Catégorie : Politique

  • EXECUTIF – Le nouveau gouvernement connu ce mercredi après-midi

    EXECUTIF – Le nouveau gouvernement connu ce mercredi après-midi

    Antananarivo, 16 Mars, 9h30 – La présidence de la République fait part de l’annonce de la composition du nouveau gouvernement pour ce mercredi après-midi. La presse est invitée à arriver à Iavoloha au plus tard à 15h30. Les nouveaux ministres devraient ensuite prendre part au Conseil des ministres hebdomadaire après leur nomination.

    ⭕Le remaniement fait suite à la démission de Herilaza Imbiki au ministère de la Justice. Le titulaire du poste au ministère des Mines devrait également être connu ce mercredi après la démission de Brice Randrianasolo quelques jours seulement après sa nomination. L’intérim à Ampandrianomby avait été assuré par le Premier ministre depuis sept mois.

  • JUSTICE – Le DG de la Cnaps, le président de son conseil d’administration et trois autres personnes en détention préventive à Antanimora pour détournement de deniers publics et d’abus de fonction, entre autres

    JUSTICE – Le DG de la Cnaps, le président de son conseil d’administration et trois autres personnes en détention préventive à Antanimora pour détournement de deniers publics et d’abus de fonction, entre autres

    Antananarivo, 16 Mars, 5h55 – La Caisse nationale de la prévoyance sociale (CNaPS) en ébullition. Son directeur général, le président de son conseil d’administration ainsi que deux autres membres de son conseil d’administration, ont été placés en détention préventive mardi soir. Ceux-ci ont rejoint la maison centrale d’Antanimora après leur comparution devant le Parquet du Pôle anti-corruption (PAC), selon une source autorisée.

    ⭕Un autre membre du conseil d’administration est attendu pour se présenter devant le Parquet du PAC. Mais la même source affirme qu’il ne s’y est pas présenté. Une autre personne, soupçonnée d’être bénéficiaire des présumées malversations financières, est aussi placée sous mandat de dépôt.

    ⭕Toujours selon la même source, la liste des chefs d’inculpation des prévenus est longue. Ils sont inculpés de détournement de deniers publics, d’abus de fonction, de conflit d’intérêt, de blanchiment de capitaux, de complicité de détournement de deniers publics et de cadeaux illicites.

    ⭕Un document paru sur le site du Bianco avait fait part de la vente « illégalement disproportionnée » d’un terrain de 9700 m²», dont le coût est qualifié d’ « exorbitant » [12,5 milliards d’ariary]. Le site parle aussi d’une « commission de 1,3 milliard d’ariary », conduisant l’agence de lutte contre la corruption de mener des investigations. Après l’enquête auprès du Bianco, le DG et le PCA de la CNaPS ont repris leur travail le 11 mars. Mais le Parquet du PAC les place en détention préventive après les avoir entendus.

    ⭕La date du procès n’est pas encore connue. Selon la source proche du dossier, d’autres enquêtes vont encore être menées avant que les inculpés ne répondent devant la barre.

  • EXECUTIF – Le point sur les quatre remaniements  du gouvernement depuis 2019

    EXECUTIF – Le point sur les quatre remaniements du gouvernement depuis 2019

    Alors qu’un énième remaniement du gouvernement est imminent, petit retour sur la composition et la forme de l’organe dirigeante depuis le début du quinquennat d’Andry Rajoelina.

  • EXECUTIF – Hajo Andrianainarivelo et le MMM quittent le gouvernement

    EXECUTIF – Hajo Andrianainarivelo et le MMM quittent le gouvernement

    Antananarivo, 11 mars, 21h30 – Le parti Malagasy miara-miainga (MMM) se mettent à l’écart de l’Exécutif au moment de l’annonce d’un remaniement. « Le parti a décidé de ne pas prendre part au prochain gouvernement », indique le communiqué de la formation politique, ce vendredi. « Les conditions ne sont plus réunies pour permettre au parti ‘Malagasy miara-miainga’ de rester au sein du gouvernement », explique le communiqué, sans préciser lesquelles.
    ⭕La décision a été prise par le bureau politique du parti dans la journée, à un an et demi de la présidentielle. Le MMM « remercie le président Andry Rajoelina pour sa confiance pendant la période de collaboration pour le développement du pays et l’exhorte à mettre toujours en avant les intérêts du pays », affirme le communiqué.
    ⭕Le MMM est représenté par son président au sein du gouvernement. Hajo Andrianainarivelo, occupe le portefeuille ministériel de l’aménagement du territoire et des services fonciers. Il a toujours fait partie du gouvernement depuis l’accession de Andry Rajoelina au pouvoir en 2019 qu’il a soutenu par le biais de la plateforme Alliance républicaine de Madagascar (Armada).
    ⭕Hajo Andrianainarivelo avait indiqué que ses élus faisaient l’objet de mauvais traitement alors qu’ils font partie des formations alliés au pouvoir à la fin du mois de février. Il avait laissé entendre la possibilité de quitter l’alliance en cas de persistance d’une telle situation.
    ⭕Le MMM dispose d’une vingtaine de députés et de deux sénateurs élus. Hajo Andrianainarivelo avait évoqué l’existence de près de 300 maires et de près de 3 500 conseillers municipaux et communaux issus de son parti.
  • VAOVAO – MINUTE FLASH 11 MARTSA 2022

    VAOVAO – MINUTE FLASH 11 MARTSA 2022

    – LOZA VOAJANAHARY : Mihoatra ny 200 ireo namoy ny ainy taorian’ny fandalovan’ireo rivo-doza nisesy teto Madagasikara nanomboka ny volana Janoary teo
    – FITATERANA : Handray ny fitarainan’ireo mpandeha hiharan’ny herisetra ireo mpanamarina zotra eny amin’ny fiantsonan’ny taxibe
    – TAFIKA : Mpianatra ho manamboninahitra iray no namoy ny ainy noho ny ratra nahazo azy taorian’ny fipoahana nandritra ny fanazaran-tena fampiharana tany amin’ny Akademia miaramila, mpampiofana sy mpianatra ho manamboninahitra enina no naratra

  • CONJONCTURE – Des membres du secteur privé tirent la sonnette d’alarme et attendent du gouvernement des mesures concrètes pour la relance économique

    CONJONCTURE – Des membres du secteur privé tirent la sonnette d’alarme et attendent du gouvernement des mesures concrètes pour la relance économique

    Antananarivo, 9 mars, 21h30 – Des incompréhensions et un appel du pied au gouvernement. Des groupements économiques attirent l’attention des autorités sur la situation économique et lancent un appel au dialogue pour redresser d’une manière urgente la barre, si l’on s’en tient à leur déclaration. « Ce n’est pas le plan qu’on nous fait miroiter », déplore Aina Raveloson, présidente du conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), face à la presse, ce mercredi.

    ⭕Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), le Groupement du patronat malagasy (Fivmpama) ont uni leur voix pour exposer leur position. Ils décident faire part ensemble de leur déception après la réouverture « ratée » du ciel le 5 mars. « Il n’y a que deux lignes aériennes réouvertes depuis fin 2021 », rappelle le communiqué conjoint. Or, les groupements signalent des demandes formulées par les autres compagnies.

    ⭕Les groupements économiques imputent les résultats actuels au gouvernement. Ils évoquent des mesures « inappropriées et fantaisistes », en parlant des conditions d’octroi d’autorisation du retour des compagnies. « Nous nous demandons si la relance économique est la priorité du gouvernement ou autre chose », se demande Aina Raveloson.

    ⭕Ceux qui opèrent dans le secteur du tourisme expriment leurs inquiétudes et leurs appréhensions pour une autre saison morte si la situation n’évolue pas. Johan Pless, président de la Fédération des hôteliers et des restaurateurs de Madagascar (FHORM) regrette que la « situation est catastrophique » et les tours opérateurs parlent d’« annulation » de réservations.

    ⭕Pour les patrons des groupements économiques, les impacts de la réouverture manquée du ciel du 5 Mars frappent également d’autres secteurs. Hery Lanto Rakotoarisoa, président du GEFP, s’érige en témoin quand il évoque la perte d’un marché potentiel d’une valeur de 600 millions de dollars pour Madagascar dans le cadre de la Loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique (Agoa), après l’exclusion de l’Ethiopie.

    ⭕Rivo Rakotondrasanjy, président du FIVMPAMA affirme que le secteur privé, est « dans l’incertitude totale » et qu’il a « besoin de visibilité ». C’est pourquoi, les groupements économiques réclament « un dialogue public-privé pour relancer l’économie », selon Thierry Rajaona, président du GEM pour se faire entendre.

    ⭕Dans l’immédiat, les groupements économiques réclament l’autorisation des vols commerciaux et de « cesser immédiatement le chantage diplomatico-économique sur la reprise des autres lignes aériennes ». « Nous représentons 60% du PIB quand même », rappelle Aina Raveloson.

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 09 MARTSA 2022

    VAOVAO – MINUTE FLASH 09 MARTSA 2022

    – ADY : Tsy tokony hampitahaina ny raharaha misy any Iokrainina sy ny fitakian’i Madagasikara ireo Nosy kely manodidina hoy ny Vondrona eoropeanina
    – SANDAM-BOLA : Nampitontongana ny euro eo amin’ny tsenan’ny vola vahiny ny ady misy any Ukraina.
    – FIAROVANA : Takiana hiantoka mpiasan’ny doany miisa roa isaky ny sidina ireo kaompaniam-pitaterana, hoy ny avy eo anivon’ny sehatra tsy miankina

  • SECURITE ET SURETE – Le secteur privé dénonce des velléités de demander aux compagnies aériennes la prise en charge de deux douaniers sur chaque vol international

    SECURITE ET SURETE – Le secteur privé dénonce des velléités de demander aux compagnies aériennes la prise en charge de deux douaniers sur chaque vol international

    Antananarivo, 9 mars, 20h25 – Après l’épisode des bagages à roulettes et des ordinateurs portables dans la cabine des vols internationaux, une autre mesure évoquée en coulisses qui risque de faire des vagues. Le secteur privé fait part d’une intention des autorités de faire embarquer deux agents de la douane sur chaque vol international. « Ils sont censés être pris en charge par la compagnie pour les vols, aller et retour, en plus de leur hébergement », déplore Aina Raveloson, présidente du conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), à la presse ce mercredi.
    ⭕Aina Raveloson, aux côtés des autres acteurs dans le secteur du tourisme et d’autres groupements du secteur privé, se lâche pour évoquer des « mesures fantaisistes et inappropriées » concernant les conditions demandées aux compagnies pour opérer. « Quelle compagnie va accepter de telles conditions ? », tonne-t-elle, concernant la présence des douaniers pour chaque vol, pris en charge par la compagnie qui exploite une ligne.
    ⭕La présidente du CTM parle également de « deux ou trois fouilles » sur les avions de ligne dans la liste des mesures gouvernementales contre le trafic des richesses nationales. « C’est une mesure contraire aux règlements internationaux. L’appareil est considéré comme étant sur le sol du pays destinataire dès la fermeture des portes », précise-t-elle.
    ⭕A entendre les acteurs du secteur du tourisme, le gouvernement a aussi un autre point dans la panoplie des mesures anti-trafics au niveau des vols internationaux. Il s’agit d’une demande d’engagement des compagnies ainsi que de leur pays pour le rapatriement des marchandises saisies en cas de trafic. « Les Etats n’ont pas accepté », note Aina Raveloson.
    ⭕Les acteurs opérant dans le secteur du tourisme affirment que les compagnies aériennes sont prêtes à venir à Madagascar dans le cadre de la réouverture du ciel du 5 mars « Elles en ont fait la demande. Mais l’autorisation de vol ne leur est pas donnée », déplore la PCA de la CTM. « La fermeture des frontières n’est pas la solution aux exportations illicites », réitère encore Thierry Rajaona, président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM).
    ⭕Selon une source auprès du ministère des Transports, « aucune décision en ce sens n’est encore prise ». Elle parle de « dispositions qui n’ont rien d’officiel » et qui ne sont inscrites nulle part. Une autre source proche de l’administration évoque des « mesures qui ne sont pas encore censées être rendues publiques mais rester entre l’Etat et la compagnie tant qu’elles sont au stade de discussions » sans donner plus de détails sur les mesures de sûreté économique évoquées par le gouvernement.
  • GUERRE EN UKRAINE – L’Union européenne affirme vouloir continuer à travailler avec Madagascar mais poursuit son plaidoyer contre la Russie

    GUERRE EN UKRAINE – L’Union européenne affirme vouloir continuer à travailler avec Madagascar mais poursuit son plaidoyer contre la Russie

    L’Union européenne ne prévoit aucune mesure de rétorsion contre Madagascar bien que la Grande île ne se soit pas prononcée contre l’opération militaire russe en Ukraine. La délégation de la communauté à Madagascar ne désespère pas moins de voir les autorités malgaches changer d’avis en fonction de l’évolution de la situation. Elle continue d’ailleurs sa campagne « d’explications » sur la nécessité de condamner l’agression russe. Elle tient aussi à souligner que la situation en Ukraine n’est pas comparable avec celle des îles éparses. Extraits de conférence de presse.

  • CONFLITS- La Délégation de l’Union européenne estime que la situation en Ukraine n’est pas comparable avec la problématique des « Iles Eparses »

    CONFLITS- La Délégation de l’Union européenne estime que la situation en Ukraine n’est pas comparable avec la problématique des « Iles Eparses »

    Antananarivo, 9 mars, 15h27 – La vérité d’un cas n’est pas celle d’un autre. La Délégation de l’Union européenne pense qu’il ne faut pas comparer la position prise par les pays et organisations dans le conflit en Ukraine avec le règlement du différend territorial entre Madagascar et la France sur les « Iles Eparses ».

    ⭕« Mettre sur le même niveau une discussion sur des revendications territoriales sur des îlots non habités avec l’invasion d’un pays, la destruction de ville, des infrastructures, les attaques contre les civiles et la mort de soldats des deux côtés. (…) ce n’est pas la même chose », affirme Giovanni Di Girolamo, ambassadeur de la Délégation de l’Union européenne, face à la presse, ce mercredi.

    ⭕« Il ne faut pas non plus comparer des choses incomparables. En Ukraine (…) il y a une guerre. La question des Iles Eparses c’est un contentieux sur des îlots qui ne sont pas habités », avance Giovanni Di Girolamo. « Les présidents des deux pays ont décidé de créer une commission pour en discuter pacifiquement et civilement. C’est une question entre Madagascar et la France qui se discute d’une façon pacifique normale », poursuit-il. « Il faut éviter de tomber dans un piège toujours de voir les choses dans une optique très personnelle (…) il faut regarder les proportions », ajoute-t-il.

    ⭕La question sur la posture des pays et organisation demandant la condamnation de l’invasion russe en Ukraine par Madagascar a, notamment, été posée par Florent Rakotoarisoa, président de la Haute cour constitutionnelle (HCC). Ce dernier a, entre autres, laissé entendre le manque de soutien aux revendications malgaches pour la restitution des « Iles Eparses ».

    ⭕La Délégation de l’Union européenne rappelle en même temps que l’abstention malgache lors du vote de la résolution onusienne qui « déplore dans les termes les plus énergiques l’agression commise » par Moscou contre l’Ukraine le 2 mars est « respectée ». « On ne va prendre aucun type de rétorsion contre Madagascar », assure Giovanni Di Girolamo. « Maintenant, c’est du passé. Il faut regarder devant nous », continue-t-il.

    ⭕La Délégation de l’Union européenne espère toujours un revirement de la position malgache dans le dossier ukrainien. « On ne peut pas exclure qu’à un certain moment, un pays peut changer sa position en observant la situation (…) chaque gouvernement peut changer de position selon le développement de la situation », aspire-t-il, en rappelant la position de Madagascar lors de la crise de Crimée. « En 2014 Madagascar a voté pour la résolution condamnant l’agression russe en Ukraine cela veut dire une fois la position de Madagascar a changé. Bien sûr c’est un autre gouvernement», précise-t-il.

    ⭕Le Premier ministre Christian Ntsay avait indiqué la politique malgache « établissant des relations avec tout le monde, que ce soit en occident ou avec la Russie », la veille du vote aux Nations unies. Il avait affirmé que les Malgaches « choisissent de coopérer avec tous les Etats » et qu’« il n’y a plus de partialité [en faveur d’un ou plusieurs pays ou organisation] ». Il avait ajouté que Madagascar suit de près l’évolution de la situation.

    ⭕C’est au lendemain du vote de la résolution des Nations Unies que la Grande île a exprimé « son extrême préoccupation pour les populations civiles et témoigne sa solidarité envers les victimes et leurs proches ». Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, Madagascar a invité « toutes les parties à éviter de prendre des décisions irréversibles pouvant entraîner davantage de pertes humaines et des conséquences humanitaires incommensurables ».