant du Fonds monétaire international (FMI), l’Etat a pris une douzaine d’engagements. A boucler d’ici au mois de Juin 2022. Le point.

  • DIPLOMATIE – Madagascar parmi les invités de la 7ème édition du Raisina dialogue, une conférence annuelle organisée par l’Inde sur la géopolitique et la géoéconomie

    DIPLOMATIE – Madagascar parmi les invités de la 7ème édition du Raisina dialogue, une conférence annuelle organisée par l’Inde sur la géopolitique et la géoéconomie

    Antananarivo, 27 Avril, 10h52 – Une première pour Madagascar. La Grande île a été représentée cette année à la conférence géopolitique et géoéconomique annuelle organisée par l’Inde, le Raisina Dialogue. Richard Randriamandrato, ministre des Affaires étrangères, s’est rendu à New Delhi du 25 au 27 Avril pour participer à cet événement qui a vu la présence de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen en tant qu’invitée d’honneur, d’anciens Premiers ministres, de 13 ministres des Affaires étrangères et de plus de 2.000 participants issus de divers secteurs venus du monde entier.

    ⭕Plusieurs sujets sur le thème global « Terranova : passionnée, impatiente et en péril » sont abordés au cours des trois jours de rencontres et de discussions. Il y est entre autres question de « repenser la démocratie », de la « fin du multilatéralisme », ou encore de « transitions vertes » et de « guerres technologiques persistantes et implacables ». « Le projet d’un grand espace indo-pacifique fait également partie des discussions entre les pays riverains avec des préoccupations communes pour faire face au changement climatique et aux questions d’intégration économique », indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères qui rappelle que Madagascar joue un rôle important dans la région du Sud ouest de l’océan Indien.

    ⭕Son séjour en Inde est l’occasion pour Richard Randriamandrato d’aborder avec son homologue indien pour discuter des sujets liés à la coopération des deux pays sur la santé, l’environnement et le commerce. Le ministre malgache a également été reçu par le Premier ministre indien Narendra Modi avec ses homologues des autres pays.

    Photo : Ministère des Affaires étrangères