Catégorie : Social

  • DIPLOMATIE – Le Conseil des ministres rappelle l’interdiction de transformation des visas touristiques en visas de long séjour ou en visas de courtoisie

    DIPLOMATIE – Le Conseil des ministres rappelle l’interdiction de transformation des visas touristiques en visas de long séjour ou en visas de courtoisie

    Antananarivo, 5 Mai, 14h20 – L’étranger qui vient à Madagascar avec un visa de court séjour pour des raisons touristiques ou pour une mission professionnelle, d’affaires ou de stage ne peut pas transformer son visa en visa de long séjour ou en visa de courtoisie. Et s’il vient pour faire du tourisme ou pour un autre motif, il doit s’en tenir à ce motif durant son séjour et ne pas faire d’autres activités. Le Conseil des ministres a tenu à rappeler mercredi aux différents départements ministériels les dispositions légales en matière de visa sur la Grande île.
    Une communication du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Sécurité publique mentionne particulièrement des demandes de transformation de visa touristique qui leur ont été adressées. « Les deux ministères ne peuvent pas donner de réponses favorables à ces demandes », peut-on lire dans le compte-rendu du Conseil des ministres. Il a ainsi été demandé aux départements techniques d’informer leurs partenaires de venir à Madagascar avec des visas correspondant aux motifs de leur séjour. « Dans le cas contraire, ils seront expulsés dès l’expiration de leur séjour », poursuit le communiqué de la réunion hebdomadaire du gouvernement.
    Il existe à Madagascar trois catégories de visa. Le visa de court-séjour est non transformable et est délivré pour tourisme, pour affaires, pour mission ou pour stage et ne doit pas excéder trois mois. Il peut être délivré soit auprès des représentations diplomatiques et consulaires de Madagascar, soit à l’arrivée. Il y a ensuite le visa transformable de long séjour qui est uniquement délivré par les représentations diplomatiques et consulaires ou par le ministère des Affaires étrangères pour une durée d’un mois.
    Le détenteur du visa transformable de long séjour est ensuite tenu d’effectuer une demande de carte de résident un mois au plus tard après son arrivée à Madagascar. Ce type de visa est délivré aux investisseurs, aux travailleurs expatriés, aux membres d’associations et d’ONG, aux missionnaires de longue durée, aux missionnaires religieux, aux étudiants, aux retraités expatriés, aux conjoints et aux enfants des ressortissants malgaches dans le cadre d’un regroupement familial.
    La dernière catégorie de visas est constituée des visas diplomatiques et des visas de courtoisie. Ces visas spéciaux d’une durée de un mois maximum sont octroyés par les représentations diplomatiques ou consulaires malgaches, et éventuellement par le ministère des Affaires étrangères pour une durée de 72 heures. Ils sont délivrés aux diplomates, aux fonctionnaires internationaux et aux membres du personnel administratif et technique des différentes missions diplomatiques et consulaires accréditées à Madagascar, ou des organisations régionales et internationales, ainsi qu’aux membres de leur famille.
  • TRAVAIL – Le décret fixant les salaires minima d’embauche à 250.000 ariary ainsi que le décret relatif à la prise en charge par l’Etat d’une partie de l’augmentation pour l’année adoptés en Conseil des ministres

    TRAVAIL – Le décret fixant les salaires minima d’embauche à 250.000 ariary ainsi que le décret relatif à la prise en charge par l’Etat d’une partie de l’augmentation pour l’année adoptés en Conseil des ministres

    Antananarivo, 5 Mai, 7h40 – La décision est effective. Le salaire minimum d’embauche devrait être de 250.000 ariary à partir de ce mois de Mai. Le Conseil des ministres vient d’adopter mercredi le décret relatif au SME pour le secteur privé. Il s’agit d’un texte qui applique « la décision prise d’un commun accord à l’issue de la rencontre avec le secteur privé », précise le compte-rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement avec le président de la République.

    ⭕Pour permettre cette augmentation de 25% du SME pour le secteur privé, le Conseil des ministres a aussi adopté le décret fixant les mesures d’accompagnement à titre exceptionnel de l’augmentation du SME dans le secteur privé pour l’année 2022. Ce décret porte notamment sur les modalités de participation de l’Etat dans la prise en charge d’une partie de l’augmentation ainsi que cela a été décidé lors de la rencontre avec le secteur privé, rappelle le communiqué de la présidence.

    ⭕Il devrait donc s’agir du texte qui autorise les employeurs à ne pas verser à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) la part patronale sur les cotisations mais plutôt à les payer directement aux salariés rémunérés au salaire minimum d’embauche de 250.000 ariary. Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances avait indiqué mardi que c’est l’Etat qui versera à la Cnaps l’équivalent de ces charges patronales.

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 04 MAI 2022

    VAOVAO – MINUTE FLASH 04 MAI 2022

    – SEHA-PIHARIANA : Manahy ny hivadihan’ireo mpamboly lavanila any Sava sy Analanjirofo ho mpitrandraka ala ny Fikaonandoham-pirenena momba ny fiarovana ny tontolo iainana (CNPE)
    – HETSIKA : Nidina an-dalambe nitaky ny karamany volana Aprily ireo mpiasa mpandraharaha sy tekinika ao amin’ny Oniversite an’Antananarivo
    – FANATANJAHANTENA : Nampanantena ny hiantohan’ny Fanjakana manontolo ny fanomanan’ny ekipam-pirenena malagasin’ny baolina lavalava sokajy vehivavy ny fiadiana ho tompon-daka maneran-tany ny Filoha Andry Rajoelina

  • COMMERCE EXTÉRIEUR – Madagascar enregistre une nette amélioration de ses exportations pour le premier trimestre de 2022 grâce au nickel et au cobalt

    COMMERCE EXTÉRIEUR – Madagascar enregistre une nette amélioration de ses exportations pour le premier trimestre de 2022 grâce au nickel et au cobalt

    Antananarivo, 4 Mai, 17h30 – Une hausse de 94,2% des exportations a été enregistrée au premier trimestre de cette année par rapport aux opérations effectuées durant la même période l’année dernière. Ce progrès a surtout été tiré par les exportations de nickel et de cobalt, rapporte la Banque centrale de Madagascar (BCM) dans sa note de conjoncture économique, publié mardi.

    ⭕Une hausse de la contribution de cette filière sera encore attendue grâce à une forte demande de ces produits miniers. « Le prix du nickel a fortement progressé suite à l’intensification de la production de véhicules électriques et aux sanctions sur les exportations russes de ce minerai », soutient la BCM.

    ⭕Les affaires se sont également améliorées pour les opérateurs de girofle et de vanille pour ce premier trimestre. Selon ce document de la Banque centrale, le prix des exportations de girofle a augmenté en moyenne de 38,2%, avec un volume qui a plus que doublé. Un regain de 28% a de son côté été enregistré pour la valeur des exportations de vanilles, avec un volume vendu de 895,7 tonnes et un prix stable autour de 250 dollars le kilo.

    ⭕Pour ce qui est des importations durant ces trois premiers mois de 2022, elles ont été en hausse de 23% par rapport au premier trimestre de l’année 2021. Les importations de matières premières ont augmenté de 84,2%. Les hausses étaient de 15,1% pour les biens d’équipement et de 8,3% pour les biens de consommation. La BCM indique toutefois que les importations des biens d’alimentation ont baissé de 13,7%, tout comme les importations des entreprises franches qui ont baissé de 5,7%.

    ⭕Par ailleurs, la BCM indique que son stock de réserves officielles de change a été de 2.196,6 millions de dollars vers la fin du mois de mars 2022. Ces réserves représentent 5,3 mois d’importation de biens et services, indique l’autorité monétaire.

  • CIRCULATION – La commune urbaine d’Antananarivo annonce la reprise de l’utilisation des taquets d’arrêt contre les contrevenants au code de la route pour améliorer la gestion de la circulation urbaine

    CIRCULATION – La commune urbaine d’Antananarivo annonce la reprise de l’utilisation des taquets d’arrêt contre les contrevenants au code de la route pour améliorer la gestion de la circulation urbaine

    Antananarivo, 4 Mai, 15h32 – Les taquets d’arrêt reviennent. Après quelques semaines de pause, les autorités municipales vont à nouveau poser les taquets d’arrêt sur les véhicules qui contreviennent au règlement de la circulation.

    ⭕« La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) informe tous les usagers de la route que l’utilisation des taquets d’arrêt reprend à partir du 4 Mai », écrit la commune dans une note publiée sur sa page Facebook. Les infractions concernées par la mesure sont « le stationnement gênant, l’embarras de la circulation, le stationnement interdit et la réparation de véhicule sur la voie publique », rappelle-t-elle.

    ⭕Les véhicules immobilisés par les taquets d’arrêt doivent s’acquitter d’une amende de 12.000 à 600.000 ariary en fonction de la contravention. Le paiement doit se faire avant « le coucher du soleil, faute de quoi la municipalité se verra contrainte d’envoyer la voiture en fourrière », explique la commune dans sa note. Ce qui risque d’augmenter le montant de l’amende et peut arriver jusqu’au retrait du permis, indique-t-elle encore.

    ⭕Il y a quelques semaines, la CUA avait décidé de suspendre l’utilisation des taquets d’arrêt, en raison notamment du tollé que cela a soulevé auprès des usagers. « Mais nous voyons tous quels en sont les impacts, des embouteillages partout », avait insisté Naina Andriantsitohaina, maire de la capitale, lors d’une émission spéciale organisée avec quelques chaînes de télévision privée. La mesure a d’ailleurs été prise face à « la hausse du non-respect de la loi et du retour de la gabegie sur les voies publiques », souligne la note de la commune.

    ⭕En réutilisant les taquets d’arrêt, la CUA entend mieux gérer la circulation dans la capitale. « L’objectif est de réduire les embouteillages générés par les stationnements abusifs », explique-t-elle dans sa note. L’idée est aussi de maintenir l’ordre dans la capitale et de faire respecter la loi afin d’améliorer le quotidien de la population, poursuit-elle.

    Phot d’archives : Commune urbaine d’Antananarivo

  • ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Le personnel administratif et technique de l’Université d’Antananarivo annonce une suspension de ses activités à partir de ce mercredi jusqu’au virement effectif de leur salaire du mois d’Avril

    ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Le personnel administratif et technique de l’Université d’Antananarivo annonce une suspension de ses activités à partir de ce mercredi jusqu’au virement effectif de leur salaire du mois d’Avril

    Antananarivo, 4 Mai, 11h13- L’Université d’Antananarivo n’en a pas fini avec les revendications. Une source auprès des membres du personnel administratif et technique de l’établissement annonce une suspension des activités administratives au sein de l’Université à partir de ce mercredi. En cause : le retard du paiement des salaires du mois d’Avril. « En ce début du mois de mai, nos salaires pour le mois d’Avril sont encore au niveau du contrôle financier et d’autres procédures qui vont prendre encore beaucoup de temps restent encore à faire », déplore notre source. A l’entendre, la reprise du travail ne se fera que lorsque les salaires seront positionnés et payés.

    ⭕ Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique reconnaît un retard dû aux procédures. Une source auprès de ce département ministériel évoque l’attente par le Trésor public de l’autorisation d’engagement émanant du bureau du Premier ministre avant de virer les salaires du personnel administratif et technique de l’Université d’Antananarivo. Notre source indique que ceux qui avaient été auparavant payés par bon de caisse pourront percevoir leur dû au niveau de la Paositra malagasy. Pour ceux qui disposent d’un compte bancaire, leur rémunération sera directement viré sur leur compte.

    ⭕Il y a un mois, le personnel administratif et technique de l’université d’Antananarivo est déjà descendu dans la rue à cause du retard de paiement des salaires. Les manifestants ont notamment revendiqués que le paiement se fasse entre le 28 du mois courant et le 3 du mois suivant. Mais « le ministère a indiqué que le paiement se ferait le 20 de chaque mois à partir de ce mois de M, et nous demandons un procès-verbal écrit de cette rencontre et l’application de ce qui a été dit », indique notre source.

  • DEVELOPPEMENT RURAL – Le programme Prosperer officiellement clôturé ce mardi après 14 ans d’activité dans neuf régions de la Grande île

    DEVELOPPEMENT RURAL – Le programme Prosperer officiellement clôturé ce mardi après 14 ans d’activité dans neuf régions de la Grande île

    Antananarivo, 4 Mai, 9h25 – 2007-2021. Clap de fin pour le programme Prosperer ou Fanoitra. Le Programme de soutien aux pôles de micro-entreprises rurales et aux économies régionales a été clôturé officiellement mardi après 14 ans d’activités. Un atelier bilan s’est tenu à Antanimena en présence du ministre de l’Agriculture et de l’élevage. La fin effective du projet a été repoussée à cette année à cause notamment de la Covid-19.

    ⭕Le programme Prosperer, ce sont environ 68 millions de dollars de financements dont 46 millions de la part du Fonds international de développement agricole (Fida) pour des agriculteurs issus de neuf régions de la Grande île. Selon le rapport d’évaluation de la Fida de Février 2022, 106.727 ménages, soit 522 305 personnes, ont bénéficié directement du projet, alors que le projet ciblait 65.270 ménages.

    ⭕Toujours dans le cadre du projet, 7.305 jeunes ont pu être formées et insérées. 850 organisations paysannes ont aussi pu être soutenues. Globalement, le taux de réussite du projet tournerait autour de 88,43%. Selon des chiffres annoncés par le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, Prosperer aurait généré près de 15.000.000.000 ariary de chiffre d’affaires pour les micro-entreprises rurales (MER) des Régions d’Itasy et de Bongolava et près de 280.000.000 ariary pour Vatovavy et Fitovinany.

    ⭕Prosperer ayant touché à sa fin, le financement et l’appui au secteur agricole sera dorénavant assuré par le FDA ou le Fonds de développement agricole. La pérennisation des acquis du projet, quant à elle, sera assurée par divers structures et départements ministériels. Un passage de fanion symbolique à cet effet a clôturé la cérémonie de ce mardi.

    Photo : Prosperer

  • TRAVAIL – 69% des jeunes malgaches employés dans le secteur informel, 2,5% d’entre eux engagés dans l’entrepreneuriat

    TRAVAIL – 69% des jeunes malgaches employés dans le secteur informel, 2,5% d’entre eux engagés dans l’entrepreneuriat

    Antananarivo, 4 Mai, 8h45 – Précarité et vulnérabilité. Selon la représentation de l’Organisation internationale du travail (OIT) à Madagascar, 69% des jeunes sont des travailleurs non réguliers dans l’économie informelle. La plupart d’entre eux, soit 73,5%, travaillent dans le secteur de l’agriculture avec des emplois souvent précaires. L’OIT indique également que 2,5% des jeunes malgaches seulement sont des entrepreneurs. Une situation qui s’est alourdie avec l’arrivée de la pandémie, souligne encore l’organisation dans un communiqué.

    ⭕Afin de donner aux jeunes la possibilité de donner leur avis sur leur situation économique, mais aussi à exprimer leurs besoins, 156 jeunes représentants les 23 régions sont attendus à Ivato du 5 au 6 Mai. Ils sont réunis dans le cadre du forum sur l’emploi et le développement des jeunes, organisé conjointement entre le ministère du Travail, de l’emploi, de la fonction publique et des lois sociales ainsi que les partenaires financiers et techniques

    ⭕Ces jeunes parleront de l’emploi à Madagascar, dont les défis, les responsabilités des jeunes ainsi que leurs besoins en matière d’emploi et de développement. A la fin du forum, les réflexions ainsi que les besoins listés durant cet événement seront intégrés dans un document-cadre, qui servira de référence à l’Etat dans le cadre de la recherche de solution sur la faible employabilité dans la Grande île. Une situation d’ailleurs, qui présente un bilan négatif.

    ⭕Les discussions porteront sur deux thématiques, dont l’accès à l’emploi et la promotion de l’entrepreneuriat. Parmi les partenaires de cet événement figurent également l’Organisation des Nation unies pour le développement industriel (Onudi), le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) ainsi que le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

    Photo : Organisation internationale du travail

  • CATASTROPHES – Les sinistrés d’un incendie survenu dans la nuit du lundi à mardi à Andohatapenaka provisoirement installés sur un terrain vague du quartier

    CATASTROPHES – Les sinistrés d’un incendie survenu dans la nuit du lundi à mardi à Andohatapenaka provisoirement installés sur un terrain vague du quartier

    Antananarivo, 4 Mai, 6h40 – Quelques ustensiles et autres fournitures de maison nécessaires au quotidien ont été offerts mardi par la commune urbaine d’Antananarivo aux ménages d’Andohatapenaka devenus sans abris après que leurs habitations, des cases en bois pour la plupart, ont été incendiés dans la nuit du lundi à mardi. Un terrain vague a également été mis à leur disposition par une personne de bonne volonté selon la CUA pour qu’ils puissent s’installer « jusqu’à ce qu’une solution durable soit trouvée ». Ils pourront provisoirement y ériger les tentes qui leur ont été remis pour qu’ils puissent s’abriter.

    ⭕En tout, ce sont 70 maisons qui ont été consumés par le feu à A’dohatapenaka vers minuit dans la nuit du lundi à mardi. 485 personnes issues de 113 ménages vivaient dans ces habitations dont la plupart étaient en bois, confie une source auprès des sapeurs-pompiers. Il a fallu une heure aux soldats du feu venus pour maîtriser les flammes mais celles-ci ne se sont complètement éteintes que vers 6h45 le mardi matin.

    ⭕La force des flammes alimentée par le vent, les cases en bois, et les matières plastiques sur les lieux a compliqué l’opération, poursuit notre source. Aucune perte en vie humaine n’a été déplorée mais les dégâts matériels sont importants. L’origine de l’incendie n’est pas encore déterminée, indique encore notre source.

    Photo : Commune urbaine d’Antananarivo

  • TRAVAIL- Le gouvernement annonce la prise en charge par l’Etat des cotisations patronales à la Cnaps prévues pour les salariés payés au Smic afin de permettre au secteur privé de payer un salaire minimum à 250 000 Ariary

    TRAVAIL- Le gouvernement annonce la prise en charge par l’Etat des cotisations patronales à la Cnaps prévues pour les salariés payés au Smic afin de permettre au secteur privé de payer un salaire minimum à 250 000 Ariary

    Antananarivo, 3 Mai, 20h02 – Un peu plus de détails sur les dispositions relatives à l’augmentation du salaire annoncée par les autorités. Le gouvernement compte délester le secteur privé des charges patronales payables à la Caisse nationale de prévoyance sociale sur les salariés payés au salaire minimum. L’Etat va plutôt payer ces cotisations à la place de l’employeur. C’est la solution qu’il a trouvé pour permettre d’arriver à un salaire minimum de 250.000 ariary.

    ⭕« Il y a une somme, d’environ 34 000 ariary, que le secteur privé doit payer par mois auprès de la CNaPS. On libère le secteur privé de ce paiement mensuel, et c’est l’Etat qui prendra en charge ces charges patronales », explique Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances, en marge de l’ouverture de la session parlementaire, ce mardi à Tsimbazaza. « En revanche, cet argent, que le secteur privé devrait payer à la Cnaps, sera utilisé pour augmenter les salaires », poursuit-elle.

    ⭕Le Premier ministre, Christian Ntsay, explique les mesures d’accompagnement prises par le gouvernement après cette augmentation de salaire pour éviter l’inflation. A l’entendre la fixation des prix plafonds « pour les trois prochains mois, a déjà été discutée avec les importateurs de Produits de premières nécessités (PP), les industries productrices de PPN et les commerçants ». « C’est ce que nous devrons faire pour pouvoir procéder à l’augmentation des salaires sans que cela ait un impact sur la hausse des prix », avance le chef du gouvernement. « Le [maintien du] coût de la vie est un combat que l’État mène actuellement, tout comme le maintien des prix des produits de première nécessité (PPN) », poursuit-il.

    ⭕Le président Andry Rajoelina avait fait part de sa décision concernant l’augmentation de salaire le 1e Mai. Il avait annoncé la hausse du salaire minimum à 250 000 ariary pour le secteur privé. Comme le secteur privé avait prévu une hausse de 20.000 ariary sur le salaire minimum, il a indiqué que le gap de 30.000 ariary, sera assumé par l’Etat. Par ailleurs, l’augmentation évoquée est de 5 à 25% pour les fonctionnaires.