Catégorie : Régions
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INFRASTRUCTURES – Le ministère des Travaux publics annonce la réhabilitation de la route Ifanadiana – Ikongo juste après la saison des pluies, en attendant, les travaux d’urgence pour rétablir la circulation de façon provisoire sont lancés sur l’axe RNT14
Antananarivo, 17 Février, 13h35 – Le ministère des Travaux publics annonce ce jeudi la réhabilitation de la route nationale temporaire (RNT) 14 qui relie Ifanadiana à Ikongo. Considéré comme l’un des axes les plus difficiles du pays, la route est dans un état tellement piteux que les habitants du district ont été isolés pendant plusieurs années, souligne le ministère des Travaux publics.
Rapportant les propos du ministre Jerry Hatrefindrazana, le ministère indique dans un communiqué que ces travaux sont une priorité pour les autorités. « Cela fait des années que cette route n’a pas été réhabilitée, enclavan les localités qu’elle dessert », note le communiqué. Celui-ci prend à témoin les difficultés rencontrées par l’Etat quand il fallait envoyer les aides dans cette zone après le passage du cyclone Batsirai.
La première phase des travaux de réhabilitation qui consiste à bitumer, à bétonner et à paver les 94 km de chaussée ne devrait cependant démarrer qu’à la fin de la saison des pluies. En attendant, les travaux d’urgence destinés à rétablir de façon provisoire la circulation sur la RNT14 ont démarré ce jeudi. Le ministre des Travaux publics, Jerry Hatrefindrazana a été présent sur place avec les responsables et les techniciens de la région de Fitovinany, pour lancer les travaux.Photos : Ministère des Travaux publics

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INTEMPERIES – Les résidus de Dumako qui s’est affaiblie dans la nuit prévus sortir en mer ce mercredi
Antananarivo, 16 Février, 5h45 – Dumako n’était plus qu’une dépression sur terre avec des vents moyens de 50km/h et des rafales de 65km/h dans la nuit du mardi. Positionnée à Andilamena à 22h, elle a continué à apporter des pluies dans son sillage même si celles-ci se sont graduellement affaiblies, indiquent les services de la météorologie.
Les résidus de nuages de Dumako devraient par ailleurs sortir en mer dans la canal de Mozambique ce mercredi. Aucune alerte n’est lancée dans les localités de l’Ouest qui seront traversées par le reste de la tempête. Par contre, la vigilance post-alea était en vigueur dans les zones où elle est passée mardi après-midi et en début de soirée ainsi que leurs alentours. Ainsi, Analanjirofo, Mandritsara, Andilamena, Amparafaravola, Ambatondrazaka, Toamasina I et II et Brickaville étaient-ils placés en alerte bleue mardi dans la soirée.
Entrée à Sainte Marie vers midi, la tempête Dumako est ensuite entrée à Soanierana Ivongo vers 15h. Elle est restée environs quatre heures dans ce district, laissant quelques dégâts dans son sillage.Photo : Laimena Nicolas Harivel -

APRES LE CYCLONE – Le président de la République dit ne pas pouvoir venir à Nosy Varika pour cause de problème d’accessibilité et envoie des aides d’urgence à Nosy Varika via le port fluvial de Mahanoro
Antananarivo, 11 Février, 14h15 – A défaut de pouvoir accueillir le président de la République, les habitants de Nosy Varika pourront recevoir dans les prochaines heures les cargaisons de riz et d’aides d’urgence envoyées par le chef de l’Etat. En déplacement à Mahanoro ce vendredi, Andry Rajoelina a assisté au départ des embarcations transportant 64 tonnes de riz importé destinés à soutenir les sinistrés de Nosy Varika mais aussi aux marchés de la localité. Les bateaux ont quitté le port fluvial de Mahanoro ce vendredi matin. Ils devraient arriver à Nosy Varika sept à huit heures plus tard, selon le président de la République.
Dans son discours, Andry Rajoelina indique avoir eu l’intention de se rendre à Nosy Varika. Mais il en a apparemment été empêché parce « la piste de l’aérodrome de la localité est encore inondée » et ne peut donc pas accueillir si. Aviob. La route qui y mène par voie terrestre via Mananjary y est par ailleurs encore impraticable à cause des points de coupure. La navigation fluviale via Mahanoro sur le Canal Pangalanes semble la solution retenue pour l’acheminement des aides d’urgence.
Le riz qui parviendra à Nosy Varika au plus tard ce samedi sera destiné à approvisionner les Tsena Mora où le riz est vendu a 1.000 ariary le kilo. Le Vary Tsinjo lui sera mis sur le marché de la localité à 500 ariary le kapoaka. Des packs de Vatsy Tsinjo, incluant un sac de 25 kilos de riz devraient également être octroyés aux sinistrés de Nosy Varika. Jeudi, le ministère de la Défense nationale indique que des militaires sont déjà arrivés à Nosy Varika pour apporter des appuis aux habitants de la localité pour reconstruire et réhabiliter le district. -

INTEMPERIES – Des dégâts matériels importants et des sinistrés dans le Vakinankaratra
Antananarivo, 6 Février, 20h30 – L’œil du cyclone se trouvait à Fianarantsoa, mais ses impacts se sont fait ressentir jusque dans le Vakinankaratra. La région a été plus ou moins épargnée malgré quelques dégâts enregistrés, notamment à Antsirabe qui a été le district le plus touché reconnaît le gouvernorat.
Les premiers chiffres provisoires publiés par le Centre régional de commandement opérationnel de gestion des risques et des catastrophes (CRCO/GRC) font état de 184 personnes déplacées provenant de 45 familles. Elles ont été accueillies dans cinq établissements scolaires.
Les dégâts signalés dans le Vakinakaratra et en particulier à Antsirabe ont surtout été matériels. « Les vents ont été violents. Je n’en ai pas dormi de la nuit », confie une habitante du district d’Antsirabe II. A son réveil, elle a vu des arbres déracinés, des panneaux publicitaires écroulés, des poteaux électriques effondrés, témoins de la nuit agitée traversée par le Vakinankaratra.Images : Maholy Andrianaivo pour www.2424.mg -

DEGATS – Nosy Varika en attente des secours et des aides d’urgence
Antananarivo, 6 Février, 19h00 – De 9h du matin samedi à 3h du matin dimanche, Nosy Varika été la proie des vents violents de Batsirai. Au lendemain du passage du cyclone, le niveau des eaux a considérablement monté dans la localité, 90% des bâtiments ont connu des dommages. Même les sites censés accueillir les sinistrés n’ont pas résisté aux assauts des vents.
Comme la plupart des localités de l’Est et du Sud-Est, Nosy Varika a eu le temps de se préparer à l’arrivée du cyclone tropical intense Batsirai. Mais la violence du météore a été telle que les dégâts matériels ont été plus importants. La vedette du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes prépositionnée sur place a permis de sauver des sinistrés surpris par la montée des eaux dans leur domicile.
L’intensité du cyclone n’a pourtant pas donné aux stocks de vivres le temps d’arriver jusque dans le district. En attendant, les autorités locales doivent faire avec les moyens du bord et existant sur place pour soutenir les sinistrés que compte le district. La localité attend avec impatience les aides qui lui permettront de se relever plus vite.Images : Willy Raharijaona -

INTEMPERIES – Au moins 5.500 sinistrés dans la région d’Atsimo Atsinanana après le passage du cyclone tropical intense Batsirai
Antananarivo, 6 Février, 17h10 – Farafangana, chef-lieu de la région d’Atsimo Atsinanana, a aussi subi les impacts du cyclone Batsirai. Comme pour les autres localités du Sur-Est, les eaux sont montées dans la région, amenant au déplacement de nombre de sinistrés. Si l’on en croit le député Clarisse Regina Raheriarijaona élu à Farafangana, au moins 280 ménages ont dû être hébergés dans la nuit-même dans un site d’hébergement qui venait alors d’être mis en place.
Les évacuations se sont faites alors que la pluie tombait à verse, raconte l’élue de Farafangana. Certains sinistrés avaient été envoyés dans les locaux d’une école primaire publique pour être placés en sécurité. En tout, la région d’Atsimo Atsinanana compte plus de 5.500 individus déplacés, dont les sinistrés du cyclone Batsirai et personnes déplacées de façon préventive. Ils proviennent de 1.100 ménages et sont répartos dans 13 centres d’hébergement.
La chute d’un arbre suite à la violence des vents a également interrompu la circulation sur la Route nationale 12 (RN12) reliant Farafangana à Manakara. Selon notre source, l’enlèvement de cet arbre a été érigé en priorité par les forces de l’ordre, sous la coordination de la préfecture.Photos : Clarisse Regina Raheriarijaona

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INTEMPERIES – Nosy Varika, isolé et endommagé à plus de 90% après quasiment 24 heures de bataille contre les vents forts emmenés par Batsirai, appelle au secours
Antananarivo, 6 Février, 13h40 – Le district de Nosy Varika est sans doute l’une des localités ayant le plus souffert du passage du cyclone tropical intense Batsirai. « C’est comme si nous venons d’être bombardés », confie William Raharijaona, résident de la ville. Il parle d’une « ville endommagée à plus de 90% ». Il évoque des toits en tôle arrachés par les vents. « Les vents n’ont épargné ni les bâtiments publics ni les maisons d’habitations de particuliers », raconte-t-il. Même les écoles et les églises qui auraient dû accueillir les sinistrés ont été sinistrées.
Notre source parle également de la destruction de la plupart des cases en bois, des arbres déracinés ou des poteaux électriques qui s’effondrent sur des maisons d’habitation, sur les chaussées. « L’électricité a été coupée depuis 2h30 du matin est n’a toujours pas été rétablie », confie encore notre interlocuteur.
A en croire Willy Raharijaona, Nosy Varika a vécu pendant près de 18 heures d’affilée sous les affres des vents violents emmenés par le cyclone Batsirai. « Nous avons ressenti les vents alors que le cyclone se trouvait encore au large de Vatomandry », raconte-t-il. Les vents ont commencé à souffler avec force samedi à 9h et n’ont commencé à se calmer que dans la nuit du samedi à dimanche, vers 3h du matin dans la localité.
« Cela va être très difficile de se relever », indique ce conseiller technique auprès du vice-président du Sénat. A l’entendre, le district est, pour l’heure, isolé. « On ne peut pas circuler par le Canal de Pangalanes, la route est impraticable. Un déplacement par les airs serait le seul accès possible, mais encore faudrait-il que ce soit un hélicoptère vu l’état de la piste de l’aérodrome », ajoute-t-il, appelant au secours. « Nous avons besoin de toutes les aides, nationales et internationales », conclut-il.Photos : Willy Raharijaona



