Catégorie : Social

  • FORUM DES JEUNES – Le Premier ministre Christian Ntsay partage son parcours et raconte être allé à l’école pieds nus au forum sur l’emploi et le développement des jeunes

    FORUM DES JEUNES – Le Premier ministre Christian Ntsay partage son parcours et raconte être allé à l’école pieds nus au forum sur l’emploi et le développement des jeunes

    Antananarivo, 6 Mai, 7h10 – Plus qu’un curriculum vitae ou une autobiographie, un partage d’expériences. En jeans, veste et tee-shirt, le Premier ministre Christian Ntsay s’est mis en mode décontracté pour témoigner de son parcours devant les jeunes réunis au Forum sur l’emploi et le développement des jeunes, jeudi. Et le message de l’enfant de Betsiaka, qui dit être né dans une famille de paysans et qui raconte être allé à l’école pieds nus, était sans fioritures. « Si tu ne travailles pas dur, si tu n’as pas la détermination, ta vie ne changera pas », confie-t-il.

    ⭕Pour le chef du gouvernement, « l’avenir de chaque jeune ne dépend que de lui ». Lui, par exemple, raconte avoir animé des soirées dans des boîtes de nuit parallèlement à ses études secondaires. Et comme la musique est sa passion, il a pu joindre l’utile à l’agréable. Il a même indiqué avoir « voulu être un artiste ». Mais si son parcours professionnel l’a plutôt conduit vers de hauts emplois aussi bien nationaux qu’internationaux, il ne manque pas de gratter la guitare quand il en a l’occasion.

    ⭕« Si tu n’as pas d’objectif, tu peux facilement être découragé par les autres », poursuit encore le Premier ministre. Christian Ntsay rêvait de poursuivre des études supérieures à l’étranger après ses études secondaires. Les bourses d’études étaient pour lui le seul moyen d’atteindre cet objectif. Sa demande a été refusée par l’Etat, mais il affirme ne pas pour autant avoir baissé les bras. Sa persévérance et sa détermination ont fini par payer. « Ce n’est pas ta situation actuelle qui détermine ton avenir », ajoute-t-il, conseillant aux jeunes de ne pas se complaire dans une situation qu’ils ne veulent pas.

    ⭕Dans la même foulée, Coffi Agossou, représentant de l’Organisation international du travail à Madagascar, successeur de Christian Ntsay à ce poste, appelle les jeunes à « s’estimer capable de faire et de réussir » et à « ne jamais se sous-estimer ». Il rappelle à son auditoire une phrase de Nelson Mandela qui disait que « ce n’est pas le point de départ mais la hauteur que vous visez qui compte ».

    ⭕Pendant deux jours, des jeunes venant de 23 régions sont réunis à Ivato pour discuter de la situation économique dans laquelle ils évoluent, mais aussi pour exprimer leurs besoins en matière d’emploi et d’entrepreneuriat. Les fruits des réflexions devraient aboutir à la mise en place d’un programme national permettant aux jeunes de préparer l’avenir et de faire face à l’impact des crises, souligne le Premier ministre.

    ⭕Organisé par le ministère du Travail, de l’emploi, de la Fonction publique et des lois sociales, le Forum sur l’emploi et le développement des jeunes est axé sur le thème « Un jeune, un emploi décent ». Les agences des Nations unies en charge des jeunes, de l’emploi et du développement ont soutenu l’initiative.

  • SOLDE – Un salaire minimum de 386.486 ariary au sein de la fonction publique à partir de ce mois de Mai

    SOLDE – Un salaire minimum de 386.486 ariary au sein de la fonction publique à partir de ce mois de Mai

    Antananarivo, 6 Mai, 6h20 – La hausse des salaires annoncée par l’Etat devrait permettre aux fonctionnaires et autres agents employés par l’Etat les plus mal payés de souffler un peu. Avec une augmentation annoncée de 25% pour les agents des catégories I et II, le salaire minimum au sein de la fonction publique devrait passer de 309.189 ariary à 386.486 ariary.

    ⭕La hausse, selon le décret adopté mercredi par le Conseil des ministres, devrait par ailleurs concerner aussi bien les fonctionnaires que les agents des collectivités territoriales décentralisées et des établissements publics nationaux ainsi que les agents non-encadrés de l’Etat.

    ⭕Faisant partie des agents de catégorie II, les enseignants fonctionnaires des écoles primaires publiques bénéficieront de la hausse de 25%, avait indiqué la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison. Le salaire minimum dans cette catégorie devrait, à partir de ce mois de Mai, passer à plus de 420.000 ariary.

    ⭕Comme déjà annoncé par le président de la République, la hausse sera moins importante pour les agents qui gagnent déjà un peu plus. Si l’on en croit Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, elle sera de 13% pour les agents des catégories III à VIII, de 7% pour les agents de la catégorie IX et de 5% pour les agents de la catégorie X.

    ⭕Pour le secteur privé, le salaire minimum d’embauche passera de 200.000 à 250.000 ariary. L’Etat prendra en charge le paiement de la différence entre la hausse d’environ 20.000 ariary convenue par les partenaires sociaux et celle 50.000 ariary décrétée par les autorités. Le décret qui fixe ce salaire minimum d’embauche a été adopté mercredi, tout comme le décret qui prévoit les mesures d’accompagnement annoncées par l’Etat.

    ⭕Pour les autres catégories professionnelles ou pour les salariés qui sont déjà payés à plus de 250.000 ariary, la balle est dans le camp des employeurs, avait déjà annoncé le président de la République, Andry Rajoelina.

    Photo d’illustration : Ministère de l’éducation nationale

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 05 MAY 2022

    VAOVAO – MINUTE FLASH 05 MAY 2022

    – FISONDROTAN-KARAMA – Nivoaka tamin’ny Filankevitry ny minisitra ny didim-panjakana mametra ny karama farany ambany ho 250.000 ariary sy ny handoavan’ny Fitondram-panjakana ny ampahany amin’ny fampiakarana karama
    – FAMPANANANA ASA – Mivory sy mikaon-doha eny amin’ny CCI Ivato nanomboka androany hatramin’ny rahampitso ireo tanora solontenan’ny faritra 23
    – FOTODRAFITRASA – Tsy misy hidiran’ny resaka politika ny fahataran’ny fanombohan’ny fanamboarana ny lalam-pirenena faha-13, araka ny nambaran’ny Vondrona eoropeanina

  • ENTREPRENEURIAT – BNI MADAGASCAR s’engage à apporter son appui technique et financier aux femmes entrepreneures à travers sa marque KRED

    ENTREPRENEURIAT – BNI MADAGASCAR s’engage à apporter son appui technique et financier aux femmes entrepreneures à travers sa marque KRED

    BNI MADAGASCAR et le Groupement des femmes entrepreneures de Madagascar (GFEM) ont signé une convention de partenariat ce jeudi. A travers sa marque KRED, BNI MADAGASCAR s’engage à apporter son appui technique et financier aux entreprises affiliées au GFEM. Selon Fanja Razakaboana, présidente du Groupement, l’accès au financement est l’un des grands obstacles auxquels les femmes entrepreneures font face dans le développement de leurs entreprises. BNI Madagascar devrait, notamment, « écouter, informer, encadrer et développer des solutions innovantes pour financer et accompagner les jeunes et notamment les jeunes femmes d’affaires, ayant de bonnes initiatives pour leur permettre de concrétiser leurs projets et de développer leurs affaires afin de créer un dynamisme national ».

     

  • AGRICULTURE ET COMMERCE – Les planteurs de vanille ont les genoux à terre

    AGRICULTURE ET COMMERCE – Les planteurs de vanille ont les genoux à terre

    Depuis que le prix de la vanille est en chute libre lors de la campagne 2019-2020, la plupart des planteurs de cette épice dans la Sava luttent pour survivre. Le coût de la vie n’a pas diminué alors que leur revenu annuel a chuté. La vie en rose de 2015 à 2018 n’est plus qu’un souvenir.

     

  • MEDIAS – Le ministère de la Communication et de la culture se dit « consterné » et met en doute la crédibilité du classement sur la liberté de presse établie par Reporters sans frontières (RSF)

    MEDIAS – Le ministère de la Communication et de la culture se dit « consterné » et met en doute la crédibilité du classement sur la liberté de presse établie par Reporters sans frontières (RSF)

    Antananarivo, 5 Mai, 18h40 – Une réplique qui ne se fait pas attendre. Le ministère de la Communication et de la culture « exprime sa profonde consternation à la découverte du classement 2022 de Madagascar en matière de liberté de la presse par Reporters Sans Frontières (RSF), qui déclasse Madagascar au 98ème rang ». Il ne « peut que s’interroger vivement sur la crédibilité de ce classement ».

    ⭕Dans un communiqué, le département ministériel estime que « le classement rend dubitatif pour la simple raison que RSF lui-même, dans sa propre note qui l’accompagne, met en garde contre son propre classement du fait du changement de méthodologie ». Or, « de tels classements, sujets à toutes les interprétations possibles, ‘à manier avec précaution’ comme ils le disent, ternissent gravement l’image de tout un pays ».

    ⭕Le ministère « déplore » que les données de base pour réaliser l’évaluation « ne soient pas à jour ». « Il est révoltant de constater que RSF et son « panel d’experts » ont totalement occulté l’existence de cette nouvelle loi dans ce classement 2022 », peste le communiqué, évoquant des « réformes en profondeur » de la loi sur la communication datant 2016. « Or la notation se fonde sur la loi 2016, unanimement jugée liberticide par la profession », enchaîne le communiqué.

    ⭕Le ministère « s’insurge [également] contre le fait que RSF s’érige en organe d’arbitrage à Madagascar et qu’il s’est chargé de trancher sur la véracité ou non d’un reportage ou d’un élément journalistique ». Pour lui, il est « scandaleux de constater que RSF impose sa présomption de culpabilité et sa présomption d’amateurisme à l’encontre des correspondants nationaux et gratifie d’une présomption de vérité et de professionnalisme un correspondant étranger ».

    ⭕Le classement mondial publié ce mardi, jour de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de presse, place la Grande île 98ème sur 180. Il s’agit d’un recul de 41 places par rapport à 2021. Selon le classement RSF, la Grande île « se trouve cette année dans une situation problématique (55 à 70 points) et frôle même la situation difficile (40 à 55 points) ».

    ⭕Pour cette année, RSF a adopté une nouvelle méthodologie de classement. L’organisation évoque, entre autres, une évaluation qualitative de la situation. Les questionnaires auxquels les spécialistes consultés pour l’établissement du classement et l’évaluation ont répondu à des questions liées au contexte politique du pays, au cadre légal régissant la pratique du journalisme, au contexte économique, au contexte socio-culturel et à la sécurité des journalistes. Les spécialistes interrogés sont des journalistes, des chercheurs, des universitaires et des organisations de la société civile oeuvrant dans la défense des droits humains.

  • TRANSPORT AERIEN – La mise en place d’une ligne directe entre Mumbai et Antananarivo évoquée lors de la rencontre entre le ministre en charge du transport et l’ambassadeur de l’Inde à Madagascar

    TRANSPORT AERIEN – La mise en place d’une ligne directe entre Mumbai et Antananarivo évoquée lors de la rencontre entre le ministre en charge du transport et l’ambassadeur de l’Inde à Madagascar

    Antananarivo, 5 Mai, 17h30 – Des vols directs entre Antananarivo et Mumbai, une vision qui pourrait bien se concrétiser. Le projet a été évoqué lors de la rencontre entre le ministre en charge des Transports, Rolland Ranjatoelina, et l’ambassadeur de l’Inde à Madagascar, Abhay Kumar, ce jeudi.

    ⭕Selon le diplomate Indien, la mise en place d’un vol direct entre Mumbai et Antananarivo pourrait être un grand levier de développement pour la grande île. Ce projet fait d’ailleurs partie de la vision « Sagar » portée par le Premier ministre indien, Narendra Modī, qui a pour but de faire de l’espace océan Indien un foyer de développement de prospérité et de sécurité. « Madagascar et l’Inde sont des voisins et des frères dans l’océan Indien », explique-t-il. Un vol direct entre Antananarivo et Mumbai ne durerait que 6 heures.

    ⭕Rolland Ranjatoelina, ministre du transport et de la météorologie n’est pas fermé à la proposition. « Je suis convaincu que cela pourrait être bénéfique au développement de Madagascar mais aussi pour les deux pays » indique-t-il. « Les indiens pourraient venir à Madagascar et les entrepreneurs et hommes d’affaires malgaches pourrait aller en Inde ».

    ⭕Outre le transport aérien, les cas du transport maritime et du transport ferroviaire, secteurs dans lesquels l’Inde est très avancée a été aussi évoqué lors de la rencontre.

    Photo : Ministère des Transports et de la météorologie

  • ENERGIE – Le business de la location de lampes rechargeables aux panneaux solaires d’Andranofasika

    ENERGIE – Le business de la location de lampes rechargeables aux panneaux solaires d’Andranofasika

    Ce n’est pas cher, ce n’est pas dangereux, et c’est très pratique. Le business de la location de lampe rechargeable fait son chemin dans les communes rurales. Un moyen simple et à portée de main pour la population afin d’avoir de la lumière chez soi et bien plus encore.

     

  • INFRASTRUCTURES –  Toutes les allégations de nature politique sur le retard de la réhabilitation de la RN13 n’ont aucun fondement, explique l’ambassadeur de l’Union européenne

    INFRASTRUCTURES – Toutes les allégations de nature politique sur le retard de la réhabilitation de la RN13 n’ont aucun fondement, explique l’ambassadeur de l’Union européenne

    Antananarivo, 5 Mai, 16h15 – Recadrage. L’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Giovanni Di Girolamo admet le retard concernant la réhabilitation de la RN13. Il justifie toutefois ce retard par « la complexité de faire travailler ensemble les bureaucraties des deux côtés sur un sujet complexe », faisant référence à la partie malgache et l’équipe européenne engagées dans ce projet. Pour lui, « toutes les allégations qui ont été faites, de nature politique, n’ont aucun fondement ».

    ⭕Plus de clarification sur ce sujet sera donnée d’ici une ou deux semaines, annonce encore le diplomate lors de la journée de présentation des projets et programmes financés par l’UE dans le cadre de la semaine de l’Europe ce jeudi. Une équipe de la Banque européenne d’investissement (BEI), qui finance le projet de réhabilitation de la RN13 est d’ailleurs attendue à Madagascar dans les prochains jours. « Ils se focaliseront sur les projets en énergie et d’adduction d’eau potable. Mais nous avons récemment eu des réunions sur les projets d’infrastructures routières sur lesquels nous attendons des résultats », poursuit l’ambassadeur.

    ⭕Le Président de la République, Andry Rajoelina, avait indiqué que des réponses de l’Union Européenne avaient été attendues la semaine dernière. Le Chef de l’Etat avait soulevé à son retour de Washington l’attente d’un avis de non-objection de la part de l’Union européenne sur le dossier. L’ambassadeur Giovanni Di Girolamo rassure. « Nous sommes sur la bonne voie et il faut avoir confiance. Nous sommes engagés sur la RN13 et nous le ferons. C’est juste une question de temps », lance-t-il.

    ⭕L’Etat ne compte pas attendre et prévoit de s’attaquer à la tronçon Ihosy-Betroka. L’avis d’appel d’offres pour la réhabilitation de cette tronçon est déjà prêt, avait indiqué le Président Andry Rajoelina, en rappelant que les travaux seront financés sur fonds propre de l’Etat malgache.

  • DROITS DE L’HOMME – L’élaboration d’un plan national d’action contre la violence envers les personnes atteintes d’albinisme en vue

    DROITS DE L’HOMME – L’élaboration d’un plan national d’action contre la violence envers les personnes atteintes d’albinisme en vue

    Antananarivo, 5 Mai, 15h30 – Première rencontre entre les différents acteurs nationaux et internationaux pouvant agir contre les violences envers les personnes atteintes d’albinisme mercredi. A l’initiative du ministère de la Justice, une réunion a eu lieu au siège du ministère pour effectuer un premier état des lieux de la situation. « Quels sont les chiffres, où les cas sont-ils les plus nombreux, à quel âge les individus atteints d’albinisme sont-ils les plus vulnérables » sont, entre autres, les questions auxquelles des réponses ont été données lors de la réunion.

    ⭕A partir des réponses, l’idée est ensuite de détailler les stratégies de lutte à mener contre les différentes formes de violence puis de doter le pays d’un plan national d’action de lutte contre ces violences, confie Savatsarah Raby, secrétaire général du ministère de la Justice après la réunion. L’objectif, poursuit-elle, est de « définir les solutions que le gouvernement peut apporter à ce triste phénomène ».

    ⭕A entendre Savatsara Raby, « Madagascar doit prendre des engagements pour lutter contre ce phénomène ». « Les forces de l’ordre agissent déjà pour les protéger et pour lutter contre le phénomène mais il faut un engagement fort du gouvernement », insiste-t-elle.

    ⭕Lors de la rencontre de mercredi, la gendarmerie nationale a donné des chiffres sur les cas signalés ces trois dernières années. Le rapport qui en a été fait par la secrétaire général du ministère de la Justice fait état de dix cas d’agression en 2020, huit cas en 2008 et cinq cas au premier trimestre de 2022. A cela s’ajoute les cas qui ne sont pas officiellement recensés parce que non signalés, ainsi que les cas récents, survenus ces dix derniers jours, ajoute-t-elle.

    ⭕Face à la recrudescence des cas d’agression, d’enlèvement, voire d’assassinat de personnes atteintes d’albinisme, les Nations unies avaient interpellé les autorités malgaches en Mars. Dans des communiqués séparés, le Haut-commissariat aux droits de l’homme et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) avaient alors exhorté les autorités publiques malgaches à prendre des mesures immédiates pour protéger les personnes atteintes d’albinisme ».

    ⭕Selon le Haut-commissariat des droits de l’homme, les enfants atteints d’albinisme sont souvent victimes « de mutilations et de démembrements ». Les parties du corps démembré sont, soit utilisées « dans des rituels pour apporter chance et protection », soit utilisées pour alimenter « un trafic transfrontalier » en vue de « servir une clientèle riche et influente », explique-t-il dans son communiqué publié en Mars.