Catégorie : Social
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SANTÉ – Des drones pour faciliter la livraison des soins médicaux dans le Sud de Madagascar
Antananarivo, 18 Octobre, 13h42 – Amélioration de la livraison d’intrants médicaux dans le Sud de Madagascar. Une convention de partenariat a été signée le 17 octobre entre le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA), l’État-major de l’armée malgache, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) et l’ONG Pivot. Ce partenariat entend rendre disponibles, pour les populations vulnérables des zones enclavées de la partie Sud de Madagascar, des médicaments et des soins médicaux.
Ce partenariat consiste à effectuer la livraison par drone des intrants de santé dans les zones enclavées. 150 structures de santé, situées dans des localités enclavées, issues de cinq régions, sont ciblées. « Ces drones diffèrent de ceux que nous avons eu l’habitude d’utiliser parce qu’ils ont une portée d’une centaine de kilomètres », explique le Général Elack Andriankaja, directeur général du BNGRC.
Grâce à cette convention, la livraison de ces soins médicaux va également gagner du temps. «Les drones peuvent transporter jusqu’à 5 kg de médicaments par voyage. Et ils pourront assurer l’approvisionnement des médicaments en quelques heures », indique la représentante de l’UNFPA à Madagascar. Auparavant, la livraison des intrants médicaux dans les régions du grand Sud prenaient trois à sept jours.Photo d’illustration/ Pixabay -

ENVIRONNEMENT – Le Massif d’Ibity en proie aux flammes depuis plusieurs jours, la lutte contre les feux se poursuit
Antananarivo, 17 Octobre, 13h21 – Les aires protégées de Madagascar sont de nouveau menacées par les flammes. C’est actuellement le cas de l’aire protégée du Massif d’Ibity qui fait face à l’incursion des feux depuis plusieurs jours. D’après les responsables du Missouri Botanical Garden (MBG) en charge de la gestion de l’aire protégée, les feux touchent surtout la zone tampon aux alentours du site depuis les trois derniers jours. “C’est la zone tampon qui est touchée actuellement”, explique Brice Funklee Rakotozafy, responsable du site.
Actuellement la lutte contre la propagation des feux s’organise et est acharnée selon le responsable. “Nous luttons ardemment afin que les feux ne touchent pas le noyau dur” , explique-t-il. Les responsables du site sont appuyés par la population locale et les gendarmes du poste avancée de Manandona et d’Ibity qui luttent avec les moyens du bord. “Nous luttons avec des branches” confie le commandant du poste avancé de Manandona.
D’après les responsables, les origines criminelles de ces feux ne sont pas à écarter. “C’est un feu qui a déjà été éteint à plusieurs reprises mais qui revient sans cesse”, confie le responsable de la MBG. “Nous allons nous pencher là-dessus avec la gendarmerie”, ajoute-t-il. Selon le ministère de l’Environnement et du développement durable cependant, le feu a été causé par la foudre qui s’est abattue sur la zone lundi.
L’aire protégée du Massif d’Ibity est une zone naturelle riche et une zone touristique prisée. Située dans la région du Vakinankaratra, elle a une superficie de 6 136 ha. Elle regroupe une multitude d’espèces animales et végétales dont la majorité est endémique à la Grande île.Photo d’illustration/ Google Map
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UNIVERSITÉ – Le Seces Antananarivo condamne la violation de la franchise universitaire avec la tenue d’un rassemblement politique sur le campus samedi dernier
Antananarivo, 17 Octobre, 10h20 – Pas de retour en arrière pour le Seces Antananarivo. Le syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants a décidé une nouvelle fois en assemblée générale lundi de poursuivre sa grève. “Le retour de l’enseignement attend la réponse par l’Etat des revendications de la Seces défini lors du conseil national du 08 et 09 juin” déclare le Seces Antananarivo dans un communiqué à l’issue de l’AG. “Les enseignants sont prêts à reprendre l’enseignement et les étudiants doutent pour leur avenir”, ajoute le syndicat.
Au même moment, les étudiants ont aussi une nouvelle fois manifesté pour réclamer la reprise des cours. Banderole à la main, ces derniers ont brûlé des pneus et ont fait du bruit sur la route menant au campus. Les revendications du Seces Tana et des étudiants restent pour l’instant sans réponse. Le syndicat réclame toujours l’adoption en Conseil des ministres des cinq décrets concernant l’allocation de recherches et d’investigation, le reclassement et les éméritats des enseignants chercheurs. Le Seces Tana réclame également le paiement des vacations des enseignants vacataires depuis 2018 ainsi que le paiement des heures complémentaires.
Dans leur déclaration à l’issue de l’AG de lundi, le Seces affirme aussi sa consternation face à la tenue d’une manifestation politique à Ankatso samedi. “Le principe de la franchise universitaire est universel. Nous condamnons les responsables de l’Université qui ont accepté la violation de la franchise universitaire et ont autorisé des partis politiques à tenir un mouvement politique dans l’enceinte de l’université”, indique le Syndicat. Ces derniers réclament “la démission de ces responsables”.
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Un financement de 180 millions de dollars de l’IDA pour l’autonomisation des filles et femmes
Antananarivo, 16 Octobre, 16h58 – Le 10 octobre dernier, l’Association Internationale de développement (IDA) a approuvé le financement du programme d’autonomisation et de résilience des filles d’Afrique de l’Est (EAGER) avec un montant total de 180 millions de dollars destiné à Madagascar. Un programme qui a l’appui de l’Union Africaine et sera déployé sur l’ensemble de l’île avec des objectifs précis. Il sera mis en oeuvre par le ministère de l’Education nationale et le Fonds d’intervention pour le développement (FID).
Deux millions de filles qui poursuivent ou reprennent leur cursus scolaire, 160 000 femmes à la productivité accrue sur le marché du travail et 26 000 administrateurs locaux à la capacité renforcée en vue de mettre en oeuvre les réformes sur l’égalité des genres. Tels sont les résultats attendus et annoncés par ce programme. Celui-ci espère « obtenir un impact à grande échelle en touchant directement des millions de filles, de femmes et de parties prenantes »..
D’après Sara Toriano, chef de l’équipe de travail sur le programme EAGER, plusieurs secteurs nationaux sont concernés. Éducation, santé, emploi, protection sont dans une interrelation forte dans l’autonomisation des femmes, souligne-t-elle. Selon le communiqué du programme, « 40 millions de filles ne vont pas à l’école et 55 millions mariées avant l’âge de 18 ans » dans la zone Afrique Australe où figure Madagascar. -

DISTRIBUTION – Des perturbations sur l’approvisionnement en eau dans quelques quartiers de la capitale, la Jirama evoque une panne de groupe motopompe à Mandroseza
Antananarivo, 16 Octobre, 14h54 – Coupure d’eau dans plusieurs quartiers d’Antananarivo ce lundi matin. La Jirama annonce sur sa page facebook des perturbations sur l’approvisionnement en eau dans quelques localités de la capitale. A en croire le communiqué de la société d’État, cette coupure résulte d’une panne, survenue dans la matinée de ce lundi, au niveau d’un groupe motopompe à Mandroseza I.
La coupure concerne notamment les quartiers d’Ankadifotsy, de Soavinandriana, de Soavimbahoaka, d’Anjanahary, de Manjakaray, d’Analamahitsy, d’Ivandry, d’Alarobia, d’Ambatobe, d’Ambohitrarahaba, d’Ilafy et de ses environs. Le communiqué de la Jirama ne mentionne pas la durée des travaux mais assure que des techniciens sont déjà sur place pour effectuer les réparations.
Outre la perturbation de l’approvisionnement en eau, une coupure d’électricité a également été observée dans la capitale et ses environs en début de matinée, ce lundi. La société avait expliqué cette coupure par l’arrêt de deux groupes à Andekaleka. Les coupures nocturnes se poursuivent par ailleurs dans plusieurs quartiers du réseau interconnecté d’Antananarivo. La Jirama reste discrète sur les causes de ces coupures.Photo : Jirama
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MIGRATION – 34 ressortissants malgaches refoulés de Mayotte, jeudi dernier
Antananarivo, 16 Octobre, 10h35 – Enième expulsion de ressortissants malgaches par les autorités mahoraises. Jeudi dernier, 34 ressortissants malgaches sont arrivés à l’aéroport de Nosy Be. Ils ont été rapatriés par les autorités mahoraises, après leur interception.
«Le 11 octobre, à la nuit tombée, les policiers en faction repéraient trois petites embarcations de pêcheurs circulant tous feux éteints à hauteur de la pointe de l’aéroport. Ce comportement suspect avait décidé les policiers de l’Unité nautique à intercepter ces trois barques, faussement immatriculées », annonce la police de Mayotte dans un communiqué vendredi. Avant leur rapatriement, ces migrants ont d’abord été placés en centre de rétention administrative par les autorités mahoraises.
Pour ce qui est des autorités malgaches, Richard Thomas Rakoto, commissaire principal au niveau du commissariat de la sécurité publique de Nosy Be, indique avoir déjà terminé les enquêtes. « Les 34 individus sont tous rentrés chez eux. Le dossier a déjà été transféré au procureur de la République», souligne-t-il.
Ce n’est pas la première fois que des ressortissants malgaches ont été refoulé de cette île voisine. Au mois de juillet dernier, par exemple, 27 ressortissants malgaches ont été refoulés par les autorités mahoraises. Mayotte est devenue une zone de convoitise de nombreux ressortissants malgaches. Certains ont risqué leur vie dans la conquête de ce nouvel eldorado.Photo : Police nationale de Mayotte
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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Le titre de docteur honoris causa de l’Université de Lleida remis à Manassé Esoavelomandroso au cours d’une cérémonie hybride à l’Université d’Antananarivo ce mercredi
Antananarivo, 16 Octobre, 7h32 – Une cérémonie exceptionnelle ce mercredi à l’Université d’Antananarivo. Celle-ci sera l’hôte de la cérémonie de remise du titre de Docteur Honoris Causa de l’Université de Lleida en Catalogne, Espagne à l’historien Manassé Esoavelomandroso, ancien directeur du département d’Histoire.
La cérémonie se tiendra à la salle des présidents de l’Université à partir de 14h ce 18 décembre, indique l’invitation distribuée par la Mention Histoire de la Faculté des Lettres et des sciences humaines. Elle sera précédée dans la matinée d’un séminaire sur le thème de « Madagascar à la fois une île et un archipel. Mémoire de la Grande île et diversité dans l’histoire globale ». Ce séminaire, qui se tiendra également en hybride, à la salle Victor Siurana de Lleida et à l’Amphi 24 de la FLSH à partir de 10h30, verra la participation des universitaires malgaches et espagnols des deux universités.
Manassé Esoavelomandroso est le premier Africain sacré docteur Honoris causa de l’Université de Lleida (Catalogne). Il est, avec Léopold Sedar Senghor, Desmond Tutú, Dorcas Muthoni, Graça Machel et Nelson Mandela, l’un des rares Africains à recevoir cette distinction des universités d’État en Espagne, et l’un des premiers à être reconnu pour ses activités scientifiques. Le titre lui est d’ailleurs remis en reconnaissance à « ses travaux en faveur de la valorisation de la place de l’histoire de l’Afrique et de la réécriture de l’histoire de Madagascar à l’aune de l’héritage de l’historiographie coloniale, ainsi que l’appropriation des études de développement, réalisée avec l’Université de Lleida ». Il lui est également octroyé à titre d’hommage pour son « œuvre dans la conscientisation du rôle fondamental de l’Afrique au sud du Sahara dans l’histoire, le passé, le présent et le futur de l’Humanité ». -

SANTÉ – La clinique Ave Maria d’Antsirabe dotée d’équipements de mammographie
Antananarivo, 15 Octobre, 12h45 – Une contribution à la lutte contre le cancer du sein. L’ambassade du Japon à Madagascar a remis un appareil de mammographie avec imprimante à la clinique Ave Maria, vendredi dernier. Il s’agit de la concrétisation de l’accord de partenariat, signé entre l’Ambassade du Japon et cette clinique en février 2023. Cet équipement devrait permettre aux habitants de la région du Vakinankaratra de se faire dépister du cancer du sein sans avoir à se déplacer dans la Capitale.
La valeur de cette mammographie avec un numériseur s’élève à 300 000 000 d’ariary environ. Le projet entre dans le cadre du programme d’aide « APL : Aide aux micro-projets locaux en faveur de la sécurité humaine », de l’ambassade du Japon. Ce partenariat entre la clinique Ave Maria bénéficie et du gouvernement du Japon n’est pas une première. En 2019, le centre a déjà reçu un financement japonais pour l’acquisition des matériels d’échographie, d’automate biochimie et d’automate hématologie.
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ENVIRONNEMENT – « Seules les précipitations peuvent réduire la concentration des particules fines qui provoquent la pollution de l’air »
Antananarivo, 15 Octobre, 10h30 – La pollution de l’air devrait diminuer une fois que le pays entre dans la saison pluvieuse. Selon le docteur Jean Claude Salama, directeur de la gestion des pollutions, des déchets et de l’intégration de la dimension environnementale (DPDIDE) auprès du ministère de l’Environnement et du développement durable, »seules les précipitations peuvent réduire la concentration des particules fines qui provoquent la pollution de l’air. »
À en croire ce responsable, nous sommes en période d’intersaison, la température augmente et la vitesse du vent diminue. Comme le vent devrait contribuer à désassembler les petites particules fines, la diminution de sa vitesse favorise la concentration de ces particules fines. »Tout le monde s’active pour terminer ses activités avant la saison pluvieuse, et les cuissons des briques, les feux de brousse, la fabrication des charbons ajoutés aux embouteillages, au gaz métal des déchets qui s’accumulent génèrent d’importantes pollutions », explique le Dr Jean Claude Salama. Il ajoute qu’en intersaison, ces particules fines restent dans l’atmosphère jusqu’à ce que la pluie tombe. Il estime que la saison pluvieuse devrait débuter le 15 octobre, à Madagascar.
Une importante pollution de l’air a été ressenti à Antananarivo et ses environs, depuis le 6 octobre. La qualité de l’air est considérée malsaine pour tout le monde. Les concentrations des particules fines PM2.5 (de diamètre inférieur à 2.5 micromètres) ont été neuf fois supérieures au seuil recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au niveau d’Ampandrianomby, d’Andraharo, de Soanierana, d’Antsakaviro, d’Andranomena et d’Ambohidahy. » selon Météo Madagascar.
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Un budget de 284 millions d’ariary d’ariary pour le ministère de la Justice afin de redynamiser neuf camps pénaux
Antananarivo, 14 Octobre, 12h51 – Les camps pénaux à redynamiser. Un budget de 284 millions d’ariary vient d’être octroyé au ministère de la Justice pour lancer un projet de réforme sur neuf camps pénaux. Il s’agit des camps pénaux de Tsaratanana, de Vatomandry, d’Andalaosy à Antsiranana, d’Ambatoboeny, d’Ihadilalana à Ambositra, d’Ampanihifana à Moramanga, d’Andilanomby à Ambatondrazaka, d’Andonaka à Fianarantsoa, et de Mitsinjoarivo à Morondava.
A en croire le compte rendu du Conseil des ministres, ce budget sera destiné à l’achat des matériels agricoles, des intrants agricoles, et à la location des tracteurs pour des travaux de labours de terrain. Cette nouvelle réforme va profiter à 17 000 prisonniers de 14 maisons centrales de ces camps pénaux.
La valorisation et la redynamisation de ces camps pénaux contribuera à l’amélioration de la gestion et de l’utilisation du budget, du ministère de la Justice, alloué à l’administration pénitentiaire. Selon le rapport du Conseil des ministres, une partie du budget du ministère est en effet alloué à l’alimentation des détenus. Les produits de culture, issus de ces camps pénaux, serviront à l’alimentation des détenus.
Photo d’illustration/ Ministère de la Justice