Catégorie : Social
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TRANSPORT AERIEN – 319 passagers en provenance d’Italie à bord d’un vol charter arrivent à Nosy Be
Antananarivo, 13 Avril, 15h 45 – Un événement à Nosy Be. 319 passagers en provenance d’Italie débarquent sur le tarmac de l’aéroport de Fascène à bord d’un avion de la compagnie aérienne Neos, ce mercredi. Roland Ranjatoelina, ministre des Transports et de la météorologie, et Joël Randriamandranto, ministre du Tourisme, sont venus sur place pour l’occasion.⭕️Madagascar avait décidé de fermer ses frontières en mars 2021 dans le cadre d’une série de mesures pour faire face à la pandémie de covid. La fermeture des frontières avait fait souffrir l’économie et les opérateurs dans le secteur du tourisme, ont été frappés de plein fouet par la situation. Plusieurs groupements économiques, qui attendaient davantage du gouvernement, avait qualifié de « ratée » la réouverture du ciel malgache du 5 mars.⭕️José Randriamampionona, responsable de l’axe Nord de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM) « salue les efforts des autorités » à travers ce premier vol à Nosy Be. « C’est un pas de franchi », soutient-il avant d’attirer l’attention que les vols de Neos profitent surtout à un complexe hôtelier à Nosy Be et non à une large frange d’opérateurs touristiques dans l’Ile aux parfums.⭕️José Randriampionona exhorte le gouvernement à « poursuivre ces efforts pour que toute la région Nord en profite ». « Nous émettons le souhait de voir le retour des vols opérés par plusieurs compagnies selon les fréquences établies avant-covid et pourquoi pas l’arrivée d’autres compagnies », aspire-t-il.⭕️Le responsable régional de la CTM attire l’attention des autorités sur certaines mesures prises concernant les vols internationaux et régionaux. « L’arrivée de ces vols est une bonne chose mais il serait plus bénéfique que les autres localités soient également desservies. Pourquoi pas des vols directs dans la mesure où Tsaradia ne peut pas transporter tous les passagers internationaux qui arrivent à Antananarivo et qui veulent aller en province », argumente-t-il.⭕️L’arrivée du vol à Nosy Be, en provenance d’Italie, va dans le sens des annonces faites par les autorités concernant la réouverture du ciel ces dernières semaines. Le conseil des ministres du 30 mars avait fait pris plusieurs mesures. C’est le cas de la décision de reprendre et d’augmenter éventuellement les fréquences des vols reliant La Réunion-Nosy Be, La Réunion-Toamasina, La Réunion-Antananarivo, tout comme les vols reliant Mayotte-Nosy Be-Antsiranana, Mayotte-Mahajanga, et Mayotte-Antananarivo. Le même conseil des ministres a indiqué la reprise prochaine des vols reliant Madagascar à la France, via la Turquie par Turkish airlines.⭕️Le ministère des Transports et de la météorologie avait certifié que « les aéroports de Nosy Be, Antsiranana Mahajanga et Toamasina pourront accueillir de vols internationaux et régionaux ». « Plusieurs compagnies aériennes reprendront des vols passagers et vols cargo, en partance et à destination de Madagascar », annonce-t-il, citant les vols La Réunion-Nosy Be et La Réunion-Toamasina, opérés par Air Austral, tout comme Dzaoudzi- Mahajanga, Dzaoudzi-Antsiranana, Dzaoudzi-Nosy Be, par Ewa Air. « D’autres compagnies aériennes, telles que Ethiopian Airlines et Kenya Airways présenteront également leurs programmes de vol dès lundi 11 avril 2022 », promet le département ministériel.Photo : ministère des Transports et de la météorologie -

SOCIAL – Près 12.000 enfants en situation de rue recensés dans la ville d’Antananarivo, un chiffre estimé en hausse compte tenu de la pandémie et de ses conséquences ces dernières années
Antananarivo, 13 avril, 10h45 – Un chiffre qui fait froid dans le dos. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) indique que près de 12.000 enfants de moins de 15 ans sont dénombrés comme étant des enfants en situation de rue dans la capitale. Selon Sitraka Razafinjatovo, spécialiste de la protection des enfants, ce chiffre remonte à 2015 et est obtenu lors des campagnes de vaccination à l’époque, ce mardi à Anosy.⭕️D’autres études récentes ont été menées mais les acteurs opérant dans le secteur ne s’accordent pas sur la fiabilité des chiffres obtenus. La Plateforme de la société civile pour l’enfance (PFSCE) estime que les 12.000 recensés sont en hausse dans le contexte actuel. « Les enfants en situation de rue ne cessent d’augmenter de façon exponentielle suite à la crise sanitaire et à la crise économique survenues dernièrement », déplore la PFSCE dans son communiqué. Sa présidente, Ando Mampionona Nomenjanahary témoigne que « dans les rues, nous voyons tous des enfants, des adultes qui portent des enfants quand ils mendient. Cela nous permet de voir l’ampleur de la hausse du nombre de personnes en situation de rue depuis les derniers recensements ».⭕️Outre la pandémie de Covid, la Plateforme évoque les « limites de la connaissance de la planification familiale par les personnes qui vivent dans la rue, les limites de leur capacité à bénéficier des moyens de contraception ». « Cela entraîne aussi une augmentation du nombre des personnes qui vivent dans la rue, surtout les enfants », explique Ando Mampionona Nomenjanahary. « Si nous observons bien, et c’est une très mauvaise image, mais les enfants sont devenus des instruments, des outils pour mendier », déplore-t-elle.⭕️Des enfants en situation de rue sont exposés à diverses formes de violence selon la PFSCE. 40% des enfants approchés lors d’une étude socio-anthropologie effectuée en 2021 sont victimes de violence physique, témoigne-t-elle. Face à cette situation « alarmante », la plateforme de la société civile soutient qu’« il est primordial d’interpeller et de sensibiliser chaque citoyen sur l’importance de la protection » de ces enfants. -

VAOVAO – MINUTE FLASH 12 APRILY 2022
– FIARAHA-MONINA : Tombanana tsy ho latsaky ny 12.000 ny isan’ireo ankizy mirenireny eny an-dalam-be eto Antananarivo– PASKA : Maherin’ny 4.800 ny isan’ireo polisy hahetsika manerana ny Nosy hitandroana ny filaminana mandritry ny fety.– FAMPIANARANA AMBARATONGA AMBONY : Tsy mbola nilaza mazava ny ho tohin’ny hetsika ny Seces taorian’ny « anjerimanontolo sy toeram-pikarohana maty » nandritra ny roa andro teo anivon’ny Oniversitem-panjakana vitsivitsy. -

FINANCES – Le Fonds monétaire international recommande la prise en considération du changement climatique dans la planification du budget
Antananarivo, 12 Avril, 21h35 – Le changement climatique devra être considéré dans les projections macroéconomiques ainsi que dans la planification du budget. C’est ce qui découlait de l’échange entre une délégation du Fonds monétaire international (FMI) et l’équipe du ministre de l’Environnement et du développement durable (MEDD), Vina Marie-Orléa, dans le cadre du programme d’Evaluation macroéconomique du climat (CMAP).
La délégation du FMI avait également insisté sur ce point durant leur échange avec l’équipe du ministre de l’Economie et des finances (MEF), Rindra Rabarinirinarison. Le renforcement de la relation entre le MEDD et le MEF avait été encouragé afin que la question du changement climatique soit pleinement intégrée dans leurs stratégies. « Des stratégies sont également à développer afin d’inclure les éléments relatifs aux aléas et au changement climatique dans les risques budgétaires », souligne le FMI.
Par ailleurs, cette institution de Breton Woods soutient qu’il est indispensable de faire une approche globale qui se base sur des investissements propres pour le capital humain, la santé et l’éducation. L’intensification du processus de transition vers l’utilisation des énergies renouvelables, ou encore la multiplication des reboisements ont été également avancés.Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable
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FANOMEZANTSOA THIERRY RABENANDRASANA – Je suis ambulancier et j’aide à sauver des vies
Arriver à temps et dans les meilleures conditions est vital pour beaucoup de patients. Et derrière ces exploits qui peuvent sauver des vies, il y a les ambulanciers. Conduire dans les embouteillages, conduire vite tout en évitant de ne pas bousculer les patients. Cela nécessite des qualités et des compétences. Fanomezantsoa Thierry Rabenandrasana est l’un de ces hommes de l’ombre qui aident à sauver des vies. Rencontres.
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JOURNEE INTERNATIONALE – « Non à la discrimination des enfants de rue. Non à leur instrumentalisation »
Etes-vous de ceux qui se contentent de changer de trottoir quand vous voyez deux enfants en situation de rue en train de se battre entre eux, chez eux, c’est-à-dire dans la rue ? Etes-vous de ceux qui souhaitent que dans la classe de vos enfants, il n’y ait pas des enfants sans domicile parce que vous ne leur faites pas confiance ? Etes-vous de ceux qui entretiennent les pratiques d’instrumentalisation des enfants parce que vous donnez des billets aux adultes et aux enfants qui se servent des enfants et des bébés quand ils sont en train de mendier ? Et si on commençait vraiment à les protéger de toutes ces violences que la société leur fait subir au quotidien ? Un coup de pouce citoyen pour soutenir les actions déjà menées par les organisations de la société civile et les autorités.
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TRANSPORT URBAIN – Un tour à bord d’un bus class
Vous n’êtes jamais monté à bord d’un bus class ? Ces véhicules de transport en commun aux couleurs jaune et bleue de la commune urbaine d’Antananarivo et dont on dit qu’ils ont la télé et le wifi à bord, et dont on dit que les chauffeurs et leurs aides sont plutôt respectueux ? Attachez votre ceinture, nous vous emmenons faire un tour. Nous irons jusqu’à Ilafy pour voir comment cela marche. Vous avez vos 1.500 ariary ? Cela fait trois billets de 500? Let’s go.
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FINANCEMENT – Le programme Fihariana lance le crédit d’investissement Miarina II pour soutenir les entreprises face au contexte économique mondial
Antananarivo, 12 Avril, 18h15 – Après avoir soutenu le secteur privé à survivre et à préserver les emplois avec Miarina I, le programme Fihariana vient de lancer Miarina II avec ses banques partenaires. Si l’ancien produit consistait en un crédit de trésorerie pour les besoins en fonds de roulement des entreprises, celui qui prend le relais se présente en tant que crédit d’investissement pour les soutenir face au contexte économique mondial.
« La première phase de Miarina, en pleine crise Covid, consistait à soutenir les entreprises dans leur besoin de trésorerie à court terme pour passer le cap. Cette deuxième étape va leur permettre de relancer les investissements dans de nouveaux équipements, de nouveaux projets et de nouvelles Idées. Ce, face aux turbulences qui risquent de chahuter notre économie », explique Alexandre Mey, président directeur général de la BNI Madagascar.
Fihariana, avec ses partenaires, va de nouveau accorder des prêts pouvant aller jusqu’à 300 millions d’ariary, à un taux préférentiel de 8%, avec un différé de six mois, pour un remboursement d’une durée de 24 mois. Des secteurs clés comme l’éducation, le transport, les services agricoles, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ou encore l’eau, l’assainissement et l’hygiène seront priorisés, indique le secrétaire exécutif de ce programme, Valérie Zafindravaka. Fihariana offrira parallèlement aux bénéficiaires de ce prêt, de l’accompagnement financier et des formations liées à la gestion d’entreprise en situation de crise.
Une demande accrue de crédits est enregistrée depuis ces deux dernières années, souligne le directeur délégué aux petites et moyennes entreprises (PME) de la BOA, Oliarimanitra Rasoldier. Cette banque se dit confiante sur la capacité des PME à rembourser leur prêt. La BOA comme la BNI Madagascar disent n’avoir enregistré qu’un taux de casse inférieur à 5% dans le cadre de la mise en œuvre de Miarina I.
Le bilan pour la première phase de Miarina est par ailleurs satisfaisant, selon ses responsables. L’enveloppe de 68 milliards d’ariary affectés dans ce projet avait soutenu 962 bénéficiaires et a permis de sauver 19.000 emplois. Le montant de l’enveloppe pour Miarina II n’est pas encore défini. Il devra cependant générer plus d’impacts que son prédécesseur, rassure Valérie Zafindravaka du programme Fihariana. -

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Le Syndicat des enseignants-chercheurs (Seces) se garde de se prononcer sur la suite des « journées mortes » dans les universités après le rejet par la Haute cour constitutionnelle (HCC) de la loi sur l’autonomie des universités
Antananarivo, 12 mars, 16h50 – Et la suite ? Les « journées mortes » de 48 heures, décrétées par le Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants de l’enseignement supérieur (Seces) touchent à leur fin. Mais le syndicat se garde de se prononcer sur la suite du mouvement. « Laissons d’abord les deux jours bien se terminer. On verra ensuite la suite », indique une source auprès du Seces, section Antananarivo, ce mardi.⭕️Le Seces avait lancé la suspension des activités dans les Universités publiques pour lundi et mardi. « On ne peut encore rien avancer sur le bilan », soutient la source syndicale. Selon ses dires, les universités ont « en gros » suivi l’appel. « Nous n’avons pas encore eu d’informations pour Mahajanga », indique-t-elle. La même source concède qu’« il y a toujours des exceptions », pour évoquer, entre autres, le cas à la Faculté de médecine d’Antananarivo, qui avait poursuivi l’opération de digitalisation des données lundi, et celui de la Faculté de médecine à Antsiranana. Selon d’autres sources, des activités ont lieu à l’Université de Mahajanga.⭕️Pour le Seces, il s’agit d’une « alerte » lancée après la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) de rejeter la loi sur l’autonomie des universités en février. Il avait promis d’aller « jusqu’au bout » de ses revendications, « jusqu’à ce que la loi sur l’autonomie des Universités, des établissements publics d’enseignement supérieur et des centres nationaux de recherche soit promulguée », soutient le communiqué de son conseil national en mars.⭕️La décision de la juridiction constitutionnelle de Février avait relevé que le statut et le régime des établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche scientifique « doivent relever du domaine réglementaire ». Elle rejette aussi la proposition d’immunité juridictionnelle des enseignants chercheurs dans les enseignements qu’ils dispensent, tout comme « l’attribution d’un pouvoir extraordinaire et exclusif en matière de maintien de l’ordre public au Président de l’Université », concernant la franchise universitaire. -

ENVIRONNEMENT – Un taux de survie de 85 % des jeunes plants mis en terre lors du lancement officiel de la campagne de reboisement 2022 à Mahanoro, selon le ministère de l’Environnement
Antananarivo, 12 Avril, 6h15 – Le ministère de l’Environnement et du développement durable estime à 85% le taux de survie des jeunes plants mis en terre à Amparafana Mahanoro lors du lancement officiel de la campagne de reboisement en Janvier. Il évoque également la germination de 139.000 plants après les semis directs effectués le même jour, mais aussi un mois plus tard, le 17 Février.
Le 19 Janvier, une délégation gouvernementale dirigée par la ministre de l’époque, Baomiavotse Vahinala Raharinirina a procédé à la mise en terre de 50.000 jeunes plants sur 25ha à Amparafana – Mahanoro. 500 kilos de graines ont également été semés le même jour sur 50ha. Un mois plus tard, ce sont les responsables locaux des Forêts qui ont procédé à de nouveaux semis directs de 40 kilos de graines.
Le ministère de l’Environnement avec les communautés locales suit de près le développement des « arbres » plantés et semés à l’occasion du lancement officiel de la campagne de reboisement de 2022. En janvier 2021, environ 35 ha de superficie ont été détruites par le feu lors d’un incendie dans la forêt d’Amparafana, district de Mahanoro.Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable