Catégorie : Politique
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AIDES FINANCIERES – Le Fonds monétaire international (FMI) approuve le décaissement de 67,5 millions de dollars au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) mais continue de demander la publication d’un rapport d’audit indépendant des marchés publics liés à la Covid-19
Antananarivo, 8 Mars, 7h00 – Un an après le décaissement de la première tranche de financement dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC), le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) approuve le décaissement de la deuxième tranche, pour un montant de 67,5 millions de dollars. Selon Antoinette Sayeh, directrice générale adjointe et présidente par intérim du Conseil d’administration, « la performance de Madagascar dans le cadre du programme soutenu par le FMI pour le premier semestre 2021 a été globalement satisfaisante ».
Il a néanmoins encore fallu attendre la publication des quatre rapports d’audit de la Cour des comptes sur la gestion des fonds alloués à la réponse à la pandémie de Covid-19 pour que la première revue, censée apprécier les réformes menées durant les six premiers mois de l’accord, soit achevée. « Les autorités ont récemment publié quatre rapports d’audit de la Cour des comptes sur la réponse à la pandémie de COVID-19 », précise le FMI, évoquant le premier rapport publié mi-Février et les trois autres publiés il y a moins d’une semaine.
Pour la suite, le FMI recommande encore « la publication rapide d’un audit par une tierce partie indépendante des marchés publics liés à la Covid-19 ». Il estime également « essentiel de donner suite aux conclusions de ces rapports afin de renforcer la gouvernance et la transparence ». « Des efforts continus sont nécessaires pour faire avancer le programme de lutte contre la corruption et de gouvernance, ainsi que des améliorations de la transparence budgétaire et de la responsabilité des dépenses liées à la Covid-19 », insiste Antoinette Sayeh.
D’autres réformes sont attendues de Madagascar dans les prochains mois. Cela porte notamment sur « l’application effective du cadre juridique anti-corruption, la transition vers un mécanisme automatique de tarification des carburants ainsi que le développement de filets de sécurité sociale adéquats pour protéger les groupes les plus vulnérables ». Est également inclue dans les engagements « l’amélioration de la situation financière de la Jirama et du système de gestion des risques de catastrophe pour faire face aux risques liés au climat ».Photo : Fonds monétaire international (FMI) -

TRANSPORT AERIEN – Tinoka Roberto Raharoarilala assure que les ordinateurs devraient finalement être autorisés en cabine, il évoque la disponibilité d’équipements pour détecter les éventuelles manipulations sur les machines
Antananarivo, 7 Mars, 20h30 – Les autorités réajustent leur décision. Elles n’interdisent plus les ordinateurs portables en cabine sur les vols au départ de Madagascar. Tinoka Roberto Raharoarilala, ministre des Transports et de la météorologie, nuance ses propos sur la chaîne de télévision publique ce lundi soir. « Les ordinateurs portables peuvent être emmenés à bord », indique-t-il durant le journal télévisé.
Le ministre explique que « après discussions avec les services des douanes, il est apparu que les douanes disposent du matériel permettant de détecter toute manipulation qui pourrait être faite sur les ordinateurs ». Dans sa déclaration sur la chaîne publique, il rappelle que « le Conseil des ministres du 23 Février avait reconnu que les trafiquants remplacent parfois les batteries et les plaques des ordinateurs par de l’or qu’ils exportent de façon illicite ».
Lundi à la mi-journée, les déclarations en point de presse de Tinoka Roberto Raharoarilala dans lesquelles il a annoncé l’interdiction en cabine des ordinateurs portables ont soulevé un tollé sur les réseaux sociaux. Les commentaires ont été d’autant plus indignés que l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a interdit depuis 2016 le transport en soute des ordinateurs portables.
La mesure est venue s’ajouter à celle qui avait déjà fait part de l’interdiction des valises à roulettes en cabine et contre laquelle le secteur privé s’est déjà insurgé. Pour justifier la décision, le ministre avait mis en avant la nécessité de protéger les ressources minières du pays des trafics en tous genres. Il précise sur la TVM que « avec la réouverture progressive des frontières, le Conseil des ministres tient à assurer aussi bien la sûreté économique que la sécurité sanitaire ». -

CONFLIT – L’ambassade de Russie à Madagascar mène une campagne de communication en faveur de l’opération militaire russe en Ukraine
Antananarivo, 3 Mars, 14h55 – L’ambassade de Russie à Madagascar lance sa propre plateforme médiatique à l’intention des Malgaches. « Nous allons y partager les actualités des médias russes en français », lance-t-elle sur sa page Facebook ce jeudi. Mercredi, elle a déjà publié un communiqué de presse dans lequel elle indique vouloir « apporter des informations sur la situation réelle » en Russie.
Dans son communiqué, l’ambassade dénonce « une fausse campagne médiatique lancée par les Occidentaux pour discréditer la Russie dans le cadre des événements ukrainiens ». Sa propre campagne intervient également après que les médias russes comme RT et Sputnik ont été interdits dans certains pays européens.
En début de semaine, alors que les représentants et les ambassadeurs de quelques pays partenaires de Madagascar venaient de rencontrer le ministre des Affaires étrangères pour « encourager » Madagascar à « se joindre à la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies qui condamne l’agression de la Russie contre l’Ukraine », l’ambassadeur russe Andrey Andreev s’est également rendu à Anosy pour expliquer au chef de la diplomatie malgache la situation en Ukraine.
Dans sa campagne de communication menée sur les réseaux sociaux, l’ambassade russe explique « les objectifs de l’opération spéciale militaire russe ». Elle parle notamment de la « démilitarisation de l’Ukraine, de la protection de la population de Donbass, mais aussi d’une action contre la menace militaire posée par les pays de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) ».
L’ambassade assure par ailleurs que dans ses opérations, la Russie « ne frappe que les cibles militaires avec des armes de haute précision ». « L’armée russe n’effectue pas de frappes de missiles aériennes et d’artilleries sur les villes et les civils ukrainiens », assure-t-elle dans son communiqué. -

CONFLIT – Madagascar clarifie sa position sur la situation en Ukraine et appelle les parties à éviter de prendre des décisions irréversibles pouvant entraîner davantage de pertes humaines
Antananarivo, 3 Mars, 13h00 – La Grande île a beau se dire ne soutenir ni un camp ni un autre dans le conflit opposant la Russie à l’Ukraine, elle affirme tenir à la paix et à la résolution pacifique des différends. Dans un communiqué publié ce jeudi par le ministère des Affaires étrangères, Madagascar « fait part de son extrême préoccupation pour les populations civiles et témoigne de sa solidarité envers les victimes et leurs proches ». Il appelle ainsi « toutes les parties à éviter de prendre des décisions irréversibles pouvant entraîner davantage de pertes humaines et des conséquences humanitaires incommensurables ».
Dans son communiqué, le gouvernement de Madagascar se garde de tout parti pris et rappelle son « attachement à sa tradition de non-alignement et le respect de la valeur ancestrale du Fihavanana ». Une déclaration qui va dans le sens de ce qu’avait déjà indiqué le Premier ministre mardi quand celui-ci avait évoqué « la politique d’établissement des liens avec tout le monde, que ce soit l’Occident ou la Russie ». Il n’en glisse pas moins défendre « le respect du principe d’intégrité territoriale d’un État souverain et de ses territoires ».
Au-delà de la paix et de la stabilité, la Grande île ne cache pas non plus son inquiétude par rapport aux conséquences économiques de la crise en Ukraine. « Madagascar exprime également ses vives préoccupations quant aux conséquences de ce conflit sur l’économie mondiale déjà fragilisée par la crise sanitaire », souligne la déclaration. « Madagascar fait déjà face à de nombreux défis, notre pays n’a ni les moyens, ni la puissance de s’impliquer dans le conflit », conclut-elle.
Lundi, plusieurs pays partenaires de la Grande île l’avaient encouragée à « exiger de la Russie qu’elle mette immédiatement un terme à cette agression et qu’elle respecte pleinement la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières reconnues au niveau international ». Ils l’ont également invitée et à « se joindre à la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui condamne l’agression de la Russie contre l’Ukraine ».
Dans une première déclaration du Premier ministre, Madagascar s’est abstenu de condamner l’opération militaire, mettant l’accent sur son impartialité dans le conflit. Mercredi, la Grande île s’est également abstenue de voter pour la résolution des Nations unies qui « déplore dans les termes les plus énergiques l’agression commise par la Fédération de Russie contre l’Ukraine ». -

CONFLIT – La délégation de l’Union européenne se dit « déçue de la position du gouvernement de Madagascar » de ne pas se prononcer contre l’agression de l’Ukraine par la Fédération de Russie
Antananarivo, 3 Mars, 6h30 – La délégation de l’Union européenne ne cache pas sa déception face à la décision de Madagascar de ne pas s’aligner sur la position d’une partie de la communauté internationale contre l’opération militaire menée par la Russie en Ukraine. « Nous sommes déçus que Madagascar ne rejoigne pas, du moins pour le moment, la grande majorité des pays du monde qui se sont prononcés contre l’agression de la Fédération de Russie contre l’Ukraine », souligne la délégation, répondant aux questions de www.2424.mg, mercredi après-midi.
« Madagascar est un pays souverain dont les autorités prennent des décisions souveraines », souligne la délégation de l’Union européenne qui dit prendre note de la position du gouvernement. Elle se dit néanmoins déçue de cette position malgache surtout que « cette agression cause d’immenses souffrances à la population civile et la mort de milliers de personnes, dont des femmes et des enfants », souligne-t-elle. Elle insiste aussi sur la menace que le conflit représente pour « la stabilité et la paix, non seulement en Europe mais du monde entier, y compris Madagascar ».
La réponse de l’Union européenne intervient après la déclaration du Premier ministre qui avait indiqué mardi que « Madagascar choisit d’établir des relations avec tout le monde, que ce soit l’Occident ou la Russie » et qu’il n’y a plus de partialité en faveur d’un ou d’autres pays. Le gouvernement avait également annoncé « suivre de près l’évolution de la situation ». La veille, la délégation de l’Union européenne et quelques ambassadeurs avaient « encouragé Madagascar à condamner publiquement les actions de la Fédération de Russie ». Ce que le gouvernement malgache n’a pas fait. -

CONFLIT – La délégation de l’Union européenne se dit « déçue de la position du gouvernement de Madagascar » de ne pas se prononcer contre l’agression de l’Ukraine par la Fédération de Russie
Antananarivo, 3 Mars, 6h30 – La délégation de l’Union européenne ne cache pas sa déception face à la décision de Madagascar de ne pas s’aligner sur la position d’une partie de la communauté internationale contre l’opération militaire menée par la Russie en Ukraine. « Nous sommes déçus que Madagascar ne rejoigne pas, du moins pour le moment, la grande majorité des pays du monde qui se sont prononcés contre l’agression de la Fédération de Russie contre l’Ukraine », souligne la délégation, répondant aux questions de www.2424.mg, mercredi après-midi.
« Madagascar est un pays souverain dont les autorités prennent des décisions souveraines », souligne la délégation de l’Union européenne qui dit prendre note de la position du gouvernement. Elle se dit néanmoins déçue de cette position malgache surtout que « cette agression cause d’immenses souffrances à la population civile et la mort de milliers de personnes, dont des femmes et des enfants », souligne-t-elle. Elle insiste aussi sur la menace que le conflit représente pour « la stabilité et la paix, non seulement en Europe mais du monde entier, y compris Madagascar ».
La réponse de l’Union européenne intervient après la déclaration du Premier ministre qui avait indiqué mardi que « Madagascar choisit d’établir des relations avec tout le monde, que ce soit l’Occident ou la Russie » et qu’il n’y a plus de partialité en faveur d’un ou d’autres pays. Le gouvernement avait également annoncé « suivre de près l’évolution de la situation ». La veille, la délégation de l’Union européenne et quelques ambassadeurs avaient « encouragé Madagascar à condamner publiquement les actions de la Fédération de Russie ». Ce que le gouvernement malgache n’a pas fait. -

DR HERINJATOVO RAMIARISON, ECONOMISTE – « Les impacts de cette guerre seront identiques ou même pires que ceux de la Covid-19 pour Madagascar
L’économie malgache fortement menacée par la guerre en Ukraine. Alors que Madagascar est en phase de relance après la crise de la Covid-19, la récession économique mondiale qui sera la conséquence du conflit entre le Russie et l’Ukraine appuyé par les occidentaux mettra en difficulté l’économie malgache. L’inflation provoquée par la hausse des prix de pétrole, du gaz et du blé engendrera l’augmentation de la valeur des importations malgaches. L’exportation sera aussi limitée par la crise économique que cette guerre va provoquer. Explication du Dr Herinjatovo Ramiarison, économiste et enseignant chercheur à l’Université d’Antananarivo.
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RELATIONS BILATERALES – Les projets communs entre Madagascar et le Japon mis en avant lors de la célébration du 62ème anniversaire de l’Empereur du Japon ce mardi
Antananarivo, 1er Mars, 20h55 – « Les relations entre l’Empire du Soleil levant et de la Grande île sont au beau fixe ». La déclaration a été faite ce mardi par Yoshihiro Higuchi, ambassadeur du Japon à Madagascar lors de la célébration du 62ème anniversaire de l’Empereur du Japon qui est aussi la fête nationale nippone. Pour ce diplomate, les relations entre les deux pays n’ont jamais été aussi bonnes. Il donne pour preuve l’augmentation du nombre des projets financés et appuyés par le gouvernement japonais à Madagascar. Actuellement 24 projets communs sont en cours dans huit secteurs, d’une valeur totale estimée à 500 millions de dollars.
Parmi les projets mis en avant figure celui de l’extension du port de Toamasina dont la deuxième phase a été lancée officiellement le 9 Décembre dernier. D’un montant de 411 millions de dollars, ce projet est le plus grand projet de coopération nippo-malgache jamais réalisé dans le cadre de l’aide publique au développement du Japon. L’ambassadeur a aussi tenu à souligner les projets de construction des ponts de Mangoro et d’Antsapazana sur la RN2, ou encore le projet d’aide non-remboursable au ministère des Travaux publics dans l’acquisition de matériels et d’engins de travaux publics.
Le Japon réitère son engagement dans le volet social. Il a apporté des aides d’urgence lors des passages successifs des cyclones en ce début d’année mais il a aussi été parmi les premiers pays à répondre aux appels éclairs du gouvernement malgache pour riposter contre le Kere dans le grand Sud de Madagascar. Une aide d’une valeur de 3 millions de dollars sous forme de provisions d’alimentation en eau avait été acheminée vers le Sud rappelle le diplomate.
En 2022, les relations nippo-malgaches fêtent leurs 60 ans, le premier ambassadeur japonais étant arrivé dans la Grande île en 1962. Diverses manifestations sont au programme pour cette année anniversaire. La relation des deux pays sera aussi marquée par la huitième édition du Ticad, le Tokyo International Conférence for African Développement. Cette rencontre entre les chefs d’Etat africains et le Japon sur le développement de l’Afrique se tiendra en Août. Il se concentrera sur la relance africaine pour l’ère post-covid. Il sera question de définir les nouvelles priorités étant donné les impacts néfastes de la pandémie sur l’économie mondiale.
Le gouvernement malgache a été représenté par ses chefs d’Institution et des membres du gouvernement à la célébration de ce lundi. Dans son discours, Patrick Rajoelina, ministre des Affaires étrangères a affirmé se réjouir « du dynamisme des relations nippo-malgaches » au cours des dernières années, notamment par la présence de l’Empire du Soleil levant aux côtés de Madagascar durant les différentes épreuves qu’a traversé le pays, notamment le kere ou encore la pandémie de la Covid-19. Le Japon est mentionné comme « fidèle partenaire » dans l’appui de Madagascar pour sa relance économique.

