Catégorie : Social

  • TRAVAIL – Le vendredi 6 juin déclaré férié, chômé et payé à l’occasion de l’Eid El Adha

    TRAVAIL – Le vendredi 6 juin déclaré férié, chômé et payé à l’occasion de l’Eid El Adha

    Antananarivo, 2 juin, 14h30 – Un autre long weekend en perspective. Le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique vient d’officialiser la date du 6 juin comme étant celle de la fête de l’Eid El Adha. Ce vendredi est donc décrété férié, chômé et payé conformément au décret pris en début d’année sur la liste des jours fériés chômés et payés dans le pays.

     

    Selon ce texte réglementaire, l’Eid El Adha, au même titre que l’Eid El Fitr est désigné comme “non travaillé mais payé” à Madagascar mais que la date est fixée en accord avec le calendrier établi par la communauté musulmane. L’Eid El Adha, également appelée Fête du Sacrifice, est l’une des principales célébrations de l’islam. Elle est observée chaque année à une date déterminée selon le calendrier lunaire musulman.

     

    Avec une journée chômée vendredi, c’est un long weekend qui s’annonce pour les travailleurs malgaches. Le lundi 9 juin, lendemain de Pentecôte pour cette année, est déjà férié, chômé et payé.

  • INFRASTRUCTURES – Un an de travaux à prévoir pour la réhabilitation de la RN5 entre Toamasina et Foulpointe, les points noirs à prioriser

    INFRASTRUCTURES – Un an de travaux à prévoir pour la réhabilitation de la RN5 entre Toamasina et Foulpointe, les points noirs à prioriser

    Antananarivo, 2 Juin, 9h45 – Si vous planifiez vos vacances de juillet et d’août à Foulpointe cette année, sachez que des travaux seront menés sur cette portion de la route nationale RN5. Le ministère des Travaux publics assure que la circulation y sera évidemment maintenue parce que des travaux de réfection des points les plus noirs y auront déjà été menés depuis ce week-end. Mais pour que la route soit entièrement réhabilitée, il faudra encore attendre 12 mois, comme l’a annoncé samedi le ministre Richard Rafidison lors du lancement des travaux.

    “Les travaux de ce tronçon Toamasina – Foulpointe dureront un an, car cette route de 50 km est totalement dégradée”, précise le ministre qui tient à faire le point sur le sujet. “J’insiste là-dessus parce que les gens ont souvent tendance à croire que lorsque les travaux commencent aujourd’hui, la route sera terminée demain, ou dans quelques jours. Or, la réhabilitation routière nécessite une planification et comporte de nombreux aspects techniques”, explique-t-il.

    Mais pour “permettre à Foulpointe d’accueillir les touristes pendant la saison des vacances”, le ministre souligne que “la réparation des points les plus problématiques sera effectuée en priorité”. Il rappelle notamment les recommandations présidentielles en ce sens.

    Les travaux de réhabilitation de la route Toamasina – Foulpointe seront menés par l’entreprise chinoise CRBC. Ils seront financés sur fonds de la Banque mondiale via le projet de développement durable du secteur routier (PDDR).

  • SECTEUR AERIEN – L’Armée de l’Air malgache s’expose au public à l’Aero Expo

    SECTEUR AERIEN – L’Armée de l’Air malgache s’expose au public à l’Aero Expo

    Antananarivo, 1er Juin, 17h15 – Il n’y avait pas besoin d’attendre l’habituelle parade militaire du 26 juin pour tout savoir sur l’Armée de l’Air. Cette composante des forces armées malgaches s’est exposée au public à l’Aero Expo ce week-end. Cet événement sur le secteur aérien, qui en est à sa première édition, a ouvert ses portes samedi et s’est poursuivi dimanche.

     

    Assez méconnue pour ses opérations qui se passent généralement en hauteur, l’Armée de l’air se charge de plusieurs missions. Celles-ci vont de la surveillance côtière, à l’appui aérien, en passant par les largages, les transports de fret ou encore les évacuations sanitaires, selon ce qui est présenté durant cette exposition. Une partie de ses aéronefs a par ailleurs été présentée au public sur place.

     

    Mais l’Armée de l’Air malgache voulait faire de ce salon aéronautique qu’elle a organisé un évènement inclusif. Aussi, ses réalisations ainsi que celles de l’aviation civile et leur rôle clé dans la défense nationale, le développement économique et le transport y sont mises en avant. “Nous y présentons tous les acteurs du secteur, les métiers, tous les services proposés et les diverses technologies qui y sont utilisées”, indique le General de brigade aérienne Toky Rabemizana, Chef d’Etat major de l’Armée de l’Air.

     

    Des stands d’exposition ont été érigés. Ils présentent les différents centres de formation, les compagnies aériennes, les entreprises aéronautiques ainsi que les partenaires touristiques et économiques. Des conférences y ont également été programmées, avec des experts et des professionnels du secteur aéronautique.

    Le public a par ailleurs eu droit à une exposition d’aéronefs, des rencontres avec des pilotes, des démonstrations aériennes et des démonstrations de drones avec des vols interactifs. Sans oublier le baptême de l’air et le saut en tandem pour les visiteurs tirés au sort.

     

    Photo : ACM

  • ENVIRONNEMENT – L’ONG Natiora Defenders remporte le Intentional Award du Lush Spring Prize 2025

    ENVIRONNEMENT – L’ONG Natiora Defenders remporte le Intentional Award du Lush Spring Prize 2025

    Antananarivo, 31 Mai, 10h35 – Une reconnaissance internationale pour une jeune ONG malgache de défense de l’environnement. Natiora Defenders, organisation non gouvernementale fondée en début 2024, a été récompensée par le Intentional Award du Lush Spring Prize 2025, une distinction internationale qui soutient les initiatives émergentes engagées dans la régénération écologique et sociale. Le prix a été remis lors d’une cérémonie organisée à Dorset, au Royaume-Uni, le 29 mai.

    Natiora Defenders a remporté le prix grâce à son programme Ocean Defenders. Lancé en février 2024, ce programme accompagne dix leaders communautaires dans la préservation des écosystèmes marins malgaches. Il met en lumière “le rôle crucial des petites communautés de pêcheurs face aux menaces telles que la pêche industrielle illégale, la dégradation environnementale et les effets du changement climatique”, comme le précise l’organisation dans un communiqué de presse publié dans le cadre de la remise du prix.

    Le Intentional Award, doté d’un fonds global de 40 000 livres sterling, récompense les projets prometteurs âgés de moins d’un an. Il fait partie des sept catégories du Lush Spring Prize qui a distribué environ 250 000 livres sterling à 19 lauréats issus de plus de 16 pays pour son édition de 2025. Plus de 600 candidatures avaient été reçues pour cette édition. Natiora Defenders est l’un des quatre lauréats de cette catégorie, aux côtés de Agro-Pueblos (Colombie), Tender Shoots (Myanmar) et Ubuntu Learning Hub Trust (Zambie).

    Grâce au financement obtenu à travers le prix, Natiora Defenders entend renforcer son programme Ocean Defenders. Ce programme vise, entre autres, à apporter un soutien technique et logistique aux initiatives locales, à leur octroyer des formations en plaidoyer, à mettre en réseau des défenseurs de l’environnement, et à valoriser leurs actions à travers les médias. Natiora Defenders espère alors que cette reconnaissance internationale permettra au travail de ces défenseurs de “gagner en visibilité et de s’inscrire dans une dynamique collective de régénération”.

    Créé en 2017 par la marque britannique Lush et d’autres organisations et acteurs actifs dans la défense de l’environnement et de la nature, le Lush Spring Prize est décerné tous les deux ans à des projets qui œuvrent à la régénération des systèmes écologiques et sociaux. Depuis son lancement, plus de 1,3 million de livres sterling ont été attribués à travers le monde. L’édition 2025 met en avant des initiatives qui allient savoirs ancestraux et science, défendent les droits de la nature et proposent des solutions issues du terrain dans des contextes souvent difficiles.

  • JUSTICE – Plus de 1 130 arrêts de la Cour de cassation de 2009 à 2019 rassemblés dans un recueil de jurisprudence en ligne à Madagascar

    JUSTICE – Plus de 1 130 arrêts de la Cour de cassation de 2009 à 2019 rassemblés dans un recueil de jurisprudence en ligne à Madagascar

    Antananarivo, 31 Mai, 9h45 – Madagascar se dote d’un recueil de jurisprudence en ligne. Le lancement officiel du site web « jurisprudence.justice.gov.mg » a eu lieu vendredi à Anosy. Cette plateforme numérique rassemble plus de 1 130 arrêts de la Cour de cassation datant de 2009 à 2019, selon le ministère de la Justice dans un communiqué.

    Le ministère indique qu’avec cette initiative, la justice à Madagascar franchit une étape majeure vers plus de transparence et une meilleure qualité des décisions judiciaires. Au-delà de son utilité immédiate pour les praticiens du droit, cet outil représente un levier pour la réforme législative, indique le ministère de la Justice.

    “Cette initiative concrétise un travail de fond engagé depuis mars 2023 par un comité composé de hauts représentants de la Cour Suprême, du Ministère de la Justice, de l’association Mouvement pour l’éthique et la déontologie de Madagascar (Medem) et de partenaires techniques”, indique un communiqué du Programme des nations unies pour le développement (PNUD)

    Ce nouvel outil numérique présente donc de multiples avantages pour divers acteurs et praticiens du droit, tels que les avocats, les magistrats, et les juristes. Ceux-ci disposeront d’un accès facilité et rapide à une base de données exhaustive d’arrêts. Ce qui leur permettra de mieux préparer leurs dossiers, de fonder leurs arguments sur des précédents judiciaires solides et d’assurer une plus grande cohérence dans l’application de la loi.

    En rendant publiques ces décisions, le système judiciaire malgache s’ouvre davantage. Les citoyens, les chercheurs et toute personne intéressée par le droit pourront consulter directement les jugements, contribuant ainsi à renforcer la confiance dans les institutions judiciaires.

    Par ailleurs, l’accès à une jurisprudence consolidée devrait aider les juges à rendre des décisions plus éclairées et uniformes, en se basant sur la manière dont des cas similaires ont été traités par le passé par la Cour de cassation. Le ministère de la Justice insiste sur le fait que cet outil ne se limite pas à une utilité immédiate. En analysant les tendances jurisprudentielles et les points de droit fréquemment soulevés devant la Cour de cassation, il devient possible d’identifier les lacunes ou les ambiguïtés de la législation en vigueur.

    Ce recueil numérique est le fruit d’un partenariat étroit entre le ministère de la Justice, la Cour suprême, la Cour de cassation, l’association Medem et le Conseil en Éthique et Déontologie (CED). Il a été développé dans le cadre du Programme Rindra, financé conjointement par le gouvernement américain à travers l’Agence des Etats-Unis pour développement international (Usaid) et le Pnud.

  • EDUCATION – Un don japonais de 531 millions de yens pour équiper trois lycées techniques de Madagascar

    EDUCATION – Un don japonais de 531 millions de yens pour équiper trois lycées techniques de Madagascar

    Antananarivo, 30 Mai, 14h15 – Un appui japonais pour améliorer la formation des élèves de trois lycées techniques de Madagascar. Le gouvernement japonais annonce une dotation de 531 millions de yens, soit environ 16,7 milliards d’ariary, pour l’achat d’équipements et de matériels techniques aux lycées techniques et professionnels d’Alarobia, d’Ampasampito et de Toamasina.

    Selon un communiqué de l’ambassade du Japon, les matériels devraient bénéficier aux filières de soudure, fabrication mécanique, électronique, et d’autres spécialités techniques. L’objectif est de renforcer la formation des ressources humaines dans le secteur minier.

    Yamada Shigechika, chargé d’affaires par intérim de l’ambassade du Japon à Madagascar, a soulevé durant son discours “l’importance du développement des ressources humaines pour le progrès d’un pays”. Il indique espérer “que ce projet contribue de manière significative à la formation de personnel qualifié dans le secteur minier, un domaine clé pour l’économie de Madagascar”.

  • HABITAT – 188 cases traditionnelles résistantes aux aléas climatiques à inaugurer dans le Sud-Est

    HABITAT – 188 cases traditionnelles résistantes aux aléas climatiques à inaugurer dans le Sud-Est

    Antananarivo, 30 Mai, 6h15 – Les premières cases traditionnelles résistantes aux aléas climatiques bientôt officiellement livrées. Le Conseil des ministres de mercredi annonce que ces cases construites suivant des normes spécifiques peuvent désormais être inaugurées. La communication du secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat (SENVH) sur le sujet fait état de 188 cases de ce type dans trois districts du Sud : 50 à Farafangana, 63 à Vohipeno et 75 à Manakara.

    Ces habitations, d’une superficie de 15 m² chacune, selon le compte-rendu du Conseil des ministres sont conçues selon des normes techniques spécifiques visant à améliorer leur résistance face aux cyclones et aux inondations. Elles ont été construites suivant un guide de construction élaboré en 2016. Le guide propose notamment des techniques améliorées, utilisant des ressources locales accessibles, afin d’augmenter la résilience des ménages ruraux.

    Le dispositif s’inscrit dans le cadre du programme gouvernemental de construction de logements plus sûrs dans les zones exposées aux catastrophes naturelles, en particulier dans les régions côtières fréquemment touchées. Il a été développé en réponse à la faible résistance des habitations traditionnelles face aux aléas climatiques, souvent aggravée par l’implantation en zones à risques, le manque de réglementation appliquée en matière de construction, et la difficulté d’accès à des matériaux adaptés.

    Outre les 188 habitations indiquées dans les trois districts évoqués par le Conseil des ministres, la construction de 50 autres CTRAC avait été annoncée à Mananjary en 2022. Un appel d’offres en vue de construire 50 autres cases vient également d’être lancé ce mois de mai par le SENVH. Par ailleurs, le Conseil des ministres annonce également l’inauguration à venir de huit maisons communautaires multifonction (MCM). Celles-ci sont installées à Vohipeno (1), Manakara (2) et Mananjary (5).

  • RECHERCHE – Nasolo Razafindramaso remporte la finale nationale de « Ma Thèse en 180 secondes » 2025

    RECHERCHE – Nasolo Razafindramaso remporte la finale nationale de « Ma Thèse en 180 secondes » 2025

    Antananarivo, 29 Mai, 7h30 – L’Université d’Antananarivo s’est imposée lors de la finale nationale du concours Ma Thèse en 180 secondes (MT180), organisée le 28 mai 2025 à l’Institut Français de Madagascar. Nasolo Razafindramaso, doctorante à l’Université d’Antananarivo, a obtenu la première place avec une présentation intitulée « L’agro-industrie alimentaire, passage obligé pour le développement local ». Elle a exposé en trois minutes les enjeux liés à la transformation de la patate douce dans une perspective de développement économique local.

     

    À la suite de ce résultat, Nasolo Razafindramaso représentera Madagascar à la finale internationale qui se tiendra en octobre 2025 à Bucarest, en Roumanie. Son intervention a été sélectionnée parmi plusieurs présentations couvrant des domaines variés tels que l’énergie, l’intelligence artificielle, la linguistique, l’alimentation et la sécurité. Chaque candidat avait pour objectif de rendre compréhensible son travail de recherche en un temps limité.

     

    Le jury a également distingué Fitia Rakotoniaina de l’Université de Fianarantsoa, à la deuxième place, pour sa thèse sur l’inclusion des personnes sourdes, malentendantes et muettes à Madagascar. La troisième place a été attribuée à Hery Andrianina Rakotondrainibe de l’Inscae pour ses recherches sur le capital-marque des artistes. Le prix du public a été décerné à Lalaina Andrianarijaona de l’Université d’Antananarivo pour un travail portant sur l’utilisation du biochar dans les rizières inondées.

     

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg

  • ENERGIE – 7 milliards d’ariary d’économie annuelle en vue avec la construction de la centrale solaire de Madiro à Nosy Be, selon le ministère 

    ENERGIE – 7 milliards d’ariary d’économie annuelle en vue avec la construction de la centrale solaire de Madiro à Nosy Be, selon le ministère 

    Antananarivo, 26 Mai, 6h55 – Les avantages d’une centrale solaire mis en avant. Les autorités attirent l’attention sur l’impact économique de la centrale solaire de 5 MW qui sera installée à Madiro Nosy Be lors de la cérémonie de lancement des travaux de construction, samedi.

     

    “Grâce à cette centrale solaire, nous allons économiser jusqu’à 7 milliards d’ariary par an rien que pour Nosy Be, en réduisant massivement les importations de carburant utilisées jusqu’ici pour produire l’électricité, souligne-t-il dans son discours. “Le carburant constitue une dépense importante”, poursuit-il.

     

    A l’économie réalisée sur l’achat des carburants, le président de la République Andry Rajoelina met également en avant l’économie réalisée sur le paiement des loyers des centrales thermiques appartenant à des opérateurs privés. “Nous ne pouvons même plus payer les frais de location alors que le gasoil coûte déjà très cher”, regrette-t-il.

     

    Outre les 7 milliards d’ariary d’économie qui seront réalisés par la Jirama, le président de la République annonce également une baisse du prix de l’électricité. Olivier Jean Baptiste, lui, ajoute la “réduction des émissions de CO2, tout en assurant une alimentation électrique plus stable et moins coûteuse”.

     

    Le projet de centrale solaire de Madiro s’inscrit dans le cadre du programme national de 50MW, financé intégralement par l’État malgache, qui vise à tripler le taux d’accès à l’électricité d’ici 2030. À Nosy Be, la centrale, combinée à un système de batteries de 3,2 MWh, couvrira jusqu’à 85 % des besoins en électricité pendant la journée et 41 % la nuit, selon le ministère.

     

    La centrale comprendra environ 8 700 panneaux solaires et injectera entre 6 à 7 millions de kWh par an dans le réseau local. Elle sera complétée dans les prochaines semaines par une deuxième centrale photovoltaïque de 3 MWc, issue d’un partenariat public-privé, et qui est en cours de construction. Mais Andry Rajoelina annonce déjà une deuxième centrale de 5MW pour 2026.

  • SANTE – Plus de 130 professionnels de santé formés à la gestion des urgences sanitaires depuis 2024

    SANTE – Plus de 130 professionnels de santé formés à la gestion des urgences sanitaires depuis 2024

    Antananarivo, 24 Mai, 16h05 – Madagascar renforce son système d’alerte sanitaire. Pour mieux anticiper et gérer les crises sanitaires, la Grande île mise sur la décentralisation de ses Centres d’opérations d’urgence de santé publique (COUSP). En moins de deux ans, plus de 130 professionnels de santé ont été formés dans quatre régions clés, renforçant ainsi les capacités de réponse rapide du pays face aux épidémies.

     

    L’objectif était de constituer dans chaque région un noyau d’experts prêts à activer les dispositifs de veille, d’alerte et de riposte dès l’apparition d’une menace. Cette nouvelle disposition a été prise en compte après le succès du COUSP national qui était opérationnel depuis 2016. Ce système a été expérimenté lors des épisodes de peste, de rougeole et de Covid-19. Le ministère de la Santé publique poursuit donc son engagement en déployant ce dispositif à l’échelle régionale.

     

    Depuis 2024, des ateliers de formation ont été organisés à Mahajanga, zone portuaire stratégique face aux risques épidémiques, Toamasina, principal point d’entrée des agents pathogènes, Antsiranana et Nosy Be, forte activité aéroportuaire et à Antsirabe, une région des hautes terres exposée à la peste pulmonaire. Chaque atelier a permis de renforcer les compétences d’acteurs clés de la santé publique sur des thématiques comme la gestion des urgences sanitaires, les fonctions opérationnelles des COUSP et l’usage du Système de gestion des incidents (SGI) pour mieux coordonner les réponses.

     

    Le dernier atelier, organisé à Antsirabe du 28 avril au 3 mai 2025, vient conclure ce premier cycle national. Il représente une avancée importante vers une couverture territoriale complète du dispositif et une gouvernance sanitaire plus réactive et adaptée aux réalités locales.

     

    Ce renforcement s’inscrit dans le cadre du projet de Sécurité sanitaire dans la région Indopacifique (SSIP) financé par l’Agence française de développement (AFD). Ce projet appuie une approche One Health, intégrant les enjeux humains, animaux et environnementaux.