Catégorie : Culture

  • LITTERATURE – Passerelle entre slam et littérature, avec Na Hassi et Rouda à l’Institut Français de Madagascar

    LITTERATURE – Passerelle entre slam et littérature, avec Na Hassi et Rouda à l’Institut Français de Madagascar

    Antananarivo, 3 Décembre, 14h50 – Du « slam au livre ». Ainsi s’intitule la conversation littéraire entre la slameuse et poétesse malgache Na Hassi et le pionnier de la scène slam française Rouda. Un rendez-vous qui se tiendra à l’Institut Français de Madagascar (IFM) le 7 décembre, dans le cadre de la XVème édition du slam national.

    Cette discussion littéraire interroge le lien entre slam et littérature. Si le slam est l’art de la déclamation rythmée, le livre, lui, est art de l’écriture et de la lecture. Entre les deux, Na Hassi, avec son dernier ouvrage « Restez vivants », jette une passerelle. Racontant l’histoire du slam à Madagascar par le truchement de l’association Madagaslam, son initiative unique dans le pays fait écho à celle de Rouda qui a également écrit un livre intitulé « Les mots nus » paru en 2023.

    La discussion interroge dès lors la place des pratiques comme le slam dans la littérature. Des pratiques souvent marginalisées et qui pourtant ont acquis au fil des ans une place de choix dans la plus grande partie du monde.

    Photo : IFM

  • OUVRAGE – Parution de « Restez vivants, carnet de bord d’une poète slameuse » de Na Hassi

    OUVRAGE – Parution de « Restez vivants, carnet de bord d’une poète slameuse » de Na Hassi

    Antananarivo, 30 Novembre, 12h50 – L’histoire du slam à Madagascar devient un carnet de bord. C’est ce que la poète slameuse Na Hassi vient de réaliser avec la parution de « Restez vivants, carnet de bord d’une poète slameuse » aux éditions Karné. Annoncé le 30 novembre sur la page officielle de la Médiathèque de l’Institut français de Madagascar (IFM), le livre qui fait 200 pages est d’ores et déjà disponible pour les lecteurs nous apprend Na Hassi, au téléphone.

    Sur cette lancée, la poétesse confie qu’il s’agit d’un ouvrage construit avec des dates, faisant référence à des moments importants, un récit porté par une narration à la première personne. « Ce je n’est pas moi, et à aucun moment je ne me nomme car ce je parle de plus que moi-même », déclare Na Hassi.

    Selon la poétesse, le livre découle d’une recherche menée depuis mi-2023. « Au départ je voulais faire une conférence sur l’histoire du slam, j’ai contacté les pionniers de cette pratique à Madagascar, et voilà que c’est devenu tout un ouvrage, se réjouit-elle ». Une réalisation et pas des moindres quand on sait le peu de document relatif à cette pratique qui s’est pourtant enracinée dans le paysage culturel malgache.

    « Restez vivants, carnet de bord d’une poète slameuse » est le fruit de la collaboration de longue date entre Madagaslam et la Médiathèque de l’IFM. Une manière pour Na Hassi, Madagaslam et la médiathèque de cristalliser tout le travail effectué. Tout cela dans le cadre du 15ème anniversaire de l’association des slameurs de Madagascar à présent qu’une restructuration de leur entente avec l’IFM est en cours.

  • CINEMA – « Sitabaomba, Chez les zébus francophones » de Lova Nantenaina remporte le prix Vladislav Mikoshi de Won Together Film Festival de Sotchi

    CINEMA – « Sitabaomba, Chez les zébus francophones » de Lova Nantenaina remporte le prix Vladislav Mikoshi de Won Together Film Festival de Sotchi

    Antananarivo, 28 Novembre, 12h15 – Victoire encore pour le réalisateur malgache Lova Nantenaina. Cette fois, c’est en Russie que le cinéaste brille, notamment lors de la compétition internationale au festival « Won Together » de Sotchi 2024, où son film séduit le jury de cette édition et remporte le prix Vladislav Mikoshi Victory Award.

    « Sitabaomba, Chez les zébus francophones », mené comme un film d’auteur, alliant art, fiction et réalité, prend place dans un petit village des hautes terres centrales malgaches dénommé Sitabaomba. Il met en scène la situation de fermiers qui se retrouvent impuissants devant l’accaparement des terres fait par des investisseurs étrangers.

    Ce film n’en est pas à son premier prix. Lova Nantenaina a remporté entre autres le Leipziger Ring. Un prix pour lequel le réalisateur a reçu une dotation de 2500 Euro.

     

  • ART VISUEL – Amir J expose des « Echos de Madagascar » à Paris

    ART VISUEL – Amir J expose des « Echos de Madagascar » à Paris

    Antananarivo, 27 Novembre, 16h45 – Sept tableaux de l’artiste peintre malgache Amir J seront exposés à la Chocolaterie Robert à Paris, à partir de ce 27 novembre jusqu’au 20 décembre. Intitulée « Echos de Madagascar », l’exposition ouvrira une part de la vie quotidienne des Malgaches aux Parisiens pour les fêtes de fin d’année.

    Amir J déclare au téléphone « avoir voulu emmener la chaleur de la Grande Île à Paris ». Il explique que le froid de cette saison dans la capitale française lui a inspiré ce geste où il donne « une part des couleurs et du soleil d’ici à l’autre bout du monde ».

    La chocolaterie Robert à Paris donne régulièrement la scène à des artistes malgaches. Parmi ceux qui y ont déjà exposé leurs œuvres figurent Natoa Rasolonjatovo et Dina Mitia Rabearivelo.

  • CULTURE – Marc Kelly Smith, père du slam, en tournée exceptionnelle à Madagascar

    CULTURE – Marc Kelly Smith, père du slam, en tournée exceptionnelle à Madagascar

    Antananarivo, 27 Novembre, 13h45 – Marc Kelly Smith, l’homme à l’origine du mouvement mondial de slam-poésie, foulera le sol malgache dès le 1er décembre dans le cadre de la 15ᵉ édition du Slam National. Cet événement, organisé par Madagaslam et soutenu par l’ambassade des États-Unis, se déroule du 28 novembre au 7 décembre entre Antsirabe et Antananarivo. La venue de cette personnalité promet d’ajouter un éclat international à un festival déjà incontournable pour les amateurs de poésie et d’expression orale.

    Le séjour de Marc Kelly Smith sera marqué par de nombreux échanges avec le public malgache, notamment les jeunes slameurs. Dès son arrivée, les équipes de Madagaslam et de l’American Center de l’ambassade américaine orchestrent les préparatifs de son programme, incluant des rencontres culturelles et des ateliers interactifs.

    Le lundi 2 décembre, Marc Smith se rendra au Lycée Andohalo pour une rencontre avec les élèves avant de poursuivre ses échanges à l’Université d’Antananarivo. Ces moments privilégiés offriront aux jeunes l’opportunité de discuter avec le fondateur du slam-poésie, d’apprendre de son expérience et de s’inspirer de sa vision artistique.

    Le point culminant de cette visite sera le grand concert du mercredi 4 décembre, au Kudeta, à Antananarivo. Une soirée ouverte à tous, avec une entrée gratuite sur réservation via des tickets limités. Ce spectacle promet de rassembler un large public autour de la puissance des mots et de la poésie vivante, dans une ambiance festive et inclusive.

    La présence de Marc Kelly Smith au festival atteindra son apogée lors de la grande finale du Slam National, prévue le samedi 7 décembre. Ce moment clôturera en beauté une semaine d’intenses performances et d’échanges culturels.

    Pour Alex Burns, conseiller adjoint pour la Diplomatie publique à l’Ambassade américaine, la venue de Marc Kelly Smith reflète l’engagement du gouvernement américain à promouvoir la compréhension mutuelle par l’art :« La poésie slam incarne l’expression libre et créative. En soutenant cet événement, nous renforçons les liens culturels entre Madagascar et les États-Unis, tout en valorisant l’apprentissage de la langue anglaise. »

  • ART VISUEL – « 19:19 » de Nofy Rajernerson pose un regard autre sur les agressions sexuelles

    ART VISUEL – « 19:19 » de Nofy Rajernerson pose un regard autre sur les agressions sexuelles

    Antananarivo, 27 Novembre, 8h35 – Dans le cadre des 16 jours d’activisme, la photographe Nofy Rajernerson présente sa première exposition individuelle « 19:19 », à l’Institut Français de Madagascar (IFM) depuis le 26 novembre. Cette exposition, qui renouvelle le regard sur les agressions sexuelles, adopte une démarche artistique entre photographie, sociologie et journalisme.

    Comment parler du viol, comment sensibiliser, amener l’espoir, parler du combat des victimes pour l’espoir ? Des questions qui se heurtent souvent à la sensibilité du sujet et que Nofy Rajernerson a abordé de face en faisant parler les corps par le biais de son objectif mais aussi avec des interviews personnelles réalisées avec l’aide de la journaliste Aina Zo Raberanto. Un travail de plusieurs mois qui a donné naissance à des clichés qui parlent sans parler, qui montrent une lutte pour vivre encore au-delà d’un passé lourd, celui d’une victime qui avance vers la rémission.

    « 19:19 » le titre de l’exposition évoque l’expérience d’une de ces femmes à Akany Avoko. C’est l’heure inexacte de son agression. Une heure miroir où se confronte l’homme à lui- même, une heure miroir qui ouvre une fenêtre sur l’espoir également.

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  • MUSIQUE – Fianara Reggae Festival 2025 et Le Festival girondin Sunska main dans la main

    MUSIQUE – Fianara Reggae Festival 2025 et Le Festival girondin Sunska main dans la main

    Antananarivo, 26 Novembre, 14h05 – Main dans la main. Valery Andriamialison, fondateur de l’association Sarondra porteuse du Fianara Reggae Festival, nous confirme que la prochaine édition de l’unique festival de reggae à Madagascar se tiendra en avril 2025 et qu’il se fera avec la collaboration et l’expertise du Festival girondin Sunska.

    La collaboration se fait dans le cadre du projet Ony. Selon les responsables du Festival Sunska, elle se fera par des « échanges de bonnes pratiques, de savoir-faire, de master class, et de développement des coopérations entre les deux pays ». Valery Andriamialison prévoit déjà de faire venir des artistes reggaes de la scène internationale pour cette prochaine édition mais si pour l’instant il déclare « que c’est un peu tôt pour décider de cela ».

    Le porteur du Fianara Reggae Festival affirme cependant que la prochaine édition sera de “très grande envergure ». Et cela grâce entre autres à ce trait d’union entre le festival malgache et l’équipe du Sunska Festival augmentant ainsi les possibilités en termes de technique, de public et bien d’autres encore selon Valery Andriamialison

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  • CÉLÉBRATION – Le Palais de Manjakamiadana s’illumine en orange pour dire non aux violences faites aux femmes

    CÉLÉBRATION – Le Palais de Manjakamiadana s’illumine en orange pour dire non aux violences faites aux femmes

    Antananarivo, 25 Novembre, 18h30 – Le Palais de Manjakamiadana s’est paré de lumière orange dimanche en écho à la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, célébrée ce 25 novembre. Malgré une météo capricieuse, cette illumination symbolique a marqué la solidarité de Madagascar avec les initiatives mondiales pour éradiquer les violences basées sur le genre célébrées. Cette action, qui se poursuivra ce lundi, s’inscrit dans la campagne mondiale « Orangez le monde », invitant chaque citoyen à réfléchir sur les souffrances souvent invisibles des femmes.

    En parallèle, l’Union européenne soutient le ministère de la Population et des solidarités pour des actions concrètes dans le cadre de ces 16 jours d’activisme, à compter de ce lundi . Parmi elles, la création de la pièce Maman’ny Hamba par la compagnie Zolobe, originaire d’Antsiranana. Inspirée de témoignages recueillis lors d’ateliers participatifs et du conte traditionnel Manambady Voay, cette pièce explore les violences basées sur le genre (VBG), les croyances erronées sur les rapports de pouvoir et les moyens de se protéger. Après chaque représentation, un expert sensibilise les spectateurs sur les dispositifs d’accompagnement pour les victimes.

    Le choix du 25 novembre trouve ses racines dans l’histoire tragique des sœurs Mirabal, assassinées en République dominicaine en 1960 pour avoir milité en faveur de leurs droits. Ces femmes courageuses incarnent le combat contre les violences faites aux femmes, qui restent aujourd’hui un fléau mondial. Symbolisée par la couleur orange, cette journée aspire à un avenir où les femmes et les filles pourront vivre sans peur ni oppression.

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  • NECROLOGIE – Rira, le chanteur de Baban’i Rokia, rejoint le firmament

    NECROLOGIE – Rira, le chanteur de Baban’i Rokia, rejoint le firmament

    Antananarivo, 25 Novembre, 11h30 – Triste nouvelle pour la musique malgache. Le chanteur majungais Rira a rendu l’âme dans la nuit du 23 novembre des suites d’une longue lutte contre une maladie. Il avait 67 ans.

    De son vrai nom Jocelyn Wilfrid Randriantseheno, Rira s’est fait connaître grâce à son tube « Baban’i Rokia ». Cette chanson, qui a marqué les oreilles de toute une génération, amenait aussi son auditoire au coeur de Mahajanga, là où le clip a été tourné.

    Chanteur infatigable, ambassadeur de sa ville, Rira était encore monté sur scène cette année pour le podium 2024. Il avait également été enseignant au Lycée technique de Mahajanga. Les hommages ont plu depuis l’annonce de son décès dans la Capitale.

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  • ART VISUEL – Preview  de « Home almost Home » à la Flow Gallery

    ART VISUEL – Preview de « Home almost Home » à la Flow Gallery

    Antananarivo, 24 Novembre, 9h55 – Du beau monde jeudi à la Flow Gallery pour le vernissage de l’exposition « Home Almost Home ». Avec des œuvres d’ici et d’ailleurs réalisées par Aina Jo Harimanjato, Alexandre Gourçon, Alexandra Denage, Christian Sanna, Jessy Razafimamdimby, Pascal Martin Saint Léon, Pierrot Men , Rina Ralay Ranaivo, Madame Zo, MentalKlinik, ainsi que Joël Andrianomearisoa, le public venu en masse en a eu pour ses émotions.

    Tournant autour de la question de la maison ou du foyer matériel et immatériel, « Home Almost Home », interroge avec des questions faites d’humeur, de sentiments au détour des esthétiques déroutantes. Textes, photos, tableaux et bien d’autres encore s’y mêlent pour nous emmener dans cette large bâtisse du « chez nous » qui n’a de dimension au final que le coeur.

    « Home Almost Home, sous le commissariat de Joël Andrianomearisoa à travers le monde, dans des grandes villes comme Paris, Chicago ou Madrid, se retrouve enfin dans la Ville des Mille, une ville à laquelle tient particulièrement un Joël Andrianomearisoa de toutes les géographies.