Catégorie : Politique
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ADMINISTRATION – Andry Rajoelina dans le Vatovavy-Fitovinany pour discuter du découpage territorial
Antananarivo, 9 Octobre, 20h02 – Un programme présidentiel particulier dans le Vatovavy-Fitovinany en cette fin de semaine. Arrivé à Manakara ce vendredi soir, le président de la République, Andry Rajoelina, devrait rester dans la région jusqu’à dimanche. Il y passera deux nuits, indique-t-il à son arrivé.Le chef de l’Etat est évidemment attendu dans la région pour une série d’inaugurations, de pose de première pierres, de distribution vatsy tsinjo et de kits solaires, entre autres. Mais il devrait également avoir des rencontres spécifiques avec la population et les notables locaux, ampanjaka et sojabe notamment, pour discuter du découpage en deux régions de la région actuelle de Vatovavy-Fitovinany. Sauf changement, le dialogue se tiendra à Manakara samedi, puis à Namorona dimanche. Les discussions seront suivies d’un partage du zébu qui entretient l’amitié. « Nofon-kena mitam-pihavanana », comme on dit en malgache.Lors de sa campagne électorale, Andry Rajoelina avait promis de scinder Vativavy-Fitovianany en deux régions distinctes. Sauf que le découpage ne se déroule pas aussi facilement que cela en avait l’air. Certains districts souhaiteraient faire partie du Vatovavy dont le chef-lieu est Mananjary plutôt que du Fitovinany, dont le chef-lieu est Manakara. Les six districts de la région sont : Manakara, Mananjary, Vohipeno, Nosy Varika, Ifanadiana et Ikongo. -

DROIT INTERNATIONAL – La demande d’extension du plateau continental n’est pas liée à la question des îles éparses, indique le ministre des Mines et des ressources stratégiques
Antananarivo, 9 Octobre, 6h10 – « Deux choses différentes ». Fidiniavo Ravokatra, ministre des Mines et des ressources stratégiques, précise que « la question liée au plateau continental n’a rien à voir avec celle des îles éparses ». Selon un communiqué publié par son ministère, la demande d’extension du territoire maritime concerne le plateau continental se trouvant au Sud de Madagascar. « Ce domaine maritime regorge de ressources naturelles et de ressources minières comme le gaz et le pétrole et l’extension des frontières maritimes sera bénéfique pour Madagascar », indique le ministre, cité par le communiqué.
Fidiniavo Ravokatra rappelle que cette demande d’extension du territoire maritime avait été engagée depuis 2011, « sous la période de transition », mais « les autorités qui se sont ensuite succédé ne s’en sont plus préoccupées ». Le dossier est donc repris par les autorités actuelles, et à en croire le ministre, la Commission pour les limites du plateau continental demande des documents supplémentaires pour pouvoir examiner le dossier. Il s’agit, précise-t-il sur la chaîne de télévision nationale (TVM), « des rapports d’études des levées sismiques marins de façon à permettre de déterminer la longueur, la largeur et la profondeur de ce plateau continental ».
Selon le communiqué du ministère des Mines et des ressources stratégiques, « la superficie du plateau continental demandée par Madagascar est de 860 000 km² ». Il s’agit de la partie qui prolonge le territoire terrestre sous la surface maritime. Selon la convention des Nations unies sur le droit de la mer, les pays côtiers peuvent demander l’extension de ce plateau continental, et disposer des droits sur l’exploitation des ressources du sol et du sous-sol des fonds marins correspondants.
Dans son communiqué du 7 Octobre, le Conseil des ministres annonce « la réalisation des travaux de relevés sismiques marins pour déterminer les frontières maritimes de Madagascar dans l’océan Indien ». Il indique que « la Commission pour les limites du plateau continental demande que la délimitation de ces frontières maritimes devaient être déposées avant la fin de l’année pour permettre l’examen du dossier de Madagascar et des petites îles qui l’entourent (ndlr : îles éparses) qui font partie du territoire de Madagascar ».Photo : Ministère des Mines et des ressources stratégiques
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COMMUNE D’ANTANANARIVO – Les conseillers Komba demandent le sursis à exécution de la convocation d’une réunion extraordinaire sans l’ordre du jour qu’ils ont soumis
Antananarivo, 8 Octobre, 19h25 – Hilda Hasinjo Ravelonahina et Toavina Ralambomahay ont couru pour déposer devant le tribunal administratif leur demande de sursis à exécution de la convocation de la réunion extraordinaire du Conseil municipal ce jeudi. Prévue commencer vendredi, la réunion en question, convoquée par le président du Conseil municipal, n’inclut dans son agenda aucun des sujets demandés par la coalition Tim-Komba dans leur demande de convocation de réunion extraordinaire. « Le 2 Octobre, nous avons déposé une demande d’ordre du jour avec reçu et discuté en séance plénière publique, le 7 Octobre, nous recevons une convocation sans les ordres du jour demandés », précisent les deux conseillers Komba.
En requérant le sursis à exécution de la convocation, les deux membres du conseil municipal espèrent que la réunion extraordinaire ne démarre pas tant que l’ordre du jour qu’ils ont demandé n’est pas inclus dans le programme. Dans leur requête, ils demandent également que le tribunal enjoigne le président du Conseil municipal d’inscrire les propositions d’ordre du jour de la coalition Tim-Komba dans l’agenda de la réunion extraordinaire censée débuter vendredi. Ils vont même jusqu’à réclamer des « sanctions adéquates contre l’auteur de la faute pour excès et abus de pouvoir ».
Dans leur demande de réunion extraordinaire du Conseil municipal, la coalition Tim-Komba demande, entre autres, la déchéance du bureau permanent du Conseil municipal. Ils demandent également un amendement du règlement intérieur du Conseil municipal et le changement des différentes commissions.
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MUNICIPALITE – Adoption du budget primitif 2021 de la CUA sur fond de discorde
Les amendes prévues dans le Code municipal d’hygiène, les taxes sur les réparations ou encore les amendes de mise en fourrière. Autant de sujets de discorde au cœur même du budget 2021 de la CUA. Un budget adopté ce jeudi alors que de nombreux conseillers issus de la coalition Tim-Komba devenue majoritaire ont quitté la salle de réunion.
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MUNICIPALITE – Le budget 2021 de la Commune urbaine d’Antananarivo adopté au forceps
Antananarivo, 8 Octobre, 14h15 – Désillusion pour la coalition Tiako i Madagasikara et Komba. Ayant pu réunir la majorité des conseillers municipaux, celle-ci n’a finalement pas pu peser dans le vote du budget 2021 de la Commune urbaine d’Antananarivo. Certains membres des deux organisations ayant été privés de vote, l’ensemble de la coalition n’a pu que claquer la porte pour marquer sa désapprobation. Les conseillers de l’IRK (Isika rehetra kaominaly) ont eu toute latitude pour adopter le budget.
« L’accès à la salle de réunion a été refusé à certains de nos conseillers », s’insurge Célestin Ratsimbazafy, conseiller municipal Tim. Sous prétexte que le vote se déroulait à huis-clos, des conseillers venus au moment de l’adoption n’ont pas pu entrer dans la salle de réunion.
Ceux-ci « avaient été initialement absents et avaient donné une procuration comme cela s’est toujours fait, mais on leur a refusé le droit de vote parce qu’il semble que leur absence n’était pas justifiée », s’indigne un autre conseiller municipal. Celui-ci est d’autant plus scandalisé que ces conseillers, appelés en urgence pour participer au vote, n’aient pas été autorisés à entrer en salle de réunion au moment de l’adoption du texte. -

PARLEMENT – Le Sénat intente un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d’Etat le taux de régulation des dépenses qui lui est autorisé
Antananarivo, 7 Octobre, 22h38 – Le Sénat tape du poing sur la table. Son questeur en charge des finances, Mourad Abdirassoul, annonce la saisine du Conseil d’Etat pour contester le taux de régulation des dépenses qui lui est autorisé. Il dénonce une forme d’injustice à l’encontre du Sénat qui, à l’entendre, n’est pas traité sur le même pied que les autres institutions et les autres départements. « Dans les circulaires sur le taux de régulation, toutes les institutions ont droit, par exemple, à 25% de taux de régulation, sauf le Sénat », s’insurge-t-il au cours d’une conférence de presse. « Nous avons dû saisir le Conseil d’Etat parce cela est illégal et injuste », poursuit-il.
Avec un taux de régulation presque nul pour certains chapitres, le Sénat se dit bloqué dans ses actions, « alors qu’il s’agit d’une institution de la République », s’insurge Brigitte Rasamoelina, deuxième rapporteur général du Sénat. Mourad Abdirassoul fait part de deux postes bloqués, celui des biens et services d’une part et celui des investissements publics d’autre part. « Le budget est bien inscrit dans la loi de finances, mais compte tenu d’un taux de régulation très faible, voire nul pour certaines rubriques, nous ne pouvons utiliser l’argent », poursuit le premier questeur de la Chambre haute.
A la faiblesse du taux de régulation s’ajoute « la fermeture de l’accès du Sénat au système intégré informatisé de gestion des finances publiques – SIGFP », ajoute encore le questeur . « Nous sommes dans le regret de vous faire savoir que la prochaine session ordinaire du Parlement ne sera pas organisée comme il se doit au Sénat », prévient’il déjà. Celui-ci regrette que même les consommables et autre matériel destinés à faire fonctionner le Sénat ne puissent être achetés.
Bruno Betiana, premier rapporteur général, se pose des questions sur les causes de cette situation. Il affirme ne pas croire que l’Etat n’ait pas d’argent ou qu’il y ait eu détournement fonds au Sénat. « Est-ce pour des raisons politiques ? » demande-t-il encore ? Avant de répondre pour lui-même que « nous sommes issus de bords politiques différents et quand bien même ce serait le cas, notre rôle est de faire de la politique et nous ne pouvons pas en vouloir à certains de nos confrères qui critiquent ou qui s’expriment, peut-être parfois de manière un peu forte », ajoute-t-il. -

MEDIAS – Autorisation de reprise des appels des auditeurs sur les stations de radio
Antananarivo, 6 Octobre, 17h20 – Les mesures de limitation de la liberté d’expression s’assouplissent. Fetraniaina Rakotondrasoava, directeur de la régulation des médias auprès du ministère de la Communication et de la culture, annonce sur les ondes de la radio nationale que « toutes les chaînes audio-visuelles de Madagascar peuvent désormais relancer les émissions d’appels des auditeurs ainsi que celles dans lesquelles les citoyens peuvent s’exprimer ». « Cela ne doit cependant pas aller au-delà de ce qui est prévu par la loi », poursuit le DRM, qui assure également l’intérim du directeur général de la communication auprès du ministère.
Outre l’obligation de retransmettre en direct les émissions officielles liées à la Covid-19, les médias avaient été contraints de suspendre les émissions dans lesquelles les auditeurs intervenaient durant la période d’urgence sanitaire. « L’objectif était d’éviter les troubles à l’ordre public et la diffusion des fausses nouvelles », explique un communiqué du ministère.
Cette décision a été prise parce que « la vie quotidienne tend à reprendre son cours normal », précise le DRM. Celui-ci rappelle néanmoins que « Madagascar étant encore en situation d’urgence sanitaire, les médias audio-visuels sont tenus de continuer à diffuser en direct l’émission quotidienne rapportant l’évolution de l’épidémie de Covid-19 ainsi que les émissions bimensuelles du président de la République ». Pour le DGCOM par intérim, l’Etat ne profite nullement de la réquisition. « Tout ce qui se dit durant ses émissions est lié à l’évolution et à la gestion de l’épidémie, martèle-t-il.
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ADMINISTRATION – Des mesures d’incitation à l’installation des fonctionnaires dans les zones reculées
Antananarivo, 6 Octobre, 6h50 – Un logement meublé et équipé de la télé par satellite. Un avancement rapide dans la carrière. Des primes. Le président de la République Andry Rajoelina annonce lundi l’adoption par le gouvernement de différentes mesures destinées à inciter les fonctionnaires à accepter de s’installer dans les zones les plus reculées du pays.
« Toutes les fois que nous construisons des bureaux, des hôpitaux, des centres de santé de base, nous bâtirons à côté un logement pour le premier responsable », souligne-t-il dans son discours à l’occasion de l’inauguration du bâtiment de la direction régionale de la sécurité publique dans l’Anosy. « Cela paraît bizarre de voir que les bureaux sont confortables alors que le directeur va habiter dans une case en ‘falafa’ », poursuit-il.
Pour illustrer ses propos, le chef de l’Etat a pris l’exemple des dentistes qui manquent dans de nombreuses localités du pays. « Les députés se sont plaints qu’il n’y a pas de dentistes dans la plupart des districts du Sud du pays alors que c’est un minimum », souligne-t-il. « Le problème n’est pas tant la mise en place d’une dentisterie, mais plutôt où installer les dentistes », ajoute-t-il. « Mais comment pouvons-nous envoyer des dentistes dans ces zones oubliées où il n’y a rien ? Ils auront l’impression d’être sanctionnés », poursuit-il encore.
L’objectif des mesures prises par les autorités est donc d’inciter les fonctionnaires à vouloir s’installer dans ces zones. « Nous allons leur octroyer un logement, des primes », cite-t-il entre autres. Les fonctionnaires qui accepteront de travailler dans des zones reculées pourraient ainsi être promus directeur dans une grande ville au bout de deux ans. Un militaire pourrait gagner un an d’avancement. Cette proposition aurait même déjà amené une dizaine de dentistes-militaires à accepter un poste de dentiste dans une localité reculée, raconte le chef de l’Etat. « C’est nous, ensuite qui avons eu l’embarras du choix », confie-t-il.Photo : Présidence de la République

