La vie n’est pas toujours facile sur les sites d’hébergement de sinistrés. Les équipements logistiques de base sont envoyés sur le site par les autorités, mais ils sont souvent insuffisants. Sur le site d’accueil de Morarano Alarobia, les volontaires déplorent une défaillance logistique.
Catégorie : Social
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MARCHE – Quand la météo influe sur les prix des produits maraîchers
Le climat de Madagascar, et notamment des hautes terres, est réputé pour être favorable à la production de tout type de légumes pendant toute l’année. Mais il faut, pour cela, que les producteurs maîtrisent les eaux des pluies. Lorsque les pluies sont abondantes, les produits disparaissent des marchés. Et leurs prix grimpent. Reportage au marché d’Andravoahangy.
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INFRASTRUCTURES – Le président de la République lance officiellement la reprise de la circulation des poids lourds sur la RN2, les travaux de mise en place du pont Bailey au PK 108+600 achevés
Antananarivo, 26 Janvier, 12h40 – Les poids-lourds bloqués au niveau de Moramanga peuvent désormais reprendre la route. La circulation sur la route nationale 2 (RN2) est rétablie depuis ce jeudi matin, après la mise en place du pont Bailey au niveau du point kilométrique 108+600, à l’entrée de Moramanga. Le pont métallique, long de 25m, pourra supporter jusqu’à 45 tonnes indiquent les responsables. Ce qui devrait permettre aux poids-lourds, transportant les produits en provenance du port de Toamasina mais aussi de toutes les localités de la région Est, de passer.
Présent sur place pour « lancer la réouverture de la circulation » sur la RN2 aux poids-lourds, le président de la République met en avant l’importance de cet axe pour le développement du pays. « Le port de Toamasina est le poumon de Madagascar et cette route est l’artère qui fait circuler l’économie de Madagascar », rappelle-t-il dans son discours. « Lorsque la route reliant Antananarivo et Toamasina est coupée, c’est le développement du pays qui est freiné », poursuit-il.
Le chef de l’Etat insiste également sur la rapidité avec laquelle les travaux ont été exécutés. « Cela aurait pu prendre dix jours », soulève-t-il. « Les conséquences auraient pu être désastreuses si nous n’avons pas travaillé vite », ajoute-t-il. Il donne notamment l’exemple d’une pénurie de carburants si les travaux ne se sont pas terminés vite. « On avait encore un stock pour 15 jours, mais le pays aurait connu de grosse difficultés si nous avons tardé », lance-t-il.
Andry Rajoelina témoigne également avoir vu, « bloqués sur la route, des camions transportant des carburants, des produits alimentaires, des médicaments ». Or, ces marchandises, souligne-t-il, ne sont « pas uniquement destinées à Antananarivo, mais à l’ensemble du pays, jusque dans le Sud ». Comme autre conséquence de la coupure de la circulation, le président de la République parle de l’aggravation du « délestage sur le réseau interconnecté d’Antananarivo, vu que l’huile lourde censée faire fonctionner les centrales thermiques est bloquée sur la route ».
Ce sont donc les poids-lourds de transport de marchandises qui sont passés en premier sur le pont Bailey ce mercredi. Les véhicules légers, eux, ont déjà pu reprendre la route depuis mardi avec la fin des travaux d’urgence de mise en place d’une déviation. Le pont Bailey, lui, assurera de façon provisoire la liaison au niveau du PK108+600 jusqu’à la fin des travaux de réhabilitation de la route. -

CATASTROPHE NATURELLE – 31 morts et plus de 40.000 sinistrés déplacés recensés dans l’Analamanga suite aux intempéries des dix derniers jours
Antananarivo, 26 Janvier, 12h03 – La région d’Analamanga a payé le plus lourd tribut aux intempéries des dix derniers jours. Après les 11 premiers morts à la suite des fortes pluies du lundi 17 au mardi 18 Janvier, 20 autres décès ont été recensés dans la région jusqu’à mardi soir à la suite du passage de la dépression numéro Un à Madagascar samedi et dimanche.
Sur les 39 morts recensés par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) selon le bilan publié mardi soir, sur les 39 morts que compte le pays depuis le 17 Janvier, 31 sont enregistrés dans l’Analamanga. Les sept autres ont été notifiés à Moramanga, dans la région d’Alaotra Mangoro depuis dimanche.
Le bilan officiel du BNGRC évoque un décès à Fianarantsoa, même si le Conseil des ministres de vendredi a fait état de trois morts dans la Haute Matsiatra. Lundi, une vidéo publiée par le BNGRC rapporte également un décès dans l’Itasy. La plupart des décès sont consécutifs à des éboulements et à des effondrements de maisons, même si certains, notamment dans le Mangoro, ont été emportés par les eaux.
Pour ce qui est des sinistrés, le bilan publié mardi soir par le BNGRC rapporte un nombre total de 67.042 personnes dont 63.437 enregistrées dans l’Analamanga. 40.458 d’entre elles ont été déplacées et accueillies auprès des sites d’hébergement. A Analamanga, ils sont, jusqu’à mardi 38.929 à être reçus dans plus de 70 sites éparpillés dans la capitale et ses environs.Photo d’illustration
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CATASTROPHE – Deux nouveaux décès et près de 1.000 nouveaux sinistrés dans le district de Moramanga après le passage de la dépression numéro un
Antananarivo, 26 Janvier, 6h03 – Le bilan du passage de la dépression n°1 à Moramanga s’alourdit. Une source auprès du bureau du district rapporte deux autres décès, en plus des sept qu’elle a déjà signalés lundi. Ces morts, précise-t-elle, sont recensés à Tsiazompody, commune rurale d’Ampasipotsy, et à Ambodiriana, commune rurale d’Andasibe. Au total, neuf personnes ont perdu la vie après les fortes pluies de ces derniers jours dans cette ville du Moyen Est. Une autre personne est par ailleurs encore signalée disparue dans le district.
2.586 personnes sont par ailleurs déclarées sinistrées dans le district de Moramanga, selon toujours ce bilan provisoire. 1.058 se trouvent dans la ville de Moramanga et accueillies dans trois sites d’hébergement. Outre la commune urbaine de Moramanga, d’autres communes du district signalent aussi des sinistrés.
Selon le dernier bilan officiel transmis par le BNGRC, l’Alaotra-Mangoro, incluant Moramanga, est la deuxième région à enregistrer le plus lourd bilan des dernières intempéries. Les données transmises par notre source ne sont pas encore inclues dans les derniers chiffres officiels du BNGRC qui font état de 39 morts au total dans tout le pays, ainsi que de 67.049 sinistrés dont 40.458 sont déplacés. -

VAOVAO – MINUTE FLASH 25 JANOARY 2022
– FAMPIANARANA : Mpampianatra tsy miankina amin’ny fanjakana maherin’ny 33.000 manerana ny Nosy no hahazo ny fanampiana ara-bola fanome isan-taona– FOTODRAFITRASA : Niverina nisokatra vonjimaika androany maraina ny fifamoivoizana eo amin’ny lalam-pirenena faharoa na mbola tsy vita tanteraka aza ilay fiviliana namboarina– VOINA : Mbola maro ireo olona nisafidy ny hijanona eny Ambanin’Ampamarinana -

SERGENT CHEF HENRI RANDRIANIRINA – « Je suis plongeur sapeur-pompier et je n’ai pas vu ma famille depuis trois jours »
Depuis que la capitale est sous les eaux, les éléments des sapeurs-pompiers de la commune urbaine d’Antananarivo se trouvent en première ligne pour procéder aux opérations de sauvetage. Sur le terrain, rencontre avec le sergent-chef Henri Randrianirina, plongeur sapeur-pompier, entre deux opérations de sauvetage.
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CATASTROPHE – Au lendemain d’une alerte éboulements, le cours normal du quotidien
Quitter définitivement leurs habitations n’est pas une option pour certains habitants du quartier d’Ambanin’Ampamarinana et ses environs. Après l’alerte éboulement lancé par le BNGRC lundi soir, la vie de ses habitants a repris son cours comme si de rien n’était. Pour eux, danger ou pas danger, ils quitteront les lieux seulement lorsque l’Etat leur proposera un endroit où vivre définitivement. Rencontres.
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RIZICULTURE – Les soucis des paysans face à la montée des eaux.
Les pluies incessantes de ces dix derniers jours ont donné du fil à retordre aux riziculteurs de la plaine d’Antananarivo. Beaucoup ont dû procéder à la moisson un peu à la va-vite. Ceux qui ont fini de récolter ne savent quand faire sécher le paddy. Les autorités ont pris la décision de pomper les eaux des rizières pour sauver ce qui pouvait encore l’être. Reportage.
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NECROLOGIE – Maître Willy Razafinjatovo alias « Maîtra Olala » ne plaidera plus
Antananarivo, 25 Janvier, 17h17 – Le Barreau de Madagascar en deuil. Maître Willy Razafinjatovo alias « Maître Olala » est décédé des suites d’une maladie, ce mardi vers 15 heures, selon ses proches. Maître Olala a été hospitalisé depuis plus d’un mois suite à une infection. Il a suivi un traitement dans une clinique privée avant d’être transféré au Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Andohatapenaka avant de succomber. Maitre Maka, un de ses proches collaborateurs, ému, indique que « la perte de Maître Olala ressemble à la perte d’un frère ».
Avec sa verve, Me Olala était un avocat qui ne laissait pas indifférent. Il est connu pour avoir plaidé dans de nombreux dossiers juridico-politiques depuis plusieurs décennies. C’est, par exemple le cas de l’affaire impliquant l’ancien vice-premier ministre Pierrot Rajaonarivelo. Le dernier fait d’armes à son actif était l’affaire « Apollo 21 ». Il avait défendu Paul Rafanoharana, reconnu par la justice comme étant l’un des principaux instigateurs du projet, au mois de décembre 2021.
Le vice-doyen des avocats est connu pour ses engagements politiques. Il avait fait partie des meneurs du mouvement estudiantin de 1972. Un mouvement qui lui a valu un séjour à Nosy Lava comme c’est le cas de plusieurs autres étudiants ayant participé à l’initiative, à l’origine de la déchéance du pouvoir politique de l’époque. Willy Razafinjatovo avait alors l’habitude de ponctuer ses discours par l’onomatopée Olala. Le mot est devenu son nom de guerre dans les travées des cours et tribunaux.
