Catégorie : Social

  • JUSTICE – Rivo Rakotovao dit avoir été entendu par le Bianco dans le cadre d’une affaire de distribution de primes au Sénat en 2019

    JUSTICE – Rivo Rakotovao dit avoir été entendu par le Bianco dans le cadre d’une affaire de distribution de primes au Sénat en 2019

    Antananarivo, 14 Juin, 8h07 – Rivo Rakotovao nie toute irrégularité sur les faits que lui sont reprochés. L’ancien président du Sénat a été entendu par les enquêteurs du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), lundi à Ambohibao. « La plainte contre Monsieur Rakotovao concerne la distribution de primes à tous les employés du Sénat en 2019 et ne porte ni sur un détournement de fonds à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS), ni sur l’exportation illicite d’or, ni sur l’exportation de bois de rose et encore moins sur des marchés fictifs ou des paniers garnis », lâche-t-il à sa sortie de l’audition.

    ⭕L’ancien président du Sénat assure avoir respecté les textes en vigueur dans sa démarche. Il soulève également ce qu’il considère comme une jurisprudence la pratique relative aux primes au niveau d’autres départements et institutions concernant son initiative.

    ⭕Le coordonnateur national du parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) n’esquive pas à la question relative à un éventuel lien politique avec sa convocation. « On ne peut pas empêcher les gens d’interpréter cela (…) Monsieur Rakotovao est soumis à la loi (…) [et] demande une enquête et une justice impartiale », avance l’opposant. « Espérons que la justice ne soit pas instrumentalisée pour éliminer ceux qui ne sont pas du même avis [avec le Gouvernement] », souhaite-t-il.

    ⭕Rivo Rakotovao avoue ne pas connaître la suite de l’affaire la concernant. « S’il [Bianco] estime qu’il faut poursuivre l’affaire, à ce moment, le dossier va suivre la procédure normale. Il sera traité au niveau de la Haute cour de justice (HCJ) », explique-t-il, précisant que l’identité du plaignant ne lui a pas été dévoilée.

  • INSECURITE – Les autorités enquêtent sur des liens éventuels entre une dizaine de trafiquants de drogue arrêtés et la série d’enlèvements de jeunes femmes sur la Grande île

    INSECURITE – Les autorités enquêtent sur des liens éventuels entre une dizaine de trafiquants de drogue arrêtés et la série d’enlèvements de jeunes femmes sur la Grande île

    Antananarivo, 14 Juin, 6h05 – La piste des trafiquants de drogue privilégiée par les forces de l’ordre dans les récentes affaires d’enlèvements de jeunes femmes à Analamanga. Des enquêtes sont en cours sur d’éventuels liens entre les suspicions de trafic de drogue récemment découvertes par les autorités et la série d’enlèvements dont un certain nombre de jeunes femmes ont été victimes ces dernières semaines, indique le secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie, le général Serge Gellé, joint au téléphone. « S’il y a un lien entre les deux phénomènes est une hypothèse que nous essayons de vérifier », déclare-t-il.

    ⭕Dans le cadre de leurs investigations sur les récents cas d’enlèvement, les autorités ont lancé des enquêtes parallèles dans le milieu de la drogue surtout que les jeunes victimes semblent avoir été droguées durant leur captivité. Le général Serge Gellé rapporte ainsi l’arrestation ces derniers jours d’une dizaine d’individus dont quatre étrangers soupçonnés de trafic de drogue à Antananarivo. L’un des suspects arrêtés vient de purger une peine de 5 ans de prison pour trafic de drogue, explique le secrétaire d’Etat à la Gendarmerie. L’un des ressortissants malgaches arrêté avait lui aussi été déjà condamné pour trafic de drogue mais, effectuant une main d’œuvre pénale, il ne se trouvait pas derrière les barreaux.

    ⭕Un agent de la douane travaillant au Port de Toamasina fait également partie des suspects arrêtés, poursuit le numéro un de la gendarmerie. Celui-ci aurait été la source ayant permis la saisie de 600 kilos de cocaïne à Toamasina au mois de novembre 2021 mais très vite, des soupçons ont été portés contre lui. « Il a caché près de 100 kilos de cocaïne qu’il aurait revendu par la suite », explique le SEG qui affirme que les enquêtes sont en cours pour savoir à qui la vente a été faite.

    Photo : Gendarmerie nationale

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 13 JONA 2022

    VAOVAO – MINUTE FLASH 13 JONA 2022

    – VALANARETINA – Efa saika nitombo avo roa heny ka tafakatra ho 283 ny isan’ireo mararin’ny Covid-19 izay manaraka fitsaboana amin’izao fotoana izao.
    – FAHATAPAHAN- JIRO – Mangataka volana vitsivitsy amin’ireo mpanjifa ny ministry ny Angovo mba hamerenana ny famatsiana herinaratra amin’ny laoniny.
    – BAOLINA KITRA – Voahosotra ho tompondakan’i Madagasikara ny CFFA Andoharanofotsy rehefa nandresy ny Ajesaia tamin’ny isa 3 noho 0.

  • CRIMES ENVIRONNEMENTAUX – Le groupe des partenaires techniques et financiers de l’environnement amplifie les déclarations de condamnation du meurtre d’Henri Rakotoarisoa et multiplient les appels pour le renforcement de la protection des défenseurs de l’environnement

    CRIMES ENVIRONNEMENTAUX – Le groupe des partenaires techniques et financiers de l’environnement amplifie les déclarations de condamnation du meurtre d’Henri Rakotoarisoa et multiplient les appels pour le renforcement de la protection des défenseurs de l’environnement

    Antananarivo, 13 Juin, 14h32 – Mobilisation générale. Après le Système des Nations-Unies (SNU), ou encore les organisations locales de protection de l’environnement, c’est au tour du groupe des partenaires techniques et financiers de l’environnement de réagir par rapport à l’affaire du meurtre du président de la Communauté de base (VOI) Mialo, Henri Rakotoarisoa, au début de ce mois de juin. En plus de condamner ce crime, tous appellent les autorités malgaches à mener une enquête approfondie afin de donner des sanctions exemplaires aux responsables de ce meurtre.

    ⭕« Nous soutenons la voix des communautés et faisons appel aux autorités à mener une enquête approfondie et transparente sur cette affaire », déclarent-ils. Mais les autorités sont également appelées à « traduire en justice les criminels pour leur donner des sanctions exemplaires », déclare ce groupe de PTF rassemblant l’ambassade des États-Unis d’Amérique, l’ambassade du Royaume Uni, la délégation de l’Union Européenne, la Coopération Allemande, l’Agence française de développement et le Programme des Nations unies pour le développement, dans un communiqué conjoint publié ce lundi.

    ⭕Une mission pour clarifier les circonstances du décès de cet acteur de protection de l’environnement mandatée par le ministère de l’Environnement et du développement durable avait été déjà dépêchée envoyée sur place, il y a quelques jours. Le Premier ministre Christian Ntsay a également déjà assuré que les personnes impliquées dans cette affaire seront jugées et punies conformément à la loi.

    ⭕Ces partenaires techniques et financiers de la Grande île en matière d’environnement constatent que le crime environnemental à Madagascar est monté d’un cran en termes de violence. C’est pourquoi les autorités malgaches sont encouragées à « renforcer la protection des personnes et groupements qui mènent le combat noble contre les trafics de ressources naturelles ».

    ⭕Le cas d’Henry Rakotoarisoa n’est d’ailleurs pas isolé. L’Indri signale les nombreuses menaces et intimidations dont font l’objet les agents du MEDD ou des parcs nationaux. « Tous en appellent désormais à l’Etat pour augmenter en urgence les efforts et les moyens et pour mieux soutenir les communautés locales engagées dans la protection de l’environnement », souligne l’organisation.

    ⭕Pour Transparency international initiative Madagascar et le Centre de recherches et d’appui pour les alternatives de développement – Océan Indien (CRAAD-OI), cette récente affaire rappelle à quel point la protection juridique des défenseurs des droits humains et des lanceurs d’alerte est nécessaire et cruciale. D’où l’urgence d’adopter la loi de protection et concamitamment et la loi pour l’accès à l’information à caractère public, soulèvent-elle.

    Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable

  • EVENEMENT – Une journée pour sensibiliser à l’albinisme et pour dénoncer les violences subies par les personnes atteintes de cette maladie à Tolagnaro ce lundi

    EVENEMENT – Une journée pour sensibiliser à l’albinisme et pour dénoncer les violences subies par les personnes atteintes de cette maladie à Tolagnaro ce lundi

    Antananarivo, 13 Juin, 9h17 – Mettre fin à la discrimination des personnes atteintes d’albinisme et poursuivre les auteurs de violences à l’encontre des enfants victimes de violence du fait de leur situation d’albinisme. Les objectifs de l’événement organisé à Tolagnaro à l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme sont clairs. Il s’agit surtout de conscientiser la population sur les difficultés que vivent au quotidien les personnes atteintes d’albinisme et leurs proches. « Protégeons les personnes albinos qui sont des gens comme nous », est d’ailleurs le thème de la journée.

    ⭕La célébration officielle est organisée à Tolagnaro, chef-lieu de l’une des régions où les attaques, enlèvements et vols d’organes sur les enfants atteints d’albinisme sont élevés. Outre l’appel au soutien aux familles, des plaidoyers en faveur des prises de responsabilité pour la poursuite des auteurs des violence mais aussi en faveur de l’inclusion des enfants et de la lutte contre le rejet dont ils sont victimes seront menés durant cette journée.

    ⭕Ces derniers mois, les attaques contre les personnes atteintes d’albinisme se sont multipliées sur la Grande île au point que le système des Nations unies ont lancé un appel d’urgence à l’Etat malgache pour prendre des mesures immédiates afin de protéger ces personnes. Parmi les mesures de protection recommandées, les Nations unies soulèvent « la nécessité d’accorder la priorité aux programmes d’éducation et de sensibilisation à la situation critique des personnes atteintes d’albinisme afin de contrer les mythes horribles qui conduisent à leur assassinat ». « L’arrestation et la condamnation des auteurs présumés », est également sollicitée.

     

  • SUSPICION DE CORRUPTION – Rivo Rakotovao, ancien président du Sénat, attendu devant le Bianco ce lundi

    SUSPICION DE CORRUPTION – Rivo Rakotovao, ancien président du Sénat, attendu devant le Bianco ce lundi

    Antananarivo, 13 Juin, 7h47 – Rivo Rakotovao, ancien président du Sénat devrait être entendu par les enquêteurs du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) ce lundi. « Conformément aux valeurs du parti qui se veulent respectueuses de l’État de droit et en tant que citoyen, nous répondrons à la sollicitation du Bianco », annonce le parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) sur sa page Facebook ce weekend, rapportant la convocation de son coordonnateur national par l’organisme.

    ⭕Selon la lettre envoyée par le directeur de l’investigation du Bianco, l’ancien président du Sénat « fait partie des personnes concernées par une affaire de suspicion de corruption, de détournement de fonds publics et d’abus de fonction perpétrée par certains responsables au niveau du Sénat courant 2019 ». Il est d’ailleurs convoqué « pour apporter sa version des faits en tant que personne soupçonnée », précise la convocation.

    ⭕Mais bien que le HVM affirme sa présence, il ne se pose pas moins des questions sur « la convocation qui n’a lieu qu’en Juin alors qu’elle a été établie depuis Mars ». « Où en sont les autres affaires portées devant le Bianco », poursuit-il encore, affirmant constater que « le choix des dossiers à traiter semble sélectif ». Le parti n’en espère pas moins l’indépendance de la Justice et la non-instrumentalisation du Bianco. Il en appelle également à la « solidarité citoyenne pour lutter contre d’éventuelles pressions politiques ».

     

     

  • DÉLESTAGE – Le ministre Andry Ramaroson demande aux abonnés de la Jirama de lui accorder « quelques mois » pour rétablir la situation de la Jirama à la normale

    DÉLESTAGE – Le ministre Andry Ramaroson demande aux abonnés de la Jirama de lui accorder « quelques mois » pour rétablir la situation de la Jirama à la normale

    Antananarivo, 13 Juin, 6h40 – Les coupures tournantes d’électricité ne seront pas résolues d’ici peu. « Je vous mentirais si je vous disais que le problème du délestage sera réglé d’ici une semaine », admet le ministre de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) Andry Ramaroson. C’est « une tâche qui nécessitera du temps », reconnaît-il. Aussi, « je vous demande de m’accorder quelques mois pour rétablir ce qui ne marche pas » , lance-t-il dans une vidéo spéciale publiée sur la page Facebook du ministère en fin de semaine dernière.

    ⭕Les consommateurs doivent donc encore faire preuve de patience. La grogne est pourtant déjà montée d’un cran depuis le retour de la programmation du délestage tournant, notamment pour le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). Plusieurs quartiers se plaignent même que la durée de la coupure va au-delà de celle indiquée dans l’avis publié par la Jirama. C’est « un mécontentement qui est tout à fait compréhensible », tempère Andry Ramaroson qui se dit qu’ »avant d’être ministre, je suis aussi abonné de la Jirama et je subis les délestages tout comme vous ».

    ⭕Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures explique alors que le problème de l’approvisionnement en électricité enregistré depuis des mois est surtout causé par le prix du carburant qui a doublé. « La charge supportée par la Jirama a augmenté. Cette société n’avait alors plus assez de moyens financiers pour les dépannages ou pour l’amélioration de ses services », a-t-il soutenu. Ainsi, trouve-t-il « normal » les services « médiocres » offerts par la compagnie nationale d’électricité.

    ⭕Ce membre du gouvernement reproche néanmoins le retard accusé par l’équipe dirigeante de la société d’Etat dans la prise de mesures d’anticipation face à ces problèmes mais également dans la mise en œuvre des décisions déjà convenues entre la Jirama et le MEH. « Mais ce ne sont pas tous les collaborateurs au sein de la Jirama qui sont à la traîne », rassure-t-il.

    ⭕Andry Ramaroson n’a par ailleurs pas manqué de soulever le problème de gestion de la Jirama. « La compagnie nationale ne doit plus être une société qui subit mais une société qui sait anticiper les problèmes qui se présentent. La Jirama doit donc être plus forte en matière de gestion », explique-t-il en soulignant que c’est seulement une fois que la Jirama aura fait ses preuves dans ce domaine qu’elle pourra espérer un appui financier de l’Etat. Étant une société appartenant à l’Etat, « la Jirama doit suivre la politique de l’Etat et non la volonté de ses employés », conclut-il.

    Photo : Andry Ramaroson – Marcom

  • ELEVAGE – Les éleveurs de vaches laitières regrettent le bas prix du lait malgré la hausse du prix de revient

    ELEVAGE – Les éleveurs de vaches laitières regrettent le bas prix du lait malgré la hausse du prix de revient

    Antananarivo, 12 Juin, 19h02 – Les producteurs de lait font de moins en moins de profit. « Le prix de vente du lait est de 1.300 à 1.600 ariary le litre alors que le kilo de provende coûte 1.900 ariary », regrette Narcisse Rafanomezantsoa, éleveur de vache laitière. Il raconte que lorsqu’il a commencé à élever des vaches, le prix d’un litre de lait lui a permis d’acheter deux kilos de provende. Aujourd’hui, il ne peut même plus acheter un kilo de provende avec ce qu’il gagne en vendant un litre de lait.

    ⭕Au prix élevé de la provende d’ajoute celui des engrais nécessaire à la culture du fourrage. Sans parler du « coût de l’insémination qui s’élève aujourd’hui à 70.000 ariary », selon Tahiantsoa Zoarivelo, président de la coopérative Tsararonono. « Un tarif qui n’est pas à la portée des éleveurs, les amenant parfois à recourir à n’importe quel mâle pour féconder leurs vaches pour éviter les charges de l’insémination », poursuit-il.

    ⭕Pour réduire les coûts pris en charge par les éleveurs, la coopérative Tsararonono propose entre autres que les éleveurs composent et fabriquent eux-mêmes la provende dont ils ont besoin. Mais il faudrait pour cela que les éleveurs aient des fonds à disposition, souligne le président de la coopérative en marge de l’événement organisé lors de la Journée mondiale du lait en début Juin à Antsirabe.

    ⭕Dans le Vakinankaratra, 50 communes sur 90 ont un fort potentiel dans le développement de la filière lait. La célébration de la Journée mondiale du lait a été marquée cette année par la signature d’une Charte du lait dans laquelle sont inscrits les engagements des différents acteurs de la filière lait à tous les stades de la chaîne de production. Initiée par le projet Croissance agricole et sécurisation foncière (Casef), la Charte « garantit la continuité de la mise en œuvre des bonnes résolutions pour le développement de la filière », précise le gouverneur de la région du Vakinankaratra.

  • SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – 16,9 millions de dollars de la Banque africaine de développement pour financer la mise en œuvre de la première phase du programme Picas en faveur des régions Anosy et Androy

    SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – 16,9 millions de dollars de la Banque africaine de développement pour financer la mise en œuvre de la première phase du programme Picas en faveur des régions Anosy et Androy

    Antananarivo, 12 Juin, 13h45 – La Banque africaine de développement (BAD) va financer à hauteur de 16,9 millions de dollars la mise en œuvre de la première phase du programme de Pôle intégré de croissance agricole et agro-industrielle au Sud de Madagascar (Picas 1). Les accords de financement ce programme qui vise à réduire la pauvreté et à améliorer la sécurité alimentaire dans les régions Anosy et Androy ont été signés vendredi.

    ⭕« Le programme est une opération d’investissement public qui vise non seulement à créer les conditions de relèvement de la population et de renforcement de la résilience, mais également à attirer les investissements publics et privés dans les filières porteuses agricoles à valeur ajoutée », indique le représentant pays de la BAD à Madagascar, Adam Amoumoun. Pour cette première phase, le PICAS 1 se fixe comme objectif d’améliorer la sécurité alimentaire dans ces deux régions d’une part. Il entend également stimuler le développement de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, de l’autre.

    ⭕Ces accords de financement tombent à point nommé, selon la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. Ils interviennent à « un moment où le gouvernement met un point d’ordre dans l’assistance de la population du Grand Sud, notamment dans l’Androy où sévissent la sécheresse et le Kere », explique-t-elle.

  • COMPAGNIE AERIENNE – Rolland Ranjatoelina évoque la « fin de la raison d’être » de Madagascar Airlines une fois les dettes d’Air Madagascar apurées

    COMPAGNIE AERIENNE – Rolland Ranjatoelina évoque la « fin de la raison d’être » de Madagascar Airlines une fois les dettes d’Air Madagascar apurées

    Antananarivo, 11 Juin, 20h05 – Une mission temporaire. A entendre Rolland Ranjatoelina, ministre des Transports et de la météorologie, Madagascar Airlines n’est pas une société vouée à perdurer. « Si Air Madagascar est dans une telle situation [redressement judiciaire] (…) c’est qu’elle a d’énormes dettes. Si celles-ci sont amenées à être réglées, Air Madagascar revient naturellement. Le syndic et Madagascar Airlines n’ont plus leur raison d’être », soutient le membre du gouvernement en marge de sa rencontre avec les salariés de la compagnie nationale, ce samedi à Anosy.

    ⭕Le membre du gouvernement assure avoir identifié « trois noms » pour remplacer les membres du conseil d’administration qu’il a limogés récemment. « On attend le retour du président pour prendre la décision finale », affirme-t-il.

    ⭕Le ministre des Transports et de la météorologie réaffirme son intention de mettre en place une organisation pour redresser Air Madagascar, qu’il considère comme « rentable, à condition d’être bien gérée ». Il réitère son plan pour négocier les dettes de la compagnie auprès de ses créanciers.

    ⭕Rolland Ranjatoelina rapporte en même temps les « appréhensions » du syndic d’Air Madagascar. « Il appréhende le nombre pléthorique des salariés [de la compagnie nationale] comme il le dit, et il y a une part de vérité là-dedans, mais nous devons aborder cette question », souligne-t-il. Il en est de même de l’existence des dispositions juridiques régissant la compagnie « qui diffèrent des dispositions légaux malgaches ».

    ⭕Le membre du gouvernement n’a pas évité la passe d’armes entre lui et Hajanirina « Rinah » Rakotomanga, qu’il a mis à l’écart, au même titre que Mamy Rakotondraibe, au sein du conseil d’administration d’Air Madagascar. Il ne cache pas sa « conviction » quant à l’existence d’une volonté de défendre des intérêts particuliers, au détriment des intérêts de la compagnie nationale, autour de Madagascar Airlines. Avec son équipe, le ministre avait soulevé des faits avancés comme étant des anomalies dans le processus de mise sur pied de la location-gérance d’Air Madagascar et de Tsaradia au profit de Madagascar Airlines dont Rinah Rakotomanga affirme être la présidente du conseil d’administration.

    ⭕Criblée de dettes, à hauteur de 80 millions de dollars, Air Madagascar a été placée en redressement judiciaire le 18 Novembre 2021. La justice a donné son autorisation pour une location-gérance d’Air Madagascar et de Tsaradia, sa filiale, au profit de Madagascar Airlines le 10 Décembre de la même année, selon le ministère des Transports et de la météorologie. De son côté, Rinah Rakotomanga, indique qu’elle entre en fonction en tant que président du conseil d’administration de Madagascar Airlines le 31 Mai et que l’équipe de la compagnie est déjà constituée.