CONCERT – A l’anniversaire de scène de Njakatiana

Antananarivo, 11 Juin, 13h15 – Les efforts de reboisement sont vains sans suivi. C’est pour cette raison que l’installation de pare-feu pour sécuriser les arbres des feux de brousse est essentielle pour la réussite du reverdissement de Madagascar, a insisté la ministre de l’Environnement et du développement durable (MEDD), Marie-Orléa Vina durant la célébration de la journée internationale de l’environnement à Ampangabe, vendredi.
La ministre rappelle que Madagascar projette de reboiser au moins 75.000 hectares par an. Pour elle, ce défi national doit déjà augmenter, mais en plus, les zones déjà reboisées doivent être protégées des feux. « C’est pourquoi, surveiller et installer un pare-feu est un devoir pour celui qui a reboisé », lance-t-elle en invitant les citoyens, le secteur privé, les ONG ou encore les partenaires techniques et financiers à s’y mettre.
Contribuer à la protection de l’environnement permettra de mieux lutter contre les impacts du changement climatique, souligne de son côté le Premier ministre Christian Ntsay. Aussi, ce n’est pas seulement l’affaire du MEDD mais de tout un chacun, soutient-il, en rappelant les programmes et les fonds affectés par l’Etat ainsi que les partenaires de la Grande île dans ce sens.
Les partenaires de développement se disent par ailleurs disposés à appuyer Madagascar pour cette cause, selon le coordonnateur résident du système des Nations-Unies, Natasha van Rijn. « Nous serons toujours présents par le biais des différents projets et programmes et interventions, alliant la volonté de croissance inclusive, de résilience et de construction conjointe d’une dynamique irréversible de développement durable », rassure-t-elle.
Photo : Ministère de l’Environnement et de développement durable

Antananarivo, 11 Juin, 10h40 – Sortie de promotion pour 13 étudiants licenciés ayant bénéficié d’un soutien de la part du consulat de Monaco. Ces jeunes viennent de terminer leur troisième année d’étude, mais le Consulat les a soutenus depuis le lycée (secondaire) et compte encore les soutenir jusqu’à l’obtention de leur master. La cérémonie de sortie de promotion, qui s’est tenue à Andavamamba vendredi, était l’occasion pour tous ceux qui ont participé à ce programme de bourse d’étude de récompenser et d’encourager ces jeunes à « inspirer une carrière porteuse et un meilleur avenir ».
Le programme de bourse d’études offert par le Consulat de Monaco a été lancé depuis 2014. Les jeunes boursiers sont scolarisés auprès de trois grandes écoles de la capitale. Il s’agit de l’Ecole sacré-cœur d’Antanimena (Esca), du collège Saint Antoine Ankadifotsy et du collège Saint Michel à Amparibe. « Ces écoles ont été sélectionnées parce que ce sont les meilleurs établissements et leur programme a choisi une approche plutôt élitiste », explique Niry Rabemanolontsoa, vice-consul honoraire de Monaco à Madagascar. « Dans ce programme, nous voulons pousser les élèves méritants, sérieux, motivés mais d’origine modeste, qui souhaitent poursuivre des études mais qui ont des difficultés à payer les frais de scolarité », explique encore le vice-consul de Monaco.
Si le programme a été initié par le Consulat de Monaco, les bourses d’études ont pu être octroyées grâce à la participation de nombreux donateurs dans le secteur privé, dont une industrie manufacturière et une banque. La valeur de la bourse est estimée à environ 50 000 euros annuellement, soit 230 millions d’ariary pour une centaine de boursiers. Depuis 2014, le programme a pu financer 135 jeunes issus de ces trois lycées. Pour cette quatrième promotion, les jeunes se sont tournés vers les filières de la science sociale, la communication de l’information, l’informatique, le tourisme et l’hôtellerie ou la technologie.

Antananarivo, 10 Juin, 2150 – Un appel à l’action. Le Système des Nations unies (SNU) exhorte les autorités malgaches à renforcer les mesures pour la concrétisation de la tolérance zéro par rapport aux crimes environnementaux. Son coordonnateur résident, Natasha van Rijn a fait appel à « l’impérieuse nécessité d’un cadre juridique pour la protection efficace des défenseurs de droits humains et lanceurs d’alerte », lors de la célébration de la journée internationale de l’environnement, à Ampangabe ce vendredi.
Le SNU réagit à l’assassinat du militant écologiste Henri Rakotoarisoa dans la région d’Alaotra Mangoro. « Nous dénonçons toute forme d’intimidation à l’encontre des personnes et groupements œuvrant pour la préservation des ressources naturelles », fait-elle alors savoir. Elle a toutefois salué les mesures prises par les autorités judiciaires pour établir la vérité sur les motifs et circonstances ayant conduit au décès de cet activiste environnemental et pour s’assurer que les personnes responsables de cet homicide soient jugées et punies, conformément aux normes de l’Etat de droit.
L’acte est condamné par le gouvernement, lance de son côté le Premier ministre Christian Ntsay. Celui-ci assure que les personnes impliquées dans cette affaire seront jugées et punies conformément à la loi. « Notre politique pénale pour la protection des lanceurs d’alerte est claire. Les responsables de la sécurité ont par ailleurs déjà reçu mes directives concernant les responsables de cet assassinat », poursuit-il. Christian Ntsay a encouragé les défenseurs de l’environnement à ne pas baisser les bras et de toujours militer pour cette cause, dans laquelle ils auront le soutien du gouvernement, insiste-t-il.
Henri Rakotoarisoa, 70 ans, a été un militant écologiste à la tête de l’association de défense de l’environnement, le VOI Mialo. Il a été réputé pour ses dénonciations des crimes environnementaux opérés dans la commune de Mangarivotra. Il a été assassiné le 1er juin 2022. Plus de personnes se sont rendues à la gendarmerie, revendiquant le crime.
Deux délégations du ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) se sont rendues sur place il y a quelques jours. La première a veillé sur la suite de cette affaire et sur l’application de la loi à l’encontre des responsables de cet assassinat. La deuxième s’est surtout focalisée sur la lutte contre le défrichement. Ces démarches ont été entreprises pour assurer la sécurité des acteurs de la préservation environnementale et pour leur permettre de travailler librement et sereinement, a souligné la ministre Marie-Orléa Vina.
Photo : Bureau du Premier ministre


DÉVELOPPEMENT RURAL – Faire baisser le nombre de litiges fonciers avec la distribution massive de certificats fonciers

Antananarivo, 10 Juin, 12h25 – C’est une socio-linguiste qui représentera Madagascar à la finale internationale de « Ma thèse en 180 secondes » à Montréal en Octobre. Il s’agit de Mamy Henintsoa Randrianjatovonarivo, doctorante de l’Université d’Antananarivo et enseignante vacataire dans le même établissement qui a remporté jeudi la première place de la quatrième édition du concours national. Son aisance sur scène et la manière dont elle a abordé son sujet lui ont permis de résumer de façon claire et compréhensible en seulement trois minutes une thèse complexe sur « l’analyse sociolinguistique et interculturelle du processus de création d’une variation linguistique dans le contexte plurilingue malgache ».
La deuxième place est revenue à travers Michela Stéphanie Rama, doctorante à l’Université de Mahajanga. C’est encore une doctorante de l’Université de Mahajanga, Kanto Iangotiana Razanajatovo, qui est classée troisième. Le prix de public est attribué à Elisah Rasoanomenjanahary Nahavitatsara, une thésarde de l’Université de Toamasina.
Le concours national « Ma thèse en 180 secondes » est organisé conjointement par le ministère chargé de l’Enseignement supérieur, l’Agence Universitaire de la Francophonie dans océan Indien ainsi que le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France à Madagascar. La compétition permet de faire une brève présentation de la thèse en trois minutes. 18 doctorants ont été sélectionnés à cette finale nationale de la quatrième édition.

Antananarivo, 10 Juin, 9h50 – La Commune urbaine d’Antananarivo continue de proposer des solutions pour essayer de réduire les embouteillages autour de l’axe Anosy – Ambohidahy vers Analakely. Une voie spéciale est ainsi proposée aux parents des élèves des établissements La Providence et Saint Michel Amparibe pour que ceux-ci n’aient plus à encombrer la rue Mohamed V quand ils doivent déposer leur progéniture à l’école. Ils sont ainsi invités à emprunter le jardin d’Antanimbarinandriana via l’entrée à côté du Collège d’enseignement général éponyme, puis passer devant le site de vente de voitures d’occasion et poursuivre le long du mur du collège Saint Michel. Aucun parking ne leur y est cependant réservé, la dépose devant ainsi se faire en quelques instants.
Un aménagement de la circulation est également prévu aux heures de grand afflux entre Ambohidahy et Analakely. Quand la circulation bloque au niveau d’Ambohidahy, Les véhicules provenant de la rue et du tunnel Jean Ralaimongo et allant vers Analakely peuvent être invités à ne pas faire demi-tour au niveau de la stèle du 29 Mars 1947 pour rejoindre Analakely mais à poursuivre leur trajet jusqu’à l’entrée du tunnel d’Ambanidia avant de redescendre le long du parc botanique d’Ambohijatovo. Le trajet initial peut être emprunté lorsque les véhicules provenant d’Ambohidahy sont moins nombreux, confie une source auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo.
Plusieurs semaines après l’entrée en vigueur du nouveau plan de circulation d’Andohan’Analakely et ses environs, la CUA continue de chercher les moyens de réduire les embouteillages sur cet axe. La suppression de la double file sur la rue et le tunnel Jean Ralaimongo a entraîné une aggravation des bouchons dans les quartiers que cet axe dessert. L’ouverture de la rue Dr Razafindratandra, entre l’institution Sainte Famille et le Collège Saint Michel à Amparibe, n’a pas totalement résolu le problème surtout aux heures de pointe.

Antananarivo, 10 Juin, 6h23 – L’ariary poursuit sa tendance à la dépréciation par rapport au dollar. Le billet vert américain s’échangeait à 4.001,64 ariary le 09 juin si il était encore à 3.990,77 ariary à la fin du mois de mai, si on se réfère aux données publiées jeudi par la Banque centrale de Madagascar (BCM). Cette situation résulte avant tout du déséquilibre entre l’offre et la demande sur le marché interbancaire des devises (MID), explique un économiste sur le sujet.
Selon notre source, le paiement des opérations d’importation de la Grande île se fait principalement en dollars. « Or, la plupart des produits importés par le pays ont connu une hausse de leur prix si on ne parle que du carburant ou encore des produits de première nécessité », ajoute-t-elle. De l’autre côté, la rentrée du devises est encore au ralenti, fait-elle remarquer.
Le dollar US est ainsi passé de 3.956,7 ariary à fin décembre 2021 à 3.975,0 ariary à fin mars 2022, et à 4.001,64 ariary jeudi. L’euro pour sa part est passé de 4.470,1 ariary à fin 2021 à 4.428,9 ariary à fin mars 2022, et à 4281,32 ariary jeudi. Un retour à la dépréciation de l’ariary est néanmoins constatée par rapport à l’euro ces trois dernières semaines. Si l’euro s’échangeait à 4.178 ariary le 19 Mai, il est actuellement à 4.281 ariary.
A fin Mars 2022, la BCM avait annoncé que le stock de réserves officielles de change a été de 2196,9 millions de dollars. Ce qui avait représenté 5,3 mois d’importation de biens et de services non-facteur.
