Catégorie : Social
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ETAT CIVIL – 143 millions de dollars de la Banque mondiale pour la numérisation du système d’identité à Madagascar
Antananarivo, 1er Octobre, 19h45 – Le projet de gouvernance digitale et de gestion de l’identité malagasy (Prodigy) sur la bonne voie. La Banque mondiale vient d’approuver un crédit de 140 millions de dollars et une subvention de 3 millions de dollars pour « renforcer le système de gestion de l’identité du pays, rationaliser et numériser les services clés et améliorer la capacité du gouvernement à fournir des services dans certains secteurs, tels que la santé ».
Avec ce projet, chaque citoyen malgache sera doté d’un numéro d’identification unique dès sa naissance, qu’il gardera jusqu’à la fin de sa vie. L’ensemble des démarches administratives, notamment tout ce qui est relatif au registre de l’Etat civil et des bases de données nationales d’identité, sera facilité. Dans le cadre du projet, de nouvelles infrastructures comme le centre national d’enregistrement et d’identification des faits d’état civil ainsi que des procédures simplifiées d’enregistrement et de gestion des identités seront mises en place.
Le système de numérisation du service public financé dans le cadre du projet devrait également permettre au gouvernement de fournir un service adéquat aux citoyens et aux entreprises, ainsi que d’améliorer la qualité de service dans le secteur de la santé, indique encore le communiqué de la Banque mondiale.
La digitalisation de l’état civil était en chantier depuis plusieurs années. La nouvelle loi sur l’état civil adoptée en 2018 a donné le coup d’envoi du processus de modernisation. La pandémie de Covid-19 et les mesures prises dans le cadre de sa gestion ont accéléré le processus. « Cette opération fait partie d’un ensemble plus large d’ajustements des programmes nationaux provoqués par la pandémie COVID-19 », indique Marie-Chantal Uwanyiligira, responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar. -

VAOVAO – MINUTE FLASH 01 OKTOBRA 2020
– VALANARETINA – Niampy roa ny isan’ireo namoy ny ainy noho ny coronavirus, 46 ireo tranga vaovao
– FITATERANA AN’HABAKABAKA : Mpizaha tany 113 no nigadona tao Nosy Be androany alakamisy
– TSY FANJARIAN-TSAKAFO : Hitondra fanampiana hoan’ireo tratran’ny kere any atsimon’ny nosy ny filoham-pirenena amin’ny faran’ny herinandro. -

TRANSPORT AERIEN – Les trois autres compagnies aériennes autorisées sur Nosy Be attendues à partir de Novembre
Antananarivo, 1er Octobre, 15h15 – Air Austral, Airlink et Néos ne sont pas encore prêtes à reprendre les vols sur Nosy Be. Les trois autres compagnies qui ont l’autorisation de desservir l’île aux Parfums au même titre qu’Ethiopian Airlines ne devraient atterrir sur le tarmac de Fascène que vers mi-Novembre, indique le ministre des Transports, du tourisme et de la météorologie.
Sur son site Internet, Airlink, compagnie sud-africaine qui effectue un vol hebdomadaire sur Nosy Be tous les dimanche, se dit prête à connecter ses clients avec Madagascar suite à l’annonce de l’ouverture des frontières sud-africaines à partir de ce 1er Octobre. Les dates de la reprise de vols ne devraient toutefois être communiquées qu’à partir du 5 Octobre, indique la compagnie.
La compagnie Air Austral qui dessert Nosy Be quatre fois par semaine, de son côté, ne prévoit des vols sur Nosy Be qu’à partir du 2 Novembre. Quant à Neos, Joël Randriamandranto indique que s’agissant d’un « vol charter », la compagnie a besoin de pouvoir remplir un hôtel avant de pouvoir assurer le vol. Elle a « besoin temps pour effectuer la programmation en ligne et remplir les réservations », indique le ministre.Photo : Gouvernorat de Diana
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AMBATONDRAZAKA – Deux enfants meurent dans un accident de motoculteur de « transport de passagers »
Antananarivo, 1er Octobre, 13h20 – Le motoculteur, de la marque Kubota, avait à son bord 15 passagers et roulait en direction du village d’Andragorona, district d’Ambatondrazaka lorsque son conducteur en a perdu le contrôle, mercredi après-midi, rapporte une source auprès de la gendarmerie. Le véhicule s’est renversé dans un ravin de 40 mètres.
Deux enfants de cinq et dix ans qui faisaient partie des passagers n’ont pas survécu à la chute du motoculteur, souligne encore notre source. « Ils sont morts sur le coup », indique-t-elle. Neuf autres passagers sont gravement blessés. Ils sont pris en charge au Centre de santé de base d’Ambohidava.
Dans l’Alaotra, les motoculteurs ne servent pas seulement à travailler la terre. Ils sont également utilisés comme moyen de transport de marchandises et de personnes, reliant même les districts de la région entre eux.Photo : Gendarmerie nationale
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DROITS HUMAINS – Les personnes handicapées en difficulté pour se faire entendre
Antananarivo, 1er Octobre, 11h02 – Madagascar est encore loin de présenter un exemple dans le respect des droits des personnes souffrant de handicap. Selon les estimations du Christoffel Blindenmission (CBM), une organisation internationale œuvrant dans la promotion des droits des personnes en situation de handicap, seulement 1% de ces dernières ont accès à l’emploi.
« Certaines entreprises refusent d’embaucher les personnes handicapées, les considérant inaptes à effectuer un travail », regrette Lila Ratsifandrihamanana, présidente pays du CBM à Madagascar. Les expériences des entreprises qui acceptent de leur ouvrir leurs portes montrent pourtant que « ces personnes peuvent être plus productives que les autres salariés », poursuit-elle. Tout comme la réussite rencontrée par certaines personnes vivant avec le handicap qui, faute d’emploi, s’engagent dans l’auto-entrepreneuriat
Par ailleurs, la loi dont dispose la Grande île actuellement ne permet pas encore aux handicapés de jouir pleinement de leur droit. « Dans de nombreux pays, les handicapés n’ont pas à payer les frais de transport en commun, ou bénéficient de faveur exceptionnelle dans des hôpitaux par exemple, mais ce n’est pas encore le cas dans le pays », déplore le professeur Mourad Abdirassoul, sénateur de Madagascar.
Selon le sénateur, ces points sont inscrits dans une proposition de loi en cours au parlement, mais ce dernier ne l’a pas encore adoptée. Lila Ratsifandrahamanana regrette que la Plan national d’inclusion d’handicap (PNIH) lancé en 2015 et qui a touché à sa fin en 2019 n’ait pas bénéficié pleinement de soutien financier.
Le CBM ne baisse pas les bras et s’engage à nouveau à promouvoir les droits et l’inclusion des personnes en situation de handicap à Madagascar pour les cinq ans à venir. Elle a lancé ce mercredi, le troisième plan stratégique pays 2020-2024, axé sur cinq priorités, dont « le renforcement des voix et de l’autonomie des personnes handicapées, ainsi que la mise en place des systèmes et des services locaux et nationaux inclusifs et durables », peut on lire dans un communiqué du CBM.
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TOURISME – Cinq chèques vacances de 100 000 ariary chacun pour 2287 employés de la Jirama
Antananarivo, 1er Octobre, 10h00 – Des vacances aux frais de la Jirama pour 2287 employés de la Compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité. Selon une convention de partenariat signée mardi entre la Jirama et la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), chaque employé de la Jirama se verra doté d’un carnet de cinq chèques de vacances d’un montant de 100 000 ariary chacun.
A partir de ce 1er Octobre et pour une durée d’un an, les employés de la Jirama pourront utiliser les chèques vacances qui leur sont remis pour payer leur consommation de services et produits touristiques auprès des membres de la CTM éparpillés dans tout Madagascar. Comme les chèques sont octroyés sous forme de crédit à la consommation par voucher à la Jirama, celle-ci les règlera en déduisant 85% du montant des vouchers sur la facture Jirama des opérateurs touristiques. -

DISPARITION – Le Frère Romain des écoles Sacré-Cœur rappelé à Dieu
Antananarivo, 1er Octobre, 6h15 – Septembre 2015, le Frère Romain, de son vrai nom Bruno Légaré, de la congrégation des frères du Sacré-cœur, quitte Madagascar après 65 ans au service des jeunes et de l’éducation à Madagascar. Cinq ans plus tard, en fin Septembre 2020, c’est le monde qu’il quitte pour toujours. Il avait 95 ans.
D’Ambalavao à Ambatolampy, en passant par Antananarivo et Toliara, le Frère Romain avait contribué à former et à forger des dizaines, voire des centaines de milliers de jeunes. Son arrivée sur la Grande île remonte à 1950. Il avait 25 ans.
Après une première année passée à Ambalavao pour enseigner, il est envoyé à Antananarivo pour faire partie de l’équipe dirigeante de l’Ecole européenne du Sacré-coeur qui devient plus tard l’Ecole sacré-coeur d’Antanimena (ESCA). Sous sa direction, l’école s’ouvre plus largement aux jeunes Malgaches et se dote d’infrastructures scolaires modernes.
Le Frère Romain reste à Antanimena pendant près de 30 ans, jusqu’en 1980 où il est envoyé par sa congrégation à Toliara pour se faire oublier des dirigeants politiques. Il y redynamise l’établissement du Sacré-coeur, et y forme pendant 20 ans les futures élites de la ville.
En 2001, il quitte Toliara pour Ambatolampy où il est appelé à diriger un centre de formation professionnelle à destination des plus pauvres. Il y restera jusqu’à son départ de la Grande île en 2015. Il avait 90 ans, et il put enfin prendre sa retraite au Canada, le pays qui l’a vu naître et qui finalement l’a vu mourir le 30 Septembre 2020.Photo : LT-SMasH — Travail personnel/Domaine public (Wikipédia)
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ENSEIGNEMENT – L’éducation fondamentale étendue jusqu’à neuf ans, le CEPE remplacé par un certificat délivré à la fin de la sixième année
Antananarivo, 30 Septembre, 11h45 – Douze enseignants à recruter pour chaque école primaire publique « manara-penitra ». Douze salles de classe pour la nouvelle école primaire publique d’Analanjirofo. Le nombre n’est pas fortuit : chaque niveau de l’enseignement primaire qui devrait désormais durer six ans au lieu de cinq ans aura deux enseignants, soit 12 enseignants de la première à la sixième année. Chaque école du sous-secteur du primaire aura également six niveaux de deux classes chacun.
Madagascar poursuit progressivement les réformes prévues dans le Plan sectoriel pour l’éducation (PSE). Parmi ces réformes figure la mise en place de l’éducation fondamentale de neuf ans répartie en trois sous-cycles de trois ans chacun. Les nouveaux programmes d’études de l’éducation fondamentale qui sont actuellement en cours de finalisation sont prévus pour une éducation fondamentale de neuf ans.
Avec cette réforme, le Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE) délivré à la fin de la cinquième année devrait être remplacé par un autre certificat délivré à la fin de la sixième année, selon une lettre adressée par le ministère de l’Education au secrétariat du Partenariat mondial pour l’éducation en Mars. Ce certificat, indique le ministère, sera « délivré par les autorités régionales et dont la dénomination sera définie ultérieurement ».
Une autre évaluation est par ailleurs prévue à la fin du premier sous-cycle pour sanctionner l’acquisition des compétences requises au bout de trois ans de scolarisation. Le brevet d’études du premier cycle (BEPC) devrait également changer de dénomination et devenir, selon le document PSE, le diplôme de fin d’études de l’enseignement fondamental.
La réforme de la durée de l’éducation fondamentale « vise à amener tous les enfants à avoir une éducation de neuf ans, avec, à la fin, la maîtrise de la langue nationale, de langues étrangères, de connaissances générales et de compétences techniques ». L’objectif est de « leur permettre de contribuer au développement économique du pays » mais aussi de « s’épanouir ».
Le programme scolaire de l’éducation fondamental prévoit quatre domaines précis, indique un document de recrutement de spécialistes chargés de sa finalisation. Le premier domaine concerne la science avec les sciences de la vie et de la terre, la physique-chimie et les mathématiques. Le deuxième domaine porte sur les sciences sociales et inclut l’histoire-géographie, l’éducation à la citoyenneté, le monde du travail et le développement économique. Le troisième domaine porte sur le développement de la personne et concerne les arts et l’éducation physique et sportive. Le dernier et quatrième domaine, enfin, est littéraire et concerne trois langues : le malgache, le français et l’anglais.Photo d’illustration : Présidence de la République, EPP « manara-penitra » d’Analanjirofo
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TRANSPORT AERIEN – Les résidents souhaitant un rapatriement via Ethiopian Airlines doivent demander une autorisation à l’ACM
Antananarivo, 30 Septembre, 7h55 – Une exception. Pour pouvoir revenir à Nosy Be via les vols d’Ethiopian Airlines à partir du 1er Octobre, les propriétaires et responsables d’établissements touristiques de la localité doivent « adresser une demande écrite au directeur général de l’Aviation civile de Madagascar (ACM) ». Il revient à ce dernier de délivrer l’autorisation d’embarquement permettant aux travailleurs-résidents de prendre les vols de la compagnie éthiopienne même sans le billet retour.
Selon le communiqué conjoint du ministère des Transports, du tourisme et de la météorologie et du ministère des Affaires étrangères, le cas de ces travailleurs-résidents entre « dans le cadre de rapatriement des travailleurs étrangers résidant à Madagascar ». Même sans le billet retour, ces passagers restent soumis aux autres mesures sanitaires, telles que la présentation d’un résultat négatif d’un test PCR avant l’embarquement, un contre-test PCR à l’arrivée, 48 heures de confinement en attendant les résultats du contre-test, port obligatoire de masques chirurgicaux pendant la durée du vol, obligation d’être joignable et engagement à reconnaître toutes les mesures sanitaires liées à la Covid-19.
La possession par les passagers d’un billet retour était l’une des conditions exigées par les autorités malgaches à ceux qui souhaiteraient venir à Nosy Be. Dans l’optique du gouvernement, les voyageurs qui prendraient les vols d’Ethiopian Airlines vers Nosy Be à partir du 1er Octobre devraient être des touristes et devraient ainsi quitter l’île aux Parfums dès la fin de leur séjour. La compagnie éthiopienne avait pourtant émis le souhait de transporter d’autres catégories de passagers, dont « les résidents qui souhaitent voyager pour affaires et visiter des familles ».
Ethiopian Airlines estime que se limiter à transporter en aller-retour les touristes de passage ne lui garantit pas l’intégrité de la fréquence de son programme car l’opération n’est pas économiquement viable. Une persistance des autorités à ne pas ouvrir les vols aux autres passagers aurait conduit la compagnie éthiopienne à « suspendre et annuler tous les vols prévus » dans le cadre de la réouverture de Nosy-Be « jusqu’à ce que le gouvernement malgache rouvre toutes les frontières ». -

INSECURITE ALIMENTAIRE – La sécheresse et la famine tuent huit enfants dans le district d’Amboasary Atsimo
Antananarivo, 29 Septembre, 15h50 – L’insécurité alimentaire fait ses premières victimes « officielles » dans le Sud du pays. Huit enfants d’un village de la commune rurale d’Ifotaka, district d’Amboasary Atsimo, frappés de malnutrition, ont perdu la vie, rapporte une élue de la région. « Nous avons reçu un rapport faisant état du décès de huit enfants », confirme le gouverneur de la région d’Anosy, Jerry Hatrefindrazana.
A entendre le gouverneur, le Programme alimentaire mondial est déjà sur place pour effectuer une évaluation de la situation et pour mener une première riposte contre l’insécurité alimentaire. Le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes est également sur la route pour acheminer des vivres. Une équipe de la région est également attendue sur place pour voir avec les autorités locales les stratégies à plus ou moins long terme à mettre en place pour réduire les impacts de l’insécurité alimentaire.
A en croire Jerry Hatrefindrazana, les habitants d’Amboasary Atsimo attendent la pluie depuis plusieurs mois, mais celle-ci se fait attendre. « La pluie s’est faite rare au début de 2020, entraînant une perte des récoltes, notamment les céréales et les légumineuses, et une faible production qui a contraint de nombreuses familles à consommer les tubercules avant qu’elles n’atteignent leur pleine maturité », avait déjà alerté l’Agence américaine pour le développement international (Usaid) en fin Juillet.
A l’époque, l’Usaid avait fait parvenir 8330 tonnes de vivres dans les régions du Sud et du Sud-Est. Elle avait alerté du danger qui guettait les enfants. « Plus de 100 000 enfants dans les six districts les plus touchés du Sud de Madagascar sont prévus souffrir de malnutrition aiguë en 2020, dont plus de 19 000 cas graves », écrivait l’agence. En fin Juillet, « un quart de la population du Sud de Madagascar, soit plus de 550 000 personnes, n’avait déjà pas assez à manger au quotidien », rapportait-elle.Photo d’illustration