Antananarivo, 17 Décembre, 11h40 – Voir Madagascar autrement. Mi-Tily sary, regroupant les photographes du mouvement scout unioniste Tily eto Madagasikara célèbre cette année son dixième anniversaire. Pour célébrer ce jubilé comme il se doit, l’association organise à la Cité des cultures à Antaninarenina du 21 décembre au 25 janvier 2025, une exposition dont le thème est intitulé « Ho tiavianay i Madagasikara », nous allons adorer Madagascar.
A en croire Haja Faniry Razafimahenina, membre de Mi-Tily sary, “les visiteurs verront d’autres visages de Madagascar, pas toujours ses mauvais côtés”. Divers paysages à travers les clichés de ces photographes de Tily, le quotidien des Malgaches ou encore ses biodiversités seront alors exposés. L’objectif selon ce scout, c’est d’exposer au grand public la valeur de cette île à travers leurs objectifs.
Mi-Tily Madagascar est une association des photographes dans le mouvement scout Tily eto Madagasikara fondé en 2014. Cette association regroupe les passionnés de la photographie dans ce mouvement, dont ceux qui aiment la photographie de nature.
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Antananarivo, 17 Décembre, 10h55 – L’intérêt pour « Mamody, le dernier creuseur de baobabs » ne décline pas. Cyrille Cornu, son réalisateur, vient d’annoncer le 17 décembre que le documentaire déjà multiprimé vient de recevoir le Prix du Public et celui du Meilleur Film Documentaire lors de la 18ᵉ édition du festival Regards sur le Cinéma de Colombie et d’Amérique du Sud.
« Mamody, le dernier creuseur de baobabs » met en scène Mamody, un creuseur de Baobab du Sud de Madagascar. Il permet de découvrir une pratique qui dans une région aride constitue une gestion eco-responsable des réserves d’eau et une résistance face à la sécheresse de plus en plus fréquente du fait des changements climatiques entre autres.
Ce film-documentaire sorti en 2022 n’a jamais cessé de récolter me prix sur son chemin. Parmi ces prix figurent la mention spéciale du festival Cinéma Vue d’Afrique au Québec, celui du meilleur long métrage en Afrique de la 12ème édition de Wildlife Conservation Film Festival (WCFF) et dernièrement, en octobre 2024, un prix octroyé à New Delhi, dans la catégorie Water Conservation, à la 12ème édition du CMS VatavaranInternational Film Festival and Forum on Environment & Wildlife.
Antananarivo, 16 Décembre, 12h45 – Émotion et douceur. C’est ainsi que l’on peut résumer le spectacle d’Anisha Jo qui s’est tenu au Centre de conférence international Ivato dimanche. La chanteuse malgache, lauréate de l’édition 2022 du télécrochet “Star Academy”, a été fidèle à elle-même et fidèle à ses promesses lors de son premier spectacle dans son pays natal. Visiblement émue, elle a versé quelques larmes tout au long du concert où elle a partagé mais également reçu de l’amour et de la bienveillance de la part de ses fans malgaches.
Durant les quelques tours d’horloge qu’elle a partagé avec son public, Anisha Jo a principalement interprété les chansons de son premier album. Des titres comme “Tu rayonnes”, “Tu rêves”, “Etincelle”. Mais elle a également interprété de nombreuses chansons qui l’ont marqué, malgaches comme internationales, comme “Embona sy hanina”, “Aza avela hahalala”, “Rolling on the river” de Tina Turner ou encore “What’s up” de 4 Non Blondes. Des titres repris en chœur par toute la salle. La chanteuse a également chanté en exclusivité plusieurs nouvelles chansons qui vont sortir prochainement dont des titres en malgache.
Le spectacle a également été le théâtre de plusieurs surprises. Reko Band a notamment interprété une de leurs chansons avec Anisha Jo. Fara Kely a également été parmi les invités surprises et a interprété une chanson avec la star du jour. Durant le concert, Anisha Jo a tenu à remercier Madagascar pour son soutien depuis son passage à Star Academy. “J’ai entendu que vous m’avez soutenu et je vous rencontre enfin. Je vous aime”, déclare-t-elle. La chanteuse promet de revenir à Madagascar pour d’autres shows avec le public malgache.
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Antananarivo, 16 Décembre, 10h55 – Après trois mois de résidence à la Cité Internationale des Arts, le lauréat du prix Paritana 2024, Tsiriniaina Hajatiana Hirimboangy, présente les premiers jalons de « Ridô-devoiler les souvenirs » à la Fondation H Paris, à partir du 18 décembre. Il s’agit d’une restitution qui revient sur le développement de l’exposition, de l’expérience de l’artiste au sein de sa résidence, qui annonce déjà les couleurs de l’exposition finale.
Sur le compte Instagram de Tsiriniaina Hajatiana Hirimboangy, on voit l’artiste travailler différentes matières dont des rideaux blancs qui recouvre des images aux couleurs éclatantes. On voit également des textes et divers croquis. Des indices qui permettent déja d’augurer ce que sera l’exposition « Ridô-devoiler les souvenirs » qui sera accueillie par l’Institut Français de Madagascar en mars 2025.
Tsiriniaina Hajatiana Hirimboangy est le premier artiste malgache résident à l’étranger à avoir été lauréat du prix Paritana depuis sa création. Originellement chercheur soutenu par la bourse Yavarhoussen pour l’histoire de l’art, l’artiste fait ainsi ses premiers pas sur la scène artistique malgache avec « Ridô-devoiler les souvenirs ».
Antananarivo, 15 Décembre, 18h45 – La première édition du Creashort Festival rend son verdict. Et c’est le court métrage « 2ML » réalisé par Yvanès Mazava Rasamoelina qui est sacré meilleur court métrage par le jury du Festival composé entre autres de Kevin Deris, CEO de DL Visual et de Mamihasina Raminosoa, réalisateur et directeur de DDC lors de la remise de prix qui s’est tenu au Cinepax samedi.
Le thème imposé durant le festival était « Super pouvoir ». « 2ML » raconte l’histoire de deux amis qui découvrent un liquide capable qui permet à celui qui en boit deux millilitres d’avoir toutes les connaissances du monde. Le film adopte un ton humoristique marié à une narration et un montage dynamique. La multiplication des scènes drôles et inattendues promet au spectateur de passer un bon moment. Il y a de l’avenir.
Mais le jury a également attribué un prix spécial à Fanirimalala Rakotoniaina pour son court métrage « Lensy Donovan Acte 1: La frontière ». Le prix du public, pour sa part, a été attribué à Fanomezantsoa Andrianantenaina pour son film « Ce n’est pas un simple braquage ».
Le Creashort Festival, appuyé par le projet Ony de Orelsan, a été créé pour découvrir et soutenir nouvelle génération de cinéastes malgache. Les 11 films en compétition ont été sélectionnés parmi les différents projets soumis et produits durant le festival. Avant la production des films qui a duré deux semaines, une séance d’initiation et de formation ont été octroyés aux participants.
Antananarivo, 14 Décembre, 18h50 – « Lamba, Madagascar », l’histoire continue. Après avoir été créée et organisée par le Musée de la Photo de Madagascar, l’exposition « Lamba, Madagascar » ouvrira de nouveau ses portes, à la villa de la région Réunion, à partir de demain 15 décembre. Un pont se tisse ainsi entre Madagascar et La Réunion à travers l’histoire du « Lamba ».
Tsiory Randriamanantena, directeur du Musée de la Photo de Madagascar indique « que Huguette Bello, présidente de la région Réunion, de passage à Madagascar, a eu un véritable coup de cœur pour cette exposition ». C’est à la suite de cela que l’initiative de cette exportation a été prise par la région Réunion.
Rappelons que « Lamba, Madagascar » a été initialement ouverte au public à Antananarivo, en avril 2024. Il s’agit d’une exposition retraçant non seulement l’histoire mais aussi la place du « lamba » dans la société malgache avec une sélection de 150 photographies des années 1930 réalisées par Ramilijaona, Joseph Razafy, Émile Pierre et Jacques Foblée entre autres.
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Quand une légende de la musique passe, l’ambiance est assurée. A 69 ans, le roi du Salegy Jaojaoby n’a rien perdu de sa superbe. Pour preuve, il a encore assuré un show exceptionnel de plus de quatre heures à la City Ivandry le vendredi 6 décembre dernier. Jusqu’au bout de la nuit, La City a vibré aux sons indémodables de l’îcone de la musique tropicale malgache tel que, “Tsy Akeo”, “Mangala Vaiavy”, “Alima”, “E tiako” ou encore “Somaiko Somainao”. Le roi est là, vive roi. Extrait.
Antananarivo, 14 Décembre, 8h55 – Ce 14 décembre, un séisme dans le rap malgache. « Tsy ho bado » , le nouveau cypher du collectif Zaza Rap Taiza, succédant à « Repoblika », est enfin disponible sur Youtube. Cette année, la portée est toujours critique, mais le thème choisi est l’éducation. Une manière pour les divers rappeurs de ce cypher de dénoncer la situation de l’éducation nationale malgache en musique et d’en tirer les conséquences directes et indirectes sur la vie du Malgache.
La douzaine d’artistes issus du milieu hip-hop ou encore du reggae old et new-school, sur un beat plus moderne cette fois, enchaînent les propos incisifs décrivant une réalité malgache sans concession. Parmi eux, c’est Eklyps qui ouvre le bal. Dans un de ses punchlines, il décrit alors la situation d’une jeunesse réduite à fuir le pays pour espérer un avenir meilleur, malgré diplômes et autres compétences. Les artistes se succèdent, de Big Jimda à Mashmanjaka en passant par Bolo et Ratsilahy, mais un seul propos, l’importance de l’éducation pour le développement de la société.
Avec ce nouveau cypher, Zaza Rap Taiza démontre une nouvelle fois que le rap peut être porteur d’un message constructif. En choisissant le thème de l’éducation et en parlant de tout ce qu’un système éducatif peut impliquer en matière de démocratie et de pouvoir, ce titre « Tsy ho bado », sonne comme un appel à ouvrir les yeux et à reprendre le chemin de l’école et les bancs des universités.
Antananarivo, 14 Décembre, 8h20 – « Rendez-vous à 15h, sans faute ». C’est ainsi que Hajazz du groupe Solomiral clôt son invitation au public, dans une vidéo sur son profil Facebook, vendredi 13 décembre. Une invitation à un concert du groupe Solomiral, ce 14 décembre, à l’Institut français de Madagascar.
Dans la même vidéo, Hajazz, guitariste et chanteur, parle de la musique que les Solomiral vont partager au public ce samedi. « Une musique arc en ciel », selon lui, « sans distinction d’origine ». Des mots dans lesquels l’on reconnaît bien la musique des Solomiral où les influences sont diverses mais où la signature du pays est bien présente.
D’après Hajazz toujours, pour cette fois le groupe Solomiral sera composé des musiciens avec lesquels on a connu le groupe et d’autres. Sur la scène de l’IFM il y aura ainsi Ray Fanaiky à la basse, Tahinavibe au Saxophone, NyOny à la guitares et au chant, Mendrika à la batterie et au chant, Hajazz en lead guitare et lead vocal, Rivo Kely au clavier, Andry Kely à la percussion et au chant et Fety à la basse. De quoi faire un grand concert.
Elle vient de sortir son premier album, « Lumière », en novembre dernier. Entre la musique et elle, c’est une grande histoire d’amour depuis son enfance. Elle a participé et a gagné l’émission de télévision française Star Academy en 2022. Une participation qui a suscité l’engouement des Malgaches à travers le monde. Depuis sa victoire, elle ne rêvait que d’une rencontre, celle avec son public malgache. Elle s’appelle Anisha Jo et ce dimanche, 15 décembre, elle va réaliser ce rêve au CCI Ivato.
Vous l’avez découverte, en 2022, à l’occasion du retour de la Star Academy, une émission de télévision française de téléréalité musicale et de télécrochet.
Une émission qui a changé sa vie. Car Anisha Jo a remporté la Star Academy cette année-là.
Comment aviez-vous atterri à la Star Academy ?
« On m’a repérée dans une scène ouverte. Un casteur de l’émission [Star Academy] m’a demandée si ça m’intéresserait de participer à l’émission Star Academy. Sur le papier, je trouvais que ça ne m’allait pas à l’époque. J’étais très timide à l’époque. Je ne savais pas comment vivre en communauté. D’autant plus que je ne rêvais pas trop de devenir chanteuse. Mais j’ai accepté en me disant que c’est une destinée. J’ai saisi l’opportunité. Je voulais découvrir et acquérir des expériences aussi peut-être. »
Vous êtes de nature timide, réservée et discrète. La notoriété et l’exposition après la Star Academy vous ont-elles changé ?
« Ta nature reste ta nature. Je suis peut-être encore discrète. Mais, je sais maintenant m’y prendre avec les gens. Auparavant, je ne savais pas comment aborder quelqu’un. Je n’étais pas le genre d’élève-étudiante à lever sa main pour demander la parole. Maintenant, j’ai un peu d’audace. Je fais l’effort de me sociabiliser. Je n’ai plus trop peur d’aborder les gens. La peur est encore là. Mais j’accepté que dans la vie, il ne faut pas supprimer cette peur-là. Il faut l’utiliser et la transformer. C’est ce qui a changé en moi.
Vous avez gagné la Star Academy en 2022. Et vous remportez un album. Comment s’est passée la préparation de cet album ?
« Automatiquement celle ou celui qui est déclaré vainqueur sort un album. J’avais déjà ma vision artistique, à savoir je ferai une musique organique, des chansons à texte, qui parlent et qui portent les messages que je voudrais partager. A l’origine ce sont des messages d’amour, d’espoir et de courage. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’ADN de ma musique : je veux faire passer ce message. Il y a eu des discussions en compagnie de mon manager, de la maison de disque, du label, de l’équipe. Nous parlions entre nous. Avec le producteur exécutif, on a discuté de la direction à suivre pour mener l’album à terme. A partir de là, je leur ai exposé ce que j’aimerais faire et ils ont aussi donné leurs visions. Bien sûr ce sont des discussions car au sein d’une équipe il faut se parler, et ne pas imposer ses idées. Par humilité, vous commencez à apprendre et vous ne savez pas le b a ba du sujet. Vous devez aussi avoir confiance à vos collaborateurs, et ils sont à l’écoute car dans cet album il y a eu des collaborations avec des auteurs. Avant je n’avais pas tellement écrit des textes en français, mais plutôt en anglais ou malgache. C’était vraiment un défi pour moi d’écrire des chansons en français pour l’album. Je ne me contentais pas à ce qu’un autre écrivait pour moi ou qu’il y ait déjà des chansons prêtes à être interprétées. Je voulais donner ce que j’avais dans le coeur. J’avais appris l’élaboration d’un album et le processus de création, autrement dit : apprendre ! La plupart des chansons de l’album sont mes compositions, mais il y a également des collaborations, des chansons composées avec d’autres artistes. Il faut toujours apprendre, surtout avec ceux ont déjà du talent afin d’acquérir de l’expérience. En tout cas, je suis ravie d’avoir réaliser cet album. »
Vous avez tenu à ce qu’un titre malgache figure dans l’album…
« Comme vous êtes en France, vous participez à une émission en français, c’est-à-dire vous devez réaliser un album en français. Néanmoins j’ai sollicité pour que des chansons en anglais y figurent, conformément à ma personnalité. J’ai l’habitude de composer en anglais. J’ai aussi demandé à y introduire une chanson en malgache, afin de mettre en exergue le fait d’être Malgache, et ils ont accepté, c’est le résultat du bienfait de la concertation. Ils ont accepté et il y a une chanson en malgache qui s’intitule « Irery ». Elle parle du sentiment que vous éprouvez quand vous quittez votre pays pour vous installer dans un autre pays. Vous avez la nostalgie de votre pays, de vos proches, de vos amis et de vos intimes. C’est également pour montrer que je suis Malgache. Lors des concerts je la transpose un peu en l’interprétant dans un rythme plus entraînant, du genre beko beko afin de prouver que je suis Malgache et que cela est ma langue nationale, cela est mon drapeau national, tout ce qui représente ma malgachitude. Il s’agit de montrer aux étrangers la culture malgache, par l’animation à partir du « lamako », par la danse des épaules, par le port du lamba de soie. Je m’efforce et je m’efforcerai toujours de porter haut et le plus loin possible ce qui est malgache et l’art malgache, si cela est le véritable chemin, je le ferai impérativement. »
Vous donnerez votre premier concert à Madagascar ce dimanche au CCI Ivato. Pourquoi avoir attendu deux ans pour revenir au pays ?
« Je voulais rentrer à Madagascar depuis longtemps. Je voulais rentrer juste après ma victoire. Mais l’engouement était tel aussi là-bas. On devait gérer beaucoup de choses. Il y avait aussi l’album. Ce n’était pas obligatoire mais les gens t’ont suivi. Ils veulent savoir ce que tu proposes artistiquement. J’ai préparé ce projet artistique pendant toute l’année 2023. J’ai aussi repris mes études. J’avais deux, trois choses à faire en même temps. Ce qui ne m’a pas permis de venir même si l’envie était grande. D’autant plus que venir à Madagascar demande énormément d’organisations. Je ne suis plus seule. J’ai toute une équipe qui gère ma carrière. Tout doit être discuté, toujours. Après la sortie de l’album, il y avait la tournée avec la Star Academy. C’était en France, en Belgique et en Suisse. J’étais tout le temps sur la route pour la tournée. Il n’y avait aucune pause. Mais je voulais toujours me produire en concert à Madagascar, rencontrer et remercier le public malgache. Je me suis dit qu’après la tournée, je dois aller à Madagascar, au moins pour terminer l’année. Je ferai tout pour rencontrer mon public. Je me disais que beaucoup ne connaissaient pas encore ma musique. Je voulais leur faire découvrir ma musique et mes nouveaux titres. »
Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?
Quand vous recevez de la lumière, partagez-la. Quand vous recevez du bien, partagez-le. La plus grande preuve d’amour c’est le fait de donner et partager. Nous allons partager beaucoup d’amour au CCI Ivato le 15 décembre. C’est à partir de 15h. On vous a préparé des surprises. Tous les ingrédients pour vous faire vivre de merveilleux moments ont été réunis. Des musiciens talentueux, des choristes performants, il y aura des invités et des titres surprises. Venez nombreux, nous allons nous amuser ensemble. Nous allons partager de l’Amour. Je vous aime. »