Catégorie : Culture

  • OBSEQUES – Des funérailles en grandes pompes pour Ninie Donia, la Reine du salegy

    OBSEQUES – Des funérailles en grandes pompes pour Ninie Donia, la Reine du salegy

    Antananarivo, 24 Novembre, 14h10 – Une foule monstre a pris part au cortège funèbre de Ninie Donia, jeudi, dans la ville de Nosy Be. La population locale n’a pas laissé la Reine du salegy partir sans la célébrer une dernière fois. Des milliers de personnes, élevant l’honneur de Ninie Donia jusqu’au ciel, sont venus à Hell Ville pour la ramener dans sa dernière demeure au cimetière de la ville

    ⭕Dès les veillées funèbres qui se sont tenues à la salle d’oeuvre catholique et où ont défilé des personnalités politiques et culturelles, des milliers de personnes sont venues rendre hommage à la grande dame de la culture malgache. Elles sont venues encore plus nombreuses pour conduire sa dépouille jusqu’au cimetière de la ville. Sur le chemin, le cortège avec en tête les fils de la défunte, venus à Madagascar pour les funérailles, a effectué plusieurs tours sur la place emblématique devant le Bazaribe dans une liesse sans précédent. Une véritable fête où les visages endeuillés ont voulu donner à Ninie Donia un départ vers l’au-delà digne de sa réputation.

    ⭕Ninie Donia, de son vrai nom Éliane Virgine Bezara, a été détenue à la prison de Nosy Be depuis 2022. Malade, elle a ensuite été admise à l’hôpital de Nosy Be. Sa maladie ayant empiré, elle a été évacuée d’urgence vers Antsiranana. Mais elle a rendu l’âme au cours de cette évacuation sanitaire. Elle avait 56 ans.

    Photo d’illustration.

  • SORTIE – Du beau temps ensoleillé pour se divertir

    SORTIE – Du beau temps ensoleillé pour se divertir

    Antananarivo, 24 Novembre, 13h05 – La pluie n’est pas encore au rendez-vous. Mais le ciel menace d’être orageux dans les semaines à venir. Profitez de ce temps pour prendre l’air. Voici pour vous, des rendez-vous variés pour savourer comme il se doit votre weekend.
    ⭕• Vendredi 24 Novembre. En avant-première, le tout nouveau film de Ridley Scott, Napoléon, est projeté au Cinepax Ambodivona dès 17h en version française. Suivez l’ascension du plus grand souverain que la France n’ait jamais connu, avec un Joaquim Phoenix époustouflant dans le rôle de l’empereur qui a fait trembler le monde par ses ambitions de conquêtes.
    ⭕– Toujours à 20h ce vendredi, embarquez pour un pays où toute terre n’est que mélodie, avec le groupe Mad’In Voyage à La Teinturerie Ampasanimalo. Et pour que jamais ne s’arrête le périple, suivez-les en after-live au Le Garage Antsahavola.
    ⭕– Venez chanter les inoubliables tubes de Jeneraly. Le groupe se produit au Piment Café Behoririka à 20h30 ce vendredi.
    ⭕•Samedi 25 Novembre. A 10h, François Noiret vous donne rendez-vous au café-histoire du Musée de la photo Anjohy pour parler du Mythe du grand prince Ibonia, un des mythes fondateurs de la civilisation malgache.
    ⭕– Un film à ne pas rater, Saisir l’âme de Saranto Andrianavony et Nantenaina Fifaliana sera projeté à l’IFM Analakely samedi à 9h.
    ⭕– Du rap salé à volonté avec le concert de Mista et Boska. Le duo se produit à La Teinturerie Ampasanimalo samedi à 14h.
    ⭕•Dimanche 27 novembre. Une table-ronde sur le rôle de l’instantané dans le cinéma avec le réalisateur Raymond Rajaonarivelo et le photographe Rijasolo dans le cadre du Madagascourt, au Hakanto Contemporary Ankadimbahoaka, à 10h.
    ⭕Expositions :
    – Joël Andrianomearisoa revient à son très cher Iarivo avec « Le crépuscule des promesses éternelles », à la Galerie Flow Ivandry à partir du 25 Novembre jusqu’au 28 Février 2024.
    ⭕– Un autre grand nom de l’art visuel malgache, Temandrota est au Sakamanga Ampasamadinika, avec son exposition « Croix du Sud » jusqu’au 25 Novembre.
  • CINÉMA – Ouverture officielle du 18 ème Madagascourt Film Festival ce 24 novembre

    CINÉMA – Ouverture officielle du 18 ème Madagascourt Film Festival ce 24 novembre

    Antananarivo, 23 Novembre, 15h56 – Le court c’est parti. La cérémonie d’ouverture de la 18ème édition du festival Madagascourt Film se tiendra le 24 novembre à partir de 18h, à l’Institut Français de Madagascar (IFM). Et encore une fois « le festival mettra en compétition des œuvres exceptionnelles, offrant aux réalisateurs la possibilité de présenter leurs créations », annoncent les organisateurs dans leur communiqué à l’issue de la conférence de presse qui s’est tenue ce jeudi, à l’IFM.
    ⭕Cette année, ce sont 21 pays de par le monde qui sont représentés. Ils concourent dans les quatre catégories de Madagascourt, à savoir compétition nationale, fiction panafricaine, documentaire panafricaine et animation panafricaine. Et c’est un jury international qui va délibérer qui des 39 réalisateurs soulèvent les zébus d’or.
    ⭕Mais Madagascourt n’est pas fait que de compétition. Une discussion intitulée « Kidinike » est notamment prévue entre le photographe Rijasolo et le réalisateur Raymond Rajaonarivelo, le 27 novembre, à Hakanto Contemporary, pour discuter du lien entre l’instantané et le cinéma. Des ateliers divers sont également au programme, toujours autour du film.
    ⭕La deuxième partie de Madagascourt se déroule à Antsanitia, à Mahajanga, à partir du 29 novembre. Diverses activités sont aussi prévues dans ce cadre jusqu’à la clôture du festival prévu le 2 décembre avec remise des Zébu d’Or des compétitions panafricaines.
    Photo : IFM
  • Des chercheurs malgaches participent au colloque « l’esclavage et l’être humain » à La Réunion

    Des chercheurs malgaches participent au colloque « l’esclavage et l’être humain » à La Réunion

    Antananarivo, 23 Novembre, 15h21 – De nombreux thèmes sur l’esclavage à Madagascar sont abordés durant le colloque « L’Esclavage et l’être humain » qui se tient du 22 au 25 novembre à La Réunion. Des chercheurs malgaches comme Jacqueline Ravelomanana, Bako Rasoarifetra, Jeannot Rasoloarison, Marie Robertine Rajoelinoro, Gil Dany Randriamasitiana, Milson Sylvie Rasoanandrasana, Lalao Soa Adonis Tsiarify, Alex Claudio Randriamahefa ou encore Roland Rakotovao effectuent des communications sur le sujet.
    ⭕Le colloque est organisé par l’Association historique internationale de l’océan Indien (AHIOI) pour marquer le tricentenaire du code noir de 1723. L’objectif est de réfléchir ensemble sur un fait humain, historique, économique et social qui a marqué à jamais l’Indianocéanie. « Nous avons encore besoin d’expliciter le contexte de sa rédaction, ses multiples implications, sa résonance en France et hors de France », explique Béatrice Sigismeau, vice-présidente du Conseil départemental de La Réunion en ouverture de ces quatre jours de réflexion et de débats.
    ⭕Dans le communiqué relatif à ce colloque, il est rappelé que le code noir de 1723 « définit l’être humain qu’est l’esclave comme un meuble doté d’une âme ». Ce texte fait de l’esclave une chose ou un bien, pouvant être vendu ou racheté, et en tout cas possédé. A Madagascar, l’esclavage est un fait marquant. De nombreux souverains du pays ayant participé au trafic florissant d’esclaves dans l’océan Indien jusqu’à l’avènement du roi Radama Ier et la signature du traité anglo-merina de 1813 interdisant cette pratique. Mais cette abolition, selon les divers écrits comme ceux de Raombàna, est restée sur papier.
  • OUVRAGE JEUNESSE – « Amboara Angano/Recueil de contes » sort en librairies

    OUVRAGE JEUNESSE – « Amboara Angano/Recueil de contes » sort en librairies

    Antananarivo, 20 Novembre, 7h35 – 92 pages illustrées en 23×23. Cinq histoires à lire en malgache et en français. 60 000 ariary. « Amboara angano. Recueil de contes » de Arikaomisa Randria et de Max Razafindrabe est sans doute le cadeau idéal à faire pour les plus jeunes en ces périodes de fête qui arrivent. Un dédicace de l’auteur et du dessinateur serait la cerise sur le gateau. Ceux-ci donnent rendez-vous aux lecteurs à partir du 25 novembre au Leader Price Ambatobe et jusqu’au 16 décembre sur d’autres sites la semaine d’après.

     

    Le recueil de contes entièrement bilingue a été écrit par Arikaomisa Randria et illustré par Max Razafindrainibe. Il est paru aux éditions Jeunes Malgaches. Le livre de 92 pages et à la couverture cartonnée regroupe cinq contes destinés à émerveiller ses jeunes lecteurs et à les emmener voyager dans les décors des paysages malgaches. La traduction a été faite par l’historienne Helihanta Rajaonarison, Brice Danoly-Nirina Rakotomanga, le petit fils de Jean Joseph Rabearivelo et Noro Alisoa Fiaferana.

     

  • Les hommages des artistes se multiplient à l’annonce du décès de la Reine du Salegy Ninie Donia

    Les hommages des artistes se multiplient à l’annonce du décès de la Reine du Salegy Ninie Donia

    Antananarivo, 19 Novembre, 17h20 – « Oui, elle bien est partie. Quelle tristesse », annonce Wawa Salegy, sur sa page Facebook, pour confirmer le décès de Ninie Donia. « Tu resteras à jamais gravée dans nos cœurs », poursuit, en écho à l’hommage de Tence Mena, celui qui, il y a quelques mois, s’agenouille sur scène en plein festival Somaroho pour demander grâce en faveur de celle que la scène appelait la Reine du Salegy, ou Éliane Virginie Bezara à l’état civil.

     

    « Nous nous sommes battus. Nous continuons la lutte. Chante à jamais avec l’esprit des lutteurs », lui rend hommage Cerveau Kotoson, enseignant à l’Université d’Antsiranana et artiste multidisciplinaire. « Mon aînée et une mère dans la musique s’en est allée », regrette également Big MJ qui parle d’une « légende », en évoquant la chanteuse. « Je ne sais pas quoi dire, mon coeur est meurtri. Elle en a tellement fait », lance, de son côté, Samoela. Rossy, lui, rappelle l’ascendance de la défunte. « Elle était la petite fille de Volazara, auteure de Ledama et de O ry vahoaka », rappelle-t-il.

     

    Ninie Donia était considérée comme la reine du Salegy. S’étant faite un nom dans la musique il y a une trentaine d’années, elle était aussi une femme engagée au point de se lancer en politique. Elle s’est présentée aux élections présidentielles de 2018.

     

    Le 25 avril dernier Ninie Donia écopait d’une peine de 18 mois de prison ferme après avoir été condamnée pour avoir fomenté un trouble à l’ordre public en voulant empêcher un accaparement de terrain. Avant cela elle avait déjà fait 11 mois de prison pour plusieurs chefs d’inculpation comme l’association de malfaiteurs.

     

    Son état de santé s’était détérioré en prison. Selon les sources locales, elle a été hospitalisée à l’Hopital de Nosy Be. Elle devait être transférée à Antsiranana ce dimanche des suites de la dégradation de son état. Elle est décédée alors qu’elle était en cours d’évacuation.

     

  • L’histoire des reines oubliées de Madagascar bientôt en exposition à la Fondation H avec l’œuvre « A la recherche des Betia » de Dina Nomena Andriamanjaka 

    L’histoire des reines oubliées de Madagascar bientôt en exposition à la Fondation H avec l’œuvre « A la recherche des Betia » de Dina Nomena Andriamanjaka 

    Antananarivo, 19 Novembre, 15h55 – « A la recherche des Betia », deuxième exposition du prix Paritana , sera ouvert au public du 2 au 31 décembre à la Fondation H. Son instigatrice, la vice lauréate de ce prix, Dina Nomena Andriarimanjaka y parle des reines oubliées de l’histoire de Madagascar. « Son titre lui vient du nom d’une princesse de la Côte Est de l’île, Betia, qui a été occultée », indique Hobisoa Raininoro, responsable de programmation au sein de la Fondation H.

     

    Selon notre interlocutrice, « cette exposition a nécessité des recherches d’archives photos et textes très approfondies ». Elle parle d’une narration visuelle de l’histoire tournant autour de ces reines comme Rafohy sy Rangita ou encore Binao que les manuels ont délaissées. Tout cela allié à de l’art textile pour faire des œuvres multimatérielles.

     

    Couture, broderie et bien d’autres « arts de grand mère » comme aime les décrire Dina Nomena Andriarimanjaka, ont été mis en œuvre pour confectionner ces œuvres où photos d’archive et écrits se mêlent au tissu. Au total, l’exposition a pris cinq à six mois pour être développée avec l’équipe de la fondation H. Elle comprend cinq œuvres dans une installation artistique où le public est amené à replonger dans les méandres de ces histoires qui ont trop longtemps été injustement murmurées seulement.

  • Dwa illustre l’adaptation en BD de Grand Frère, Goncourt du premier roman 2018

    Dwa illustre l’adaptation en BD de Grand Frère, Goncourt du premier roman 2018

    Antananarivo, 19 Novembre, 14h55 – « Même dans mes rêves les plus fous, je ne pensais pas que pareille opportunité puisse m’arriver ». Les mots sont du bédéiste malgache Dwa quand il commente sur sa page Facebook la sortie en librairie de l’adaption en BD de Grand Frère de Mahir Guven, Goncourt du premier roman 2018. Son nom se trouve en première de couverture de la bande dessinée et il y est désigné comme dessinateur, une consécration pour ce talentueux illustrateur malgache.

     

    L’aventure commence en mars 2019 quand Dwa rencontre l’écrivain Mahir Guven, auteur de « Grand Frère », lauréat du Goncourt du premier roman 2018, au hasard d’un événement à l’Institut Français de Madagascar. Là, la magie opère, et séduit par le talent de Dwa, l’écrivain lui propose d’adapter son roman en BD. Trois ans après, le BD Grand Frère, publié aux éditions des Bulles dans l’océan, sort en librairie en France. Un Malgache vient d’adapter en BD un Goncourt, et des exemplaires sont disponibles à la boutique Le Maki A Bonne Mine à Ampasamadinika.

     

    La carrière internationale de Dwa a démarré en 2010 quand il remporte le prix Africaemediterraneo. Depuis, il enchaîne les albums de BD. En 2015, revirement, Dwq prend goût à l’illustration et gagne le Paritana. Artiste illustrateur consommé, avec la réalisation de l’adaptation du Goncourt du premier roman 2018, il rajoute une autre victoire à son palmarès.

  • DANSE CONTEMPORAINE – Julie Iarisoa présente « Un voyage autour de mon ombre-île » au Festival International de danse Sagam

    DANSE CONTEMPORAINE – Julie Iarisoa présente « Un voyage autour de mon ombre-île » au Festival International de danse Sagam

    Antananarivo, 15 Novembre, 15h36 – Julie Iarisoa, représente Madagascar à la 6ème édition du Festival International Sagam, à l’Île Maurice. La pièce qu’elle présentera s’intitule « Un voyage autour de mon ombre-île », et sera accueillie par l’Institut Français de Maurice le 17 novembre. Une occasion pour Julie Iarisoa de porter cette création qui porte une réflexion sur la condition des insulaires.

    ⭕Le solo qui sera présenté interroge les îliens. « L’idée de départ de ce solo était pour dénoncer l’injuste difficulté de voyage pour les artistes et/ou les citoyens Malagasy », affirme la danseuse et chorégraphe sur son profil personnel sur Facebook. Ainsi, sa pièce nous confronte aux problèmes actuels des questions de frontière plus poignante encore quand on est cerné par mers et océan. Un problème d’isolement ayant une grande répercussion sur les mentalités des insulaires qui tendent automatiquement à une sorte de nombrilisme.

    ⭕« Voyage autour de mon ombre-île » est une création originale de Julie Arisoa. L’artiste nous apprend toujours sur son profil que le projet représenté pour la première fois à l’école des sables en 2019 a été stoppé par la covid. Cette année elle sera représentée à l’île Maurice à nouveau et le public malgache espère déjà découvrir cette pièce bientôt.

  • NÉCROLOGIE – Le bédéiste Ndrematoa passe le crayon à gauche

    NÉCROLOGIE – Le bédéiste Ndrematoa passe le crayon à gauche

    Antananarivo, 12 Novembre, 11h40 – Pluie d’hommages pour Ndrematoa, sur la toile, après l’annonce de son décès, ce samedi. Dieudonné Rakotonomenjanahary alias Ndrematoa, un grand nom de la bande dessinée malgache, s’est éteint samedi, à l’âge de 67 ans. Ce qui a fait déferler une avalanche d’hommages de toutes les sphères et surtout des artistes de cet art déferle sur les réseaux sociaux.

     

     »On peut faire dessiner un Blake et Mortimer ou un Astérix à des auteurs talentueux. On ne pourra jamais faire du Ndrematoa », écrit Des Bulles Dans l’Ocean Éditions, son éditeur, qui regrette le départ  »d’un grand, un très grand » artiste.

     

    Le scénariste de BD, Rolling Pen, rend hommage à une artiste d’une grande discrétion.  »Ndrematoa est un des plus grands noms de la BD malgache dont vous n’avez jamais ou que trop peu entendu parler. Tout simplement parce que sa discrétion est proportionnelle à son style particulier », confie Rolling Pen.

     

    Ndrematoa a commencé à dessiner avec un morceau de charbon vers l’âge de six ans. Le talent de cet autodidacte s’est révélé au fil des ans. Il a représenté le pays à divers festivals dédiés à cet art. Dans les années 80, il était aussi caricaturiste au quotidien Atrika et l’hebdomadaire Vaovao.

     

    L’auteur de  »La Porte Du Sud »,  »Polifika » ou encore de  »Tana Blues » était un ancien employé de l’Institut français de Madagascar, le Centre culturel Albert Camus (CCAC) d’alors. C’est d’ailleurs au CCAC qu’il a présenté ses meilleures caricatures et remporté le premier concours de bande dessinée organisé par ce centre culturel en 1984. Ce qui lui a permis , un an plus tard, de participer à la 13ème édition du célèbre festival d’Angoulême.