Dans un pays où les repères s’effritent et où l’art peine parfois à trouver sa place, une voix se lève, douce mais assurée, enracinée dans sa culture, tendue vers l’avenir. Nous parlons bien sûr de Fela Razafiarison, femme d’aujourd’hui et metteure en scène. Elle cherche. Elle interroge. Elle invente. Son terrain de jeu : un théâtre contemporain, populaire, enraciné dans les réalités sociales du pays. La Ferme, l’une des dernières œuvres qui portent son empreinte, est une pièce actuelle, engagée, vivante qui ne la ferme pas. Rencontre avec une metteure en scène contemporaine.
Catégorie : Culture
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CONCERT- “Tena Kanto” de Poopy au Palais des sports a bien porté son nom
Antananarivo, 03 Août, 10h55 – Encore une fois, Poopy fait un carton plein au Palais des Sports Mahamasina. Le concert qui a eu lieu dimanche a drainé une foule de fans et de fidèles. Et comme son intitulé l’indique, le concert était “kanto”, “tena kanto”, avec des duos, trios et autres combinaisons habituels ou inédits. Poopy et Malala, Poopy et Stéphanie, Poopy, Léonie et Miharimbola, Poopy et Nanie, Poopy et Denise. Sans oublier cette pépite, Lavitra azy, le tube promotionnel du concert qui a vu ces dames chanter ensemble sur scène.
Comme à chaque fois, le chanteuse a joué avec émotion, et a fait jouer les émotions : joie, pleurs, rires étaient au rendez-vous dans les gradins. Le public a vibré au rythme des anciens tubes et des morceaux du nouvel album “Endrika Fitaovana” dont le concert a aussi servi de spectacle de promotion.
Et si vous avez raté l’événement de dimanche, vous pouvez toujours retrouver Poopy sur scène avec Njila et Mahery le 31 août à Antsahamanitra. Ce ne sera pas tout à fait pareil. Mais il y aura du Poopy et la nostalgie de ses débuts avec le groupe Njila.
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Événement – Manga Mania Festival 2025 plonge Antananarivo dans la culture asiatique
Antananarivo, 3 Août, 11h15 – Des milliers de passionnés de culture asiatique se sont donnés rendez-vous au gymnase Ankoay à Ankorondrano les 25 et 26 juillet derniers. Pendant deux jours, Manga Mania Festival a plongé la capitale malgache dans les multiples facettes de l’Asie, et a offert un espace de divertissement à la jeunesse malgache. Avec 75 stands, contre 45 lors de la précédente édition, le festival a proposé une large palette d’activités : gastronomie, jeux vidéo e-sport, produits dérivés, mais aussi animations scéniques allant des démonstrations d’arts martiaux aux performances de K-pop et de chant manga. Retour en images et en couleurs sur un événement qui entendait aussi encourager les jeunes à cultiver leurs passions et à s’y investir pleinement.
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SPECTACLE – Kakakaka Kaiamba fait rire et chanter à La City Ivandry
Antananarivo, 2 Août, 19h30 – Pari réussi pour les humoristes-chanteurs. Herinaivo “Gothlieb” Randriamasinoro, Francis “Turbo” Razafiarison, Eric “Fou Hehy” Rakotoarimanana et Honorat “Fou Hehy” Herisolomahefa ont fait le plein du Food Court de la City Ivandry pour leur retour sur scène avec Kakakaka Kaiamba, vendredi soir. Le spectacle était à la hauteur de l’attente de leur public qui ont aussi bien ri que chanté pendant toute la soirée.
Le spectacle, alternant sketchs et chansons, est resté fidèle à son esprit : amuser, divertir mais aussi transmettre un patrimoine musical. Et si vous avez raté le rendez-vous de vendredi, ou souhaitez revivre l’ambiance, un autre show est prévu ce dimanche après-midi, toujours au Food Court de La City Ivandry. Cette fois, le spectacle, et bien sûr les sketchs, sera adapté à un public plus familial. En attendant, revivez la soirée de vendredi en images.
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SHOW – Deux jours de rire, de chansons et de folies à La City avec le retour de Kakakaka Kaiamba
Après un an d’absence, le show culte revient. Deux jours, deux ambiances, un seul nom : Kakakaka Kaiamba. Vendredi soir pour les fêtards, dimanche pour les familles. Voici les coulisses, les confidences, et les promesses.
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EDUCATION – Les Centres de lecture et d’animation culturelle redynamisés
Antananarivo, 30 Juillet, 16h55 – Les “Clac” sont ravivés. Les 27 maires membres du réseau de ces Centres de lecture et d’animation culturelle ont bénéficié depuis mercredi d’un programme de renforcement de capacité. L’initiative vise à renforcer le rôle de ces Centres dans la promotion de l’accès équitable à la lecture, à l’information et à la culture, en particulier dans les zones rurales et périurbaines.
Ce programme est mis en œuvre par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le ministère de la Communication et de la culture et les collectivités locales. Il devrait permettre à ces maires de valoriser le rôle des communes dans la promotion du développement culturel territorial. Il est attendu de ce programme la facilitation de l’accès à la lecture et à l’information pour l’ensemble des citoyens, assurer une diffusion culturelle inclusive et équitable ainsi qu’à renforcer la cohésion sociale et à encourager l’implication citoyenne.
Le ministère de la Communication et de la culture avait initié cette redynamisation du programme Clac afin d’apporter un nouveau souffle à ces Centres. Ces Clacs ne sont d’ailleurs pas seulement des lieux de lecture, souligne la ministre Volamiranty Donna Mara. Elle évoque des “espaces de citoyenneté, de rencontre, de créativité, et surtout des leviers puissants pour l’éducation et la cohésion sociale”. “Les intégrer pleinement dans vos plans communaux de développement contribuera à faire vivre la culture au cœur même de nos territoires”, lance-t-elle.
Volamiranty Donna Mara soutient alors que cette redynamisation s’inscrit dans une approche moderne, tirant profit des technologies actuelles. Et, ce pour faire des CLACs de véritables pôles culturels innovants.
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NECROLOGIE – Ozzy Osbourne, le parrain du heavy metal, s’est éteint à l’âge de 76 ans
Antananarivo, 23 Juillet, 7h50 – De par le monde, le rock est en deuil. « Le parrain du heavy métal », Ozzy Osbourne, de son vrai nom John Michael Osbourne, est mort ce matin à Los Angeles, entouré des siens. L’annonce a été faite par sa femme Sharon Osbourne à travers un communiqué bref. “C’est avec une tristesse indicible que nous annonçons la disparition de notre bien-aimé Ozzy”, écrit-elle. Le décès aurait été causé par les complications des suites de la maladie de Parkinson.
Diagnostiqué du Parkinson en 2003, Ozzy Osborne a rendu public son état en 2020 seulement. Affaibli par de nombreuses interventions chirurgicales, notamment à la colonne vertébrale après une lourde chute, il avait dû annuler sa tournée d’adieux avant de faire un ultime concert à Birmingham en février 2024. En pleine bataille contre la maladie, il confiait au magazine Rolling Stone UK en novembre 2023 qu’il “meurt à petit feu”. “Mon corps lâche, mais je me bats encore”, indiquait-il. Mais le combat n’aura pas suffi à contenir l’inévitable, l’une des plus grandes étoiles du rock s’en est allée âgé de 76 ans.
Ozzy Osbourne a marqué l’histoire de la musique autant avec Black Sabbath qu’en solo, s’érigeant en père fondateur d’un genre nouveau, le heavy métal. L’album Paranoid, sorti en 1970 avec Black Sabbath, demeure à jamais le marqueur d’une époque. Ses disques solos Blizzard of Ozz, sortie en 1980 ou No More Tears sortie en 1991, resteront des classiques. Récompensé par plusieurs Grammy Awards, dont celui du meilleur duo métal en 2024 pour “Patient Number 9” avec Tony Iommi, il est entré au Rock and Roll Hall of Fame avec Black Sabbath en 2006. Il laisse derrière lui une discographie immense, un style inimitable, et une influence durable sur plusieurs générations de musiciens.
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ART – Manja sublime la clôture du Tana Design Week 2025
Antananarivo, 20 Juillet, 18h30 – Antananarivo a vibré la semaine dernière au rythme du design, des idées et des textures. Et pour signer la fin de la Tana Design Week 2025, c’est le retour en beauté du festival Manja qui a fait battre les cœurs. A Andafiavaratra, la salle de réception du palais s’est transformée en un podium hors du temps, un trait d’union entre tradition et création contemporaine.
Parmi les stylistes qui ont marqué cette édition, Richiandy Raherinjatovo a ébloui par sa capacité à cristalliser les fleurs et à les métamorphoser en accessoires de mode poétiques, une œuvre florale qui a remporté le Prix de la créativité. Le Prix de l’engagement, lui, est revenu à Aina Rasoloarisoa, militante du beau et du juste, pour son travail de réhabilitation de l’image des femmes tisserandes du Sud, longtemps invisibilisées. Enfin, le Prix découverte a révélé Jo Aina, une étoile montante à suivre.
Mais derrière l’élégance des tissus et des lignes se dessine une vision bien plus large. Depuis sa création en 2018, Tana Design Week grandit, s’étend, ose. En 2022, l’événement comptait cinq designers. Aujourd’hui, ils sont plus de 60 à investir la capitale, entre mode, architecture, céramique, design éco-social et recherche. “Madagascar n’a pas vocation à rester une simple zone de main-d’œuvre. Nous avons des talents. Il est temps de les valoriser, de leur donner les moyens d’exister à l’international”, affirme Domi Sanji, fondateur du Tana Design Week, avec passion et lucidité.
Cette année, La Réunion et Maurice ont été invités. En 2027, l’ambition est claire car selon Domi Sanji, l’évènement fera d’Antananarivo une capitale culturelle de l’océan Indien, en accueillant Seychelles, Comores, et au-delà, l’Afrique créative dans son ensemble. Une ville qui rayonne par ses créateurs, ses lieux symboliques depuis le musée d’art et d’archéologie à l’Université d’Ankatso ainsi qu’une vision assumée de l’avenir avec un design enraciné mais résolument panafricain.
À l’heure où le monde redécouvre l’authenticité et la durabilité, les jeunes créateurs malgache, par la voie du design, rappellent que le pays a bien plus que des matières premières car il a des mains et des idées novatrices.
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OUVRAGE – Johary Ravaloson revient sur les traces d’une Reine oubliée avec l’album illustré “Rasalimo”
Antananarivo, 20 Juillet, 10h35 – Le récit du destin singulier de Rasalimo bientôt dans les rayons des bonnes librairies. Les éditions Dodo Vole annoncent la parution de l’album illustré bilingue “Rasalimo”, écrit par Johary Ravaloson, le 25 août prochain. Destiné aux jeunes lecteurs à partir de dix ans, ce livre documentaire de vingt-quatre pages raconte l’histoire de Rasalimo, une princesse sakalava qui, en 1822, accepte d’unir son sort à celui de Radama I pour mettre fin à une guerre entre les royaumes Sakalava et Merina. Elle quitte alors Mahabo pour rejoindre Antananarivo, emportant avec elle les promesses d’une paix fragile. Figure de transition et de sacrifice, Rasalimo incarne un tournant silencieux de l’histoire malgache, rarement mis en lumière.
L’histoire nous rappelle cependant que le parcours de Rasalimo ne fut pas seulement glorieux. Si elle conclut la paix par son union avec le roi Radama Ier, elle demeure perçue comme étrangère dans les cercles du pouvoir merina. D’après la tradition orale, elle aurait souffert d’hostilités au sein du Rova d’Antananarivo. Leur premier enfant, attestent les experts, a été assassiné. La mémoire populaire conserve l’image d’une femme marginalisée, prise dans les déchirements d’une identité multiple, et dans la violence d’une histoire nationale encore en formation. En rappelant ces éléments, l’ouvrage se positionne à la frontière entre mémoire, pédagogie et hommage.
Bel objet, l’album adopte un grand format de vingt-et-un par trente centimètres. Relié selon la méthode Singer, il propose un texte bilingue en français et en malgache et s’inscrit dans la collection DoC DoC associant archives, narration et illustration pour transmettre des fragments d’histoire oubliés. Le dessin expressif de Griotte réveille la mémoire enfouie et traduit visuellement l’ambivalence d’un destin entre mythe et silence. Ce livre s’adresse à celles et ceux qui souhaitent que les figures invisibles de notre passé retrouvent enfin une voix.

