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  • VIE D’ETUDIANTS : Les dossiers d’inscription auprès des différentes universités à préparer à l’avance

    VIE D’ETUDIANTS : Les dossiers d’inscription auprès des différentes universités à préparer à l’avance

    Récupérer son diplôme ou encore toute autre paperasse administrative nécessaire à la constitution d’un dossier officiel auprès des services concernés n’est pas toujours évident. Pour faciliter vos démarches, suivez le guide.

    L’inscription à une université implique toujours la présentation de la copie du diplôme de baccalauréat et celle du dernier diplôme le plus élevé. La première précaution est de toujours s’y prendre suffisamment à l’avance pour avoir de la marge. Les délais auprès des administrations universitaires notamment sont souvent élastiques.

    L’obtention du diplôme de baccalauréat prend par exemple entre dix et trente jours, en fonction du volume des demandes qui parviennent à l’office du baccalauréat. Pour les autres diplômes, comme la licence ou le master, les délais que se donnent les établissements d’enseignement supérieur public sont encore plus longs : 30 à 60 jours.

    Université d’Ankatso -source Wikipédia Falimalala

    La délivrance d’un diplôme nécessite par ailleurs le paiement d’un droit qui peut varier d’un établissement à l’autre, et d’un diplôme à l’autre. Si ce droit est de 20 000 ariary pour le baccalauréat, il est de 30 000 ariary, voire plus, pour des diplômes plus élevés. Le versement de ce droit, en outre, peut être particulièrement difficile.

    Les banques auprès desquelles le versement doit être effectué ont, en effet, tendance à limiter les horaires de réception des étudiants. Ces banques ne prévoient par exemple que deux à trois heures par jour, à partir de 8h, souvent jusqu’à 10h, plus rarement jusqu’à 11h, pour percevoir le versement en faveur des comptes des établissements universitaires. Afin de ne pas subir les longues files d’attente d’étudiants en période d’inscription, entamer les démarches au plus tôt est un conseil qui reste censé.

    Équivalence

    Mais avant toute démarche, il est important de s’assurer que le relevé de notes attestant de la réussite au diplôme prétendu soit disponible. Ce document qui doit être précieusement conservé est exigé à chaque étape d’une inscription auprès d’une Université, notamment étrangère. Pour s’inscrire à un doctorat par exemple, la plupart des universités demandent, en plus de la photocopie du diplôme du baccalauréat, l’original et les copies des relevés de notes.

    Se préparer à l’avance reste le maître-mot

    Pour les étudiants issus des établissements privés souhaitant intégrer une grande école ou briguant un poste important, la demande d’une attestation ou d’un certificat d’équivalence peut encore rallonger le délai de sept à dix jours supplémentaires. C’est le temps que demande le ministère chargé de la Fonction publique pour évaluer l’équivalence d’un diplôme. La réception des dossiers de demande d’équivalence, dans lequel doit se trouver une copie certifiée conforme à l’original de la carte d’identité nationale, par ailleurs, ne se fait que toutes les matinées.

    Enfin, le document qu’il est important de se procurer à l’avance quand on souhaite participer à un concours d’entrée dans une grande école ou pour un poste important est le bulletin numéro 3 du casier judiciaire. La demande doit être faite tous les matins du lundi au mercredi jusqu’à 9h auprès du greffe du tribunal de première instance du domicile de la personne concernée. L’administration judiciaire demandant un délai de deux à cinq jours pour traiter les dossiers, se préparer à l’avance reste le maître-mot.

  • ÉNERGIE : Le marché des panneaux solaires domestiques en voie de développement

    ÉNERGIE : Le marché des panneaux solaires domestiques en voie de développement

    Les panneaux solaires à usage individuel commencent à se faire une place dans le domaine de l’électrification à Madagascar. L’énergie solaire, ressource naturelle renouvelable, est de plus en plus utilisée dans les zones rurales et enclavées du pays.

    Les panneaux solaires sont vendus un peu partout à Madagascar. Il est possible de s’en procurer aussi bien en magasin que dans les marchés, ou tout simplement au bord de la route, auprès des marchands informels. Ces matériels d’électrification qui fonctionnent avec le soleil que le pays reçoit en moyenne 7,6 heures par jour, selon les chiffres officiels, ont la cote auprès des consommateurs. Les chiffres officiels indiquent également que « 5% des ménages sont actuellement électrifiés grâce à des systèmes utilisant l’énergie solaire ».

    Ce système est surtout exploité dans les zones rurales qui n’ont pas accès au réseau électrique. Il est également utilisé dans les grandes villes pour remédier à la défaillance du réseau officiel. Leur usage reste principalement domestique.

    Revendeurs

    Avec un panneau de 24 volts, un foyer peut cuire ses repas au réchaud électrique, charger des appareils électroniques et s’éclairer avec cinq ampoules. Pour les citadins, le recours à l’énergie solaire constitue une solution de secours face aux services parfois insuffisants de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité (Jirama).

    « Nous vendons surtout nos produits auprès de revendeurs venant des provinces et des différents coins du pays »

    Zaka, vendeur de panneaux solaires à Analakely, écoule principalement ses marchandises auprès de particuliers et de revendeurs. « Nous vendons surtout nos produits auprès de revendeurs venant des provinces et des différents coins du pays », confie-t-il. « Ces acheteurs viennent toutes les semaines ou tous les mois pour s’approvisionner », poursuit-il.

    Le prix des panneaux solaires varie selon la dimension, mais aussi selon la puissance et la tension qu’ils peuvent supporter. Pour un panneau solaire de grande taille et de performance élevée, le kit complet, comprenant un régulateur et deux batteries, s’élève à un million d’ariary au minimum.

  • ENERGIE DOMESTIQUE : Du charbon et des foyers améliorés pour sauver les forêts

    ENERGIE DOMESTIQUE : Du charbon et des foyers améliorés pour sauver les forêts

    La réduction de la déforestation passe par la réduction de l’utilisation du bois énergie, et notamment du charbon. Un certain nombre de techniques ont été développés pour ce faire.

    Madagascar n’a plus d’autre choix. La Grande île doit réduire sa consommation de bois énergie pour ralentir sa déforestation. Les chiffres révélés lors de l’atelier de présentation de la stratégie nationale d’approvisionnement en bois énergie font état d’une demande annuelle de 18 millions de m3 de ce combustible alors que l’offre nationale est de 9 millions de m3.

    La cuisson par le bois énergie ou le charbon – source Wikipédia Steve Evans

    Les prévisions sont encore plus éloquentes. Selon le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, Lantoniaina Rasoloelison, « avec la demande effrénée en ressources en bois énergie, conjuguée avec la croissance démographique, il est estimé que d’ici à 2030, les besoins seront de deux fois plus élevés que leur niveau actuel alors que la tendance est à la baisse des ressources ».

    Déforestation à Madagascar – source Wikipédia Diorit

    Une étude sur l’évolution de la couverture de forêts naturelle à Madagascar entre 2005 et 2010, publiée en 2013, indique, par ailleurs que, en cinq ans, la Grande île a perdu 180 000 ha de forêt, soit près de 36 000 ha de perte annuelle. Cette déforestation est principalement due à la surconsommation du bois énergie qui, à entendre le ministre chargé de l’Énergie, « assure la cuisson alimentaire d’une bonne partie, sinon de la quasi-totalité de la population malgache ».

    Les chiffres avancés par le ministère chargé de l’Environnement précisent que 92% des ménages malgaches utilisent soit le bois de chauffe soit le charbon de bois pour leur énergie domestique. « Ces ménages risquent de faire face à une pénurie grave de bois énergie, notamment du charbon de bois », soulève encore Lantoniaina Rasoloelison.

    Afin de réduire la consommation de bois énergie, le ministère de l’Énergie et des hydrocarbures préconise le recours aux énergies de substitution et de complément comme le gaz, l’éthanol ou l’électricité. Mais la principale stratégie consiste à économiser le charbon de bois à travers une diversité de techniques qui en permettent l’utilisation tout en la diminuant.

    Moitié moins

    fatana mitsitsy, ou des foyers à cuisson économique

    De nombreuses initiatives se sont ainsi développées ces dernières années pour fabriquer des « fatana mitsitsy », ou des foyers à cuisson économique. A base de terre cuite, ces foyers améliorés conservent davantage la chaleur et permettent de cuire les aliments tout en économisant les combustibles utilisés. Des formations à la fabrication artisanale de ce type de foyers ont été organisées par diverses organisations nationales et internationales afin d’en faciliter la distribution auprès des communautés.

    « Les utilisateurs de nos foyers utilisent moitié moins de charbon », glisse un responsable de la société Bionerr, entreprise de fabrication plus « industrielle » de fours et de foyers améliorés. Le responsable précise par ailleurs que les foyers issus de leurs ateliers peuvent utiliser des combustibles autres que le charbon. C’est ainsi que l’on trouve, aux côtés d’une diversité de fours et de foyers modernes en argile et en fer, des pommes de pin, des copeaux de bois ou encore des rafles de maïs.

    Dans le but de réduire la perte de la couverture forestière, des actions sont également menées pour augmenter la production de charbon de bois sans augmenter le volume de bois à carboniser. Les techniques de carbonisation ont ainsi été améliorées. Un charbonnier de Manjakandriana explique que pour avoir une production plus efficace et pour réduire les déchets de charbon, « la meule ainsi que son aération doivent être constamment surveillées et le feu bien maitrisé ».

    « Il y a plus de travail mais le résultat en vaut la peine », poursuit-il. Avec les techniques améliorées, le même volume de bois peut donner le double de sa production habituelle. Il assure également que « le charbon cuit de manière plus moderne met plus de temps à se consumer ».

    Des jeunes chercheurs ont également mis au point des charbons fabriqués à partir des débris et des cendres de charbon déjà utilisés. Vendu par pièce ou en sachet en fonction de leurs tailles, ces combustibles sont très économes.