Catégorie : Social

  • ENERGIE – La Jirama annonce officiellement le retour du délestage avec seulement un groupe opérationnel à Andekaleka

    ENERGIE – La Jirama annonce officiellement le retour du délestage avec seulement un groupe opérationnel à Andekaleka

    Antananarivo, 5 Novembre, 6h15 – Les coupures tournantes d’électricité reviennent de façon officielle sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). La compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité n’a pas encore publié son programme de délestage, mais elle annonce formellement que “la production d’électricité à distribuer est insuffisante et la Jirama doit procéder à un délestage tournant”.

     

    Après plusieurs semaines de répit durant lesquelles les coupures d’électricité ont été rares, celles-ci commencent à revenir. Irrégulières depuis quelques jours, ne concernant que certaines localités, elles devraient se faire de façon plus régulière, et devraient concerner toutes les localités du réseau.

     

    A en croire la Jirama, le barrage hydroélectrique d’Andekaleka, qui fournit la majeure partie de l’électricité sur le RIA est à un “niveau particulièrement bas”. Seul “un groupe sur quatre reste opérationnel durant la période de pointe le soir et ne fournit que 24MW alors que la centrale est censée fournir jusqu’à 120 MW avec 30 MW par groupe.

     

    Les coupures tournantes d’électricité devraient ainsi être aussi importantes que celles vécues par les Tananariviens juste avant le mouvement populaire, quand elles atteignaient jusqu’à six heures par jour.

  • RECHERCHE – Dr Norosoa Razanazatovo récompensée du prix “Diversité, Equité et Inclusion” à Valence

    RECHERCHE – Dr Norosoa Razanazatovo récompensée du prix “Diversité, Equité et Inclusion” à Valence

    Antananarivo, 4 Novembre, 17h15 – Une Malgache primée sur la scène scientifique mondiale. Le Docteur Norosoa Razanazatovo, chercheure à l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM), a reçu le prix « Diversité, Équité et Inclusion » (DEI) lors de la 10e édition de la European Scientific Working group on Influenza (ESWI) Conference 2025, organisée à Valence, en Espagne, du 20 au 23 octobre. Cet événement scientifique international a réuni des experts de la santé publique et de la recherche sur les virus respiratoires tels que la grippe, le SARS-CoV-2 et le virus respiratoire syncytial (VRS).

    Durant la conférence, le Dr Norosoa Razanazatovo a présenté un poster intitulé Integrated Respiratory Virus Surveillance in Madagascar: Epidemiological Patterns and Genomic Dynamics of Influenza Viruses, SARS-CoV-2 and RSV (2021–2024). Ses travaux mettent en lumière les résultats de la surveillance épidémiologique menée au sein de l’unité de virologie de l’IPM. Cette recherche vise à mieux comprendre la dynamique des virus respiratoires à Madagascar et à contribuer à l’amélioration des politiques de santé publique.

    Le prix DEI récompense les jeunes chercheurs engagés dans la recherche scientifique tout en promouvant la diversité, l’équité et l’inclusion dans leur domaine. Il salue également le leadership de scientifiques issus de communautés sous-représentées. Selon les organisateurs, cette distinction encourage la création d’un environnement de recherche inclusif et valorise la contribution de nouveaux talents dans la lutte contre les maladies respiratoires à l’échelle mondiale.

  • REVENDICATIONS – Les enseignants du mouvement « Mpanabe manova ifotony » lancent un ultimatum de 48 heures à la ministre de l’Education nationale

    REVENDICATIONS – Les enseignants du mouvement « Mpanabe manova ifotony » lancent un ultimatum de 48 heures à la ministre de l’Education nationale

    Antananarivo, 3 Novembre, 16h15 – Forte tension dans le système éducatif. Le collectif des enseignants regroupés au sein du mouvement « Mpanabe manova ifotony » (MMI) indique maintenir un « service zéro », poursuivant de ce fait la suspension des cours auprès de leurs établissements publics respectifs. Ils ont décidé de poursuivre leur mouvement, évoquant une insatisfaction générale des revendications qu’ils ont émises au niveau de la ministre de l’Education nationale. Et ils se sont exprimés face à la presse ce lundi.

    Leurs revendications initiales portent notamment sur l’alignement salarial, l’intégration statutaire, l’avancement de carrière, les conditions de retraite et le recrutement. Le MMI indique avoir déjà entrepris toutes les démarches et interventions nécessaires. Des rencontres ont parallèlement eu lieu et un état des lieux détaillé des travaux et propositions avait été déposé auprès des autorités et remis à la ministre de l’Éducation nationale, indique le porte-parole de ce collectif.

    Les enseignants du MMI se disent toutefois profondément insatisfaits des réponses apportées par leur ministre de tutelle. Suite à cette insatisfaction généralisée, ces enseignants ont décrété la poursuite d’un service zéro, en attendant une réponse concrète sous 48 heures.

    Ils exigent alors l’adoption et la signature immédiate d’un protocole d’accord, à l’image de ceux déjà mis en œuvre dans d’autres ministères. Ils réclament également la publication, dans les plus brefs délais, du décret d’application requis, la mise en place urgente d’une Commission de suivi et d’intervention concernant les procédures de recrutement. « Une réponse rapide et satisfaisante à toutes nos revendications afin de garantir la reprise des cours », ont-ils lancé.

    Le Dr Elys Karena Hanitriniaina dit comprendre que « les enseignants font face à des problèmes que nous nous efforçons actuellement de résoudre. Nous nous activons sur tous ces dossiers en ce moment et des solutions sont activement recherchées », rassure-t-elle.

  • ELECTRICITÉ – Les agents syndiqués de la Jirama reçus par le ministre Ny Ando Jurice Ralitera

    ELECTRICITÉ – Les agents syndiqués de la Jirama reçus par le ministre Ny Ando Jurice Ralitera

    Antananarivo, 29 Octobre, 17h25 – Première audience. Le nouveau ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Ny Ando Jurice Ralitera, reçoit les représentants des agents syndiqués de la Jirama, ce mercredi, juste après sa prise de fonctions. A en croire le porte-parole des syndicalistes, plusieurs points avaient été abordés entre les deux parties, et le sort de l’actuel directeur général de la compagnie nationale d’eau et d’électricité, Ron Weiss, était parmi les sujets évoqués.

    Le porte-parole des agents regroupés au sein du Sendikan’ny mpiasan’ny Jirama rapporte que la rencontre avec le ministre Ny Ando Jurice Ralitera leur avait permis d’insister sur leur revendication du départ de Ron Weiss et de son équipe. Les représentants des employés syndiqués indiquent également avoir saisi l’occasion pour réaffirmer leur opposition au nouveau statut de la Jirama. Ils affirment aussi d’avoir obtenu des réponses favorables lors de cette rencontre.

    Avant la rencontre, le ministre Ny Ando Jurice Ralitera a fait part à la presse de son intention d’engager une démarche d’écoute visant à identifier les failles systémiques qui nourrissent les revendications syndicales. “Je ne vous répondrai pas immédiatement concernant la décision à prendre. Nous devons écouter toutes les parties prenantes. Nous chercherons un consensus pour pouvoir résoudre le problème”, lance-t-il. Il explique que “le vrai problème n’est pas les personnes, mais le système. Nous allons donc voir comment nous pouvons aplanir les revendications de ces syndicats”, expose-t-il.

  • SANTÉ – Les médecins de l’HJRA prolongent le service minimum pour cause d’insuffisance de personnel

    SANTÉ – Les médecins de l’HJRA prolongent le service minimum pour cause d’insuffisance de personnel

    Antananarivo, 27 Octobre, 19h00 – Service réduit. Faute de personnel suffisant et en l’absence de réponse des autorités après leur précédent avertissement du 24 octobre, les médecins fonctionnaires du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) annoncent que la prise en charge des patients ne se fera plus à 100 %. Selon le Dr Éric Solofoarimanana, chirurgien et représentant des médecins, seuls les cas d’urgence vitale seront désormais traités. Le service minimum déjà en place sera renforcé et le nombre de patients admis, ainsi que ceux bénéficiant d’analyses, d’échographies ou de radiographies, sera réduit.

    Cette décision intervient dans un contexte déjà tendu au sein de l’hôpital. Depuis le 8 octobre, les internes des hôpitaux publics ont instauré un mouvement de “service zéro”, cessant toute activité médicale. Leurs tâches ont été confiées aux infirmiers et aux médecins en poste, dont le nombre reste limité. Ceux-ci peinent pourtant à assurer les consultations, les visites et le suivi des plaintes des patients. Plusieurs médecins ont souligné la surcharge de travail et l’impossibilité de maintenir un niveau de soin optimal sans le renfort des internes et des internes qualifiants.

    Face à cette situation, les médecins de l’HJRA appellent les autorités à agir en urgence pour rétablir un fonctionnement normal. Ils alertent sur les conséquences graves pour les patients, notamment les plus vulnérables, qui subissent déjà les retards dans les soins et les difficultés d’accès aux médicaments. Dans leur déclaration, ils réaffirment que leur démarche vise avant tout à trouver une solution durable, bénéfique à la fois pour le personnel médical et pour les malades, afin d’éviter une dégradation supplémentaire du système hospitalier.

  • SANTE – Les médecins fonctionnaires donnent 72 heures aux autorités compétentes pour régler les problèmes des internes et internes qualifiant

    SANTE – Les médecins fonctionnaires donnent 72 heures aux autorités compétentes pour régler les problèmes des internes et internes qualifiant

    Antananarivo, 25 Octobre, 10h30 – Ultimatum. Les médecins fonctionnaires se joignent officiellement au mouvement des internes et internes qualifiants dans les hôpitaux publics. Dans un communiqué publié vendredi, ils donnent 72 heures aux autorités compétentes afin de résoudre les problèmes liés aux revendications de leurs collaborateurs.

    Les médecins fonctionnaires soulignent qu’“en raison de la grève des internes et internes qualifiants, qui vient aggraver le manque de personnel déjà existant depuis longtemps, les activités à l’hôpital ne peuvent plus se poursuivre”. Ils disent alors vouloir prendre “les mesures qui s’imposent” si les autorités ne proposent pas de solutions une fois le délai écoulé.

    Depuis quelques semaines, le service zéro a été annoncé par ces internes et internes qualifiants jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause. Ils demandent entre autres une amélioration de leurs conditions de travail, et dénoncent le non-paiement de leurs salaires ainsi que le manque d’équipement. Leurs revendications portent également sur une réorganisation dans les hôpitaux publics.

  • SITUATION HUMANITAIRE – L’ONU redoute un risque de près d’un quadruplement du nombre de personnes souffrant de faim à un niveau d’urgence dans le Grand Sud

    SITUATION HUMANITAIRE – L’ONU redoute un risque de près d’un quadruplement du nombre de personnes souffrant de faim à un niveau d’urgence dans le Grand Sud

    Antananarivo, 24 Octobre, 6h45 – Situation alarmante. Le nombre de personnes souffrant de faim à un niveau “d’urgence” dans le Grand Sud de Madagascar devrait passer de près de 29 000 à 110 000 d’ici le début de l’année 2026. Ce qui représente un risque de près d’un quadruplement des victimes de faim aigue dans cette partie de l’île. L’Organisation des Nations unies (Onu) a fait part de cette projection, en indiquant se baser sur les rapports de ses agences et de ses organisations partenaires sur le terrain.

     

    A part cette situation d’insécurité alimentaire dans le Grand Sud, les épidémies continueraient également de s’aggraver sur place. Le porte-parole du secrétaire général de l’Onu, Stéphane Dujarric, avait déjà exposé à la presse que “une épidémie de paludisme survenue plus tôt cette année a mis à rude épreuve un système de santé déjà fragile”. Or celui-ci indique que “les coupes budgétaires ont encore limité la capacité d’intervention des Nations unies”.

     

    Ce porte-parole du SG de l’ONU avait alors souligné les facteurs déclencheurs de la crise humanitaire actuelle à Madagascar. Il explique que la Grande île a été confrontée à une sécheresse due au phénomène El Niño, à de multiples cyclones et à des infestations de criquets pèlerins qui ont dévasté les cultures.

  • INTEMPERIES – La région Sava et les districts d’Antsiranana I et II sous vigilance verte fortes pluies, selon Météo Madagascar 

    INTEMPERIES – La région Sava et les districts d’Antsiranana I et II sous vigilance verte fortes pluies, selon Météo Madagascar 

    Antananarivo, 22 Octobre, 19h45 – La tempête tropicale modérée Chenge, localisée à l’Est de la zone Nord de Madagascar, aura une influence sur la météo malgache dans les prochains jours. Des fortes pluies sont attendues dans le Nord de la Grande île. Selon le bulletin du service de la météorologie, les quatre districts de la Sava et le districts d’Antsiranana I et II sont placés en vigilance verte.

     

    L’équipe d’Ampandrianomby prévoit des fortes pluies atteignant les 30 à 70 mm en 24 heures pour vendredi. Les populations de ces six districts sont donc avisées sur les impacts de ces fortes précipitations, comme la houle, la montée des eaux ou encore l’éboulement des terrains.

     

    Selon Météo France Réunion, Chenge, qui évolue loin au Nord-Est des Mascareignes, est actuellement au stade de forte tempête tropicale. Au cours des prochaines 24 heures, elle devrait continuer son déplacement vers l’Ouest en s’affaiblissant lentement et retomber au stade de tempête tropicale modérée. Sa trajectoire ne devait pas passer sur Madagascar pour les prochains jours.

  • SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – Madagascar classé 120ème sur 123 sur l’Indice mondial de la faim 2025

    SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – Madagascar classé 120ème sur 123 sur l’Indice mondial de la faim 2025

    Antananarivo, 11 Octobre, 9h45 – Des progrès au point mort. Malgré une légère amélioration de son score dans l’Indice mondial de la faim (GHI) 2025, Madagascar reste parmi les pays où la faim est considérée comme “alarmante”. Sur le classement publié cette semaine, la Grande île se trouve à la 120ème place sur les 123 pays qui disposaient de suffisamment de données pour être classés dans le GHI 2025.

    C’est un statut dont Madagascar ne parvient pas à se défaire, notamment pour les trois dernières éditions de ce rapport, sorti annuellement par l’organisation Welthungerhilfe (WHH). Le GHI classe et hiérarchise les pays sur une échelle de 100 points. Et les valeurs de 35 à 49,9 indiquent un niveau de faim “alarmant”. Madagascar, avec un score GHI de 35,8 est dans cette catégorie pour ce dernier classement, aux côtés du Burundi, de la République démocratique du Congo, d’Haïti, de la Somalie, du Soudan du Sud et du Yémen.

    Les scores sont calculés sur la base des données de 2020 à 2024. Et l’organisation Welthungerhilfe indique s’être appuyée sur des données publiées par les Nations unies (l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture – FAO, l’Organisation mondiale de la Santé – OMS, l’Unicef et le Groupe inter-organisations des Nations unies pour l’estimation de la mortalité infantile), de la Banque mondiale et du programme d’Enquêtes démographiques et de santé (Demographic and Health Surveys Program).

    Ces scores GHI sont calculés sur la base d’une formule combinant quatre indicateurs qui, ensemble, capturent la nature multidimensionnelle de la faim. Il s’agit de la sous-alimentation qui évalue la part de la population qui est sous-alimentée, reflétant un apport calorique insuffisant. Le retard de croissance chez l’enfant y est également pris en compte, mettant en avant la part des enfants de moins de cinq ans qui souffrent d’un retard de croissance qui reflète une sous-nutrition chronique. L’émancipation chez l’enfant y est également évaluée pour sortir la part des enfants de moins de cinq ans qui souffrent d’émaciation, reflétant une sous-nutrition aiguë. Et enfin la mortalité infantile, qui indique le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans.

  • TRAITE DE PERSONNES- 21 ressortissants Malgaches sauvés d’un réseau criminel au Cambodge

    TRAITE DE PERSONNES- 21 ressortissants Malgaches sauvés d’un réseau criminel au Cambodge

    Antananarivo, 9 Octobre, 19h – L’ambassade de Madagascar en Chine négocie actuellement le rapatriement de 21 ressortissants malgaches, victimes d’un réseau de traite des personnes suite à une fausse promesse d’emploi. Ils sont actuellement retenus par la police cambodgienne à Siem Reap d’après un communiqué de l’ambassade transmis par le ministère des Affaires étrangères.

    L’ambassade de Madagascar à Pékin signale que les victimes avaient préalablement été forcées par des organisations criminelles à commettre des escroqueries en ligne. Elle indique suivre la situation de près et collaborer avec les autorités cambodgiennes afin de garantir la protection des droits et la dignité des ressortissants concernés. Elle considère leur prise en charge par la police comme une « avancée importante » pour leur sécurisation et leur futur rapatriement, qui sera organisé dès que leur situation sera régularisée.

    Face à ce cas, l’ambassade renouvelle un appel à la plus grande vigilance concernant les offres d’emploi à l’étranger et rappelle la nécessité de suivre les procédures officielles, détaillées dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères datant du 23 mai 2022.