Les commerçants de l’Esplanade d’Analakely retiennent leur souffle en attendant le verdict du Conseil d’Etat prévu ce mercredi. Leur recours en annulation du préavis de résiliation de contrat par la commune a obtenu gain de cause devant le tribunal administratif, mais la Commune a interjeté appel auprès du Conseil d’Etat.
Catégorie : Politique
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ELECTION- Victoire historique de Wavel Ramkalawan à la présidentielle seychelloise
Antananarivo, 27 Octobre, 19h10 – Une nouvelle page est en train de s’écrire aux Seychelles. Wavel Ramkalawan, le nouveau président de ce pays situé au Sud-Ouest de l’océan Indien, prête serment et prend officiellement ses fonctions, à Victoria ce lundi. Il devient le premier président issu de l’opposition depuis l’indépendance des Seychelles.
Wavel Ramkalawan, candidat du parti de l’opposition Union démocratique seychelloise, gagne haut la main la présidentielle, qui s’est déroulée du 22 au 24 Octobre dans cet archipel composé de 115 îles. Avec 54,9% des voix, le pasteur anglican de 59 ans remporte la victoire dès le premier tour selon l’annonce de la commission électorale le 25 Octobre. Il a battu le président sortant Danny Faure, crédité de 43,5% des suffrages.
L’opposition fait en même temps coup double dans ce pays de près de 100 000 habitants. Au cours des législatives, organisées en même temps que la présidentielle, elle remporte également la victoire en raflant près des deux tiers des sièges à pourvoir. Le nouveau président seychellois érige en priorité la lutte contre la drogue. Il devrait également gérer une économie dans un pays où le tourisme, principale source de devises, vient de subir de plein fouet les conséquences de la pandémie de Covid-19.
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DEPLACEMENT PRESIDENTIEL – Andry Rajoelina en Europe pour une visite privée
Antananarivo, 27 Octobre, 17h15 – Le président de la République Andry Rajoelina est absent du pays. Une source auprès de la présidence de la République confirme le déplacement du chef de l’Etat en Europe. « C’est un être humain comme les autres », explique-t-elle, pour évoquer le voyagé privé d’Andry Rajoelina.
⭕️Rinah Rakotomanga, directrice de la Communication à la présidence soutient le même argument sur son compte Facebook. « Comme vous, tout comme nous, ils [les membres de la famille présidentielle] ont droit à une vie de famille. Comme vous, ils ont le droit d’assurer l’éducation de leurs enfants comme bon leur semble. Comme vous, ils ont le droit de chercher la meilleure voie décente possible pour leur foyer », soutient-elle. « Comme ils sont des êtres humains (…), et ont besoin de se reposer, de se consacrer à la vie familiale », poursuit-elle.
?Il s’agit du premier voyage à l’étranger du chef de l’Etat depuis le début de l’épidémie de Covid-19 à Madagascar. Des rumeurs de déplacement à l’étranger avaient circulé en pléine période d’urgence sanitaire mais le chef de l’Etat et les services de la présidence les avaient démenties, assurant que le président de la République ne pouvait pas laisser seuls les Malgaches se battre contre l’épidémie.
?Cette fois-ci, le voyage à l’étranger est confirmé. Le voyage du chef de l’Etat en Europe intervient après une série de déplacements en provinces ces dernières semaines. Il était, entre autres, dans la région de Vakinankaratra, de la Haute Matsiatra, de Sava, d’Analanjirofo, d’Atsimo Andrefana, d’Anosy, d’Androy ou encore dans l’Alaotra Mangoro.
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ASSEMBLEE NATIONALE – La retraite des parlementaires nécessite une structure forte, estiment les spécialistes
Faut-il payer une pension de retraite aux parlementaires ? La question a été soulevée par le député Rémi dit Jao Jean, député élu à Antsohihy, qui a insisté pour que sa proposition de loi sur la retraite des parlementaires soit inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Une proposition qui a suscité un tollé au sein de l’opinion, mais qui, à en croire son initiateur, est une pratique dans d’autres pays. Les spécialistes de la question, syndicaliste et inspecteur du travail, estiment que pour Madagascar, il faut une structure bien ancrée avant que cette proposition ne soit mise en place.
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ADMINISTRATION – Le gouverneur de Diana réunit les chefs de fokontany de la commune urbaine d’Antsiranana
Antananarivo, 26 Octobre, 7h45 – Les problèmes et les besoins immédiats des différents quartiers de la Commune urbaine d’Antsiranana au menu de la rencontre qui s’est tenue samedi entre le gouverneur de la région de Diana, le préfet d’Antsiranana et les chefs de fokontany de la ville d’Antsiranana. « La réunion était destinée à examiner comment développer à partir de la base chaque fokontany de la commune urbaine d’Antsiranana car il est certain que les chefs de fokontany savent aussi comment développer », rapporte un communiqué du gouvernorat de Diana sur sa page Facebook.
Le communiqué explique la démarche du gouverneur Daodo Arona Marisiky de rencontrer les chefs de fokontany de la ville par la volonté de l’Etat d’être « au plus près de la population ». « Ils ont été réunis pour que l’on puisse voir ensemble comment collaborer en vue d’assurer le développement par la base au niveau de chaque fokontany ».
Selon le compte-rendu de la réunion publiée par le gouvernorat, les chefs de fokontany ont surtout mis en avant les besoins en infrastructures telles que les routes, les canaux d’évacuation d’eau, les bureaux de fokontany, les blocs sanitaires ainsi que les besoins en éclairage public. « Le gouverneur a assuré que désormais la collaboration entre la commune et la région sera sérieuse », indique le communiqué. Celui-ci indique que le maire de la ville aurait dû être présent à la réunion mais n’aurait pas pu venir à cause d’autres obligations qui l’auraient retenu. -

VISITE MINISTERIELLE – Des équipements et du matériel pour les centres de santé de la région Betsiboka
Antananarivo, 26 Octobre, 5h57 – Une forte délégation du ministère de la Santé publique dans le Betsiboka. En visite dans la région dont il a été nommé coach, le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao, a remis aux centres de santé de la région « des médicaments et de nombreux équipements pour améliorer les offres de santé dans la région ».
Le communiqué du ministère de la Santé publique parle, entre autres, de table d’examen gynécologique, de concentrateur d’oxygène, de chariot à pansement, de lot de mobilier pour salle d’hospitalisation, de fauteuils roulants, de balance pèse-bébé, de réfrigérateur solaire, de moustiquaires ainsi que d’équipements de protection et d’autre matériel de lutte contre la Covid-19.
Cette visite a également été l’occasion pour le ministre de la Santé publique d’effectuer une visite auprès du Centre hospitalier régional de référence de Maevatanana et du Centre de santé de base de la localité, ainsi que de discuter avec les différents responsables de la santé de la région.
Mais le déplacement du ministre Hanitrala Jean Louis Rakotovao n’a pas uniquement relevé de son département. En mission de représentation du Premier ministre, ainsi que l’indique le communiqué du ministère de la Santé, il a également présidé la cérémonie officielle d’investiture des maires de la région en leur remettant leurs écharpes de maires.Photo : Ministère de la Santé publique

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JUSTICE – Amnesty International demande au chef de l’Etat de « libérer immédiatement les personnes en détention provisoire »
Antananarivo, 25 Octobre, 18h07 – L’organisation non-gouvernementale (ONG) Amnesty International dénonce une promesse présidentielle non tenue. « Le président Andry Rajoelina n’a pas tenu sa promesse de décongestionner les prisons de Madagascar qui sont terriblement surpeuplées », soulève Deprose Muchena, directeur programme Afrique de l’Est et Afrique Australe à Amnesty International, dans un communiqué de l’organisation.
⭕️L’ONG rappelle, certes, que la grâce présidentielle accordée en Juin a permis la libération de plus d’un millier de personnes détenues, « mais cette mesure exceptionnelle excluait malheureusement toutes les personnes en détention provisoire ». Or, « les personnes en détention provisoire représentent 54% de la population carcérale du pays », poursuit Amnesty International.
⭕️Pour l’organisation, le décongestionnement des prisons passe ainsi par la libération de cette partie de la population carcérale dont elle demande la libération immédiate par le chef de l’Etat. « Il faut que le président Andry Rajoelina libère immédiatement les personnes en détention provisoire », poursuit le directeur programme de l’organisation dans le communiqué. Celui-ci sollicite particulièrement que la libération concerne les prévenus « qui ne constituent aucunement une menace pour la société ».
⭕️Dans son plaidoyer, Amnesty International demande surtout la libération des personnes « détenues pour des infractions mineures commises sans violence et des enfants ». A l’en croire les prisons malgaches détiennent aussi « des centaines d’enfants » sans que ceux-ci aient été déclarés coupables d’une quelconque infraction. Les chiffres qu’elle avance indique que « 75% des garçons et 68% des filles incarcérés sont en détention provisoire ».
?Pour résoudre la surpopulation carcérale, le gouvernement malgache mise surtout sur la construction de nouvelles prisons, ainsi que la multiplication des tribunaux de première instance. Selon les chiffres du ministère de la Justice, 14 nouveaux établissements pénitentiaires et 10 juridictions de première instance seront mis en place jusqu’en 2022. De nouvelles prisons considérées « manara-penitra » sont, par ailleurs, en cours de finition à Fonenana Imerintsiatosika et à Fianarantsoa. -

JUSTICE – Le dossier Eddy Maminirina renvoyé devant la Cour spéciale de lutte contre les trafics de bois de rose
Antananarivo, 24 Octobre, 8h30 – L’affaire Eddy Maminirina, opérateur économique accusé de trafic de bois de rose, devrait repasser devant la Cour spéciale de lutte contre les trafics de bois de rose et de bois d’ébène. En attendant, l’accusé qui avait été mis en liberté provisoire est maintenu en prison suite à une décision prononcée la semaine dernière par la Cour de cassation toute chambres réunies. « L’accusé Eddy doit encore garder prison (ndlr : rester en prison) jusqu’à ce que son cas soit réexaminé par la Cour spéciale bois de rose », indique un communiqué de la Cour suprême publié vendredi par le ministère de la Justice.
Si la Cour de cassation toutes chambres réunies saisie par le procureur général de la Cour suprême a pu suspendre l’exécution de la décision de mise en liberté provisoire prononcée par une chambre de la Cour de cassation, elle ne peut casser l’arrêt de cassation du verdict initial de la Cour spéciale. « Dans des cas comme celui-ci, l’affaire revient devant la Cour d’appel pour être rejugée selon la décision de la Cour de cassation », explique Johnny Andriamahaferivo, ministre de la Justice, cité par un communiqué du ministère de la Justice. « Ce sont de nouveaux juges qui jugeront l’affaire », poursuit-il.
Il y a un peu plus de deux semaines, une chambre de la Cour de cassation avait cassé l’arrêt de la Cour spéciale de lutte contre les trafics de bois de rose qui avait condamné Eddy Maminirina à cinq ans de prison et deux milliards d’ariary d’amende. Elle avait en même temps prononcé une décision de mise en liberté provisoire en attendant le nouveau passage devant le juge. Mais le ministre de la Justice a aussitôt indiqué à la presse avoir bloqué la décision de la cour de cassation et convoqué l’assemblée générale de la Cour suprême. Eddy Maminirina avait été arrêté en Février 2019, et est passé devant le juge en Décembre 2019.


