Catégorie : Social

  • Le Conseil des ministres confirme la priorisation de la sensibilisation à la planification familiale pour prévenir les grossesses précoces

    Le Conseil des ministres confirme la priorisation de la sensibilisation à la planification familiale pour prévenir les grossesses précoces

    Antananarivo, 14 Juin, 8h45 – Une priorité nationale. “La sensibilisation à la planification familiale est une priorité de l’Etat pour lutter contre les grossesses précoces et pour réduire la natalité afin d’alléger les charges des parents”, indique le Conseil des ministres de ce jeudi. Cette sensibilisation à la planification familiale ainsi que la vulgarisation de l’utilisation des contraceptifs sont ainsi érigés en programme national, poursuit le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

    Pour les autorités, cette priorisation est d’autant plus importante que “15% des grossesses signalées dans la Grande ile concernent des filles et des jeunes femmes de moins de 18 ans”, rappelle le Conseil des ministres. C’est aussi la raison pour laquelle le Conseil des ministres a approuvé la prise en charge par l’Etat de la part de Madagascar (1%) et de celle du Fonds des nations unies pour la population (2%) dans l’achat des outils et des moyens de contraception pour l’année 2024.

    Si l’on en croit le Conseil des ministres, cette volonté politique de promouvoir la planification familiale, les avancées constatées dans ce domaine ainsi que le leadership du président de la République en la matière font partie des raisons qui ont amené l’UNFPA à choisir Madagascar pour lancer le rapport régional de l’état de la population dans le monde. Outre la promotion de l’utilisation des matériels et moyens de contraception auprès de la population, Madagascar promeut aussi l’abstinence auprès des collégiens et des lycéens.

    Sur la Grande ile, le ministère de l’Education nationale “interdit formellement de mener des demonstrations véhiculant l’utilisation des matériels et/ou méthodes contraceptives dans l’enceinte des établissements scolaires du préscolaire en terminale”. Pour le ministère, “le principe qui guide les activités relatives à l’éducation sexuelle à mettre en place dans les écoles est celui de l’abstinence”.

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  • PROGRAMME VARUNA – Forte mobilisation contre l’érosion de la biodiversité pour les îles du sud-ouest de l’océan Indien

    PROGRAMME VARUNA – Forte mobilisation contre l’érosion de la biodiversité pour les îles du sud-ouest de l’océan Indien

    Antananarivo, 13 Juin, 10h45 – Chaque action compte. La situation est tellement alarmante qu’il est impératif pour les îles du sud-ouest de l’océan Indien de conjuguer leurs efforts pour protéger et valoriser leurs biodiversités. Ce message est du ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine, lors de l’ouverture de la conférence visant à faire une revue à mi-parcours du programme Varuna, mardi.
    Ces îles de l’océan Indien, que sont l’Union des Comores, Maurice, Madagascar et Seychelles, sont confrontées au grand défi de la lutte contre l’érosion de leur biodiversité.

    Selon les données partagées en marge de cette conférence, on estime par exemple que 95% des lémuriens sont menacés dans les forêts malgaches. Quasiment tous les oiseaux endémiques de l’île Maurice sont également considérés comme menacés. L’Union des Comores a pour sa part connu entre 1990 et 2015 des taux de déforestation de 24%, qui sont les plus élevés au monde selon l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Et les écosystèmes d’eau douce ont subi une réduction de 90% aux Seychelles et sont considérés comme étant en danger critique d’extinction selon les critères mondiaux pour les zones clés pour la biodiversité (KBA).

    Flavien Joubert, le ministre Seychellois de l’Agriculture, du changement climatique et de l’environnement insiste sur l’importance de la coopération régionale en faveur de ces biodiversités. “L’objectif commun est de promouvoir une meilleure compréhension des défis auxquels nous sommes confrontés, de partager des solutions innovantes et de forger des partenariats solides qui conduiront à des changements significatifs”, lance-t-il.

    Le ministre comorien de l’Agriculture, de la pêche, de l’environnement, du tourisme et de l’artisanat, Houmed M’Saïdie abonde dans ce sens, en soutenant que décideurs, entreprises, société civile et chaque citoyen doivent agir face à cette érosion de la biodiversité. Il suggère alors le changement des modes de consommation pour la réduction du gaspillage alimentaire et la surexploitation des ressources naturelles. Il avance également l’adoption d’approches de développement intégrées et multisectorielles prenant en compte les compromis entre la production alimentaire et énergétique, les infrastructures, la gestion des ressources en eau et des zones côtières, et la conservation de la biodiversité.

    “Nous sommes et nous faisons partie de la solution, et nous devons être valorisés comme des pays clés et non des pays victimes dans la lutte contre le changement climatique et la préservation de la biodiversité”, lance le ministre Max Fontaine. Ce, en saluant le travail de tous les partenaires du programme Varuna, tout en restant conscient du chemin qui reste encore à parcourir ainsi que les défis que ces pays de l’océan Indien doivent encore surmonter.

    Selon sa coordinatrice, Blanche Gomez, Varuna est un programme de préservation de la biodiversité qui est financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par Expertise France. C’est un programme régional, impliquant les cinq pays du sud-ouest de l’Océan Indien et qui a pour but de lutter contre l’érosion de la biodiversité, précise-t-elle.

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  • RAVITAILLEMENT – La Jirama publie également un calendrier de “délestage” pour l’eau dans plusieurs quartiers d’Antananarivo

    RAVITAILLEMENT – La Jirama publie également un calendrier de “délestage” pour l’eau dans plusieurs quartiers d’Antananarivo

    Antananarivo, 12 Juin, 15h30 – La distribution de l’eau va être rationnée pour certains quartiers de la capitale. Vu l’insuffisance de la production, la Jirama a également publié un planning de tour d’eau journalier afin de permettre à ses clients de prendre les mesures adéquates.

    Neuf sites sont concernés par ces “tours d’eau”, selon l’annonce officielle de la Jirama publiée ce mercredi. Sont concernés les quartiers de Mandroseza, Ankatso, Alasora, Ambohidrapeto, Ampitatafika, Anosiala, Ankaraobato, Iavoloha et Analamahitsy et leurs environs. Ce mercredi par exemple, les quartiers desservies entre 19h et 5h du matin seront les quartiers d’Ankaraobato, Ifarihy et Soamahavory. Le quartier de Tongarivo ne sera pas desservi durant cette période.

    Du côté d’Alasora, Alasora ambony sera desservie de 21h à 4h du matin. Les quartiers d’Ambohidrazaka et Mahatsinjo seront pour leur part non desservis. Et finalement entre minuit et 4h du matin, les quartiers d’Ilafy, Ambatobe et du réservoir Analamahitsy seront desservies tandis que les quartiers de Soavimasoandro, Ivandry, Analamahitsy, et Ambohitrarahaba ne le seront pas.

    D’après la Jirama, le gap de production à Antananarivo et ses alentours est actuellement autour de 60 000m3. Ceci est notamment dû aux pannes fréquentes et à la vétusté des réseaux de distribution. Outre l’approvisionnement rotatif, la Jirama indique prendre d’autres mesures tels que la distribution d’eau par camions-citernes ou encore l’équilibrage des réseaux de distribution.

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  • CADRE RÉGLEMENTAIRE – La dimension sociale des externalités des investissements considérée dans la révision du décret MECIE

    CADRE RÉGLEMENTAIRE – La dimension sociale des externalités des investissements considérée dans la révision du décret MECIE

    Antananarivo, 12 Juin, 14h50 – Un champ élargi. Le décret relatif à la Mise en compatibilité des investissements avec l’environnement (Mecie) qui se concentre principalement sur l’environnement accordera une place importante au volet social. Ce décret, en cours de révision, portera une considération plus axée sur la dimension sociale des externalités positives et négatives des investissements, a avancé le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine, lundi.

    « Avec une telle réforme, le décret Mecie est appelé à changer en décret Mecies », lance ce membre du gouvernement. Et ce, en rappelant la mission du ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) de veiller à ce que les investissements considèrent non seulement l’environnement mais également les communautés hôtes des différents projets menés au pays.

    Comme rappelé par le MEDD, le décret Mecie a pour objectif de « fixer les règles et procédures de la mise en œuvre de la Mecie, tout en précisant la nature, les attributions respectives, et le degré d’autorité des institutions et organismes habilités à cet effet ». Le processus de révision de ce décret est déjà lancé. Des consultations nationales et régionales impliquant les différents ministères, la société civile, le secteur privé, les Organisations non gouvernementales (ONG), les organismes de conservation ou encore les Partenaires techniques et financiers (PTF) seront organisées au niveau des différentes régions de Madagascar. L’objectif étant de collecter les recommandations concrètes de toutes les parties prenantes.

    Il est attendu de cette réforme l’amélioration et le renforcement du cadre juridique. Les méthodes d’évaluation des dossiers d’Etude d’impact environnemental (EIE) devraient également être améliorées. De même pour la participation du public et la production d’outils d’évaluation. D’autres résultats sont également attendus, comme le renforcement des inspections et des contrôles environnementaux, l’harmonisation du système Mecie avec les nouveaux standards environnementaux et sociaux ainsi que les politiques de sauvegarde des institutions financières internationales.

    S’adressant aux membres du secteur privé, le ministre Max Fontaine a souligné que les dispositions prises par son département en matière environnemental ne sont pas antiéconomiques. « Des acteurs privés considèrent parfois que le MEDD bloque les investissements et ce qui peut rendre le pays moins attractif. C’est pourquoi la facilitation du processus administratif notamment dans la demande de Permis environnemental va être considérée dans la révision du décret Mecie », a-t-il rassuré.

  • VOYAGE – 10 816 demandes de visa Schengen sur 15 665 accordées sur la Grande île par les consulats européens en 2023

    VOYAGE – 10 816 demandes de visa Schengen sur 15 665 accordées sur la Grande île par les consulats européens en 2023

    Antananarivo, 11 Juin, 15h50 – 69% des demandes de visa Schengen déposées à Madagascar accordées. Selon le site officiel Schengenvisainfo, 10 816 demandes de visas pour l’espace Schengen formulées sur la Grande ile reçoivent une réponse positive sur un total de 15 665 demandes déposées. Ce chiffre provient des consulats européens d’Antananarivo qui traitent les demandes de visa Schengen à Madagascar, à savoir la France, l’Allemagne et la Suisse.

    Les mêmes statistiques avancent 5 233 de demandes refusées, soit un taux de refus inférieur à 30 % pour le pays, bien loin derrière le Maroc qui enregistre le plus haut taux de refus en 2023, tous pays confondus avec 82 480 visas refusés en 2023. Pour Madagascar, l’essentiel des demandes concerne la France avec 15 514 demandes au total pour l’année 2023, soit plus de 90% des demandes de visa Schengen.

    Le visa Schengen est une autorisation délivrée par un État Schengen, permettant aux voyageurs d’entrer dans l’espace Schengen pour des courts séjours de 90 jours maximum. 23 pays de l’Union européenne sur 27 ainsi que quatre pays tiers comme la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein délivrent le visa Schengen.

  • TRAFIC – Le rapatriement des lémuriens et tortues saisis en Thaïlande annoncé vers la fin du mois de juillet

    TRAFIC – Le rapatriement des lémuriens et tortues saisis en Thaïlande annoncé vers la fin du mois de juillet

    Antananarivo, 9 Juin, 17h35 – Retour au pays. Les lémuriens et tortues sortis illégalement de Madagascar et qui ont été saisis en Thaïlande devraient être rapatriés au pays vers la fin du mois de Juillet au plus tard. Les autorités des deux pays ont déjà conclu l’accord pour le rapatriement de ces animaux, indique le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine. Ce membre du gouvernement s’est déplacé ce weekend en Thaïlande pour discuter de la prise en charge de ces espèces ainsi que les différentes étapes prévues par la législation internationale pour leur rapatriement à Madagascar.

    « Ces lémuriens et tortues sont en bonne santé », rassure Max Fontaine, concernant l’état de ces animaux qui sont actuellement pris en charge en Thaïlande. « Ce qui importe maintenant c’est que ces animaux puissent retourner dans leur habitat naturel », insiste le ministre de l’Environnement. La Thaïlande comme Madagascar sont d’ailleurs des pays membres de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), rappelle-t-il. Des chercheurs malgaches seront alors mis en relation avec des chercheurs thaïlandais pour veiller sur l’état de ces espèces avant et pendant leur rapatriement.

    Ils sont 48 lémuriens et 1 076 tortues à avoir été sortis clandestinement de Madagascar et saisis en Thaïlande vers le début du mois de mai. Une affaire qualifiée par la police thaïlandaise comme étant « la plus grande saisie d’espèces sauvages en une seule arrestation ».

    Le ministre Max Fontaine a par ailleurs profité de ce déplacement pour rencontrer également le ministre de la Justice de la Thaïlande et pour insister sur l’importance de l’approfondissement de l’enquête menée par les autorités judiciaires thaïlandaises sur ce trafic de tortues et de lémuriens. « Nous avons mis en avant les actions déjà entreprises par la justice malgache sur cette affaire, dans le but de coordonner les efforts des deux systèmes judiciaires impliqués pour progresser efficacement », rapporte-t-il. Une demande de commission rogatoire a été déposée en ce sens, selon le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD).

    Le rapatriement des animaux sauvages originaires de Madagascar, interceptés aux Comores, est également au cœur des priorités du Gouvernement, selon le ministère malgache chargé de l’Environnement. Les autorités comoriennes avaient annoncé récemment la saisie de 400 tortues en provenance de Madagascar à Moroni. Elles avaient indiqué que ces espèces étaient prêtes à être envoyées en Tanzanie.

  • CIRCULATION – Route partiellement coupée à Anosy, entre la bibliothèque nationale et le stade Barea, ce lundi

    CIRCULATION – Route partiellement coupée à Anosy, entre la bibliothèque nationale et le stade Barea, ce lundi

    Antananarivo, 9 Juin, 14h35 – Si vous devez passer par Anosy lundi, pensez à un autre trajet que la rue Jules Ranaivo, celle qui passe devant le Palais de justice. Surtout si vous venez d’Ampefiloha et que vous vous dirigez vers Mahamasina ou Ambohidahy. La circulation devrait être fortement perturbée sur cet axe à partir de 9h en raison d’une coupure partielle des rues reliant la Bibliothèque nationale au stade Barea.

    La coupure commencera sur la rue Gisèle Rabesahala, devant la bibliothèque nationale. Elle continuera sur la rue Jules Ranaivo, celle qui va du Carlton jusqu’au Sénat en passant par le Palais de justice. Elle concerne ensuite la rue Mohammed V qui part du rond-point devant le Sénat jusqu’au rond-point vers Mahamasina. Elle enchaîne sur la rue Rakotobe, devant le commissariat du Vème arrondissement pour conduire devant le portail du stade Mahamasina.

    Selon la Commune urbaine d’Antananarivo, cette perturbation de la circulation est due à la tenue du “cross de cohésion” organisé dans le cadre des festivités de l’indépendance. Après la tenue de ville de la cérémonie officielle de lever de drapeau organisée vendredi devant l’Hôtel de ville, les autorités seront en tenue de sport pour “courir en toute fraternité” lundi.

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Huit candidats sur 33 présélectionnés pour l’entretien de recrutement au poste du DG du Bianco

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Huit candidats sur 33 présélectionnés pour l’entretien de recrutement au poste du DG du Bianco

    Antananarivo, 9 Juin, 13h36 – Processus en cours. Les candidats au poste de directeur général du Bureau indépendant anti-corruption passeront bientôt l’entretien. Sur les 33 individus qui ont répondu à l’appel à candidature lancé par le comité ad hoc chargé du recrutement, ils sont huit à avoir été présélectionnés pour cette prochaine étape. Sur ces huit candidats présélectionnés après examen de dossier, le comité devrait ensuite en retenir trois pour être proposés au président de la République qui fera le choix et procédera à la nomination par décret présidentiel.

    ⭕A en croire un communiqué du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI), les travaux de vérification des dossiers de candidature par le comité ad hoc ont abouti à la non recevabilité de cinq dossiers non conformes. Les 28 autres candidatures ont été étudiées et ont permis de dégager les huit candidats à l’entretien. Les candidatures proviennent principalement d’administrateurs civils, de policiers, de gendarmes, de magistrats, des membres du système anti-corruption et du secteur privé. Cinq d’entre elles sont féminines.

    ⭕Le recrutement du directeur général du Bianco a été enclenché à quelques mois de l’expiration du mandat de Laza Andrianirina, actuel directeur général de l’organe. Selon la loi, le mandat du numéro un de cet organisme est de cinq ans non renouvelables.

  • ELECTRICITE – La Jirama prévoit un délestage tournant dans les quartiers ravitaillés par la sous-station Tana sud dimanche

    ELECTRICITE – La Jirama prévoit un délestage tournant dans les quartiers ravitaillés par la sous-station Tana sud dimanche

    Antananarivo, 8 Juin, 11h04 – De nombreux quartiers d’Antananarivo et dd ses environs seront encore sans électricité durant quelques heures dimanche. A en croire un communiqué de la Jirama, un délestage tournant aura lieu à partir de 8h jusqu’à 16h dans les localités ravitaillées par la sous-station Tana Sud. Les coupures vont durer deux heures pour les quartiers touchés.

    La compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité explique ce délestage par une réparation qui devrait avoir lieu au niveau de cette sous-station dimanche. Elle rapporte « une fuite d’huile sur l’un des transformateurs de la sous-station Tana-Sud Anosizato ». Les techniciens de la société d’Etat vont donc procéder à sa réparation, « afin d’éviter que les dommages s’étendent et entraînent des coupures de courant fréquentes ».

    Selon la Jirama, la mise en œuvre des travaux nécessite l’arrêt de ce transformateur. C’est ce qui provoquera le manque de production pendant l’intervention qui est estimée durer huit heures.

    Il y a une semaine, une panne a déjà été constatée sur cette sous-station d’Anosizato, ce qui a provoqué un délestage tournant dans cette partie de Tana.

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  • Plus de la moitié des marchés visés par le Fonds routier depuis 2022 non entamés

    Plus de la moitié des marchés visés par le Fonds routier depuis 2022 non entamés

    Antananarivo, 7 Juin, 10h30 – 11 sur les 21 marchés de travaux déjà visés par le Fonds routier (FR) depuis notamment 2022 n’étaient pas encore entamés à la date du 26 avril 2024. Huit travaux d’entretien de routes étaient pour leur part en cours, un autre avait été achevé à 75% et seule une prestation avait été complètement réalisée à cette date. C’est la situation des travaux financés par le Fonds routier pour cette année et qu’il présente sur son site officiel.

    Une grande partie des entreprises qui ont remporté les appels d’offres lancés par le ministère des Travaux publics (MTP) et qui ont été choisies pour être les titulaires des marchés n’ont ainsi pas encore commencé les travaux. Les marchés sont déjà attribués et visés mais les travaux ne sont pas, jusqu’à ce jour, entamés. C’est le cas pour les travaux d’entretien qui doivent être menés sur des routes dans les villes de Mahajanga, d’Antsohihy, d’Antsirabe ou encore d’Ambositra.

    Plusieurs raisons bloquent le démarrage de ces travaux. D’après le tableau dressé par le Fonds routier sur son site, 10 de ces 11 entreprises n’ont toujours pas reçu d’Ordre de service (OS) de la part du ministère des Travaux publics. C’est pourtant l’acte notifiant une décision au titulaire du marché dans les conditions prévues par ce dernier et qui doit être respecté.

    Ainsi, il y a d’une part les entreprises qui ont déboursé de l’argent notamment pour les dossiers d’appel d’offres mais qui ne peuvent pas travailler. Et d’autre part, puisque les marchés sont déjà visés, des fonds conséquent du FR y sont engagés et bloqués, et ne peuvent être affectés dans d’autres besoins. Et ce, tant que les contrats ne sont pas clôturés.

    La crainte de certaines entreprises de ne pas être payées une fois les travaux entrepris est également avancée comme facteur bloquant, par une source proche du dossier. C’est d’ailleurs cette même raison qui dissuaderait des entreprises à soumettre à d’autres appels d’offre, poursuit notre source.

    Le Fonds routier publie sur son site web la liste des travaux qu’il finance pour 2024. Ceux concernant l’entretien des routes nationales, dont entre autres la RN6, la RN7 ou encore la RN2, n’y figurent pas.