Catégorie : Politique

  • Andry Rajoelina se donne six mois pour évaluer le nouveau Premier ministre Fortunat Ruphin Zafisambo

    Andry Rajoelina se donne six mois pour évaluer le nouveau Premier ministre Fortunat Ruphin Zafisambo

    Antananarivo, 7 Octobre, 7h15 – “La population malgache a besoin d’un plan, d’un calendrier”. Le président de la République fixe donc un délai de six mois pour que le nouveau Premier ministre Fortunat Ruphin Zafisambo termine les missions prioritaires qui lui sont confiées. “Passé ce délai, si les défis ne sont pas relevés, nous prendrons les décisions qui s’imposeront”, souligne Andry Rajoelina dans son discours de nomination du chef du gouvernement.

    Pendant ces six mois, le nouveau chef du gouvernement aura pour missions principales de “rétablir l’ordre public et la confiance de la confiance de la population”. Dans son premier message à l’intention de son deuxième Premier ministre depuis son retour au pouvoir en 2019, Andry Rajoelina se dit certain que celui-ci sera “ferme et intransigeant face à ceux qui feront exprès de bloquer le développement du pays”.

    Outre la restauration de l’ordre public, Andry Rajoelina compte aussi sur le général Fortunat Ruphin Zafisambo pour “apporter des résultats rapides et concrets pour la population”. “Ce sera de la responsabilité du Premier ministre de réaliser les actions et les projets qui visent à améliorer le quotidien de la population et qui sont prioritaires pour nos compatriotes”, indique-t-il dans son allocution.

    Le chef de l’Etat cite, entre autres, “le retour à la normale de l’approvisionnement en eau et en électricité” mais aussi “la construction de cités universitaires qui donneront de la dignité aux étudiants”. Il s’agira aussi de mettre en place “une stratégie commune pour lutter contre la corruption” afin d’éradiquer la corruption qui détruit le pays. Le nouveau Premier ministre est aussi attendu pour assainir la gestion des affaires publiques et y apporter des innovations.

  • GOUVERNEMENT – Le général  Ruphin Fortunat Zafisambo nommé Premier ministre

    GOUVERNEMENT – Le général Ruphin Fortunat Zafisambo nommé Premier ministre

    Le président de la République nomme le général Ruphin Fortunat Zafisambo au poste de Premier ministre « pour rétablir l’ordre et la confiance du public », selon Andry Rajoelina.

  • TENSIONS SOCIALES – Andry Rajoelina met en garde sur l’impact d’un changement anticonstitutionnel du pouvoir sur les financements internationaux

    TENSIONS SOCIALES – Andry Rajoelina met en garde sur l’impact d’un changement anticonstitutionnel du pouvoir sur les financements internationaux

    Antananarivo, 4 Octobre, 7h45 – Des risques pèseraient sur les financements internationaux en cas de rupture de l’ordre constitutionnel. Le président de la République Andry Rajoelina avait exposé ce scénario dans son adresse à la nation sur la page Facebook de la présidence de la République, ce vendredi.

    Le Chef d’Etat a évoqué un entretien avec la Banque mondiale sur ce sujet, jeudi. Selon lui, cette institution de Bretton Woods aurait été claire et avait averti que “si un changement de régime intervient dans le pays en ne respectant pas la Constitution, tous les projets financés par les partenaires techniques et financiers (PTF) dans notre pays seraient suspendus et annulés”.

    La menace toucherait des projets d’infrastructures routières ou encore des programmes d’adduction d’eau. Et l’arrêt de ces projets entraînerait l’effondrement économique du pays, soutient le Chef de l’Etat. “Si Madagascar devait sombrer dans une nouvelle crise maintenant, notre développement reculerait de 15 ans. Personne d’entre nous ne souhaite un tel recul”, lance-t-il alors.

    Andry Rajoelina a néanmoins exprimé des regrets sur l’état de la gouvernance du pays. Et ce, tout en reconnaissant les lacunes dans sa gestion de la Nation, ainsi que les retards dans la mise en œuvre de certains projets annoncés.

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  • CRISE POLITIQUE – Le FFKM se dit prêt à assurer la médiation suite aux sollicitations qu’il dit avoir reçues

    CRISE POLITIQUE – Le FFKM se dit prêt à assurer la médiation suite aux sollicitations qu’il dit avoir reçues

    Antananarivo, 3 Septembre, 20h15 – Une possible nouvelle voie pour la sortie de crise. Le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) affirme qu’il est “prêt à répondre [aux sollicitations] pour se positionner en tant que ‘Raiamandreny’ pour la médiation”, selon Mgr Jean De Dieu Raoelison, président du FFKM, dans une vidéo postée vendredi en fin de journée.

     

    A entendre l’archevêque d’Antananarivo, le FFKM est sollicité par des entités “aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays pour mener des discussions face aux événements qui se passent dans le pays”. Pour la confédération des Eglises, la décision fait suite aux “appels en direction des Eglises et selon la déclaration [du FFKM] du 26 septembre 2025 pour la tenue d’un rapprochement et de discussions entre tous”.

     

    Vendredi dernier, les chefs d’Eglise avaient lancé un appel pour qu’il y ait un “rapprochement, en vue de l’apaisement et du dialogue”, l’objectif étant de trouver “une solution rapide et pérenne”. Cette voie devrait mener “vers le fihavanana et le développement qui devrait permettre à la population de bénéficier de droits fondamentaux comme l’électricité, l’eau, l’apaisement, les moyens de subsistance, la sécurité”.

     

    Une voie parlementaire avait été explorée pour trouver une issue à la crise actuelle, selon Justin Tokely, président de l’Assemblée nationale. Mais les groupes parlementaires n’avaient pas trouvé une entente.

  • MANIFESTATIONS – Andry Rajoelina “ne se retirera pas”, indique son conseiller spécial Patrick Rajoelina sur TV5 Monde

    MANIFESTATIONS – Andry Rajoelina “ne se retirera pas”, indique son conseiller spécial Patrick Rajoelina sur TV5 Monde

    Antananarivo, 3 Octobre, 11h20 – “Il ne se retirera pas”. Patrick Rajoelina, conseiller spécial du président de la République paraphrase le Général de Gaulle pour dire que Andry Rajoelina ne démissionnera pas. Invité de TV5 Monde, il souligne que “si on doit le faire retirer, il y a un certain nombre de processus constitutionnels qui sont hors de propos”.

    Lundi, Andry Rajoelina avait déjà soulevé qu’il n’a “pas l’intention de ne pas respecter la Constitution”. “C’est l’amour de la patrie qui coule en moi”, avait-il déclaré dans son adresse à la nation. “Ce n’est ni l’amour du pouvoir ni l’amour de la gloire, mais la volonté de servir le peuple, de servir les Malgaches”, avait-il poursuivi.

    Le départ du président de la République fait partie des points réclamés par les manifestants depuis quelques jours. Outre la démission, la Constitution prévoit la déchéance et l’empêchement pour actionner le processus de départ d’un président de la République.

  • MANIFESTATIONS – Certaines zones bénéficient d’une protection renforcée, selon l’Emmo Nat

    MANIFESTATIONS – Certaines zones bénéficient d’une protection renforcée, selon l’Emmo Nat

    Antananarivo, 3 Octobre, 9h35 – Protection spéciale pour les zones stratégiques. Alors que les manifestants prévoient de revenir dans les rues d’Antananarivo ce vendredi après une pause de 24 heures, l’Etat-major mixte opérationnel national (Emmo-Nat) indique sur la chaîne de télévision publique que ces zones seront “spécialement protégées afin de prévenir les pillages et la destruction”.

    Il s’agit principalement des lieux d’activités économiques et d’approvisionnement en produits de première nécessité, des établissements scolaires, des centres de santé, souligne l’Emmo-nat. Sont également pris en compte les autres sites jugés sensibles.

    L’Emmo-Nat encourage également les concitoyens à poursuivre leurs activités quotidiennes. Il assure que “des mesures strictes seront prises contre toute infraction, y compris à l’encontre de ceux qui envisagent de porter des armes ». Les citoyens, enfin, sont encouragés à “ne pas commettre d’infractions ».

  • Andry Rajoelina indique avoir reçu “des mots d’encouragement” de la part des chefs d’Eglise du FFKM

    Andry Rajoelina indique avoir reçu “des mots d’encouragement” de la part des chefs d’Eglise du FFKM

    Antananarivo, 3 Octobre, 7h15 – Le Conseil oecuménique des églises chrétiennes (FFKM) à Iavoloha. Mgr Jean de Dieu Raoelison de l’Eglise catholique, le pasteur Zaka Andriamampianina de l’Eglise réformée FJKM ainsi que le pasteur Denis Rakotozafy de l’Eglise luthérienne (FLM) ont été reçus en audience par le président de la République Andry Rajoelina, jeudi. “Ils sont préoccupés par ce qui se passe actuellement au pays”, rapporte le chef de l’Etat sur sa page Facebook tôt ce vendredi.

     

    Aucun détail n’est indiqué sur la teneur des discussions entre les quatre hommes. Mais les chefs d’Eglise ont prononcé des mots d’encouragement et nous avons prié ensemble pour le pays”, souligne Andry Rajoelina. Vendredi, dans leur premier communiqué conjoint après les manifestations, le FFKM avait appelé les différentes parties à la retenue, mais aussi au dialogue et à l’écoute mutuelle.

     

    Photo : Présidence de la République

  • MOUVEMENT POPULAIRE – Les manifestants mettent en place un Comité conjoint pour coordonner les manifestations 

    MOUVEMENT POPULAIRE – Les manifestants mettent en place un Comité conjoint pour coordonner les manifestations 

    Antananarivo, 3 Octobre, 6h30 – Les manifestations reprennent ce vendredi à Antananarivo et ses environs. Et pour la reprise, les différents mouvements de contestation se sont ralliés pour adopter une stratégie commune. Ils se sont alors mis d’accord pour mettre en place un Comité conjoint de coordination “chargé d“élaborer toutes les stratégies pour mener les prochaines étapes et finaliser cette lutte”.

     

    A en croire Lily Rafaralahy, conseillère municipale d’Antananarivo et une des leaders du mouvement “Tsy manaiky lembenana” (qui ne se laisse pas faire), “à partir de maintenant, toutes les stratégies pour guider le mouvement émanent de ce comité”. Ce comité regroupe aussi bien les jeunes de la GenZ et les étudiants que les artistes, influenceurs, et syndicats ayant rejoint le mouvement.

     

    La coordination du mouvement a été officiellement créée jeudi, alors que les manifestants ont observé une journée de suspension stratégique. Avant que les conseillers municipaux n’annoncent la mise en place du comité, des étudiants de l’Université d’Antananarivo ont lancé un appel à tous les mouvements à renforcer leurs rangs. “La jeunesse a tenu bon et a ouvert la voie, mais la lutte ne peut plus être menée par les étudiants et les jeunes seuls”, ont-ils lu dans une déclaration télévisée.

     

    Ils en appellent ainsi à “toutes les forces vives de la nation au sein de la République de Madagascar”, “les chefs d’églises sans exception, les autorités traditionnelles, les syndicats du secteur public et privé, la société civile, et les hommes politiques”. Ils invitent également “les forces armées, les paysans et le peuple malgache sans distinction” à les rejoindre.

  • JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA NON-VIOLENCE – Maminiaina Ravatomanga affirme son rejet des pillages et de la destruction des emplois. 

    JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA NON-VIOLENCE – Maminiaina Ravatomanga affirme son rejet des pillages et de la destruction des emplois. 

    Antananarivo, 2 octobre, 19h30 – “Non aux pillages”. Le président du groupe Sodiat, Maminiaina Ravatomanga, pointe du doigt les violences faites aux entreprises et aux travailleurs à l’occasion de la Journée internationale de la non-violence. Il dénonce, en plus des pillages, “la destruction des emplois” ainsi que “les attaques contre le travail et à l’entrepreneuriat”.

     

    S’exprimant dans un contexte où les entreprises traversent des difficultés, l’homme d’affaires rend alors hommage à ses collaborateurs dont il salue le “courage” et le “professionnalisme”. Pour le PDG du groupe Sodiat, “l’avenir de Madagascar se construit par l’effort, la persévérance et l’unité” des travailleurs. Il estime que leur engagement permet de “bâtir dans la dignité, sans violence”.

     

    Pour Maminiaina Ravatomanga, ses collaborateurs, “véritable force du groupe”, démontrent et prouvent au quotidien comment les travailleurs et les entreprises peuvent “contribuer ensemble au développement du pays”.

  • TSIMBAZAZA – Pas de consensus sur la démarche de sortie de crise entre majorité et opposition à l’Assemblée nationale

    TSIMBAZAZA – Pas de consensus sur la démarche de sortie de crise entre majorité et opposition à l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 2 Octobre, 17h00 – La majorité et l’opposition ne se sont pas entendues sur une décision de sortie de crise, après deux jours de réunion. Alors que les partisans du président de la République proposent la mise en place d’un gouvernement d’ouverture, les députés de l’opposition refusent de participer au processus si les revendications des manifestants ne sont pas prises en compte au préalable.

    “Compte tenu de la situation actuelle, la proposition du nom du Premier ministre a été étendue aux autres groupes parlementaires pour marquer notre ouverture”, indique un communiqué lu ce jeudi après-midi par le député Fanomezantsoa Andrianjanahary, élu à Manandriana et président du groupe parlementaire Union des parlementaires républicains (UPAR). A l’entendre, cette ouverture devrait “se poursuivre jusque dans la formation gouvernement”. Il en appelle donc “à toutes les forces vives du pays pour participer” à ce processus “afin de redresser le pays”.

    Les députés du groupe parlementaire Firaisankina, pour leur part, rejettent le communiqué que l’élu de Manandriana a lu au nom de “tous les membres de l’Assemblée nationale”, selon ses termes. “Le groupe parlementaire Firaisankina n’était pas présent et ne cautionne pas la lecture du communiqué”, martèle le député Fidèle Razara Pierre, élu à Ambatondrazaka à la presse. “Il est vrai qu’il y a eu des discussions pour trouver des solutions de sortie de crise, mais nous avons posé comme préalable indiscutable le respect du droit fondamental à la liberté d’expression”, poursuit-il.

    Mercredi, une première réunion a déjà eu lieu entre les représentants des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale afin de trouver une solution de sortie de crise. Aucune décision consensuelle n’ayant été trouvée, une autre réunion a eu lieu ce jeudi.

    De leur côté, les dirigeants de l’Alliance Firaisankina ont déjà annoncé leur refus de participer à un éventuel gouvernement d’ouverture. Dans un communiqué conjoint, ils ont qualifié de “trahison envers la population malgache et la patrie, ainsi qu’un mépris des vies perdues lors des manifestations” toute participation au prochain gouvernement envisagé par le président de la République.

    Le président de la République Andry Rajoelina avait annoncé lundi la dissolution du gouvernement et la nomination d’un nouveau Premier ministre. Il s’était donné un délai de trois jours après son adresse à la nation pour recevoir la proposition venant des députés selon l’article 54 de la Constitution et nommer le chef du gouvernement dans la foulée.