Catégorie : Social

  • ENVIRONNEMENT – Des poissons morts découverts autour du seuil déversoir de QMM à Tolagnaro, les activités de pêche autour du site et la vente de produits provenant du site interdites

    ENVIRONNEMENT – Des poissons morts découverts autour du seuil déversoir de QMM à Tolagnaro, les activités de pêche autour du site et la vente de produits provenant du site interdites

    Antananarivo, 14 Mars, 7h27 – Perturbation au niveau des points d’eau entourant le site d’exploitation des mines de Rio Tinto QMM à Tolagnaro. La découverte ce week-end de poissons, de crevettes et d’anguilles morts autour du seuil déversoir construit par la compagnie a amené les autorités régionales à prendre des mesures. « En attendant les résultats des analyses et des enquêtes permettant de découvrir la cause de ces incidents », le gouverneur de la région d’Anosy annonce « l’interdiction des activités de pêche autour du seuil déversoir dans les eaux de Manakana, d’Ambavarano et d’Andrakaraka ». Il fait également part de « l’interdiction de vente des produits de pêche provenant de ces sites jusqu’à ce que l’on puisse expliquer pourquoi ces poissons sont morts ».

    ⭕Les événements s’étant produits quelques jours après le début d’un relâchement d’eau effectué par la compagnie minière, Transparency International Initiative Madagascar indique « soupçonner un lien entre cet incident et le relâchement d’un million de mètres cubes d’eaux minières usagées dans la région sur sept semaines et annoncé par QMM jeudi dernier ». Ce relâchement, rappelle l’organisation, a reçu l’aval de l’Autorité nationale de l’eau et de l’assainissement (Andea). Elle invite ainsi les autorités à faire preuve d’une « transparence absolue dans le traitement de cette affaire ». Elle affirme également exiger « un rapport dans les plus brefs délais sur l’origine de cet incident et des mesures d’information adéquates des communautés riveraines qui utilisent ces cours d’eau au quotidien ».

    ⭕QMM, de son côté, indique s’être « mise à disposition de toutes les parties prenantes dès le signalement de l’incident ». Elle assure avoir « mis elle-même en place tout le dispositif pour faciliter l’évaluation de tous les points où ont été constatés les poissons morts ». Elle souligne néanmoins que lors de la visite du site effectuée avec les autorités, « aucun poisson mort n’a
    été retrouvé près du point de relâchement ni tout au long de la rivière Mandromondromotra » où le relâchement a été effectué. Le relâchement « a été fait de manière à éviter tout impact sur milieu récepteur », rappelle-t-elle d’ailleurs. Le gouverneur confirme que si aucun poisson mort n’a été trouvé le long de la rivière, ses eaux étaient néanmoins sales.

    ⭕Selon QMM, le relâchement qui a commencé le mardi 8 Mars 2022 s’est fait avec l’autorisation de l’Andea dans le strict respect des conditions imposées par son permis. Parlant d’un relâchement contrôlé, elle souligne qu’« aucun impact tel que la toxicité aiguë pour les poissons n’est attendu avec ce relâchement contrôlé ». Elle évoque également « une surveillance renforcée aux alentours de la rivière de Mandromondromotra chaque jour depuis le début du relâchement ». Elle précise également que « la qualité de l’eau du site prévoyant être rejeté n’est pas délétère pour les poissons ». A l’entendre, « des poissons vivent dans certaines infrastructures d’eau à l’intérieur même de son site minier ».

    Photo : Gouvernorat d’Anosy

  • DROIT – Comprendre la suspension du contrat de travail pour cause de maladie ou aut

    DROIT – Comprendre la suspension du contrat de travail pour cause de maladie ou aut

    Si vous devez cesser de travailler parce que vous avez une longue maladie, vous pouvez bénéficier de ce qu’on appelle la suspension du contrat de travail. Il ne s’agit pas d’une rupture du contrat mais d’une cessation temporaire du contrat. Pendant la période où vous ne travaillez pas, vous ne percevez pas de salaire mais plutôt une indemnité. Et cette suspension du contrat de travail ne doit pas excéder six mois. Les explications de Ando Rasolonjanahary, consultant juridique à Juridixia Madagascar consulting.

  • CATASTROPHES – Le risque de violences contre les femmes en hausse en période post-cyclonique

    CATASTROPHES – Le risque de violences contre les femmes en hausse en période post-cyclonique

    Après une catastrophe naturelle, les femmes se retrouvent parmi les personnes les plus vulnérables. A Mananjary, les femmes doivent lutter pour survivre. Larissa (prénom d’emprunt), une jeune fille de 16 ans en est un exemple. Elle n’a plus d’endroit où habiter car leur maison a été ravagée par le cyclone Batsiraï.

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 11 MARTSA 2022

    VAOVAO – MINUTE FLASH 11 MARTSA 2022

    – LOZA VOAJANAHARY : Mihoatra ny 200 ireo namoy ny ainy taorian’ny fandalovan’ireo rivo-doza nisesy teto Madagasikara nanomboka ny volana Janoary teo
    – FITATERANA : Handray ny fitarainan’ireo mpandeha hiharan’ny herisetra ireo mpanamarina zotra eny amin’ny fiantsonan’ny taxibe
    – TAFIKA : Mpianatra ho manamboninahitra iray no namoy ny ainy noho ny ratra nahazo azy taorian’ny fipoahana nandritra ny fanazaran-tena fampiharana tany amin’ny Akademia miaramila, mpampiofana sy mpianatra ho manamboninahitra enina no naratra

  • TRANSPORT – Près d’un millier de pointeurs et de cadenceurs à mobiliser au niveau des arrêts de bus afin de collecter les plaintes des personnes victimes de harcèlement, selon la Commune urbaine d’Antananarivo

    TRANSPORT – Près d’un millier de pointeurs et de cadenceurs à mobiliser au niveau des arrêts de bus afin de collecter les plaintes des personnes victimes de harcèlement, selon la Commune urbaine d’Antananarivo

    Antananarivo, 11 Mars, 15h30 – La lutte contre la violence basée sur le genre dans le domaine du transport renforcée. Les pointeurs et les cadenceurs qui seront placés au niveau des arrêts de bus dans la ville d’Antananarivo vont recueillir les éventuelles plaintes de victimes de harcèlement dans les véhicules de transport en commun. Les détails du projet ont été révélés par le commissaire Albert Estel Ainanirina, directeur du Transport et de la mobilité urbaine auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), durant la présentation d’une campagne de sensibilisation à la violence basée sur le genre dans le domaine du transport, ce vendredi.

    ⭕D’après le commissaire Albert Estel Ainanirina, les plaintes collectées par les pointeurs et les cadenceurs seront ensuite envoyées au service responsable auprès de la CUA. Celui-ci se chargera ensuite de prononcer les sanctions selon les infractions commises. « La CUA collabore avec plusieurs commissariats mais aussi avec la gendarmerie » dans la mise en œuvre de ce projet, souligne encore le directeur du transport et de la mobilité urbaine.

    ⭕La CUA prévoit de mobiliser près d’un millier d’agents dans le cadre de ce projet. Cette action est l’une des initiatives prises dans le cadre d’un partenariat entre la CUA et l’association Women break the silence en vue d’une plus grande sensibilisation à la lutte contre la violence basée sur le genre dans le domaine du transport. Outre la mobilisation de pointeurs et de cadenceurs au niveau des arrêts de bus, les deux partenaires envisagent également de sensibiliser près de 2 500 chauffeurs de taxi-be à la violence basée sur le genre.

    ⭕A en croire encore le commissaire Albert Estel Ainanirina, les initiatives prises dans le cadre du partenariat entre la CUA et Women break the silence ont également acquis le soutien des coopératives de transport dans la ville d’Antananarivo. Outre les coopératives, des femmes chauffeurs de taxi et de bus ont également accepté de s’engager dans la campagne en tant qu’ambassadrices. Cette sensibilisation qui débutera en Avril, devrait permettre de lutter contre les discriminations et les violences dans le domaine du transport dans la ville d’Antananarivo.

  • JUSTICE- Madagascar doit quintupler le nombre des tribunaux de première instance pour être aux normes

    JUSTICE- Madagascar doit quintupler le nombre des tribunaux de première instance pour être aux normes

    Antananarivo, 10 mars, 20h55 – Encore des efforts à déployer. Madagascar manque un peu de tout pour offrir un meilleur accès à la justice aux justiciables. « Nous disposons de 42 tribunaux de première instance. Nous avons besoin de 218 TPI pour être aux normes », soulève Salohy Randrianarisoa, directeur général des affaires judiciaires, des études et des réformes (DGAJER), lors d’un atelier dans le cadre de la célébration du 60e anniversaire de la Cour suprême, ce jeudi à Anosy.

    ⭕Les constats évoqués durant l’atelier permettent d’avoir une idée sur la situation à Madagascar en matière d’accès à la justice. Le cas du nombre des TPI, débouchant sur une faible couverture géographique, est un exemple parmi tant d’autres. Pour les maisons centrales, Omega Imaranjafinimalo, directeur général de l’administration pénitentiaire (DGAP), affirme que le rythme d’une maison centrale rattachée à un tribunal de première instance est encore tenu.

    ⭕Le facteur humain est également au cœur des préoccupations si l’on tient compte des statistiques publiées. « Selon les normes, une juridiction devrait s’occuper de 100.000 habitants. Nous sommes encore très loin si on fait le calcul », alerte Salohy Randrianarisoa. « En Afrique, le ratio est de un juge pour 10 000 habitants. [A Madagascar], nous sommes 26 millions », poursuit-elle. Madagascar compte 980 magistrats pour les trois ordres selon les chiffres de 2020 et il n’y a pas de recrutement depuis 2018. « Pour l’ordre judiciaire, c’est 200 au niveau du Parquet et 300 juges », détaille-t-elle.

    ⭕Angelo Ranadialison, secrétaire général du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) donne un exemple sur l’une des conséquences de ce manque en matière de ressources humaines. « Selon les textes, il faut trois magistrats de siège pour composer la chambre de détention préventive au niveau d’un TPI. Parfois, il n’y en a que deux. Il y a des cas où il n’y a qu’un magistrat de siège et un autre pour le Parquet », rapporte-t-il. « Comment va-t-il traiter d’une manière rapide les dossiers alors qu’il est seul ? », se demande le SG du CSM, pour évoquer la qualité du travail des magistrats confrontés à un tel cas. « Tout cela conduit à la violation à l’accès à l’accès à la justice », conclut-il.

    ⭕Andry Rabarisoa, vice-président du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), milite pour l’augmentation du budget du ministère de la justice pour résoudre ces problèmes. Pour ce faire, il se tourne vers le président de la République. « Il est le président de la République qui est le président du CSM et devrait être un président bienveillant pour la justice. Il est sollicité pour faire un effort en faveur de cette justice-là ».

    ⭕Le ministère de la Justice annonce quelques mesures pour faire face aux besoins des justiciables et de la société. Il promet, entre autres, le recrutement de 100 magistrats, de 200 greffiers, tout comme la mise en place des Tribunaux administratif et financier (TAF) dans les 23 régions alors que, pour l’heure, ceux-ci sont encore limités aux chefs-lieux de province.

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 10 MARTSA 2022

    VAOVAO – MINUTE FLASH 10 MARTSA 2022

    – LOZA VOAJANAHARY – Olona iray no namoy ny ainy, iray tsy hita popoka ary miisa 935 ireo traboina taorian’ny fandalovan’ny rivo-doza Gombe
    – FAMPIANARANA AMBONY- Eo am-pandaminana ny fandoavana ny vatsim-pianaran’ireo mpianatra ao amin’ny Oniversiten’i Fianarantsoa ireo tompon’andraikitra.
    – COVID-19 – Ny eto Analamanga no ahitana olona manao vakisiny miaro amin’ny Covid-19 maro indrindra

  • SANTE PUBLIQUE – Faible capacité d’absorption des vaccins sur la Grande île

    SANTE PUBLIQUE – Faible capacité d’absorption des vaccins sur la Grande île

    Sur les 4,5 millions de doses de vaccins réceptionnées, Madagascar n’en a consommé que 45%. L’objectif du million de personnes vaccinées fixé pour fin 2021 n’a été atteint qu’en Mars. Les partenaires hésitent à faire livrer davantage de vaccins, par crainte d’une perte des produits. Les Malgaches sont encore réticents au vaccin contre la Covid-19.

  • Tsilavina Ramiarijaona : « Le plus dur était de trouver un endroit où dormir »

    Tsilavina Ramiarijaona : « Le plus dur était de trouver un endroit où dormir »

    A 11 ans, Tsilavina Ramiarijaona vivait dans la rue et gagnait un peu d’argent en tant que « porteur ». A 24 ans, il exerce le métier de mécanicien dans une entreprise en centre-ville. Il paie son loyer, et il subvient aux besoins de sa fille de trois ans. Entre son enfance difficile où il jouait aux petites voitures dans les rues de la capitale, et son rêve qui se réalise, bien de péripéties se sont produites. Il nous raconte son parcours.

  • TRANSPORT – Madagascar perd l’organisation de l’Aviadev Africa 2022 prévu se tenir en Juin sur la Grande île

    TRANSPORT – Madagascar perd l’organisation de l’Aviadev Africa 2022 prévu se tenir en Juin sur la Grande île

    Antananarivo, 10 Mars, 12h05 – Changement de programme. Si l’on en croit les acteurs privés du tourisme, Aviadev Africa 2022 qui devait avoir lieu à Madagascar en Juin 2022 ne se tiendra plus dans la Grande île, comme cela a été prévu depuis deux ans. Aina Raveloson, présidente du conseil d’administration de la Confédération tourisme Madagascar (CTM) a laissé entendre que les organisateurs de l’événement ont changé d’avis. Elle met en avant les péripéties des derniers jours dans le secteur du transport aérien pour expliquer la décision des organisateurs d’un événement qui aurait pourtant beaucoup apporté pour Madagascar, ajoute-t-elle.

    ⭕Les organisateurs aussi bien ceux qui sont sur le continent que leurs partenaires à Madagascar ne se sont pas encore officiellement exprimés sur le sujet. « Une annonce officielle sera faite dans les prochains jours », se contente de souligner un responsable au sein d’une des organisations partenaires, sans confirmer ni infirmer l’information. Un autre acteur du tourisme croit comprendre que le changement du pays d’accueil d’Aviadev Africa 2022 est dû à « l’incertitude sur l’ouverture des frontières et toutes les contraintes imposées aux compagnies aériennes ».

    ⭕Un communiqué publié en Décembre publié par le ministère des Transports et de la météorologie a pourtant indiqué que près de 40 compagnies aériennes, plus de 700 participants venant de plus de 20 pays étaient attendus dans la capitale pour l’occasion. Le ministère avait alors parlé d’une occasion pour la Grande île de promouvoir sa visibilité à l’international, et d’attirer de nouveaux investisseurs ainsi que d’une opportunité de générer des revenus supplémentaires grâce au passage de nombreux touristes et acteurs du secteur durant la célébration.

    ⭕Aviadev est un forum international réunissant les aéroports, les compagnies aériennes, les professionnels du tourisme ainsi que les gouvernements et toutes les institutions concernés par les secteurs du tourisme et de l’aviation. La célébration s’est tenue par visioconférence en 2021, à cause des restrictions sanitaires.