Catégorie : Politique
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ASSEMBLEE NATIONALE – Le rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur les activités des opérateurs en télécommunication attendu lors de deuxième session ordinaire de l’année qui s’ouvre ce mardi
Antananarivo, 19 Octobre, 7h40 – La cloche va à nouveau sonner à Tsimbazaza ce mardi. Après des séances ordinaires et extraordinaires à distance et/ou tenues au Centre de conférence internationale d’Ivato (CCI) depuis Mai 2020, les députés vont se retrouver au Palais de Tsimbazaza pour leur deuxième session ordinaire de 2021.
La deuxième session de l’année est principalement consacrée au budget de 2022, mais en attendant l’arrivée du projet de loi de finances initiales, les députés auront plusieurs dossiers à examiner. L’un des plus attendus est la rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les activités des opérateurs en télécommunication promis par ses initiateurs.
Un premier rapport succinct a été donné par les membres de la commission à la presse en Septembre. Ceux-ci avaient indiqué avoir détecté des failles et des laxismes dans le secteur. Les détails sont attendus dans le rapport final attendu avant la fin de l’année comme l’a indiqué le président de la Commission Doda Andriamiasasoa.
D’autres rapports comme ceux de la commission de mise en accusation auprès de la Haute cour de justice sont également attendus. La commission de mise en accusation avait commencé à travailler lors de la deuxième session ordinaire de 2020 mais après plusieurs reports de la séance de présentation de ses rapports, l’Assemblée nationale a fini par décider de remettre à une session ultérieure les prises de décision.
Des projets et propositions de loi sont également attendus à l’ordre du jour de la session parlementaire qui démarre ce mardi. Il y a le projet de révision du code du travail dont le dépôt a été annoncé pour la session qui vient, ainsi que la proposition de loi sur l’interruption thérapeutique des grossesses que la député Massy Goulamaly a déposée lundi. -

THIERRY RAJAONA, PRESIDENT DU GEM – « Nous sommes dans une situation d’expectative »
Le secteur privé demande un dialogue plus poussé avec l’Etat pour décider des mesures à prendre en vue de la relance économique du pays. Thierry Rajaona, président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), en marge de la deuxième Assemblée générale de son groupement, détaille l’état d’esprit des entreprises et donne des pistes sur les mesures qu’il faudrait prendre pour que le pays reparte sur de bonnes bases après deux ans de crise sanitaire.
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SANTE PUBLIQUE – Le Conseil des ministres autorise la mise en place du centre de transplantation rénale au Centre hospitalier universitaire d’Andohatapenaka
Antananarivo, 7 Octobre, 7h10 – Les démarches pour l’autorisation des opérations de greffe de rein à Madagascar avancent. Le Conseil des ministres de mercredi annonce l’autorisation de la mise en place du centre de transplantation rénale au Centre hospitalier universitaire d’Andohatapenaka.
Il s’agit d’une nécessité compte tenu du coût élevé des évacuations sanitaires des patients qui en ont besoin, précise le compte-rendu du Conseil des ministres. « Beaucoup de patients ayant besoin d’une opération rénale doivent partir en Inde », ajoute le communiqué qui évoque « des dépenses énormes » pour le pays dans le cadre de ces évacuations.
Dans la foulée, le communiqué du Conseil des ministres annonce également que les procédures dans l’acquisition des équipements et des matériels de dialyse qui seront utilisés auprès du Centre sont en cours. Tout comme l’élaboration du projet de loi relatif aux dons et aux greffes d’organe.
« L’envoi à Madagascar de spécialistes pour former les médecins aux greffes d’organe est en cours de négociations », poursuit encore le Conseil des ministres. Celui-ci estime que pour démarrer, « il est préférable de faire venir des médecins de l’étranger pour effectuer les opérations et pour transmettre les compétences en ce sens ». Une coopération bilatérale avec l’Inde est envisagée dans ce sens. -

MISSION DANS LE SUD – Andry Rajoelina égratigne certains de ses prédécesseurs
Tolagnaro, 2 Octobre, 22h20 – Des piques lancées. Le président Andry Rajoelina ne rate pas l’occasion pour décocher une flèche contre des anciens dirigeants et ceux qui critiquent ses décisions.
« La mentalité de certaines personnes est inconvenante. Ils perdent leur temps à critiquer, à discuter », soulève-t-il. « Pour eux, il n’y a pas de priorité. Ce n’était pas une priorité si la route nationale 13 (RN 13) n’a pas pu être réalisée », poursuit-il.
« On nous dit qu’il n’y a pas d’argent? ( Pour la réfection de la RN 13). C’est normal que ceux qui ont dirigé le pays n’ont pas pu la réaliser. Et c’est normal s’ils étaient sceptiques », assène Andry Rajoelina lors d’un meeting de présentation du nouveau gouverneur d’Anosy Jocelyn, ce samedi à Taolagnaro.
Sur un ton offensif, le chef de l’Etat règle ses comptes à ceux qui n’ont pas cru au financement des projets validés dans les résolutions du colloque sur l’émergence du Sud à Taolagnaro il y a trois mois. « Certains parlent de 2030, de 2040. Pour nous, la RN 13 commencera en 2021 et sera achevée », s’engage le chef de l’Etat. » Nous ne faisons pas partie de ceux qui tergiversent », tacle-t-il.
Sur sa lancée, le président de la République compare son mandat , arrivé à sa moitié, à un match de football où il mène « par cinq buts à zéro. « Il y a pas mal de promesses non réalisées par certains. C’est nous qui les réaliserons », lâche le président de la République. Il cite, entre autres, les travaux sur la RN44 ou la RN6. « Nous travaillons », poursuit-il.
Au début de son séjour dans le Sud. Andry Rajoelina avait déjà planté le décor. Il met en avant l’exemple de l’obtention d’un don de 332 millions de dollars de la part du Fonds monétaire international ((FMI) pour lancer une pique, sans le nommer, à l’ancien président Marc Ravalomanana qui estime avoir la capacité de négociations avec les bailleurs de fonds. Dans ses discours, il rappelle les projets « immenses » en cours. C’est le cas de la mise en place d’un pipeline pour amener les eaux du fleuve d’Ifaho vers Ambovombe. -

CHERTE DE LA VIE- Rajoelina répond aux critiques sur l’importation des produits de première nécessité dont le riz
TOLAGNARO, 2 Octobre, 18h30 – Le président Andry Rajoelina défend sa décision. Il explique l’une des raisons le conduisant à prendre l’initiative d’importer des produits de première nécessité pour faire baisser les prix sur le marché local malgré la hausse du coût du fret maritime.
« On nous demande de faire baisser les prix [du riz] car c’est trop cher (…) et puis après on critique qu’il faut plutôt produire au lieu d’en importer (…) Donc on va encore attendre la récolte d’ici à deux ans ? », lance-t-il lors du lancement des travaux d’aménagement de la plage de Libanona, à Taolagnaro, ce samedi.
Pour le chef de l’Etat, qui lance au passage une pique à ceux qui ne sont pas d’accord avec le choix présidentiel, « il faut sauver les gens d’abord (…) sinon nous risquons d’être dépassés ». Andry Rajoelina souligne néanmoins que « il ne faut pas perdre de vue que l’objectif reste l’autosuffisance alimentaire ».
Le président de la République avait annoncé l’importation de du sucre, du riz et « toutes sortes de produits de première nécessité (PPN) dont Madagascar a besoin », à son retour de l’Assemblée générales des Nations unies le 27 Septembre. Il avait évoqué l’arrivée de 20 navires transportant des PPN. « Je vais vous envoyer du riz dès l’arrivée des bateaux à Toamasina », promet le chef de l’Etat, répondant aux doléances des habitants de Taolagnaro concernant la cherté du prix du riz.
Vendredi, 17.000 tonnes de riz ont débarqué à Toamasina, et 13.100 tonnes d’entre eux ont été importés par la société d’Etat State procurment of Madagascar (SPM SA). Il y a quatre jours, un autre bateau transportant 27.000 tonnes de riz dont 5.000 tonnes par la SPM SA est aussi arrivé à Toamasina.Photo : State procurment of Madagascar (SPM SA)




