Catégorie : Politique
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GOUVERNEMENT – Le Premier ministre précise que la décision de démettre Herilaza Imbiki de son poste de ministre de la Justice a été prise après des enquêtes approfondies
Antananarivo, 16 Février, 12h10 – « La décision de limoger un ministre nécessite de profondes réflexions ». Les précisions sont du Premier ministre Christian Ntsay qui laisse entendre que les chefs de l’Exécutif ne se sont pas limités aux informations diffusées sur les réseaux sociaux. A l’en croire, la décision de démettre Herilaza Imbiki de ses fonctions de ministre de la Justice est intervenue « après des enquêtes approfondies menées par le Président de la République et le Premier ministre ».
Mais les conclusions auxquelles les dirigeants de l’Exécutif sont parvenus ne signifient pas encore non plus que le ministre démissionnaire est coupable de ce qui lui est reproché. « Il faut faire des investigations plus profondes », répète encore Christian Ntsay en marge de la cérémonie marquant le départ de la caravane Vatsy Tsinjo vers les régions du Sud-Est. Il précise que « tout ce que l’on voit sur Facebook n’est pas forcément vrai ».
Pour l’heure, les autorités restent discrètes sur la suite à donner au dossier Herilaza Imbiki. Mardi, la ministre de la Justice par intérim, Gisèle Ranampy, est restée discrète sur le sujet. « L’affaire n’en est qu’à ses débuts », indique-t-elle pour expliquer qu’elle ne peut donner plus d’informations. Elle a juste souligné que s’agissant d’un ministre, il devrait revenir à la Haute cour de justice de se saisir de l’affaire. Mais comme le dossier concerne également d’un magistrat, elle a soulevé des procédures spéciales.Photo : Ministère de la Justice
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GISELE RANAMPY – «Il n’y a pas d’incompatibilité du point de vue légal», pour son poste de ministre et celui de son mari, président de la CENI
Gisèle Ranampy vient de prendre ce mardi ses fonctions en tant que Garde des sceaux, ministre de la Justice par intérim. Elle va cumuler ce poste avec celui de ministre du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales. Mariée au président de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni), Andrianarisedo Retaf Arsène Dama, la membre de l’Exécutif indique que la loi n’interdit pas les liens du mariage aux membres de deux institutions différentes. « C’est comme deux médecins qui se marient, il n’y a pas d’incompatibilité du point de vue légal », soutient-elle.
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DIPLOMATIE – Madagascar présent au 6ème Sommet conjoint de l’Union africaine et de l’Union européenne.
Antananarivo, 14 Février, 17h00 – Près de six ans après leur dernier sommet, l’Union africaine et l’Union européenne vont se retrouver. Madagascar, par l’intermédiaire de Andry Rajoelina, président de la République, et de Patrick Rajoelina, ministre des Affaires étrangères, prendra part au 6ème Sommet du genre qui va se tenir le 17 et le 18 Février prochains à Bruxelles. Cette rencontre a pour objectif principal de « redessiner les partenariats » entre les deux organisations et « leurs pays membres », comme l’explique Giovanni Di Girolamo, ambassadeur de l’Union européenne pour Madagascar et les Comores ce lundi lors d’une conférence de presse.
Ce Sommet UE-UA montre la volonté de l’Union européenne d’apporter « une réponse aux défis actuels » du continent africain, explique toujours l’ambassadeur de l’Union européenne. Le changement climatique et la transition énergétique seront discutés, tout comme les sujets de paix, de sécurité et de gouvernance lesquels restent délicats sur le continent africain. Le financement de la croissance africaine constitue la priorité des priorités. L’objectif consiste en une « coopération durable et mutuellement avantageuse », mentionne le diplomate.
Le Sommet a aussi pour « but de réaffirmer la place de l’Europe comme étant le premier partenaire de l’Afrique », lance Christophe Bouchard, ambassadeur de France à Madagascar. Il tient à rappeler que l’Europe reste le premier partenaire que ce soit au niveau « économique, humain ou dans l’aide au développement ». Le Sommet survient justement alors que la France assure pendant six mois la présidence du Conseil européen. « Depuis 2017, l’Afrique fait partie des axes principaux de politique étrangère du président Emmanuel Macron », rappelle-t-il. La France a poussé pour que le Sommet se déroule durant ce semestre.
Malgré cette volonté de l’Europe de redynamiser ses relations avec l’Afrique, l’Union européenne se défend de mener une campagne de reconquête de l’Afrique face aux autres pays comme la Chine ou la Russie, comme le précise la délégation. « L’Europe a sa propre vision du développement qui priorise la soutenabilité et le respect de l’environnement dans ses projets », précise l’ambassadeur de l’Union européenne. Il fait remarquer que « l’UE n’entre pas en concurrence avec les autres pays » mais insiste plutôt « sur une participation de tous au développement de l’Afrique ».
La table ronde entre les chefs d’Etat définira les nouveaux axes de financement pour le développement de l’Afrique, précise l’ambassadeur. Ce Sommet marque le démarrage d’un nouveau cycle de coopération et d’aide au développement de l’Union européenne pour l’Afrique, précise Christophe Bouchard. L’apport financier s’effectuera à travers le nouvel outil de financement adopté par l’Union européenne, « l’Europe Global ».
Dans le cadre de cet outil, l’Europe envisage de mettre à disposition de l’Afrique près de 150 milliards d’euros pour les projets d’amélioration de la connectivité physique comme celle numérique. « Les global Gateways multifonctionnels comme les routes, les ports, les aéroports sont priorisés », explique-t-il. « Sont aussi comprises les infrastructures de connectivité digitale comme les réseaux informatiques et tout ce qui est passage des données ». -

RECONSTRUCTION – Tous les membres du gouvernement mobilisés dans les zones sinistrées pour diriger les travaux de reconstruction et de réhabilitation des infrastructures malmenées par le cyclone Batsirai à partir de ce vendredi, selon le Président de la République.
Antananarivo, 9 Février, 15h37 – Les travaux de réhabilitation des infrastructures publiques ravagées par le cyclone Batsirai devront commencer dans les meilleurs délais. Tous les ministres membres du gouvernement seront répartis dans les zones impactées par le cyclone tropical intense Batsirai à partir de vendredi prochain, a décidé le président de la République, Andry Rajoelina, lors de son passage dans le district d’Ambalavao ce mercredi. « Nous organiserons un Conseil des ministres ce jeudi et aucun ministre ne devra rester à Antananarivo à partir de ce vendredi », souligne Andry Rajoelina. A l’entendre, les travaux de reconstruction et de réhabilitation des infrastructures devront être accélérés.
Les ministres collaboreront avec les gouverneurs, les maires et les députés dans la réalisation des travaux. « Un plan de travail et de coordination sera mis en place et les financements seront débloqués afin de pouvoir accélérer les travaux », annonce le Chef de l’Etat. La réhabilitation des infrastructures scolaires sera parmi les priorités des actions. Le ministre de l’Education nationale qui était aux côtés du couple présidentiel ce mercredi lancera les travaux dans les régions de la Haute-Matsiatra, de Vatovavy et de Fitovinany la semaine prochaine. « Je ne peux pas tolérer que des écoles ne soient pas encore réhabilitées dans un ou deux mois », martèle le président de la République.
De nombreuses infrastructures publiques ont subi des dommages pendant le passage du cyclone ce week-end. Outre les routes et les ponts dont certains ont été emportés par les eaux, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) a notifié au moins 885 salles de classe endommagées et 1.203 salles de classe détruites, ainsi que 53 centres de santé de base et hôpitaux endommagés et six CSB et hôpitaux détruits. Selon le BNGRC, les travaux de reconstruction et de réhabilitation des infrastructures publiques relèvent uniquement de l’Etat, les équipes de secours qu’il coordonne ne s’occupant que des ménages. -

ELECTION – La commission électorale nationale indépendante (Ceni) rappelle qu’il reste moins d’une semaine pour s’inscrire sur la liste électorale 2022
Antananarivo, 9 Février, 9h05 – « Un gentil rappel ». La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) rappelle, mardi, qu’il reste sept jours pour pouvoir s’inscrire sur la liste électorale 2022. Selon le délai défini par la loi, l’inscription prendra fin le 15 Février. Cette inscription entre dans le cadre de la Révision annuelle de la liste électorale (Rale) démarrant tous les 1er Décembre. Les citoyens âgés d’au moins 18 ans ou encore ceux qui viennent de changer d’adresse sont donc invités à contacter le bureau de leur fokontany de résidence munis de leur carte d’identité nationale.
Depuis quelques semaines, les membres de la Ceni sont sur le terrain, faisant face au mauvais temps, aux éboulements et aux inondations pour mener une campagne de sensibilisation à l’inscription sur la liste électorale dans les diverses régions du pays. Outre les conditions météorologiques et leurs impacts, la méconnaissance des citoyens des procédures d’inscription sur la liste électorale, l’absence de cartes d’identité nationale et le manque de motivation à la participation au processus figurent parmi les problèmes qu’ils ont rencontré durant leur tournée, comme le confie Laza Rabary Razafimamonjy, troisième vice-président de la Ceni.
Néanmoins, la Ceni compte clôturer la Rale 2021-2022, le 15 mai, comme prévu dans les textes. « Une addition d’environ 2% et un retranchement de 1% est prévu pour le renouvellement de la liste électorale », explique Me Guy Jeannot Razafindraibe, conseiller au sein de cette institution. Mais le taux d’addition et de retranchement peut changer à n’importe quel moment, explique Andoniaina Andriamalazaray, premier vice-président de la CENI. « Le plus important n’est pas le nombre mais l’exhaustivité de la liste électorale », ajoute-t-il. -

HERILAZA IMBIKI – « Les présumés cerveaux du trafic d’or sont identifiés »
Le ministre de la Justice donne quelques pistes sur le réseau de trafiquants d’or démantelé aux Comores. Le Garde des sceaux indique lors d’une conférence de presse à Faravohitra lundi que l’identité des présumés cerveaux est connue, tout comme l’endroit où ils se trouvent. Plusieurs pistes sont étudiées, y compris celle menant aux terroristes du Sahe



