Catégorie : Social

  • MEDIAS – Les émissions radios et télévisées interdites autorisées à reprendre après une lettre d’engagement déposée auprès du ministère de la Communication et de la culture

    MEDIAS – Les émissions radios et télévisées interdites autorisées à reprendre après une lettre d’engagement déposée auprès du ministère de la Communication et de la culture

    Antananarivo, 27 Avril, 12h50 – Les émissions radios et télévisés suspendues depuis le 22 avril peuvent à nouveau diffuser. Elles et leurs stations doivent néanmoins respecter la lettre d’engagement qu’elles ont signée et déposée auprès du ministère de la Communication et de la culture (MCC). La décision interministérielle qui remplace celle du 22 Avril est publiée ce mardi sur la page Facebook du MCC. Elle autorise la « reprise de la diffusion des émissions sous réserve du strict respect de leur lettre d’engagement ».
    ⭕Selon le communiqué publié lundi par le MCC, les responsables des stations de radio et de télévision qui ont rencontré lundi la ministre Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo se sont dits « prêts à collaborer avec les responsables dans la sensibilisation autour de la lutte contre la Covid-19 ». Ils se sont également engagés à « ne pas donner écho aux différents propos pouvant troubler l’ordre et la sécurité publics ».
    ⭕Mais si aucune émission n’est plus nommément citée, les ministères maintiennent l’interdiction « pour toute la durée de l’urgence sanitaire, les émissions radiophoniques et audiovisuelles comportant des interventions susceptibles de troubler l’ordre et la sécurité publics (incitation à la haine, incitation à la haine raciale, désinformation), nuire à l’unité nationale ou inciter à la désobéissance civile ».
    ⭕Outre la ministre de la Communication et de la culture, sont signataires de la note le ministre de la Justice, le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, le ministre de la Sécurité publique, et le secrétaire d’Etat chargé de la gendarmerie nationale. Elles sont par ailleurs sept stations sur neuf à avoir rencontré Lalatiana Rakotondrazafy Andiatongarivo, lundi : RDJ, Free FM, RTA, TV Plus, Real TV, IBC et Radio Antsiva. AZ Radio, MBS et Soa Radio, chaînes diffusant l’émission Miara-manonja de l’opposition, ne sont pas mentionnés dans la liste des signataires de la lettre évoquée par le ministère.
    ⭕La note initiale, qui avait nommément cité les émissions interdites, avait soulevé un fort tollé de la part des organisations de la société civile et de la part des organisations professionnelles des médias. L’Ordre des journalistes a même déposé un recours pour excès de pouvoir auprès du Conseil d’Etat.
  • CIRCULATION – Un fourgon mis en fourrière pour avoir illicitement transporté cinq passagers en provenance d’Antananarivo

    CIRCULATION – Un fourgon mis en fourrière pour avoir illicitement transporté cinq passagers en provenance d’Antananarivo

    Antananarivo, 27 Avril, 11h20 – La gendarmerie a interpellé lundi le chauffeur d’un fourgon qui avait à son bord cinq passagers clandestins. Celui-ci ainsi que les passagers font l’objet d’une enquête tandis que le véhicule a immédiatement été placé en fourrière, indique le service de l’information et de la communication de la gendarmerie.
    ⭕️Selon la publication de la gendarmerie, les passagers étaient cachés derrière les marchandises. « Il a également été prouvé qu’ils ont payé des frais de transport », poursuit le communiqué. Partis de la capitale, les passagers avaient prévu d’aller à Analavory et à Ankadinondry. Ils ont été surpris dans le fourgon à hauteur du barrage sanitaire de Tranovy Ambatomainty, commune de Soamahamanina.
    ⭕️Dans son communiqué, la gendarmerie rappelle qu’il est « interdit de transporter clandestinement des passagers dans un véhicule de transport de marchandises ». Elle souligne également que de nombreux motos et bicyclettes transportent des passagers sur la RN1. « Ceux qui ont été interpellés ont vu leur véhicule mis en fourrière », poursuit-elle.
    Photo : Gendarmerie nationale
  • SAMBAVA – Le secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie et le ministre de la Sécurité publique en campagne anti-vindicte populaire suite au décès de manifestants sous les balles des gendarmes

    SAMBAVA – Le secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie et le ministre de la Sécurité publique en campagne anti-vindicte populaire suite au décès de manifestants sous les balles des gendarmes

    Antananarivo, 27 Avril, 7h30 – « Ceux qui procèdent à des vindictes populaires ou qui attaquent des casernes n’auront jamais raison ». Le message que le général Richard Ravalomanana, secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie, et Fanomezantsoa Rodellys Randrianarison, ministre de la sécurité publique à Sambava était clair. Les suspects, quel qu’ait pu être le crime dont ils sont soupçonnés, doivent être traduits devant la justice et non directement sanctionnés par la population.
    ⭕Celle-ci doit par ailleurs faire confiance aux autorités en charge des enquêtes et ne pas faire pression sur les éléments des forces de l’ordre. Elle ne doit surtout pas d’attaquer à ces agents. La gendarmerie assure, d’ailleurs, prendre ses responsabilités face à certains de ces agents en les sanctionnant en cas de faute. Elle rappelle également l’existence de structures chargées de recueillir les doléances des usagers et des justiciables si ceux-ci devaient se plaindre des agissements des fonctionnaires ou des gendarmes.
    ⭕Samedi, deux individus sont décédés sous les armes des gendarmes alors qu’avec la foule, ils avaient manifesté devant la caserne de la brigade de la gendarmerie à Amboangibe Sambava. Ils avaient alors demandé à la gendarmerie de leur remettre un suspect dans le cadre de la mort d’un médecin libre de la localité. La gendarmerie qui avait évoqué une rébellion a usé d’armes à feu pour disperser la foule. C’est pour apaiser la tension qui s’en est suivie et pour transmettre les messages des autorités que le général Richard Ravalomanana et Fanomezantsoa Rodellys Randrianarison sont venus à Sambava ce lundi.
    Photo : Gendarmerie nationale
  • MEDIAS – Le ministère de la Communication et de la culture annonce l’annulation de la note interministérielle interdisant neuf émissions durant la période d’urgence sanitaire

    MEDIAS – Le ministère de la Communication et de la culture annonce l’annulation de la note interministérielle interdisant neuf émissions durant la période d’urgence sanitaire

    Antananarivo, 26 Avril, 22h48 – Les émissions « interdites » devraient bientôt reprendre. Quelques responsables des organes de presse audio-visuelle concernés par la note interministérielle interdisant des émissions politiques ont rencontré ce lundi après-midi le staff du ministère de la Communication et de la culture pour défendre leur cause et pour demander que leurs émissions respectives puissent reprendre. Après discussions, la ministre de la Communication et de la culture a accepté les demandes et a indiqué qu’après discussions avec les autres ministres signataires de la note, il a été décidé qu’une décision sera prise pour remplacer et annuler celle qui a été adoptée le 22 Avril.
    ⭕Pour convaincre le ministère, les quelques responsables de radios et de télévisions venus à Anosy pour la rencontre ont assuré, souligne le communiqué du ministère, que « leur programme ne perturbe ni l’ordre ni la sécurité publics ni l’unité nationale » et ne comprennent « aucune incitation à la haine ». Ils ont par ailleurs promis de donner la main à l’Etat dans la sensibilisation à la lutte contre la Covid-19.
    ⭕Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre, de son côté a martelé « ne vouloir en aucune façon faire entrave à la liberté de presse. Selon des propos rapportés par le communiqué de son département, elle aurait indiqué n’avoir « jamais voulu se mêler des lignes éditoriales de journaux ». « Même ceux qui critiquent et contestent l’Etat sont libres d’exercer leur profession », poursuit-elle. Contre la promesse d’annuler et de remplacer la note, le ministre a obtenu l’engagement des responsables des chaînes de télévision la promesse de mettre en avant la sensibilisation à la lutte contre la Covid-19.
    Photo : Ministère de la Communication et de la culture
  • CIRCULATION – Nouvelles réception et visite techniques obligatoires pour les véhicules de transport de passagers qui se transforment en véhicules de transport de marchandises

    CIRCULATION – Nouvelles réception et visite techniques obligatoires pour les véhicules de transport de passagers qui se transforment en véhicules de transport de marchandises

    Antananarivo, 26 Avril, 21h58 – Des formalités et des procédures à suivre pour les propriétaires de véhicules de transport qui souhaitent l’utiliser à d’autres fins. Dans un communiqué publié ce lundi, la direction générale de sécurité routière (DGSR) annonce que les véhicules de transport en commun qui sont réaffectés par leurs propriétaires au transport de marchandises doivent repasser par l’étape « réception technique », puis passer une nouvelle visite technique. Ces démarches sont nécessaires, indique le communiqué de la DGSR parce que le véhicule a changé de genre et de carrosserie.
    ⭕Pour devenir un véhicule de transport de marchandises, le véhicule doit avoir une carrosserie tout en tôle et doit être dépourvu de vitres latérales. Il doit, par ailleurs, y avoir une séparation entre la partie arrière de la voiture et la partie avant. Les sièges arrière doivent tous être enlevés et les porte-bagages ne sont plus autorisés. Ce sont tous ces changements qui doivent passer par une réception technique.
    ⭕C’est seulement après cette étape et celle du changement de patente que le véhicule va pouvoir passer la visite technique qui décidera de l’aptitude ou non du véhicule à devenir un véhicule de transport de marchandises. La DGSR annonce également des visites techniques inopinées par son service des opérations et des contrôles routiers sur les routes nationales, à la sortie d’Antananarivo pour vérifier le respect de ces règles.
    Photo : Direction générale de la sécurité routière
  • VAOVAO – MINUTE FLASH 26 APRILY 2021

    VAOVAO – MINUTE FLASH 26 APRILY 2021

    – VALANARETINA : 6 no maty, 299 ireo tranga vaovao
    – FITATERANA : Tsy maintsy atao fandraisana sy fitsirihana ara-teknika avokoa ireo fiara fitateram-bahoaka navadika ho mpitatitra entana hoy ny DGSR.
    – VALANARETINA : Tsy manaiky ny fampiatoana ireo fandaharana hisiana ady hevitra amin’ny haino aman-jery ny fiaraha-monim-pirenena.
  • TRANSPORT AERIEN – Le vol Air France qui a atterri ce lundi a été autorisé bien avant la décision d’interdiction des vols avec passagers, précisent les autorités malgaches

    TRANSPORT AERIEN – Le vol Air France qui a atterri ce lundi a été autorisé bien avant la décision d’interdiction des vols avec passagers, précisent les autorités malgaches

    Antananarivo, 26 Avril, 15h33 – Le vol Air France provenant de Paris et ayant atterri à Ivato ce lundi avait encore des passagers. « C’est un vol qui a obtenu une autorisation bien avant la décision du Conseil des ministres de mercredi d’interdire l’entrée à Madagascar de passagers provenant de l’étranger », assure Joël Randriamandranto, ministre des Transports, du tourisme et de la météorologie.
    ⭕« L’autorisation a été accordée le 30 Mars suite à une demande de l’ambassade de France à Madagascar », précise de son côté Rinah Rakotomanga, directrice de la communication de la présidence, sur son compte Facebook. Elle indique que s’agissant d’une autorisation accordée avant la décision du Conseil des ministres d’interdire pour un temps les vols passagers, « on se devait de la respecter parce que c’était une parole donnée ».
    ⭕Ni Joël Randriamandranto, ni Rinah Rakotomanga n’ont donné le nombre de passagers venus par l’avion d’Air France. La jauge, selon l’ambassade de France, est déterminée avec les autorités malgaches. Mais généralement, le vol compte environ 50 passagers. C’est au retour qu’il n’y a de limitation du nombre de passagers qu’en fonction de la capacité de l’avion.
    ⭕Les passagers arrivés ce lundi, selon les précisions du ministre en charge des Transports auraient « immédiatement été transférés dans un hôtel pour attendre les résultats des tests PCR effectués à l’arrivée ». Selon une correspondance publiée sur son compte Facebook par la directrice de la communication de la présidence, « les frais de confinement sont à la charge des passagers ».
    ⭕Pour le mois de Mai, les autorités viennent également d’octroyer les autorisations pour les vols spéciaux de retour vers Paris sollicitées par l’ambassade de France. La correspondance divulguée par la directrice de la communication de la présidence indique que ces vols pourront transporter des passagers selon la capacité de l’avion. De Paris à Antananarivo, ils devraient pourtant se faire en ferry flight, c’est-à-dire des vols à vide.
    ⭕Selon le Conseil des ministres de mercredi dernier, l’Etat a décidé de ne plus recevoir de passagers en provenance de l’étranger afin de protéger les Malgaches de l’entrée éventuelle des variants de la Covid-19 sur la Grande île.
    Photo d’illustration : Ambassade de France à Madagascar
  • Pandémie – Premier week-end de confinement total à Antananarivo

    Pandémie – Premier week-end de confinement total à Antananarivo

    Samedi :
    – Ambodivona
    – Ankorondrano
    – Ankazomanga
    – Analakely
    – Isotry
    – Andranomanalina
    – 67ha
    – Anosibe
    Dimanche :
    – Andavamamba
    – Anosipatrana
  • EPIDEMIE – La société civile s’insurge contre la décision de l’Etat d’interdire neuf émissions télévisées et radiodiffusées durant la période de prolongation de l’état d’urgence sanitaire

    EPIDEMIE – La société civile s’insurge contre la décision de l’Etat d’interdire neuf émissions télévisées et radiodiffusées durant la période de prolongation de l’état d’urgence sanitaire

    Antananarivo, 26 Avril, 11h40 – Les organisations de la société civile dénoncent ce qu’elles qualifient de « décisions encourageant la pensée unique », de décisions « toxiques qui viennent s’ajouter au cocktail déjà mortel » de la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19. Elles font référence à la décision interministérielle qui interdit la diffusion de neuf émissions télévisées sans que liste soit limitative pendant toute la durée de l’urgence sanitaire.
    ⭕Samedi, l’Observatoire de la vie publique, Sefafi, rappelle que « l’accès des citoyens à une information diversifiée est un droit fondamental qu’il faut absolument respecter quelle que soit la situation en vigueur dans le pays ». « Sans information, les citoyens ne peuvent participer pleinement à la vie publique », poursuit l’organisation. Pour le Sefafi, en plus d’être une « forme de dictature », cette absence de participation « ne permettra plus aux dirigeants d’accéder à des idées et à des informations précieuses pour le pilotage des politiques publiques ».
    ⭕Dimanche, une plateforme d’une trentaine d’organisations de la société civile insiste aussi sur la nécessité d’une pluralité d’idées et de débats. Cela, écrivent les organisations dans un communiqué, « facilite la prise de décision des dirigeants et des parties prenantes et aide les citoyens à être plus responsables face à cette lutte commune contre la Covid-19 ».
    ⭕La société civile invite ainsi les différents acteurs, incluant les professionnels et les entreprises des médias, ainsi que la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) et le Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de droit, « à prendre leur responsabilité et à dénoncer cette décision dans les plus brefs délais ». Elle exhorte l’exécutif à « revoir une décision qui enfreint des droits universellement reconnus à tout être humain ». Il n’est « pas trop tard pour revenir en arrière », indique d’ailleurs le Sefafi. Cela « évitera de franchir une ligne qui risque de mener à un chaos que personne ne souhaite ».
  • SANTE PUBLIQUE – Les personnes qui décèdent du paludisme sont de loin plus nombreuses que celles qui décèdent de la Covid-19, estime le ministre de la Santé publique

    SANTE PUBLIQUE – Les personnes qui décèdent du paludisme sont de loin plus nombreuses que celles qui décèdent de la Covid-19, estime le ministre de la Santé publique

    Antananarivo, 26 Avril, 7h10 – « Le paludisme tue et continue de tuer à Madagascar ». Le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao n’a pas donné de chiffres dans son allocution à l’occasion de la journée mondiale du paludisme, mais il a reconnu que le paludisme reste un problème de santé publique sur la Grande île.
    ⭕« Il est vrai que nous sommes en pleine épidémie de Covid-19 et que des gens en meurent », souligne le ministre dans son discours. « Mais ceux qui décèdent du paludisme sont de loin plus nombreux », ajoute-t-il. Il précise que c’est encore la principale maladie pour laquelle les Malgaches vont consulter auprès des centres de santé.
    ⭕En 2020, selon les données rapportées par l’ambassade des Etats-Unis en marge d’une remise de moustiquaires imprégnées, « il y a eu environ 2 millions de cas de paludisme notifiés à Madagascar en 2020, soit le double des cas enregistrés en 2019 ». Pour ce qui est du nombre de décès, les chiffres disponibles font état de plus de 400 décès rien qu’au premier trimestre de 2020. En 2019, il y a eu un peu plus d’un million de cas et moins de 700 décès en tout.
    ⭕Pour le ministère de la Santé publique, la lutte contre le paludisme constitue donc une priorité de santé publique pour l’Etat malgache. L’objectif, insiste-t-il, c’est de réduire le nombre de décès dus à la malaria, et éradiquer cette maladie. « Pour éradiquer le paludisme, la voie est tracée », est d’ailleurs le thème retenu par le ministère de la Santé publique pour marquer la journée mondiale célébrée dimanche.
    ⭕L’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide constitue l’une des principales stratégies préconisées par Madagascar pour lutter contre le paludisme. Dimanche, les Etats-Unis, à travers l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) et l’Initiative présidentielle contre le paludisme a octroyé 3.677.000 moustiquaires à imprégnation durable au Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).
    ⭕Ce don américain, précise l’ambassade des Etats-Unis, fait partie d’une campagne de distribution de 14 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticides que l’Etat malgache lancera en Août 2021. Plus de 10 millions de moustiquaires supplémentaires sont attendues de la part du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme.
    ⭕Des campagnes d’assainissement des lieux d’habitation et de pulvérisation d’insecticides des domiciles font également partie de la stratégie afin de lutter contre le vecteur du paludisme, le moustique.