Catégorie : Social

  • ART ORATOIRE – Les réalités de Madagascar et le quotidien des Malgaches déclamées sur scène à Paris ce mercredi soir par Hoptimus à la Coupe du monde de slam 2022

    ART ORATOIRE – Les réalités de Madagascar et le quotidien des Malgaches déclamées sur scène à Paris ce mercredi soir par Hoptimus à la Coupe du monde de slam 2022

    Antananarivo, 25 Mai, 18h20 – Jour-J. « Focus sur le concours, je suis prêt », rassure Olivier Tsisarotra Raveloson alias Hoptimus, le poète qui représentera Madagascar à la Coupe du monde de slam 2022 qui se déroule à Paris depuis lundi.

    ⭕Le slammeur malgache se produit ce mercredi soir au Cirque électrique vers 19h30, heure de Paris. Il confie vouloir raconter dans le texte qu’il va déclamer en 3mn 10 beaucoup de sujets comme les conditions de vie à Madagascar et les réalités du quotidien sur la Grande île. Il parlera économie et société mais il évoquera aussi des sujets politiques. Le tout sera enrobé dans un récit de ses propres vécus.

    ⭕Une vingtaine de poètes et poétesses issus de divers pays concourent à cette Coupe du monde de slam 2022. Les trois premiers de la phase de sélection passeront à la prochaine étape demain jeudi. Cette édition de compétition de slam a commencé le 23 Mai et se poursuivra jusqu’au 28 Mai.

    Photo fournie

  • SANTE – Le quartier opératoire du service de chirurgie pédiatrique du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) rénové grâce au partenariat entre l’ONG Operation Smile et le ministère de la Santé publique

    SANTE – Le quartier opératoire du service de chirurgie pédiatrique du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) rénové grâce au partenariat entre l’ONG Operation Smile et le ministère de la Santé publique

    SANTE – Le quartier opératoire du service de chirurgie pédiatrique du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) rénové grâce au partenariat entre l’ONG Operation Smile et le ministère de la Santé publique

  • TRAVAIL –  5% des demandeurs d’emploi seulement sont placés à Madagascar, 70,6% des offres d’emplois ne trouvent pas de postulants, selon une étude réalisée par le Dr Herinjatovo Ramiarison

    TRAVAIL – 5% des demandeurs d’emploi seulement sont placés à Madagascar, 70,6% des offres d’emplois ne trouvent pas de postulants, selon une étude réalisée par le Dr Herinjatovo Ramiarison

    Antananarivo, 25 Mai, 9h20 – L’inadéquation formation et emploi reste encore l’un des plus grands défis de Madagascar en matière d’emploi. 5% des demandeurs d’emploi seulement arrivent à décrocher un emploi à Madagascar, indique une étude réalisée par le Dr Herinjatovo Ramiarison, économiste et enseignant-chercheur à l’Université d’Antananarivo et présentée mardi dans le cadre d’une table ronde sur le thème « Création d’emplois, défis et bonne pratique ». Paradoxalement, l’étude souligne que 70,6% des offres d’emplois ne trouvent pourtant pas de postulants.

    ⭕Cette situation s’explique en grande partie par l’inadéquation formation emploi, qui reste l’un des défis majeurs de la Grande île. Selon l’enseignant-chercheur, le faible niveau d’instruction figure aussi parmi les raisons qui peuvent expliquer cette situation. En effet, 3,1% des Malgaches seulement ont un niveau supérieur, contre 23% analphabètes. Il estime à 10% seulement les demandes d’inscription dans les écoles de formation technique et professionnelle satisfaites. A cela s’ajoute la précarité de l’emploi, car l’étude montre que 80% des emplois à Madagascar sont précaires.

    ⭕Face à cette situation, l’auteur de la recherche note que Madagascar devrait se lancer dans « une réforme de la formation professionnelle, tant sur la qualité que sur la quantité, afin qu’elle soit à la hauteur des ambitions de création d’emplois, d’autant que Madagascar doit rattraper le retard accumulé dans les domaines de l’éducation et de la formation ». Pour ce qui est de la lutte contre les emplois précaires, il indique que Madagascar devrait se lancer dans « des objectifs de développement et non de survie ». Les politiques menées par l’Etat malgache depuis des années, estime-t-il, sont considérées comme plus axées vers la survie, donc peu ambitieuses.

    ⭕L’étude signée Dr Herinjatovo Ramiarison a été présentée ce mardi à Anosy, dans le cadre d’une table ronde organisée conjointement par le ministère en charge du Travail, la direction générale des projets présidentiels et la Fondation Friedrich-Ebert. De nombreux responsables étatiques ont participé aux débats, dont Gisèle Ranampy, ministre du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales. La ministre note d’ailleurs dans son discours que l’Etat mène déjà tous ses efforts pour trouver des solutions aux problèmes de l’emploi à Madagascar. Jerson Razafimanantsoa, secrétaire général du ministère, indique d’ailleurs que l’employabilité des jeunes et la création d’emplois décents pour tous est une priorité dans la vision et les objectifs du ministère en charge du Travail et de l’emploi actuellement.

  • EXPATRIATION – Les autorités affirment ne pas vouloir empêcher les jeunes Malgaches de partir à l’étranger mais assurent vouloir les protéger en exigeant le respect des formalités administratives avant leur départ

    EXPATRIATION – Les autorités affirment ne pas vouloir empêcher les jeunes Malgaches de partir à l’étranger mais assurent vouloir les protéger en exigeant le respect des formalités administratives avant leur départ

    Antananarivo, 25 Mai, 7h00 – Des mesures qui se veulent préventives et de protection. Les ministères en charge du Travail et des Affaires étrangères ont expliqué lundi que l’objectif de l’Etat, en adoptant des mesures préalables au départ des jeunes au pair à l’étranger, est de les protéger. « Il est du devoir du ministère de se préoccuper des conditions de travail des citoyens malgaches qui partent travailler à l’étranger », souligne Gisèle Ranampy, ministre du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales, en marge d’une Table ronde sur l’emploi.

    ⭕En conférence de presse, Tahirimiakadaza Ratsimandao, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, rappelle « les nombreuses plaintes que l’Etat reçoit de la part des travailleurs migrants victimes de maltraitance par les employeurs ». « Le ministère ne veut nullement empêcher les citoyens de travailler à l’étranger, au contraire, nous les y encourageons », poursuit le secrétaire général du MAE. « Mais il est du devoir de l’Etat de les protéger et de défendre leurs intérêts », ajoute-t-il.

    ⭕Du côté des jeunes au pair qui préparent leur départ ou qui n’ont pas pu embarquer pour non-respect des procédures imposées par l’Etat, le discours est le même. « Les jeunes au pair ne sont pas des travailleurs », ont-ils indiqué à la presse. Ils évoquent un « statut international reconnu par de nombreux pays » et parlent d’un « échange culturel entre une famille et un jeune souhaitant effectuer un bain de langue dans son pays d’accueil ». Ils insistent qu’ils perçoivent de l’argent de poche et non de salaire en échange des menues aides qu’ils apportent à leur famille d’accueil. Ils y sont également logés, nourris et blanchis.

    ⭕Mais l’argument est réfuté par le MAE qui indique que « selon la loi malgache, les jeunes au pair sont des travailleurs parce qu’il existe un contrat clair entre le jeune et l’employeur ». Jessie Razafison, directrice de la diaspora, précise que « ces jeunes perçoivent un salaire et ne peuvent pas s’inscrire dans une université mais plutôt dans un centre d’apprentissage de la langue suivant les horaires décidés par l’employeur ». « Ils n’y entrent pas non plus avec un visa étudiant », insiste la responsable.

    ⭕De nombreux jeunes au pair qui sont sur le point de partir s’inquiètent de ne pas pouvoir le faire alors qu’ils ont déjà leur billet et leur visa de séjour. Certains autres qui allaient déjà embarquer n’ont pas pu prendre l’avion à la dernière minute la semaine dernière en raison de l’absence des différents visas et autorisations émanant des autorités malgaches. Outre les autorisations et les visas délivrés par les ministères en charge du Travail et des Affaires étrangères, il est également exigé des candidats au travail migrant, dont les jeunes au pair, les résultats d’une enquête de moralité effectuée par le ministère de la Sécurité publique.

     

     

  • SALAIRES – La publication du décret d’application de la hausse du salaire minimum dans le secteur privé en attente

    SALAIRES – La publication du décret d’application de la hausse du salaire minimum dans le secteur privé en attente

    Antananarivo, 24 Mai, 19h45 – En stand by. Le secteur privé attend encore la publication du décret d’application de la hausse des salaires. Les différents responsables ministériels entendent faire tous les efforts pour que ce décret soit publié avant la fin de ce mois de Mai. « Le décret va bientôt être publié. Il est encore au niveau des différents bureaux en ce moment », indique Gisèle Ranampy, ministre du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales, en marge d’une table ronde organisée à Anosy ce mardi.
    ⭕Une autre source auprès du ministère indique que ce retard n’est pas exceptionnel. Elle évoque des procédures liées à la publication des textes réglementaires. « Cela a toujours été comme ça. Il n’y a jamais eu de décret d’application qui a été publié dans l’immédiat », souligne-t-elle. Elle rassure pourtant que tous les efforts sont menés pour que ce décret soit publié dans les meilleurs délais.
    ⭕Pour l’instant, le secteur privé est encore dans l’expectative. En l’absence de la publication officielle du décret, les employeurs ne sont pas sûrs des décisions à prendre. Des négociations sont par ailleurs encore en cours entre les partenaires sociaux sur l’augmentation des salaires des autres catégories professionnelles, confie une source syndicale. Des discussions sont également prévues avec la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) dans la mesure où la hausse des salaires annoncée par le chef de l’Etat est censée être supportée par les cotisations patronales, confie encore notre source.
    ⭕Le communiqué du Conseil des ministres du 4 Mai avait annoncé l’adoption des décrets relatifs à la hausse du salaire minimum d’embauche à 250.000 ariary et aux modalités de participation de l’Etat dans la prise en charge d’une partie de l’augmentation. Mais pour l’instant, les détails restent flous pour le secteur privé. Une source auprès des syndicats indique que si la hausse n’est pas effective sur les salaires du mois de Mai, un rappel devrait être prévu en Juin.
  • SALAIRES – La publication du décret d’application de la hausse du salaire minimum dans le secteur privé en attente

    SALAIRES – La publication du décret d’application de la hausse du salaire minimum dans le secteur privé en attente

    Antananarivo, 24 Mai, 19h45 – En stand by. Le secteur privé attend encore la publication du décret d’application de la hausse des salaires. Les différents responsables ministériels entendent faire tous les efforts pour que ce décret soit publié avant la fin de ce mois de Mai. « Le décret va bientôt être publié. Il est encore au niveau des différents bureaux en ce moment », indique Gisèle Ranampy, ministre du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales, en marge d’une table ronde organisée à Anosy ce mardi.

    ⭕Une autre source auprès du ministère indique que ce retard n’est pas exceptionnel. Elle évoque des procédures liées à la publication des textes réglementaires. « Cela a toujours été comme ça. Il n’y a jamais eu de décret d’application qui a été publié dans l’immédiat », souligne-t-elle. Elle rassure pourtant que tous les efforts sont menés pour que ce décret soit publié dans les meilleurs délais.

    ⭕Pour l’instant, le secteur privé est encore dans l’expectative. En l’absence de la publication officielle du décret, les employeurs ne sont pas sûrs des décisions à prendre. Des négociations sont par ailleurs encore en cours entre les partenaires sociaux sur l’augmentation des salaires des autres catégories professionnelles, confie une source syndicale. Des discussions sont également prévues avec la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) dans la mesure où la hausse des salaires annoncée par le chef de l’Etat est censée être supportée par les cotisations patronales, confie encore notre source.

    ⭕Le communiqué du Conseil des ministres du 4 Mai avait annoncé l’adoption des décrets relatifs à la hausse du salaire minimum d’embauche à 250.000 ariary et aux modalités de participation de l’Etat dans la prise en charge d’une partie de l’augmentation. Mais pour l’instant, les détails restent flous pour le secteur privé. Une source auprès des syndicats indique que si la hausse n’est pas effective sur les salaires du mois de Mai, un rappel devrait être prévu en Juin.

  • CIRCULATION – Le terminus des bus 182 – 117 et 116 derrière les bouquinistes d’Ambohijatovo déplacé à Ambohijatovo Ambony

    CIRCULATION – Le terminus des bus 182 – 117 et 116 derrière les bouquinistes d’Ambohijatovo déplacé à Ambohijatovo Ambony

    Antananarivo, 24 Mai, 18h27 – Des modifications d’arrêt de bus aux alentours d’Ambohijatovo. Désormais, les bus des lignes 182 reliant Antsobolo-Ambohijatovo, 117 reliant Ambohitsoa-Ambohijatovo et 116 Mandroseza-Ambohijatovo n’ont plus leur terminus derrière les bouquinistes d’Ambohijatovo. Le site étant devenu un arrêt pour les véhicules de transport en commun devant poursuivre le trajet vers Analakely où Anosy, les autorités municipales ont déplacé les anciens arrêts à Ambohijatovo ambony, sur le même site que le terminus des bus de la ligne I reliant Ambohijatovo-Alasora, Masindray et Anjeva.

    ⭕Selon le commissaire Albert Estel Ainanirina, directeur des transports et de la mobilité urbaine au sein de la commune urbaine d’Antananarivo, cette modification entre dans le cadre du nouveau plan routier à Analakely. Les bus des lignes 182, 117 et 116 ne passeront plus par l’ancien rond-point d’Ambohijatovo, mais emprunteront directement la direction du tunnel Ambanidia.

    ⭕Le nouveau plan de circulation à Anakakely est entré en vigueur depuis ce dimanche. Outre la suppression des croisements à Ambohijatovo et à Andohan’Analakely et la création d’un nouveau rond-point devant le siège de la BNI à Analakely, la commune a également apporté quelques changements dans l’organisation des arrêts des transports urbains.

  • MUSIQUE – Quand le Palais des sports de Mahamasina vibre aux sons d’Oboy.

    MUSIQUE – Quand le Palais des sports de Mahamasina vibre aux sons d’Oboy.

    Oboy a fait vibrer tout le Palais des sports de Mahamasina le samedi 21 Mai, lors du premier concert du rappeur sur sa terre natale. Retour en images sur ce moment de communion, de délire, et de plaisir partagé.

     

  • AGRICULTURE – Plus de 26.000 ha de surface agricole touchée par les criquets selon le ministre de l’Agriculture et de l’élevage qui parle d’une situation d’alerte et non d’urgence

    AGRICULTURE – Plus de 26.000 ha de surface agricole touchée par les criquets selon le ministre de l’Agriculture et de l’élevage qui parle d’une situation d’alerte et non d’urgence

    Antananarivo, 24 Mai, 9h55 – Harifidy Ramilison, ministre de l’Agriculture et de l’élevage, se veut rassurant. Le pays n’est pas dans une situation d’urgence face à l’invasion des criquets, souligne-t-il, au cours d’une rencontre avec la presse, lundi. Il parle plutôt d’une « situation d’alerte ».

    ⭕A l’entendre, une superficie de 138.000 ha a pu être traitée contre les criquets jusqu’ici. Mais seuls « 20% de cette superficie constitue des surfaces agricoles ». Il ajoute que les récoltes sur ces terrains ne risquent pas forcément d’être perdues. « Ce n’est pas parce que les criquets sont passés sur certaines cultures que celles-ci vont être obligatoirement être ravagées », rassure-t-il.

    ⭕Selon le ministre, plus de 3.000 ha des surfaces traitées sont localisées dans le Nord du pays, tandis que les 135.000 ha se situent dans le Sud et l’Ouest, notamment dans le Menabe, principale zone de concentration des essaims. Les aires grégarigènes, selon le Centre national de lutte anti-acridienne se concentrent dans les régions d’Ihorombe, de Menabe, d’Atsimo Andrefana, d’Anosy et d’Androy.

    ⭕En fin de semaine dernière et ce week-end, les essaims ont été localisés au niveau de certaines zones sensibles, au bord de la mer d’Antsanitia et au niveau de zones de mangroves dans la région du Boeny. « Nous devons attendre que les essaims quittent ces endroits sensibles avant d’asperger les pesticides », avait indiqué Harifidy Ramilison sur la chaîne de télévision publique vendredi.

    ⭕Pour l’instant, Madagascar dispose encore d’un stock de 20.000 litres de pesticides. Le ministre de l’Agriculture annonce l’arrivée de 45.000 autres litres vers mi-Juin. « Il n’y aura pas de rupture de stock de pesticides », assure-t-il. Il évoque l’arrivée par avion et non par bateau de la prochaine cargaison.

    ⭕En Mars et en Avril, l’incertitude sur l’arrivée des pesticides avait amené les autorités à réduire les campagnes de pulvérisation, voire à les suspendre. Ce qui avait conduit au développement des essaims de criquets dont la recrudescence a été favorisée par les fortes pluies dues aux cyclones successifs qui ont traversé la Grande île cette saison.

    Photo : Centre national de lutte anti-acridienne (IFVM)

  • SANTE – La difficile lutte des ONG contre la honte de la fistule obstétricale

    SANTE – La difficile lutte des ONG contre la honte de la fistule obstétricale

    Quand une femme est victime de fuites urinaires et/ou fécales, parce que ses parties intimes sont atteintes d’une lésion survenue au moment de l’accouchement, elle sort rarement de chez elle et se cache de la société. Au-delà des odeurs qu’elle entraîne dans son sillage, le regard des autres lui pèse souvent, et elle hésite souvent à consulter. Cette honte rend pourtant souvent difficile le traitement de cette lésion, qui n’est pas une maladie, selon les spécialistes. Pour trouver les femmes atteintes de fistule obstétricale à traiter, les associations et les ONG comme Operation Fistula doivent aller jusque dans les villages les plus reculés. Les explications de Michael Chauveau, directeur pays de l’ONG Operation Fistula à Madagascar.