Catégorie : Social

  • ENERGIE – Un gap de 100 MW au lieu de 30 MW sur l’approvisionnement en électricité du réseau interconnecté d’Antananarivo lundi soir, le carburant livré sur les centrales thermiques insuffisant selon le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    ENERGIE – Un gap de 100 MW au lieu de 30 MW sur l’approvisionnement en électricité du réseau interconnecté d’Antananarivo lundi soir, le carburant livré sur les centrales thermiques insuffisant selon le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    Antananarivo, 11 Janvier, 10h52 – Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures dénonce une velléité manifeste de renforcer le délestage sur le réseau interconnecté d’Antananarivo au moment où les autorités se sont rendues à Andekaleka lundi. Un communiqué publié sur sa page Facebook montre du doigt « la grosse différence entre le carburant livré et le carburant commandé » sur les centrales thermiques qui viennent en complément depuis l’arrêt de la production d’électricité à Andekaleka.

    ⭕Le ministère ne donne pas de détails sur la quantité livrée et sur la quantité commandée. Il assure néanmoins que « le délestage qui était prévu à 30MW est monté jusqu’à 100 MW ». « De nombreuses localités d’Antananarivo ont ainsi dû vivre dans le noir pendant assez longtemps alors que la Jirama avait déjà planifié les localités concernées et la durée des coupures d’électricité », précise-t-il encore.

    ⭕Dans sa planification publiée lundi en fin d’après-midi, la Jirama avait prévu des coupures d’électricité d’une durée de deux heures à trois heures dans de nombreux quartiers d’Antananarivo et ses environs. Des témoignages sur le réseau social Facebook font état de coupures qui ont duré plus longtemps que les trois heures prévues dans certains quartiers.

    ⭕Ce mardi matin, la Jirama annonce encore des délestages dans de nombreux quartiers d’Antananarivo et de ses environs. « Les coupures de courant sont dues aux travaux de réhabilitation menées à Andekaleka », explique la Jirama.

    ⭕En attendant la réparation des groupes et des transformateurs d’Andekaleka, la Jirama approvisionne le réseau interconnecté d’Antananarivo avec les centrales thermiques d’Ambohimanambola et de Mandroseza qui fonctionnent au fuel lourd et au gasoil, ainsi qu’avec les centrales hydroélectriques de Mandraka et d’Antelomita.

    ⭕Il a été annoncé lors de la visite présidentielle à Andekaleka que la situation ne devrait revenir à la normale du côté d’Andekaleka que dans six mois. Dans l’urgence, la Jirama se donne deux semaines pour refaire fonctionner le transformateur numéro deux et le deuxième groupe. Ce qui ramènerait 30 MW supplémentaire en provenance de cette plus grande centrale hydroélectrique fonctionnelle du pays.

  • ELECTRICITE – Une prime de 1 million à 50 millions d’ariary pour tous ceux qui donneraient des informations sur l’incendie de l’un des transformateurs d’Andekaleka, selon le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    ELECTRICITE – Une prime de 1 million à 50 millions d’ariary pour tous ceux qui donneraient des informations sur l’incendie de l’un des transformateurs d’Andekaleka, selon le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    Antananarivo, 11 Janvier, 5h55 – Les autorités promettent des récompenses à tous ceux qui donneraient des pistes pour mener vers les auteurs et commanditaires présumés de l’incendie survenu le 2 Janvier sur l’un des transformateurs de la centrale d’Andekaleka. Le ministère de l’Energie et des hydrocarbures parle d’une « prime comprise entre 1 million et 50 millions d’ariary » à ceux qui donneraient des informations supplémentaires à celles qui ont déjà été données. « Des gens ont déjà donné des informations sur le sujet », précise le ministère dans un communiqué publié ce mardi matin.

    ⭕Dans son communiqué, le ministère martèle qu’il a été « confirmé lors de la descente effectuée sur place lundi que l’incendie du 2 Janvier a été expressément provoqué ». Il n’écarte pas non plus une intention malveillante derrière l’importance du délestage survenue sur le réseau interconnecté d’Antananarivo lundi soir. « Cela s’est passé au moment où le président de la République, le PCA (président du Conseil d’administration), le DG (directeur général) de la Jirama et le DGAOP (directeur général adjoint des opérations) étaient à Andekaleka », poursuit-il. Il dénonce, entre autres, que « le fournisseur n’ait pas livré la quantité de carburants commandée » pour faire tourner les centrales thermiques, lundi.

    ⭕Pour appuyer les arguments liés à une intention malveillante derrière ces événement, le ministère rappelle également le cas du pylône d’Andriampamaky qui a été intentionnellement démantelé en Novembre. A l’époque, une prime de 20 millions d’ariary avait déjà été promise à ceux qui donneraient des informations sur les éventuels commanditaires de ce démantèlement.

    ⭕Lundi à Andekaleka, le président a souligné que « des gens sont capables de faire ces actes ». Il a raconté avoir été approché par certaines personnes en 2018 et celles-ci lui auraient demandé de l’argent en échange d’un sabotage à Andekaleka. Le président dit avoir « refusé l’offre en 2018, ce que d’autres auraient peut-être accepté en 2021 », lance-t-il. Il a promis de doubler la rétribution des exécutants de la tâche si ceux-ci se manifestent.

  • AVANCEMENT- Onze nouveaux généraux de division dont René de Rolland Lylyson et Olivier Andriankaja Elack au sein des forces armées

    AVANCEMENT- Onze nouveaux généraux de division dont René de Rolland Lylyson et Olivier Andriankaja Elack au sein des forces armées

    Antananarivo, 10 Janvier, 20h07 – Une pluie de nouvelles étoiles au sein des forces armées. Le tableau d’avancement des officiers généraux au titre de l’année 2021 fait état de la promotion de onze généraux de brigade et 13 colonels.

    ⭕Au sein de l’armée, Olivier Andriankaja Elack, directeur général du Bureau national de gestion des risques des catastrophes (BNGRC) a eu une promotion, tout comme Nandrasana Saifoudine, Commandant de la Zone de défense et de sécurité d’Ikopa (centre). Au total, ils sont huit à avoir obtenu trois étoiles dont cinq au niveau de l’armée de terre, deux pour l’armée de l’air et un pour l’élément santé.

    ⭕Trois généraux de brigade ont décroché une étoile supplémentaire au sein de la gendarmerie. C’est, entre autres, le cas de René de Rolland Lylyson, gouverneur de la région de Sofia, et de Jeannot Reribake, premier adjoint du commandant de la gendarmerie.

    ⭕Parallèlement, 13 colonels accèdent au rang de général de brigade. Ils sont cinq au sein de l’armée, dont Jean Yves Rasolondraibe, et huit au sein de la gendarmerie. Barijaona Germain Jaotiana en fait partie.

    ⭕Pour le général de corps d’armée fraîchement promu, Serge Gellé, secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie, plusieurs critères entrent en compte pour l’avancement. « L’ancienneté, la fonction, et la notation constituent les points de la promotion au niveau de la gendarmerie », explique-t-il en marge de la cérémonie de remise de galons, au Toby Ratsimandrava, ce lundi, pour parler du cas des gendarmes. « La notation prend en compte les valeurs physiques et morales, le goût de l’action. Nous procédons par ordre d’ancienneté, au choix et suivant des critères », poursuit-il.

    ⭕Si le nombre de nouveaux généraux de division reste identique à l’année dernière, ce n’est pas le cas pour les colonels qui obtiennent deux étoiles. Ils étaient 31 en 2021, contre 13 cette année.

  • ÉLECTRICITÉ – Le président de la République privilégie la piste criminelle de l’incendie de la centrale d’Andekaleka et met le paquet pour inciter à la dénonciation et l’identification de(s) commanditaire(s)

    Antananarivo, 10 Janvier, 18h40 – La piste criminelle prend le dessus. Le président Andry Rajoelina estime que l’incendie du transformateur de la centrale hydroélectrique d’Andekaleka peut être criminel, lors de sa visite du site, ce lundi. « C’est un acte voulu », lâche-t-il, devant les agents de la Jirama, la compagnie de l’eau et de l’électricité. « L’enquête suit son cours », poursuit-il.
    ⭕Le chef de l’Etat livre son argument pour étayer sa thèse. « C’est impossible qu’il y ait explosion avant l’incendie. Or, c’est ce qui s’est passé. Le transformateur ne devrait pas exploser. L’incendie devrait avoir lieu avant l’explosion si c’était un accident », analyse-t-il.
    ⭕Andry Rajoelina expose également un autre élément. Il témoigne avoir déjà été approché par certaines personnes qui lui auraient demandé de l’argent en 2018 pour « faire exploser la centrale ». « Mais j’ai refusé la proposition », assure-t-il, indiquant que cela n’aurait pas toujours été le cas de certains. « Ce que j’ai refusé, d’autres peuvent l’avoir accepté en 2021 », déduit-il.
    ⭕Pour mettre la main sur le(s) éventuel(s) commanditaire(s) de l’acte, le chef de l’Etat invite ceux qui auraient exécuté la basse besogne à dénoncer ces derniers. Il demande aux éventuel(s) exécutant(s) d’« envoyer une lettre anonyme au ministère ou à la Présidence » puis à révéler le(s) nom(s) des éventuel(s) cerveau(x). « Ils ne seront pas poursuivis et nous doublerons leur rétribution », promet le chef de l’Etat.
    ⭕ Herilaza Imbiki, ministre de la Justice, avait annoncé qu’une enquête judiciaire avait été ouverte après l’incendie du transformateur à Andekaleka le 6 Janvier. La direction générale de la Jirama avait privilégié la piste d’un court-circuit à cause de la vétusté des infrastructures pour expliquer l’incendie.
    ⭕Un des transformateurs à Andekaleka avait pris feu le 2 Janvier. L’incendie avait provoqué des dégâts, mettant hors service un des groupes, puis l’effet de dominos conduit à l’arrêt total de la production d’électricité sur le site, censée assurer 90 MW pour alimenter le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA).
  • ÉLECTRICITÉ – Le président de la République privilégie la piste criminelle de l’incendie de la centrale d’Andekaleka et met le paquet pour inciter à la dénonciation et l’identification de(s) commanditaire(s)

    ÉLECTRICITÉ – Le président de la République privilégie la piste criminelle de l’incendie de la centrale d’Andekaleka et met le paquet pour inciter à la dénonciation et l’identification de(s) commanditaire(s)

    Antananarivo, 10 Janvier, 18h40 – La piste criminelle prend le dessus. Le président Andry Rajoelina estime que l’incendie du transformateur de la centrale hydroélectrique d’Andekaleka peut être criminel, lors de sa visite du site, ce lundi. « C’est un acte voulu », lâche-t-il, devant les agents de la Jirama, la compagnie de l’eau et de l’électricité. « L’enquête suit son cours », poursuit-il.

    ⭕Le chef de l’Etat livre son argument pour étayer sa thèse. « C’est impossible qu’il y ait explosion avant l’incendie. Or, c’est ce qui s’est passé. Le transformateur ne devrait pas exploser. L’incendie devrait avoir lieu avant l’explosion si c’était un accident », analyse-t-il.

    ⭕Andry Rajoelina expose également un autre élément. Il témoigne avoir déjà été approché par certaines personnes qui lui auraient demandé de l’argent en 2018 pour « faire exploser la centrale ». « Mais j’ai refusé la proposition », assure-t-il, indiquant que cela n’aurait pas toujours été le cas de certains. « Ce que j’ai refusé, d’autres peuvent l’avoir accepté en 2021 », déduit-il.

    ⭕Pour mettre la main sur le(s) éventuel(s) commanditaire(s) de l’acte, le chef de l’Etat invite ceux qui auraient exécuté la basse besogne à dénoncer ces derniers. Il demande aux éventuel(s) exécutant(s) d’« envoyer une lettre anonyme au ministère ou à la Présidence » puis à révéler le(s) nom(s) des éventuel(s) cerveau(x). « Ils ne seront pas poursuivis et nous doublerons leur rétribution », promet le chef de l’Etat.

    ⭕ Herilaza Imbiki, ministre de la Justice, avait annoncé qu’une enquête judiciaire avait été ouverte après l’incendie du transformateur à Andekaleka le 6 Janvier. La direction générale de la Jirama avait privilégié la piste d’un court-circuit à cause de la vétusté des infrastructures pour expliquer l’incendie.

    ⭕Un des transformateurs à Andekaleka avait pris feu le 2 Janvier. L’incendie avait provoqué des dégâts, mettant hors service un des groupes, puis l’effet de dominos conduit à l’arrêt total de la production d’électricité sur le site, censée assurer 90 MW pour alimenter le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA).

  • ENERGIE – Un nouveau groupe d’une puissance de 34 MW installé à Andekaleka dans les prochains mois pour augmenter la production de la centrale

    ENERGIE – Un nouveau groupe d’une puissance de 34 MW installé à Andekaleka dans les prochains mois pour augmenter la production de la centrale

    Antananarivo, 10 Janvier, 15h35 – La Jirama et les autorités n’entendent pas être freinés par les imprévus. Malgré l’incident qui s’est récemment produit sur la centrale hydroélectrique d’Andekaleka, le projet d’ajouter un groupe destiné à augmenter la production de la centrale se poursuit. L’objectif est de permettre à la centrale d’atteindre une capacité de production de 120 MW tel que cela a été initialement conçu, explique Rivo Radanielina, directeur général par intérim de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité.

    ⭕Jusqu’ici, la centrale d’Andekaleka avec trois groupes a une production de 90 MW. Avec l’incendie du transformateur numéro Un, la production a été totalement arrêtée, entraînant un gap important de la fourniture d’électricité sur le réseau interconnecté d’Antananarivo. La Jirama mène donc deux travaux en parallèle : la réhabilitation de la station après les dégâts causés par l’incendie d’une part, et l’augmentation de la production de 90 MW à 120 MW d’autre part.

    ⭕Dans le calendrier initial de la Jirama, les travaux sur ce projet d’augmentation de la production devraient s’achever en Juin 2022. Les travaux en sont actuellement à 30%, indique une fiche de projet de la compagnie. Ils sont, entre autres, financés par la Banque européenne d’investissement et sont réalisés par l’entreprise Sinohydro Corporation Limited.

    ⭕Les travaux de réhabilitation de la centrale après l’incendie du 2 Janvier, eux, en sont à 50%. La vidange de la centrale qui a été envahie par les eaux après l’incident devrait encore prendre trois jours. S’en suivront des travaux de vérification des câbles avant tout raccordement avec les groupes existants. Les travaux de réhabilitation sont financés sur fonds propres de la Jirama. Dans l’optique de la compagnie, la production devrait revenir à la normale, à son niveau de 90MW en Juin au plus tard.

    ⭕Le président de la République s’est rendu sur place ce lundi pour constater de visu l’avancée des travaux.

  • TRANSPORT PAR CABLE – Plus de 3.000m² de surface commerciale et environ 300 places de parking à aménager sur la ligne orange du téléphérique

    TRANSPORT PAR CABLE – Plus de 3.000m² de surface commerciale et environ 300 places de parking à aménager sur la ligne orange du téléphérique

    Antananarivo, 10 Janvier, 10h02 – Le transport par câble ne se limitera pas à des pylônes, des câbles et des cabines. Toute une économie devrait tourner autour de ce projet, où les gares comprendront aussi bien des pavillons commerciaux que des places de parking.

    ⭕Selon le document renfermant le résumé non-technique des études d’impact environnemental et social du projet, la ligne orange devrait comprendre une surface commerciale d’une superficie de 3.070 m². 300 places de parking réparties sur quatre gares sont également prévues, à raison de 60 places extérieures à la gare d’Anosy, 80 places extérieures à la gare d’Ankorondrano, 60 places couvertes à Analamahitsy et 100 places extérieures à Ambatobe.

    ⭕D’une longueur de 9,21km, la ligne reliant Anosy et Ambatobe devrait compter en tout huit gares et 56 pylônes. La ligne verte qui est censée compter quatre gares entre Anosy et Ankatso comportera une surface commerciale de 1.530m². Sur la ligne verte, seule la gare d’Anosy est prévue comporter un parking.

    ⭕Les surfaces commerciales seront implantées au niveau des gares dont les dimensions seront de 30mx17m pour les stations intermédiaires et 60mx20m pour les stations en terminus. Les gares seront toutes implantées sur des terrains appartenant à l’Etat et ne nécessiteront pas d’expropriation, insiste le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat.

    ⭕Les infrastructures commerciales devraient permettre au projet de transport par câble de générer des revenus en plus de ceux obtenus à travers les frais de transport, avait déjà annoncé le secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat, Gérard Andriamanohisoa, lors d’une conférence de presse en Septembre.

    Photo : Secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat

  • ELEVAGE – Les autorités proposent la vache laitière importée à 10 millions d’ariary l’unité

    ELEVAGE – Les autorités proposent la vache laitière importée à 10 millions d’ariary l’unité

    Antananarivo, 9 Janvier, 22h50 – Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage donne plus de détails sur la cession des vaches normandes et montbéliardes importées en Novembre. Selon le document de consultation diffusé sur son site Internet, une vache est vendue à 10 millions d’ariary l’unité. Le prix n’est pas révisable, indique le document qui précise que les animaux mis en vente sont des génisses laitières gestantes.
    ⭕Certaines vaches ont même déjà mis bas depuis leur arrivée, portant le nombre des animaux gardés à Andranomanelatra à 183 au lieu de 165. Selon le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le site d’Andranomanelatra compte désormais 18 veaux dont 13 femelles et cinq mâles pesant entre 30 à 49 kilos.
    ⭕Pour ceux qui souhaitent acquérir, le paiement peut se faire soit au comptant, soit à crédit. Dans ce deuxième cas, l’acheteur doit présenter un dossier auprès du programme Fihariana, et si celui-ci est accepté, 70% du montant peut être payé à crédit. Les 30% doivent être versés au comptant avant l’enlèvement des animaux achetés.
    ⭕Selon le programme Fihariana, ce sont 71 vaches laitières sur les 165 importées qui seront mises en vente. Les 94 vaches ont déjà été octroyées aux bénéficiaires du programme Titre Vert dans le Vakinankaratra.
    Photo : Programme Fihariana
  • SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – Les opérations de distribution de semences dans le Sud de Madagascar lancées, plus de 300 tonnes de semences de céréales et de légumineuses à répartir auprès de 50.000 familles

    SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – Les opérations de distribution de semences dans le Sud de Madagascar lancées, plus de 300 tonnes de semences de céréales et de légumineuses à répartir auprès de 50.000 familles

    Antananarivo, 9 Janvier, 17h45 – La grande saison de culture arrive dans le Grand Sud malgache. 50.000 ménages agricoles de l’Androy, et de l’Anosy, vont bénéficier des opérations de distribution de semences lancées vendredi par les autorités et leurs partenaires. La cérémonie officielle de lancement s’est tenue à Tsihombe en présence du ministre de l’Agriculture et de l’élevage. Et pour cette première journée, ce sont 900 ménages d’Antaritarike qui ont reçu leur part de semences.
    ⭕Pour cette année, les autorités envisagent de distribuer 300 tonnes de semences de qualité de sorgho, de niébé et d’arachide céréales, 250.000 mètres linéaires de boutures de maniocs et 160.000 paquets de semences maraîchères. Ces produits avaient été prépositionnés dans la région depuis le 21 Décembre, mais leur distribution n’est effectuée qu’à la veille de l’arrivée des pluies propices à la culture. Selon un communiqué publié vendredi par l’organisation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture (FAO), « les premières pluies utiles seront au rendez-vous à partir de la seconde décade de janvier 2022, et ces prévisions se précisent ».
    ⭕Ces pluies, poursuit le communiqué, « sont cruciales pour permettre de recharger les réserves en eau du sol et d’assurer la germination ainsi que le développement végétatif des cultures ». 40 autres tonnes de semences de sorgho devraient ensuite être distribués suivant l’échelonnement des mises en terre et des récoltes. L’objectif est de permettre aux 50.000 ménages bénéficiaires d’atteindre 7.000 tonnes de production agricole durant cette grande saison.
    ⭕Selon la FAO, les semences distribuées sont des variétés résilientes, précoces et adaptées aux conditions agro-climatiques du Grand Sud. Les ménages, de leur côté, auront droit à des formations en agriculture intelligente face au climat (AIC) et sensible à la nutrition. Ces activités sont menées dans le cadre du projet Mionjo financés par la Banque mondiale et pour lequel 10 millions de dollars américains sont octroyés pour soutenir la relance agricole et le renforcement de la résilience de 50 000 ménages des Régions Androy et Anosy.
  • PATRIMOINE – La fin des travaux de réfection de l’Eglise d’Ambodifotatra annoncée pour début Février

    PATRIMOINE – La fin des travaux de réfection de l’Eglise d’Ambodifotatra annoncée pour début Février

    Antananarivo, 9 Janvier, 12h20 – L’entreprise en charge de la réhabilitation de l’Eglise d’Ambodifotatra à Sainte Marie met la dernière main aux travaux. Le ministère de la Communication et de la culture annonce que les travaux sur cette première église catholique implantée à Madagascar sont estimés se terminer en début Février.
    ⭕Les dernières tâches consistent, entre autres, à apporter quelques corrections dans la mesure où « la qualité des travaux n’est pas tout à fait satisfaisante », ainsi que le souligne un communiqué rapportant une visite du ministère sur le terrain samedi. « Des consignes ont été donnés pour que le cahier des charges soit respecté dans les détails », poursuit encore le communiqué.
    ⭕Le respect du cahier des charges est d’autant plus important que les travaux entrent dans le cadre des préparatifs de l’inscription de ce monument sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. « Faute d’entretien pendant plusieurs années, l’église était menacée de ruines, et le danger était imminent compte tenu de la proximité de l’infrastructure avec le bord de mer qui est très venteux », souligne le ministère pour expliquer les travaux.
    ⭕La réhabilitation, annoncée depuis Juin 2019, a commencé en Février 2021. « Le processus d’attribution du marché n’a pu s’achever qu’en Novembre 2020 », précise le ministère. Les travaux, réalisés sur un site touristique, sont financés par le programme pôle intégré de croissance (PIC), indique le ministère.
    ⭕Inscrit sur la liste indicative de Madagascar depuis 2018, l’Eglise d’Ambodifotatra est le prochain site que les autorités de la Grande île entendent faire inscrire sur la liste du patrimoine mondial. Selon le ministère, une mission d’experts du comité international des sites et monuments (Icomos) est attendue sur l’île Sainte Marie en Mars 2022 pour effectuer les études en amont afin d’évaluer la valeur universelle exceptionnelle du site. La demande d’inscription devrait être officialisée après cette mission, tandis que le dossier d’inscription en lui-même ne devrait être examiné par le comité du patrimoine mondial qu’en 2024 compte tenu des procédures qu’il faut encore compléter, ajoute-t-il.
    ⭕Outre l’Eglise d’Ambodifotatra, plusieurs autres sites figurent sur la liste indicative de Madagascar, c’est-à-dire en attente du processus d’inscription. Parmi ces sites figure la Haute Ville d’Antananarivo sur laquelle plusieurs travaux ont déjà été menés en prévision de l’inscription sur la liste du patrimoine mondial. Le Sud-Ouest malgache dans le Pays Mahafaly (1997), la réserve spéciale d’Anjanaharibe-Sud (2008), les forêts sèches de l’Andrefana (2008), la (2016), l’ancien site industriel de Mantasoa (2018), la Nosy Lonjo d’Antsiranana (2018) et les NosyNakà qui comprennent les îles Sahamalaza, Nosy Hara, Nosy Tanikely, Lokobe, Ambodivahibe, Ankarea et Ankivonjy (2018) sont également sur la liste indicative.
    Photos : Ministère de la Communication et de la culture