Catégorie : Politique

  • CRISE À MADAGASCAR – Sept ambassades basées à Madagascar appellent au “dialogue pour surmonter la situation actuelle de manière pacifique”

    CRISE À MADAGASCAR – Sept ambassades basées à Madagascar appellent au “dialogue pour surmonter la situation actuelle de manière pacifique”

    Antananarivo, 2 Octobre, 14h40 – Un appel conjoint. Les ambassades d’Allemagne, de Corée, de France, du Japon, du Royaume-Uni, de Suisse ainsi que la Délégation de l’Union européenne à Madagascar publient un deuxième communiqué sur la situation à Madagascar en moins d’une semaine. Elles invitent les différents acteurs malgaches à s’engager dans “un dialogue constructif afin de surmonter la situation actuelle de manière pacifique”.

    Dans ce deuxième communiqué, plus fourni et que l’ambassade des Etats-Unis n’a pas signé, les sept chancelleries étrangères réitèrent leur appel à la retenue et au rejet de toute forme de violence. Elles soulignent en même temps “leur attachement à l’Etat de droit” et insistent sur l’importance de la liberté d’expression et de la réunion pacifique. Dans le deuxième communiqué, elles rappellent que “ces droits fondamentaux sont essentiels à la stabilité démocratique et représentent le fondement du développement durable auquel le gouvernement et le peuple aspirent”.

  • TSIMBAZAZA – Aucun consensus sur la piste de sortie de crise entre les groupes parlementaires à l’Assemblée nationale

    TSIMBAZAZA – Aucun consensus sur la piste de sortie de crise entre les groupes parlementaires à l’Assemblée nationale

    Antananarivo, 1er Octobre, 22h28 – Un consensus encore à trouver. Les groupes parlementaires de l’Assemblée nationale n’arrivent pas à s’entendre sur la voie de sortie de crise à proposer, du moins après un premier jour de discussions. “Aucune décision n’a été prise. La réunion va se poursuivre demain [jeudi]”, indique Justin Tokely, président de l’Assemblée nationale, à la presse mercredi en soirée.

    La réunion des représentants des groupes parlementaires visait à “identifier toutes les solutions pour que Madagascar n’ait pas à subir une très longue crise”, explique le président de la Chambre basse. “Nous avons donc échangé nos opinions et nous avons examiné diverses solutions, mais rien n’a été décidé”, poursuit-il.

    Selon, Siteny Randrianasoloniaiko, septième vice-président, l’opposition met en avant une condition pour avancer dans la recherche de solution consensuelle. “La première solution c’est l’arrêt de la violence. Il n’y aura pas de paix si nous ne permettons pas à la population de s’exprimer”, soutient le chef de l’opposition parlementaire. “Si on veut chercher avec nous la solution, il faut d’abord chercher les voies et moyens permettant à la population de s’exprimer”, ajoute-t-il.

    L’alliance de l’opposition “Firaisankinam-pirenena” a fait savoir qu’elle ne prendra pas part au prochain gouvernement. “La population n’a pas évoqué la nomination d’un Premier ministre. Si l’on veut chercher une solution, il faut l’écouter”, soutient Siteny Randrianasoloniako.

    Le président Andry Rajoelina avait dissout le gouvernement lundi. Il avait donné 72 heures pour la soumission de noms des candidats au poste de Premier ministre. Celui qui sera nommé dans la foulée devrait ensuite former le gouvernement dans un délai précis, avait-il souligné.

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  • MÉDIATION – Cinq organisations de la société civile appellent à un accord politique concerté sous la houlette des leaders religieux 

    MÉDIATION – Cinq organisations de la société civile appellent à un accord politique concerté sous la houlette des leaders religieux 

    Antananarivo, 1er Octobre, 18h55 – Les leaders religieux appelés à la rescousse. Cinq organisations de la société civile proposent “l’élaboration et la mise en oeuvre d’un schéma de sortie de crise pacifique concrétisé par un accord signé par tous”. Elles souhaitent que les discussions qui aboutiraient à une telle entente soient menées par l’Eglise. “Nous demandons aux leaders religieux de conduire, en tant que raiamandreny, le processus de concertation”, écrivent-elles dans un communiqué conjoint publié ce mercredi.

     

    Cette concertation, dans l’optique des cinq OSC, devrait permettre la légitimation du mouvement citoyen qui a commencé le 25 septembre et qui “réclame un État plus juste, plus équitable, plus intègre, et véritablement soucieux d’un mieux-vivre ensemble et d’un développement durable et inclusif”. L’accord qui en sortira, pour sa part, devrait aboutir à “une refondation de la Nation avec la mise en place d’institutions solides, ancrées dans les principes de transparence, de redevabilité et de démocratie participative”.

     

    Les cinq OSC signataires sont le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes, le MSIS Tatao, l’ONG Ivorary, Liberty 32 et la Plateforme nationale des organisations de la société civile de Madagascar.

  • CONTRE-MANIFESTATIONS – Les partisans du pouvoir disent “ne pas vouloir de coup d’Etat” qui “détruit une Nation”

    CONTRE-MANIFESTATIONS – Les partisans du pouvoir disent “ne pas vouloir de coup d’Etat” qui “détruit une Nation”

    Antananarivo, 1er Octobre, 15h15 – Un contre-mouvement qui se met en marche. Les partisans du pouvoir lancent une campagne qui dénonce ce qu’ils qualifient de “coup d’Etat”. “Nous ne voulons pas de troubles, nous ne voulons pas de coup d’Etat parce que cela détruit une Nation”, écrivent-ils sur leurs réseaux sociaux. La publication est accompagnée de visuels sur lesquels le contre-mouvement appelle à “défendre la démocratie”.

    Dans les publications partagées par les organisations pro-Rajoelina, mais aussi quelques personnalités du pouvoir, ou encore quelques départements ministériels, l’appel est lancé à ceux qui ont perdu leur emploi, ceux dont les biens ont été détruits ou encore ceux qui ont vu leurs maisons saccagées. Ils ciblent notamment “les entrepreneurs, les étudiants, les jeunes, ainsi que ceux qui soutiennent le président de la République”. Dans leurs posts, ils se disent “patriotes” et veulent ainsi “poursuivre le développement”.

  • MANIFESTATIONS – Le Pape Leon XIV se dit “attristé” par les “violents affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes manifestants”

    MANIFESTATIONS – Le Pape Leon XIV se dit “attristé” par les “violents affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes manifestants”

    Antananarivo, 1er Octobre, 14h15 – La situation à Madagascar évoquée par le Pape Léon XIV au Vatican. Lors de l’audience générale de ce mercredi, le souverain pontife a fait part de sa tristesse face aux “violents affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes manifestants”. Regrettant que les événements aient “fait plusieurs morts et une centaine de blessés”, il appelle à “prier pour que toute forme de violence soit toujours évitée et que la recherche constante de la paix sociale soit favorisée par la promotion de la justice et du bien commun”.

    Dans un communiqué publié lundi, le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme rapporte 22 décès liés aux manifestations ainsi qu’aux pillages et émeutes qui ont eu lieu en marge du mouvement de la jeunesse. Ce chiffre a été démenti par le ministère des Affaires étrangères qui n’a pas pour autant donné un bilan chiffré officiel.

  • PARLEMENT – Les députés Irmar appellent leurs pairs à s’exprimer autrement que dans la rue

    PARLEMENT – Les députés Irmar appellent leurs pairs à s’exprimer autrement que dans la rue

    Antananarivo, 1er Octobre, 8h00 – “Les députés du groupe parlementaire Irmar (Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina) condamnent l’expression d’opinion faite en dehors de ce qui est prévu par les lois et les règlements en vigueur dans le pays”. Les élus de la majorité ont dénoncé lundi soir la participation de certains de leurs pairs aux manifestations de rue, notamment celles qui ne sont pas autorisées. Dans un communiqué publié quelques heures après l’arrestation du député Antoine Randriamampianina Rajerison, ils ont prié tous les députés à s’exprimer dans le cadre du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et de la Constitution, et certainement pas dans la rue”.

    Dans leur communiqué, les élus Irmar soulèvent que le principe de l’inviolabilité parlementaire en matière d’opinion n’est applicable que durant les sessions parlementaires. “Selon le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les actions faites et les opinions exprimées en dehors des sessions parlementaires et en dehors de l’exercice des fonctions, que ce soit dans les réunions publiques ou dans les médias, sont régies par le droit commun en vigueur sur le territoire de la République”.

    Lundi, le député Antoine Randriamampianina Rajerison, élu à Arivonimamo avait été arrêté alors qu’il avait participé aux manifestations des étudiants de l’Université d’Antananarivo auxquelles s’est joint le mouvement de la GenZ. Il a été libéré depuis mardi, mais entre-temps, les députés de l’opposition avaient dénoncé cette arrestation et avaient indiqué qu’aucun député ne devrait être arrêté en raison des opinions qu’il émet. Les forces de sécurité, elles, avaient évoqué que le député avait été interpellé suite à des renseignements rapportant la présence d’armes sur certains manifestants. Le général Jimmy Clark Rakotondramanana, sous-chef d’État-major en charge des opérations de l’État-major des armées, avait même confirmé que “des armes ont été retrouvées sur des manifestants civils et élus”.

  • MANIFESTATIONS – Longue marche pour les habitants de la RN1 vers le Centre-ville pour rejoindre le mouvement de la GenZ

    MANIFESTATIONS – Longue marche pour les habitants de la RN1 vers le Centre-ville pour rejoindre le mouvement de la GenZ

    Affrontements intenses dans le Centre-ville vers la fin de l’après-midi ce mardi 30 septembre. Les manifestants provenant de la route nationale RN1 qui avaient cru avoir réussi à investir le Parc d’Ambohijatovo ont été dispersés par les forces de l’ordre à coup de grenades lacrymogènes, et de tirs avec des armes à feu. Partis d’Imerintsiatosika, de Vontovorona, de Fenoarivo ce mardi 30 septembre, ils ont marché sur des dizaines de kilomètres pour rallier le Centre-ville et rejoindre les manifestants du mouvement de la GenZ à Ambohijatovo. Ils ne rencontreront pas beaucoup d’obstacles sur leur route, mais ne cesseront de voir leurs rangs grossir au fur et à mesure qu’ils avancent. Les barrages des forces de sécurité sont plus imposants à Anosibe et à Anosy, mais les manifestants continuent d’avancer. Ils finissent par investir Ambohijatovo, et se mêlent avec les manifestants de la capitale. Mais ce ne sera pas de longue durée. Les forces de sécurité lancent à nouveau des grenades lacrymogènes et tirent des coups de feu pour les disperser.

     

  • MANIFESTATIONS – D’Antaninandro à Ambohijatovo, entre pourparlers et grenades lacrymogènes

    MANIFESTATIONS – D’Antaninandro à Ambohijatovo, entre pourparlers et grenades lacrymogènes

    A Antaninandro, la descente des manifestants vers Ambohijatovo avait commencé par des pourparlers avec les forces de l’ordre. Au lieu de dire aux manifestants de se disperser, les forces de sécurité leur avaient demandé de trouver un autre endroit qu’Ambohijatovo. Le stade Makis, le stade Betongolo ou encore le stade de Malacam avaient été proposés. Mais les manifestants ont insisté pour aller à Ambohijatovo. Le dialogue de sourds s’est soldé par des affrontements. Les forces de sécurité ont dispersé les manifestants à coup de grenades lacrymogènes, faisant le tour de plusieurs quartiers. Et puis, quand les manifestants de la route nationale RN1 sont arrivés, les manifestants de la Capitale sont de nouveau sortis pour rejoindre Ambohijatovo. La place est conquise, jusqu’à ce que les forces de sécurité reprennent la main, tirant à nouveau des grenades lacrymogènes au niveau d’Andohan’Analakely d’abord, avant de reprendre Ambohijatovo et ses environs.

  • ÉMEUTES – L’organe mixte de conception réduit le couvre-feu à Antananarivo de 20h à 4h du matin

    ÉMEUTES – L’organe mixte de conception réduit le couvre-feu à Antananarivo de 20h à 4h du matin

    Antananarivo, 30 Septembre, 7h15 – Le couvre-feu dans la Capitale ne dure plus dix heures dans la nuit. L’organe mixte de conception (OMC) dans une vidéo diffusée sur la chaîne de télévision publique rapporte la réduction de 20h à 4h du matin la limite où on ne peut plus circuler durant la nuit.

     

    “Il est constaté que nous progressons vers l’ordre public”, déclare le général Jimmy Clark Rakotondramanana, sous-chef d’État-major en charge des opérations de l’État-Major des Armées. C’est pour cette raison que les autorités formant cet organe “ont décidé que le couvre-feu, qui commençait de 19h à 5h du matin, est maintenant établi de 20h à 4h du matin”, poursuit l’officier général.

     

    A en croire l’officier général, “l’OMC ne cesse de prendre des mesures pour rétablir l’ordre et permettre aux gens de reprendre leurs activités économiques”. Le couvre-feu avait été instauré à Antananarivo et ses environs dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 septembre 2025 alors que la ville vivait une nuit de pillages. Depuis, “l’OMC se réunissait quotidiennement sous la direction du Premier ministre”, avait assuré le ministère de la Communication et de la culture.

  • EXECUTIF – Andry Rajoelina présente ses excuses pour les défaillances de certains de ses ministres

    EXECUTIF – Andry Rajoelina présente ses excuses pour les défaillances de certains de ses ministres

    Antananarivo, 30 Septembre, 6h05 – “Nous n’avons pas su répondre à vos attentes, peut-être même n’avons-nous pas entendu vos appels et vos inquiétudes”. Le président de la République Andry Rajoelina reconnaît des “défaillances” du gouvernement. Dans son adresse à la nation, lundi, il s’est excusé pour les membres du gouvernement “qui n’ont pas accompli, qui n’ont pas rempli les missions que la population attendait d’eux”. Et c’est la raison pour laquelle il dit avoir décidé “de mettre fin aux fonctions du Premier ministre et de son gouvernement” et de nommer un nouveau Premier ministre dans les trois prochains jours.

     

    Dans son allocution, Andry Rajoelina confie pourtant personnellement “comprendre la colère et la tristesse” des jeunes ainsi que “les difficultés engendrées par les coupures d’électricité et l’insuffisance de la production énergétique”. “J’ai entendu vos appels, j’ai ressenti vos souffrances et je comprends bien l’impact que cela a sur notre vie quotidienne”, souligne-t-il dans son discours. Il dit ressentir lui-même ces “douleurs” et ces “épreuves” qu’il “n’en dort pas la nuit afin de trouver des solutions pour soulager et améliorer la vie quotidienne de notre population”.

     

    Pour apporter les solutions, il annonce alors un gouvernement qui “travaillera au service de la population” et qui “recherchera et accélérera toutes les actions visant à améliorer le bien-être du peuple”. Il donne un délai de trois jours aux parlementaires pour lui présenter des propositions de nom de Premier ministre. Il donnera ensuite un délai au chef du gouvernement qui sera nommé pour former le gouvernement. En attendant, il demande déjà aux candidats-ministres de déposer leur CV au palais d’Ambohitsorohitra ou par courrier électronique.