Catégorie : Sport

  • JEUX OLYMPIQUES – Rosina Randafiarison termine 10ème en soulevant 180 kilos dans la catégorie des moins de 49 kg

    JEUX OLYMPIQUES – Rosina Randafiarison termine 10ème en soulevant 180 kilos dans la catégorie des moins de 49 kg

    Antananarivo, 7 Août, 23h00 – En 2023, aux championnats du monde, Rosina Randafiarison avait soulevé 170 kilos. A l’époque, elle concourait dans la catégorie des moins de 45 kilos en haltérophilie et avait remporté trois médailles d’argent. Comme cette catégorie n’est pas retenue aux Jeux Olympiques, elle a dû concourir dans la catégorie des moins de 49 kilos à Paris 2024.

    A la fin de la compétition, elle soulève un total olympique de 180 kilos, soit dix kilos de mieux que son record personnel. Elle bat en même temps le record d’Afrique de la catégorie des moins de 49 kg qui était de 173 kilos. Les 180 kilos, ce sont aussi 26 kilos de moins que le poids total soulevé par la médaillée d’or, la Chinoise Zhihui Hou. Au classement, Rosina Randafiarison termine le concours à la 10ème place, derrière des concurrentes qui ont toujours évolué, soit dans la catégorie des moins de 48 kg soit dans celle des moins de 49 kg.

    A l’arraché, la vice-championne du monde des moins de 45 kg en 2023 réussit à soulever 80 kilos, un kilo de mieux que le record d’Afrique. Elle avait tenté de soulever 83 kilos au troisième et dernier essai, mais n’y avait pas réussi. A l’épaulé jeté, la triple médaillée d’or aux Jeux des iles, a réussi à soulever 100 kilos, battant ainsi un autre record d’Afrique.

    Pas de médailles donc pour Rosina Randafiarison qui aurait pu avoir un meilleur classement dans une catégorie où elle a déjà fait ses preuves, comme l’avait espéré le président de la Fédération malgache d’haltérophilie. Mais en battant son record et en titillant une catégorie supérieure, celle des 49 kg, la jeune athlète de 23 ans montre qu’elle a encore de la marge.

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg

  • JEUX OLYMPIQUES – L’Afrique termine la 11ème journée avec 16 médailles

    JEUX OLYMPIQUES – L’Afrique termine la 11ème journée avec 16 médailles

    Antananarivo, 7 Août, 13h50 – Ils sont désormais huit pays africains à être inscrits sur le tableau provisoire des médailles. En tête des pays africains les plus médaillés se trouvent le Kenya et l’Afrique du Sud et classés 31ème au classement général, les deux pays ont chacun une médaille d’or, une médaille d’argent et deux médailles de bronze. La troisième place est occupée par l’Ouganda qui, en plus de sa médaille d’or, vient de gagner mardi une deuxième médaille, en argent, grâce à Peruth Chemutai en steeplechase.

    L’Algérie, pour sa part, est quatrième avec une médaille d’or. L’Ethiopie boucle le top 5 avec deux médailles. Au général, elle est 52ème. Hors du top 5 se trouvent la Tunisie avec une médaille d’argent ainsi que l’Egypte et le Cap Vert qui ont chacune une médaille de bronze.

  • FOOTBALL – Elgeco Plus fait appel à des renforts pour jouer ses matchs aller et retour du tour préliminaire de la Coupe de la CAF en Angola

    FOOTBALL – Elgeco Plus fait appel à des renforts pour jouer ses matchs aller et retour du tour préliminaire de la Coupe de la CAF en Angola

    Antananarivo, 7 Août, 12h55 – La Confédération africaine de football donne son feu vert à l’Elgeco Plus. Faute de stade homologué à Madagascar, le club détenteur de la Coupe de Madagascar disputera ses deux matchs, aller et retour, du tour préliminaire de la Coupe de la CAF face au CD Lunda Sul à Luanda en Angola. Les deux matchs se tiendront le 21 et le 25 août prochain au Stade du 11 novembre dans la Capitale angolaise.

    Pour maximiser ses chances de passer au tour suivant, Elgeco Plus a fait venir quatre renforts de taille des autres clubs locaux. Il y a notamment Rado Rabemanantsoa qui évolue à l’AS Fanalamanga, Andry Max de Fosa Juniors, Lalaina Rafanomezantsoa de CFFA et Haja Kely, un ancien de Jet Kintana. L’effectif du club du By-pass peut aussi compter sur le retour de prêt de Eliot chez CFFA. “Cela fait un mois qu’on les a intégrés au groupe donc cela fonctionne bien. Ce sont aussi tous des Barea donc ils savent cela”, explique Andry Hildecoeur Henintsoanarivo, entraîneur de l’Elgeco Plus.

    La préparation se poursuit ainsi pour Elgeco Plus qui est prévu s’envoler pour Luanda le 18 août prochain. Deux matchs amicaux sont encore prévus cette semaine et la semaine prochaine pour peaufiner les réglages offensifs et défensifs. Elgeco Plus croit en ses chances même si les deux matchs vont se jouer en Angola. “Le CD Lunda Sul est, je crois, quatrième de leur championnat. Ce n’est pas le meilleur club d’Angola mais on ne peut pas les sous-estimer”, explique le coach Deker.

    Si le premier match devrait avoir du public, Elgeco Plus qui sera l’hôte du second match prévoit d’organiser le second match à huis clos. Ceci pour des raisons logistiques et organisationnelles mais aussi pour permettre aux joueurs d’avoir moins de pression.

  • JEUX OLYMPIQUES – Sidonie Fiadanantsoa termine cinquième de sa série

    JEUX OLYMPIQUES – Sidonie Fiadanantsoa termine cinquième de sa série

    Antananarivo, 7 Août, 11h55 – Pas de qualification directe ni de record battu pour Sidonie Fiadanantsoa, entrée en lice au 100m haies ce mercredi. La représentante de Madagascar termine cinquième de sa série avec un chrono de 12’’92 secondes. Au général, elle signe le 22ème meilleur temps, à 50/100 de la première (12’’42) et à 7/100 de la 18ème (12’’85), la dernière qui se qualifie directement.

    Selon le règlement, seuls les trois premiers de chaque série et les trois meilleurs temps sont qualifiés directement en demi-finale. Ne figurant pas parmi les meilleures temps, Sidonie Fiadanantsoa devra passer par le tour de repêchage pour espérer passer en demi-finale. La première série des repêchages débute ce jeudi 08 août en fin de matinée.

  • OLYMPIADES – Cape Town se positionne pour accueillir les Jeux Olympiques de 2040

    OLYMPIADES – Cape Town se positionne pour accueillir les Jeux Olympiques de 2040

    Antananarivo, 7 Août, 11h45 – L’organisation des Jeux Olympiques suscite de plus en plus d’intérêt en Afrique. Après l’Egypte, c’est au tour d’un autre pays africain d’afficher son intérêt pour l’organisation des prochains JO. Ainsi, selon une étude menée par la plateforme sud-africaine de co-création pour l’urbanisme, “Our Future Cities”, Cape Town sera prête à partir de 2040. Rouen Smit, urbaniste et PDG de “Our Future Cities”, a présenté le projet Cape Town 2040 à l’occasion d’une conférence à la station Afrique lundi dernier.

    Cette plateforme estime que la métropole sud-africaine, établie sur l’une des plus belles baies du monde, sera fin prête à partir de 2040, études à l’appui. Dans son intervention, elle relève notamment l’expérience de l’Afrique du Sud et notamment de cette ville dans l’organisation des grandes compétitions internationales. Parmi ces compétitions figurent la Coupe du monde de football 2010 ou encore les courses de Formule 1.

    Situé sur la côte sud-ouest de l’Afrique du Sud, le port de Cape Town possède de sérieux atouts en termes d’installation. Rouen Smit appuie sa présentation par des images projetées sur l’écran. Rien ne manque à la ville avec des stades, espaces libres pour de nouvelles constructions d’infrastructures sportives, etc.

    Confiant, il affirme que “84% des sites de compétition nécessaires pour de futurs Jeux Olympiques à Cape Town et dans la province de Western Cap existent déjà ou pourraient être temporaires, créant ainsi une base solide pour une future candidature”. Ce constat a d’ailleurs été révélé dans une nouvelle étude publiée à l’occasion de la Journée Olympique par Cape Town 2040, un groupe de recherche chargé d’évaluer le potentiel de la région en tant que futur hôte au regard des réformes de l’Agenda 2020 et 2020+5 du Comité international olympique (CIO).

    Aucune démarche étatique n’a encore été effectuée jusqu’ici sur ce projet. « A notre avis, il faut que quelqu’un commence la discussion pour voir la possibilité », souligne ce responsable. A l’en croire, « en ce moment il n’y a pas encore de discussion avec l’Etat ou le gouvernement local. » Une discussion aura lieu prochainement, souligne Rashiq Fattar, cofondateur de la structure. Pour affiner leur étude, les deux urbanistes collaborent avec Guy Briggs, qui faisait partie du Comité d’organisation des Jeux de Londres en 2012.

    Ce n’est pas la première fois que la possibilité d’organiser les JO en Afrique du Sud est évoquée. En 2013 déjà, du temps de la présidence de Jacob Zuma, ce dernier avait indiqué, lors d’un déplacement à Tokyo, Japon, que son pays serait très heureux d’accueillir les Jeux Olympiques. Une déclaration d’intention restée sans suite.

    Le secrétaire général du Comité national olympique (CNO) égyptien, lors de la récente assemblée générale de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA), Sharif El Erian, a indiqué que « très peu de pays en Afrique » ont la capacité d’accueillir les Jeux. Il a cité l’Égypte, le Maroc… et l’Afrique du Sud.

  • JEUX OLYMPIQUES – Une onzième journée sans médaille pour la France qui passe à la quatrième place du top 5 provisoire

    JEUX OLYMPIQUES – Une onzième journée sans médaille pour la France qui passe à la quatrième place du top 5 provisoire

    Antananarivo, 7 Août, 11h08 – Pas de médaille pour la France à l’issue de la 11ème journée. Pour la première fois depuis le début des Jeux Olympiques de Paris, le pays hôte ne décroche aucune médaille dans la journée. La France reste donc avec 13 médailles d’or, 16 médailles d’argent et 19 médailles de bronze, soit un total de 48 médailles. Il s’agit néanmoins déjà de la deuxième meilleure performance française après les Jeux de Paris de 1900, quand la France, déjà pays hôte, avait décroché 102 breloques. Mais c’était à une époque où 60% des athlètes étaient Français. Avec 48 médailles en tout, la France a déjà battu sa performance obtenue en Chine en 2008 (43 médailles).
    ⭕En tête, les Etats-Unis restent en tête du classement provisoire. Les Américains comptent, à l’issue de la 11ème journée, 24 médailles d’or, 31 médailles d’argent et 31 médailles de bronze, soit 86 médailles en tout. La Chine, deuxième, dispose de 22 breloques en or, 21 en argent et 16 en bronze dans son escarcelle. L’Australie qui a provisoirement ravi la troisième place à la France totalise 14 médailles d’or, 12 médailles d’argent et neuf médailles de bronze, soit un total de 35 médailles. C’est la Grande Bretagne qui clôt le top 5 avec ses 12 médailles d’or, 15 médailles d’argent et 19 médailles de bronze.
    ⭕Au pied du top 5, la Corée du Sud et le Japon sont toujours à l’affût avec 11 médailles d’or chacune. La Corée du Sud, avec huit médailles d’argent et sept médailles de bronze est sixième. Le Japon qui compte six breloques en argent et 12 breloques en bronze est septième.
  • JO 2024 – Sidonie Fiadanantsoa à la chasse au record de Madagascar au Stade de France ce mercredi

    JO 2024 – Sidonie Fiadanantsoa à la chasse au record de Madagascar au Stade de France ce mercredi

    Antananarivo, 7 Août, 6h50 – Rendez-vous avec l’histoire. Au top de sa forme, Sidonie Fiadanantsoa veut saisir l’occasion qui se présente devant elle afin de briser le record de Madagascar en 100 mètres haies dames. Un objectif qu’elle convoite depuis les Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI), l’année dernière. Elle sera alignée au Stade de France au départ du 100m haies ce mercredi à 11h15, heure de Madagascar.

    La triple championne des JIOI n’est plus qu’à une centième de seconde du record détenu par Rosa Rakotozafy depuis 1999, 12’’84. Quelques mois avant le début des Jeux olympiques, lors du meeting international de Martinique au mois de mai, Sidonie Fiadanantsoa a couru la distance en 12’’86. En juillet, au Résisprint International à La-Chaux-De-Fonds, elle a bouclé la série en 12’’85.

    “Le moment est venu, il faut que je batte ce record”, confie la hurdleuse au téléphone. Fin avril, la championne des jeux de la francophonie a fait, pour la première fois de sa carrière, un chrono en dessous des 13 secondes sur cette distance.

    Hanitriniaina Rakotondrabe, détentrice du record de Madagascar du 100m féminine et coach nationale en sprint et haies est aussi confiante par rapport aux performances que peut afficher Sidonie Fiadanantsoa lors de ces Jeux Olympiques. “Moi j’ai entraîné Sidonie depuis qu’elle est petite, et je sais ce qu’elle peut faire”, nous confie-elle mardi. “Je viens de lui écrire et je lui ai dit qu’elle peut atteindre le second tour”, ajoute-t-elle.

    D’après la coach, Sidonie Fiadanantsoa peut au minimum battre son record personnel. “Les haies, c’est compliqué avec les obstacles on ne sait jamais ce qui peut se passer mais je pense qu’elle va passer au second tour et même battre le record national”, assure-t-elle.

    Aux championnats d’Afrique, en Juin, au Cameroun, malgré un environnement malsain avant le début de sa course, elle a couru en 12’’98. Sidonie Fiadanantsoa est arrivée tardivement à Douala, puis, elle a eu un problème d’hébergement juste à la veille de sa course.

    Pour sa préparation, elle a eu l’opportunité de côtoyer le centre d’entraînement de haut niveau de Dakar. Cette année, elle a également participé à des compétitions et des meetings en France pour rester au top. Avant les Jeux, Sidonie Fiadananatsoa a bénéficié d’un stage de deux semaines au stade d’Epinal dans les Vosges.

  • JEUX OLYMPIQUES – Les Etats-Unis toujours en tête du classement provisoire des médailles

    JEUX OLYMPIQUES – Les Etats-Unis toujours en tête du classement provisoire des médailles

    Antananarivo, 6 Août, 10h35 – La course à la première place du tableau des médailles se poursuit pour la Chine et les Etats-Unis. Alors que les Etats-Unis semblent difficiles à rattraper sur le nombre total des breloques avec leurs 79 médailles, la bataille avec la Chine pour gagner le plus grand nombre de médailles d’or est plus serrée que jamais. A la fin de la dixième journée, les deux pays sont à 21 médailles d’or chacun. Pour les médailles d’argent, les Etats-Unis l’emportent largement avec une bonne trentaine contre seulement 18 pour la Chine. Pour ce qui est du bronze, les Etats-Unis en sont à 28 alors que la Chine en est à 14.

    Derrière, dans le top 5, la France, l’Australie et la Grande Bretagne se disputent la troisième place. A la fin de la 10ème journée, la France et l’Australie ont chacune 13 médailles d’or, avec un avantage pour la France qui a gagné 16 médailles d’argent et 19 médailles de bronze. L’Australie, elle, a remporté jusqu’ici 12 médailles d’argent et huit médailles de bronze. La Grande Bretagne, cinquième du classement provisoire, a 12 breloques en or, 13 en argent et 17 en bronze. A l’affût, mais en dehors du top 5, se trouvent la Corée du Sud (11 or, huit argent, sept bronze), le Japon (10 or, cinq argent, 11 bronze) et l’Italie (neuf or, 10 argent, six bronze).

  • NICOLE RAMALALANIRINA : “Il n’y a pas de hasard dans le sport de haut niveau”

    NICOLE RAMALALANIRINA : “Il n’y a pas de hasard dans le sport de haut niveau”

    Dans notre série sur les légendes malgaches des Jeux Olympiques, nous avons rencontré Nicole Ramalalanirina, spécialiste du 100m haies et finaliste aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000. Cette performance, elle l’a pourtant obtenue sous les couleurs de la France dont elle a acquis la nationalité en 1998, après avoir obtenu, avec l’équipe nationale malgache, de nombreux titres et participé aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992 et d’Atlanta en 1996. Au pied du stade de France où elle vient d’assister à la course du sprinter Rija Vatomanga Gardiner au 100m, elle a rencontré l’équipe de www.2424.mg. Elle se confie sur son parcours olympique, mais aussi sur les raisons qui l’ont amenée à choisir le pavillon français. Interview sans filtre.

    Nicole Ramalalanirina est spécialiste du 100m haies. Elle est sans doute l’une des plus grands athlètes malgaches de tous les temps.
    Son palmarès est impressionnant : elle est championne d’Afrique en 1993. Elle remporte la médaille d’or aux Jeux de la Francophonie de 1994 et de 1997.
    En 1995, elle remporte le titre de Championne du Monde Universitaire aux Universiades de Fukuoka, Japon. Elle a participé à quatre Jeux Olympiques : Barcelone 1992, Atlanta 1996, Sydney 2000 et Athènes 2004. A Atlanta, elle atteint les demi-finales. Mais pour aller encore plus loin que les demi-finales, elle change de pays en 1998. C’est sous les couleurs de la France qu’elle court la finale de sa spécialité à Sydney 2000.

    “Personnellement, j’ai participé à quatre Jeux Olympiques. En 1992, j’étais à Barcelone avec [la délégation de] Madagascar. En 1996 à Atlanta, j’étais demi-finaliste sous les couleurs malgaches. Ensuite, en 2000, à Sydney et à Athènes [en 2004] j’ai couru pour la France. Ma meilleure place à Sydney, c’était celle de finaliste. Mon objectif, à l’époque, c’était la médaille, vu que j’avais gagné ma demi-finale mon ambition était donc élevée.

    Pourquoi avez-vous demandé à être naturalisée française?

    *Le choix était simple : sans détours, je dis que si j’ai quitté Madagascar c’est parce que je me suis rendue compte que c’était le maximum que je pouvais faire, parce que les aides faisaient défaut, je ne pouvais pas aller plus loin. C’était le maximum, car on a tous vu ce que l’on a vécu à Atlanta, à Barcelone. En matière d’ambition sportive c’était le maximum, alors il fallait changer.

    Quelles étaient vos ambitions en quittant l’équipe nationale malgache?

    *Lorsque j’avais pris la décision de ne plus faire partie de l’équipe nationale malgache, mon objectif était d’aller plus loin. Comme j’étais demi-finaliste à Atlanta, mon objectif était d’être finaliste voire médaillée. Je savais que cela était possible car mon entraîneur avait affirmé à l’époque que j’avais les capacités de faire un bon chrono pour aller en finale. Quand j’avais gagné ma demi-finale à Sydney, ma confiance était très élevée car mes adversaires étaient toutes très fortes. Nous étions 16 athlètes demi-finalistes, très compétitrices et de niveaux similaires. Je me suis dit que si j’étais sortie vainqueur d’une telle demi-finale c’est que tout était alors possible en finale.

    Vous n’avez pourtant pas gagné la médaille après laquelle vous couriez…

    *A 20 mètres de l’arrivée, une athlète jamaïcaine a commis une faute. Elle m’a frôlé et ce choc a ralenti ma course. Or, mon entraîneur m’a toujours dit que la médaille se joue dans les 15 derniers mètres. C’est-à-dire que j’étais sur le point d’accélérer [pour le sprint final] mais je ne pouvais pas car j’ai été déséquilibrée. Mais cela ne comptait pas, mon objectif était d’aller en finale au minimum. Je suis effectivement arrivée en finale, et j’étais contente. Quoi qu’il en soit, le sang malgache coule dans mes veines. J’ai gardé ma nationalité malgache. On peut donc toujours dire que j’étais la première Malgache à participer à une finale olympique. Et cela est très important.

    Qu’est-ce qui différencie les deux équipes, malgache et française?

    *Mentalement, je n’avais aucune inquiétude. La raison en était simple. Je suis bien placée pour comparer la préparation malgache et la préparation française. Là où je veux en venir, c’est que la préparation pour une grande compétition n’est pas seulement le fruit du hasard ni du bricolage. C’est quelque chose d’énorme. Cela passe par les infrastructures. Il faut aider les athlètes, financièrement et matériellement. Il en est de même des cadres, dirigeants et entraîneurs. Ils doivent tous être compétents. Il y a bien de choses qu’on peut critiquer chez les Français mais en tout cas les bases sont installées. Ce qui est important, c’est une préparation de très haut niveau. Dès lors que votre préparation se déroule normalement, viser une finale olympique ne constitue plus un problème. Je voudrais attirer l’attention des Malgaches sur l’aspect suivant. Quand vous parlez de haut niveau, vous devez savoir que vous êtes capable d’affronter des athlètes de valeur mondiale. Qu’est-ce que cela signifie ? Au minimum vous devez aller en demi-finale. Et c’est le critère chez les Français : ils ne sélectionnent pas des athlètes incapables d’atteindre la demi-finale au minimum. Arrivé en demi-finale, vous décidez de la suite. Mais là où je veux en venir, c’est notre préparation à nous Malgaches. Elle n’existe même pas parfois, on concourt de manière archaïque. Le hasard n’existe pas dans le sport de haut niveau, il faut une préparation sérieuse. Et même si vous vous êtes bien préparé, quelquefois vous ne vous en sortez pas, alors avec une préparation primaire … Il n’y a pas de place pour une préparation hasardeuse dans le haut niveau.

     

    Comment avez-vous vécu votre vie d’athlète française?

    C’est simple. Une fois que vous êtes inscrit dans la liste des athlètes français de haut niveau au niveau du ministère, vous recevez des aides financières et en termes d’infrastructures. C’est-à-dire vous pouvez profiter des biens que détient la Fédération, car ce ne sont pas tous les athlètes qui bénéficient des infrastructures et du matériel. De même il y a les sponsors. En tant que citoyen français, la ville et la région sont derrière vous et vous aident. Des équipementiers vous soutiennent également car ils savent que vous avez le niveau. Tout cela considéré dans son ensemble vous permet d’acquérir de la tranquillité d’esprit pour préparer les Jeux olympiques. Côté finance, vous n’avez plus à vous soucier de votre nourriture de demain, ni comment vous allez payer votre loyer. Je n’avais pas de tels soucis quand j’étais en équipe de France. Tout était réglé d’avance, et j’étais donc concentrée sur mon entraînement. Puis, c’est une personne compétente qui m’a prise en charge à l’entraînement. Elle connaissait déjà mes performances et savait jusqu’à quel niveau je pouvais arriver. L’entraineur avait confiance en moi, et vous avez vu les résultats. Aux Jeux Olympiques vous devez participer à quatre courses avant d’atteindre la finale. Et ces quatre courses, ce sont toutes des sortes de finale : le premier tour c’est déjà une finale, au deuxième tour vous courez une finale, en demi-finale c’est comme courir une finale, et la finale c’est vraiment une finale. Et ce que les gens ne savent pas au sujet des coulisses du haut niveau, c’est que plus vous passez du premier tour au deuxième tour, plus l’intensité de la course devient plus vive. Autrement dit, un athlète sans préparation n’a aucune chance d’aller loin.

     Comment trouvez-vous l’évolution de la situation des athlètes malgaches aujourd’hui?

    Je vais être sévère à l’encontre des dirigeants, car ce que j’avais vécu, les athlètes actuels l’endurent encore. Je l’ai vécu il y a déjà 32 ans. J’ai commencé l’athlétisme à Madagascar. J’ai été championne d’Afrique, j’ai gagné aux Jeux de la Francophonie, et le titre de championne du monde aux Universiades. C’est tout cela ce que je valais quand j’étais à Madagascar, et j’avoue que je n’avais obtenu aucune aide. Et c’est une des raisons qui m’avait amené à prendre la décision de me tirer de la situation : elle ne peut pas continuer si je voulais poursuivre dans le haut niveau. Cette décision m’a beaucoup aidé et je l’assume. Et vous les avez constatés sur mes résultats. J’ai vraiment joui de tous ces avantages: quand j’entrais dans la chambre d’appel, j’étais gonflée à bloc, je savais que je pouvais aller loin, à l’inverse de nou s Malgaches : vous êtes complexé car vous connaissez ce que vous aviez fait avec un entraînement qui n’est pas aux normes, et vous n’avez obtenu que très peu d’aides. Je voudrais dire tellement de choses. De nombreux athlètes malgaches possèdent des qualités mais il manque le soutien, la vision des dirigeants, l’ambition sportive chez les dirigeants … Quelle est donc l’ambition sportive, quel est notre objectif dans ces Jeux olympiques ? Contentons-nous d’être présents à titre représentatif ? Ou bien allons-nous faire comme la Jamaïque ? La Jamaïque est un pays pauvre, mais dès que ses athlètes foulent la piste, l’objectif c’est une médaille c’est-à-dire un objectif élevé.

     Mais les athlètes eux-mêmes ne semblent pas avoir cette ambition d’aller loin, de viser haut…

    *Personnellement, je préfère prendre la défense de l’athlète, car j’ai déjà vécu ce qu’il endure. Il m’est difficile de critiquer l’athlète, car il subit la situation. Si l’athlète arrive à ce stade, c’est à cause de responsables du sport. Il faut quatre ans au minimum pour préparer les Jeux olympiques. Quid de la préparation des Malgaches ? Je n’en ai pas entendu parler. Si une telle préparation n’a pas eu lieu, cela revient à ce que nous avons dit plus tôt, cela ne se fait pas de façon bâclée. Il faut de la volonté politique, pas des paroles en l’air. Il faut de l’action. Le côté positif pour certains athlètes, le fait de participer [aux Jeux olympiques] est déjà de l’expérience gagnée. Ce n’est pas mentalement facile de participer aux Jeux olympiques. Car dès que vous entrez dans le stade, ou alors ça dépend de la discipline, dès que vous foulez le tatami ou le terrain, il faut avoir une force mentale prodigieuse car c’est 50% mental et 50% physique. Même si votre entraînement a été très dur mais mentalement vous n’êtes pas préparé, votre préparation sera vaine. Il est donc bon que l’athlète découvre l’expérience des Jeux olympiques. Toutefois ce n’est pas suffisant. Je suis moi-même une athlète. On me connaissait comme étant “la petite Malgache”. Quand je suis sur la piste, les gens me craignaient car les gens savent l’entraînement que j’ai fait et le temps ainsi que le résultat que j’ai réalisés. J’ai gagné une médaille au championnat du monde, j’ai participé à de nombreuses finales de championnats du monde. Je sais que si j’avais atteint ces résultats c’est que je m’étais bien préparée aux entraînements, ce n’était pas négligé. Donc ce n’est pas la faute des athlètes malgaches. Il faut plutôt tirer des leçons. Nous sommes présents aux Jeux olympiques. Pour les grands pays, la course aux médailles est âpre. J’observe que même les Français rencontrent des difficultés bien qu’ils aient mis beaucoup de choses en place, mais il existe encore des aspects susceptibles d’être améliorés. Nous Malgaches, nous devons chercher les bonnes leçons à prendre. Il faut de l’investissement, les athlètes ont besoin d’aides financières et du matériel. C’est la base sinon il vaut mieux abandonner. Autrement vous n’obtiendrez rien.

    Que diriez-vous aux jeunes athlètes qui sont aujourd’hui aux Jeux Olympiques ?

    *Ce qui est essentiel, je vous encourage, vous les athlètes, tant que vous le restez, l’espoir existe toujours. Si vous travaillez dur, si les dirigeants vous appuient, si tout est bien en place, il y a encore de l’espoir. Vous réussirez. Les gens comme moi en sont des exemples concrets et vivants, je le dis en toute humilité. Je ne peux pas taire le fait que je suis finaliste olympique. Dans mon parcours, je suis finaliste olympique parce que derrière il y a eu un entraînement très dur, beaucoup de soutiens et d’aides. De tout cela, je suis reconnaissante envers la Fédération française [d’athlétisme] et le ministère [français]. Car tout avait été mis en place….

  • JEUX OLYMPIQUES – Les Etats-Unis prennent la tête du classement provisoire des médailles avec 19 médailles d’or

    JEUX OLYMPIQUES – Les Etats-Unis prennent la tête du classement provisoire des médailles avec 19 médailles d’or

    Antananarivo, 05 Août, 7h45 – Du changement au tableau des médailles à l’entame de la dernière semaine des Jeux Olympiques. En gagnant cinq médailles d’or durant la neuvième journée, les Etats-Unis prennent provisoirement la tête du classement des médailles. Ils sont aujourd’hui à 19 médailles d’or, 26 médailles d’argent et 26 médailles de bronze. Les cinq médailles d’or américaines du dimanche 4 août ont été remportées par Scottie Scheffler en golf, Kristen Faulkner en cyclisme sur route dames, Bobby Finke en 1500m nage libre, l’équipe de relais en 4×100 quatre nages et Noah Lyles en 100m hommes.

    La Chine qui dispose également de 19 médailles d’or est deuxième. Avec 15 médailles d’argent et 11 médailles d’argent, elle totalise 45 médailles. En troisième position se trouve la France qui n’a remporté que trois breloques en bronze dimanche. A l’issue de la neuvième journée, la France compte 12 médailles d’or, 14 médailles d’argent et 18 médailles de bronze. Avec 12 médailles d’or également, l’Australie est quatrième. Elle dispose également de 11 breloques en argent et de huit breloques en bronze dans son escarcelle.

    Le top 5 est clôturée par la Grande Bretagne qui compte 10 médailles d’or, 12 médailles d’argent et 15 médailles de bronze. La Corée du Sud, avec 10 médailles d’or, sept médailles d’argent et sept médailles de bronze est sixième. Le Japon, lui, est septième avec neuf breloques en or, cinq en argent et dix en bronze.