Catégorie : Social
-

LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT D’ARGENT – Aimé Rasoloharimanana, président du pôle anti-corruption 1er degré d’Antananarivo nommé directeur général de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites
La mise en place de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites avance d’un autre pas. Son tout premier directeur général vient d’être nommé en Conseil des ministres mercredi. Il s’agit de Aimé Rasoloharimanana, magistrat, président du pôle anti-corruption (PAC) 1er degré d’Antananarivo.
Avec la nomination de son directeur général, l’Arai, instituée par ordonnance en Juillet 2019 devrait enfin pouvoir fonctionner. Il y a un peu plus de deux semaines, le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité s’était plaint en conférence de presse de la lenteur de la nomination alors que les trois noms issus du processus de recrutement avaient été soumis au président de la République depuis Décembre 2021.
Sahondra Rabenarivo, présidente du Comité avait notamment mis en avant la somme de 111 milliards d’ariary en attente de saisie par l’Agence si elle était fonctionnelle après les décisions du PAC. Elle avait également évoqué les risques que Madagascar soit placé sur la liste grise du Groupe d’action financière (Gafi) des pays à risques en matière de blanchiment d’argent.
L’Arai est l’une des agences dont la mise en place est prévue par la législation anti-corruption de la Grande île. Sa mise en place a néanmoins pris beaucoup de temps. Il a fallu attendre une ordonnance du président de la République en Juillet 2019 pour que le projet de loi qui l’institue soit promulgué. Son décret d’application a ensuite dû attendre Octobre 2021 pour être adopté.
Le processus de recrutement de son DG avait été immédiatement lancé par le CSI. Il a cependant fallu attendre cinq mois après la fin du processus au niveau du CSI pour que le décret de nomination soit pris par le président de la République en Conseil des ministres.Photo : Direction nationale de la coordination des pôles anti-corruption -

VAOVAO – MINUTE FLASH 11 MAY 2022
– FAMBOLENA – Nisitraka fotodrafitrasa vaovao ny Foibe Fikarohana momba ny Fampandrosoana ny Ambanivohitra– FIFANINANANA – Tokony alefa mialoha ny 17 Jolay ny anaran’ny ekipa hisolo tena an’i Madagasikara any amin’ny fiadiana ny Amboaran’ny CAF– FITATERANA AN ‘HABAKABAKA – Mihamidina ny saran-dalana ho an’ireo kaompaniam-pitaterana mampitohy an’i Madagasikara amin’ny any ivelany -

ADMINISTRATION – Les dépositaires de médicaments n’ayant pas confirmé leur existence auprès des autorités jusqu’à fin Mai seront considérés comme informels et devront être fermés, indique le ministère de la Santé publique
Antananarivo, 11 Mai, 18h37 – Le grand ménage dans le domaine de la vente de médicaments. Le ministère de la Santé publique annonce la prolongation de l’opération de recensement des dépositaires de médicaments lancée en 2021. Si la date de clôture pour formaliser les papiers était fixée à fin Avril, elle a été prorogée jusqu’à la fin du mois de Mai, indique le Dr Maxime Ravaoarimanana, directeur des Pharmacies, des laboratoires et des médecines traditionnelles (DPLMT) dans une vidéo publiée sur la page Facebook du ministère de la Santé publique.
Dans le cadre de ce recensement, les dépositaires de médicaments doivent donc confirmer leur existence auprès du médecin-inspecteur de la localité concernée, explique le DPLMT. « Les dépositaires n’ayant pas effectué les procédures avant la fin du mois de Mai vont être considérés comme informels, et seront obligatoirement fermés », souligne-t-elle dans sa publication. Le dossier à fournir doit comporter l’arrêté d’ouverture, une photocopie légalisée de la carte d’identité nationale et un certificat de vie, précise encore le Dr Maxime Ravaoarimanana.
Le ministère de la Santé publique entend recenser les dépositaires à Madagascar afin de pouvoir procéder à l’ouverture de nouveaux dépôts, mais aussi pour fermer ceux qui sont informels. Il précise également que cette opération est initiée dans l’objectif d’améliorer le métier dans la Grande île. -

DROITS DE L’HOMME – Les Organisations de la société civile estiment que le cadre de la protection de l’enfance à Madagascar reste encore faible et incohérent
Antananarivo, 11 Mai, 14h57 – Si un enfant malgache subit de la violence, ou voit un de ses droits bafoués, sa prise en charge reste encore difficile à Madagascar. Les Organisations de la société civile notent un faible cadre de la protection de l’enfance à Madagascar, tant sur le plan social que sur le plan économique et politique. A Madagascar par exemple, certaines entreprises travaillant dans le commerce font des spots publicitaires destinés à la promotion de produits commerciaux qui utilisent encore des enfants comme supports de messages publicitaires à des fins commerciales, alors que le produit proposé n’a aucun lien avec le domaine de l’enfance.
A en croire ces OSC, ces pratiques sont fréquentes sans que ce ne soit réprimé par les autorités. Le rapport cite également l’absence d’acte de naissance pour 26,3% des enfants âgés de 5 à 17 ans en 2018, les violences qui concernent 17% des filles victimes de violences sexuelles en 2018, ainsi que et la non scolarisation. Cette situation est aggravée par la faiblesse et l’incohérence du système de protection des enfants, poursuit le rapport. Le Comité national de protection de l’enfant (CNPE) est l’organe destiné à coordonner toutes les mesures de protection de l’enfant, pourtant il n’est pas encore opérationnel, explique encore le rapport.
Le budget de l’Etat consacré au secteur social reste également faible. Il était de 0,21% en 2020 si en 2015 il était à 0,25%. Des recommandations ont été émises dans ce rapport, permettant ainsi aux autorités concernées de rectifier le tir. La présentation du rapport s’est tenue mardi, en présence de différentes parties prenantes dans le cadre de la promotion des droits de l’enfant dont la Plateforme de la société civile pour l’enfance (PFSCE). -

EMPLOI – Un répertoire des métiers publié pour orienter les jeunes vers les formations à débouchés dans la Grande île
Antananarivo, 11 Mai, 12h13 – Lutter contre l’inadéquation de l’emploi-formation et le chômage. Le ministère du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales et le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle publient un répertoire des métiers afin d’orienter les jeunes vers les formations en phase actuellement avec le marché du travail à Madagascar. « L’objectif est de guider les jeunes à suivre des formations dans les secteurs pourvoyeurs d’emplois », précise Jerison Razafimanantsoa, secrétaire général du ministère lors de la cérémonie de présentation officielle des conseillers en orientation et insertion qui s’est tenue à Antaninarenina mardi.
Outre le secteur informel qui contribue à réduire fortement le taux du chômage dans la Grande île, les enquêtes ont mis en évidence les cinq secteurs les plus pourvoyeurs d’emplois à Madagascar. Il s’agit du tourisme et de l’hôtellerie, du textile, des travaux publics ainsi que des métiers liés aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC). « A Antananarivo, le chômage est en grande partie absorbé par les métiers liés aux TIC », rapporte le secrétaire général.
Le répertoire des métiers apparaît comme l’un des outils utilisés par les 17 conseillers en orientation et en insertion qui ont reçu une attestation officielle après leur formation, ce jour. Ces conseillers ont la charge d’accompagner les jeunes avant, pendant et après leur formation et serviront de « relais entre les établissements d’enseignement technique et professionnel et les entreprises ». Un autre répertoire des métiers du monde rural est aussi en cours d’élaboration. -

ACCIDENT MARITIME – Le propriétaire et capitaine du Francia toujours en cavale, les enquêtes de sécurité sur le naufrage du bateau pointent du doigt la surcharge et évoquent un problème de stabilité
Antananarivo, 11 Mai, 6h15 – Les enquêtes judiciaires sur l’accident du Francia en Décembre à Soanierana Ivongo se poursuivent alors que les enquêtes de sécurité sont bouclées. « Le propriétaire du bateau est toujours en cavale », confie une source auprès du tribunal de première instance de Fénérive Est. Les dossiers des 13 individus, accusés de complicité dans l’affaire et placés en détention préventive se trouvent encore au niveau du juge d’instruction, ajoute notre source.
Quant aux enquêtes de sécurité, elles ont conclu à une surcharge de l’embarcation et un problème de stabilité pour expliquer l’accident. « Le bateau transportait plus de passagers qu’il en avait la capacité, et cela a créé une instabilité quand des passagers ont commencé à circuler dans la cale », explique une source auprès de l’Agence portuaire maritime et fluvial (APMF).
Les enquêtes indiquent notamment que les passagers ont envahi tous les recoins du bateau, des passerelles jusqu’à la cale, en passant par le toit. « Quand des poids ont commencé à se déplacer dans l’embarcation avec la levée du jour, le bateau a connu un problème de stabilité. A cela s’ajoute le mauvais état de la mer entre Antseraka et Soanierana Ivongo », poursuit notre source.
Le naufrage du Francia survenu le lundi 20 Décembre 2021 dans les eaux de Soanierana Ivongo a fait au moins 83 morts tandis que 50 individus sont sortis indemnes de l’accident. Un des hélicoptères transportant des officiels venus superviser les opérations de sauvetage s’est crashé le soir du drame. Le pilote de l’aéronef et un passager n’ont pas survécu tandis que le secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie (SEG), le général Serge Gellé, ainsi que le mécanicien qui se sont trouvés à bord ont survécu.Photo d’archives
-

HISTOIRE – « Le 13 Mai 1972, c’est toute l’année 1972, pas seulement le 13 Mai »
13 Mai 1972 – 13 Mai 2022. Les événements de 1972 qui ont abouti à la chute de la Première République ont 50 ans. Plusieurs manifestations sont organisées pour commémorer cette date marquante de l’histoire politique de la Grande île. Derrière les expositions et les débats organisés pour l’occasion, un rappel des faits, une analyse des héritages. En attendant le jour J, l’ONG Ilontsera, en collaboration avec la mention Sociologie de la Faculté d’Economie, de gestion et de sociologie de l’Université d’Antananarivo, sontt à Antaninareina, au plus près du public pour parler des dessous de l’Histoire.
-

VAOVAO – MINUTE FLASH 10 MAY
– VAROTRA – Mikasa ny hanondrana legioma any Maorisy i Madagasikara.– LOZA ANDRANOMASINA – Ny fahamaroan’ny mpandeha be loatra no nahatonga ny faharendrehan’ny sambo Francia tany Soanierana-Ivongo ny Desambra 2021– FOTODRAFITRASA – Hitarina ny tetezan’i Mangoro sy Antsampazana eo am-piandrasana ny fanombohana ny lalam-be mikodana mampitohy an’Antananarivo sy Toamasina -

INFRASTRUCTURES – Des travaux d’élargissement des ponts de Mangoro et d’Antsampazana sur la RN2 en attendant la construction de l’autoroute Antananarivo – Toamasina
Antananarivo, 10 Mai, 14h32 – Coup d’envoi des travaux d’élargissement des ponts de Mangoro et d’Antsapazana sur la Route nationale (RN) 2 ce mardi. Actuellement à une voie avec une largeur de 4,5m, les deux ponts passeront à deux voies avec une largeur de 10m, indique Jerry Hatrefindrazana, ministre des Travaux publics.
Pour les autorités, cette extension des deux ponts s’insère dans la suite logique de l’agrandissement du port de Toamasina. Ils accueilleront le volume de plus en plus important du trafic que va créer l’agrandissement du premier port de la Grande île, en attendant la construction de l’autoroute dont le président a annoncé l’imminence des travaux par une entreprise égyptienne ce mardi.
Financés par le gouvernement japonais à hauteur de 90 milliards d’ariary, les travaux d’extension des deux ponts devraient être achevés avant 2023, souligne le président de la République. Ce projet doit impacter réellement la vie quotidienne de la population, espère Andry Rajoelina. « Il apporte l’oxygène du développement de la Grande île et de la coopération entre les deux pays », souligne-t-il durant la cérémonie de lancement des travaux.Photo d’archives : Ministère des Travaux publics
