Catégorie : Life

  • BIEN ÊTRE – Belly Malala Raveloarijaona publie son premier ouvrage “Manuel L-Fy : La méthode Pilates”

    BIEN ÊTRE – Belly Malala Raveloarijaona publie son premier ouvrage “Manuel L-Fy : La méthode Pilates”

    Antananarivo, 9 Novembre, 10h35 – Un outil pédagogique qui se veut complet. La chorégraphe, danseuse et professeure Belly Malala Raveloarijaona, fondatrice du L-Fy Studio, a publié le 30 octobre 2025 son premier ouvrage intitulé « Manuel L-Fy : La méthode Pilates ».

     

    Fruit de cinq années de pratique et d’une année de conception, ce manuel auto-édité mêle théorie, anatomie et pratique, pour accompagner instructeurs et pratiquants. Il marque une étape importante dans la diffusion du Pilates à Madagascar, une discipline encore peu connue mais en pleine émergence.

     

    Le livre, structuré en quatre parties, revient d’abord sur les fondements de la méthode créée par Joseph Pilates, avant d’aborder la pratique sur tapis, puis sur les machines, Step Barrel, Ladder Barrel et Reformer. L’ouvrage s’achève sur un chapitre consacré à la pédagogie et au rôle de l’instructeur.

     

    « Le Pilates est une discipline universelle avec ses principes, sa terminologie, ses codes que Joseph Pilates a transmis « , explique l’artiste. Elle parle d’une “synthèse” des lectures, des formations et des expériences qu’elle a acquises. Elle y partage ainsi une vision exigeante et sensible du corps, où le mouvement devient outil de transformation et de conscience.

     

    Danseuse depuis de longues années , connue sous le nom de scène Belly SID, Belly Malala Raveloarijaona a enseigné en France, en Espagne et en Chine avant de revenir à Madagascar en 2018 pour fonder le L-Fy Studio en 2020. Ce lieu est le premier du pays à proposer le Pilates sur machines, introduisant successivement le Step Barrel en 2021, le Ladder Barrel en 2022 et le Reformer en 2024. Sa démarche vise à structurer une pratique professionnelle et à former une nouvelle génération d’instructeurs locaux.

     

    Artiste plurielle, Belly Malala Raveloarijaona a multiplié les expériences. Professeure au Rising Stars China en 2018, lauréate de la bourse DanceWeb 2024 à Vienne, elle a présenté sa création  » Hitady ny Very  » à la Fondation H et signé le court-métrage « Tout arrive à temps » en 2025. Elle déclare que « ce livre est un premier pas, une étape. Vers quelque chose de plus grand je ne sais pas ! Mais j’ai l’ambition de continuer à partager cette passion et de proposer un ouvrage pour le grand public, sur le Pilates sur tapis ». Un engagement artistique et pédagogique qui affirme la place du bien-être dans la culture du mouvement à Madagascar.

  • ART CONTEMPORAIN – Andri Marcel expose “Fihavanana, mitam-pihavanana” à la Fondation H

    ART CONTEMPORAIN – Andri Marcel expose “Fihavanana, mitam-pihavanana” à la Fondation H

    Antananarivo, 9 Novembre, 7h45 – “Rassembler ce qui est brisé”. A travers une série d’ouvrages qu’il expose depuis samedi à la Fondation H, le plasticien Andri Marcel, vice-lauréat du Prix Paritana 2025, interroge la valeur du fihavanana, cet esprit d’entraide, de solidarité et de réciprocité au cœur de la culture malgache.

     

    Dans son exposition intitulée “Fihavanana, mitam-pihavanana”, l’artiste transforme des sandales usées, des pneus et des boîtes de conserve en mosaïques colorées. Ces objets du quotidien auxquels il redonne vie deviennent alors des symboles de mémoire et de reconstruction. Ces fragments, devenus visages et paysages, composent ainsi un hommage vibrant à la cohésion sociale et au lien communautaire.

     

    Avec « Fihavanana, mitam-pihavanana », dans laquelle il utilise une technique mixte mêlant mosaïque et patchwork, Andri Marcel célèbre la persistance du vivre-ensemble et la force poétique des gestes ordinaires, en donnant aux matériaux modestes la dignité d’une mémoire partagée. Chaque œuvre devient une métaphore du tissu social, rappelant que la société tient par la réunion d’éléments hétérogènes.

     

    Visible jusqu’au 7 décembre, cette exposition s’inscrit dans le prolongement de sa résidence à Antananarivo, au sein du programme Paritana. Architecte de formation et artiste autodidacte, Andri Marcel développe depuis 2010 une pratique de la mosaïque à partir de matières recyclées, à la croisée de la sculpture et de la peinture.

  • MUSIQUE URBAINE – Kolotsaina Mainty dévoile sa nouvelle compilation “Tsy ho Bado”

    MUSIQUE URBAINE – Kolotsaina Mainty dévoile sa nouvelle compilation “Tsy ho Bado”

    Antananarivo, 8 Novembre, 12h05 – Le label Kolotsaina Mainty s’apprête à frapper fort sur la scène hip-hop malgache. Le lundi 10 novembre 2025, la plateforme kolotsainamainty.com dévoilera en exclusivité la compilation “Tsy ho Bado”, une production collective réunissant 16 titres et une sélection d’artistes issus de différentes générations du rap malgache. Ce projet s’inscrit dans la continuité du cypher “Tsy ho Bado” sorti en décembre 2024, véritable catalyseur du réveil politique et social de la jeunesse.

     

    Contacté, Tovolah, figure centrale du label, précise que “le message qui traverse l’album est celui de l’éducation et de la liberté d’expression.” Il explique que le projet “mixe anciens et nouveaux rappeurs, avec pour ambition de réhabiliter l’esprit des compilations rap, autrefois moteur de solidarité et d’émulation artistique dans le hip-hop mondial. “On veut remettre en avant la culture du collectif, du dire vrai, du rap comme arme de conscience”, ajoute-t-il.

     

    Au-delà de la musique, “Tsy ho Bado” réaffirme la fonction contestataire et politique du rap à Madagascar. Tovolah dénonce “la perte du côté revendicateur du hip-hop”, soulignant que “les artistes ont une responsabilité dans l’endormissement culturel et intellectuel du peuple.” Selon lui, cette compilation veut rallumer le “afo maha-mpiady”, le feu guerrier du peuple malgache, et rappeler que le rap, depuis ses origines, a toujours été un vecteur de conscientisation et de résistance. Un message qui s’adresse non seulement à ceux qui écouteront l’album, selon les dires de Tovolah, mais aussi et surtout aux artistes.

     

    Photo : Kolotsaina Mainty

  • ART CONTEMPORAIN – Malala Andrialavidrazana parmi les 100 Femmes de Culture de l’année 2025

    ART CONTEMPORAIN – Malala Andrialavidrazana parmi les 100 Femmes de Culture de l’année 2025

    Antananarivo, 7 Novembre, 16h50 – Une reconnaissance. L’artiste franco-malgache Malala Andrialavidrazana figure parmi les 100 Femmes de Culture de l’année 2025, dans la catégorie Arts contemporains. La distinction, placée sous le patronage du ministère français de la Culture, a été annoncée le 13 octobre au Palais de Tokyo à Paris par Danièle Kapel-Marcovici, présidente du fonds éponyme et mécène de l’événement. Ce prix, créé pour valoriser des femmes audacieuses et inspirantes dans le monde de la création, récompense des parcours qui participent activement à transformer le paysage culturel contemporain.

    Emue, Malala Andrialavidrazana souligne la portée symbolique de cette reconnaissance, marquée par l’hommage rendu à Madame Koyo Kouoh, conservatrice et figure majeure de l’art africain contemporain, disparue récemment. Cette dernière avait assisté, un an plus tôt, à l’ouverture de l’exposition de l’artiste au Palais de Tokyo. Cette résonance intime donne à cette distinction une dimension particulière pour l’artiste, dont le travail interroge les frontières, les héritages coloniaux et les imaginaires collectifs à travers la cartographie et la photographie.

    Issue de la scène artistique malgache et aujourd’hui reconnue à l’international, Malala Andrialavidrazana s’impose comme une voix singulière de l’art contemporain, inscrivant Madagascar dans le dialogue mondial des arts visuels. Ses œuvres, exposées dans de grandes institutions en Europe, en Afrique et aux États-Unis, conjuguent mémoire, géopolitique et poésie visuelle. À travers cette distinction, la photographe et plasticienne confirme sa place parmi les créatrices majeures qui réinventent la manière de penser le monde et ses représentations.

    Malala Andrialavidrazana a exposé au Palais de Tokyo son oeuvre intitulée Figures en 2024. Elle avait alors proposé dans une œuvre immense sous la forme d’une carte de l’ imaginaire et des iconographies, une traversée sensible des géographies postcoloniales à travers un ensemble d’œuvres mêlant mapmonde, archives et images retravaillées. Le catalogue de l’exposition, publié la même année, prolongeait cette réflexion en soulignant la portée politique et poétique de sa démarche. Ce projet avait bénéficié du soutien du Fonds Yavarhoussen, acteur essentiel dans la promotion des artistes malgaches sur la scène internationale, consolidant ainsi la place de l’île dans le paysage contemporain mondial.

  • CINEMA – L’Apaser signe un accord historique pour la rémunération des auteurs africains

    CINEMA – L’Apaser signe un accord historique pour la rémunération des auteurs africains

    Antananarivo, 7 Novembre, 12h50 – Accord signé. Le 5 novembre 2025 à Zagreb, en Croatie, dans le cadre du Congrès international annuel de l’Alliance des sociétés d’auteurs audiovisuels et cinématographiques (Avaci), l’Alliance panafricaine des scénaristes et réalisateurs (Apaser), présidée par le réalisateur malgache Laza Razanajatovo, a paraphé un accord de réciprocité historique avec Argentores, la société argentine des auteurs. Cet engagement officialise la reconnaissance mutuelle des droits d’auteur entre l’Afrique et l’Amérique latine, garantissant désormais la rémunération des créateurs africains pour toute diffusion de leurs œuvres en Amérique du Sud.

    Cette signature marque une avancée majeure dans la défense du droit d’auteur africain à l’international. Pour la première fois, les scénaristes et réalisateurs du continent bénéficient d’un dispositif concret leur assurant une protection et une rémunération équitable hors d’Afrique. Présent à Zagreb, Laza Razanajatovo a salué “une étape décisive pour la reconnaissance du droit d’auteur africain dans le monde”, soulignant l’importance de cet accord pour bâtir une industrie créative durable et juste.

    L’Apaser, fondée pour défendre les intérêts des scénaristes et réalisateurs africains, poursuit ainsi son engagement à structurer un cadre professionnel et juridique solide pour les auteurs du continent. Ce succès, obtenu dans le cadre de l’Avaci, illustre la montée en puissance des organisations africaines dans les instances internationales et ouvre la voie à de nouvelles collaborations mondiales au service des créateurs.

  • MUSIQUE – Zily illumine le WOMEX 2025 et fait rayonner Mayotte et Madagascar

    MUSIQUE – Zily illumine le WOMEX 2025 et fait rayonner Mayotte et Madagascar

    Antananarivo, 28 Octobre, 17h15 – La chanteuse Zily a marqué les esprits lors du World Music Expo (Womex), tenu du 22 au 26 octobre 2025 à Tampere, en Finlande. Représentant à la fois Mayotte et Madagascar, l’artiste a livré, le vendredi soir, une prestation de 45 minutes d’une intensité rare, sur la scène du plus grand salon mondial dédié aux musiques du monde. Sa voix puissante, sa présence scénique et l’authenticité de son univers ont conquis un public composé de professionnels venus des quatre coins du globe.

    Au cœur de cette édition, Zily a su captiver l’attention des programmateurs, producteurs et journalistes internationaux grâce à un spectacle vibrant mêlant rythmes traditionnels mahorais et malgaches à des sonorités contemporaines. L’artiste, encore émue après sa performance, confie avoir “fait le job et donné le meilleur de moi-même”.

    Son énergie communicative a suscité un véritable engouement. Plusieurs propositions de festivals européens et nord-américains ont suivi sa prestation. Elle a également profité du Womex pour présenter en avant-première son prochain single, « Mamio », dont la sortie officielle est prévue le 19 novembre prochain.

    Artiste engagée et figure montante de la scène de l’océan Indien, Zily fusionne avec talent afrobeat, amapiano et pop, tout en rendant hommage à ses racines culturelles de Mayotte et de Madagascar. Révélée par son premier EP « Imani na Amani », elle célèbre dans ses textes l’amour, la paix et la résilience féminine.

    Avec plus de 63 millions de vues cumulées sur les plateformes, elle s’impose aujourd’hui comme une ambassadrice incontournable des cultures de l’océan Indien, portant haut les couleurs de Mayotte sur la scène mondiale.

  • SPECTACLE – Aladin de Okalou fait pour amener la Ville des mille au cœur des Mille et une nuits

    SPECTACLE – Aladin de Okalou fait pour amener la Ville des mille au cœur des Mille et une nuits

    Antananarivo, 26 Octobre, 16h30 – Agrabah s’invite à Antananarivo, sous la houlette de Okalou, avec la comédie musicale « Aladin ». Prévu au Centre de conférence internationale Ivato, le spectacle entre théâtre, rire, musique et autres chorégraphies, promet un « univers féerique » autour d’ »une histoire inspirante » tirée de l’oeuvre légendaire « Les mille et une nuit » avec une équipe de metteur en scène et d’acteurs divers directement sortie du terroir malgache.

     

    Dans son communiqué de presse, Okalou de préciser que « ce spectacle marque également une volonté affirmée de devenir une pépinière de talents artistiques ». C’est dans cette dynamique de découverte que les producteurs ont choisi Ilan Ramakavelo pour jouer le rôle principal du voleur devenu prince, Aladin, celui autour duquel tourne une histoire d’amour et une affaire d’État dans l’une des pièces maîtresses est la princesse Jasmine, l’élue de son coeur.

     

    Okalou n’est pas à son coup d’essai en matière de comédie musicale. Précédemment, Okalou a déjà porté sur scène le Roi lion. Une expérience mise au profit d’une histoire bien loin de la jungle africaine, pour éclore de la magie des « Mille une nuit » dans le coeur d’un Iarivo habillé des splendeurs de l’Orient.

  • PHOTOGRAPHIE – Le photojournaliste Henintsoa Rafalia à l’Africa Foto Fair 2025

    PHOTOGRAPHIE – Le photojournaliste Henintsoa Rafalia à l’Africa Foto Fair 2025

    Antananarivo, 10 Octobre, 10h35 – Le photojournaliste malgache Henintsoa Rafalia va participer à la 4e édition de l’Africa Foto Fair (AFF 2025), prévue du 22 novembre au 7 décembre 2025 à La Maison de l’Art de Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire. Soutenu par l’Institut français à Paris et Acción Cultural Española (AC/E), cet événement mettra à l’honneur la photographie africaine à travers expositions, projections, conférences et rencontres professionnelles, dans un lieu classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

     

    Contacté, Henintsoa Rafalia confie qu’il présentera cinq photographies consacrées aux riders de la ville d’Antsiranana, une série qui explore l’énergie, la liberté et la créativité de cette jeunesse urbaine malgache. Par ce travail, il cherche à saisir l’élan vital et la beauté brute de ces figures en mouvement, entre poussière, vitesse et rêve d’évasion.

     

    Henintsoa Rafalia, photojournaliste malgache travaillant pour diverses agences de presse internationales, est reconnu pour ses photographies vives, épurées mais intenses. Résidant à Antananarivo, il poursuit un travail documentaire dans lequel s’allient rigueur journalistique et sensibilité artistique, affirmant sa place parmi les voix les plus singulières de la photographie africaine contemporaine.

  • LE TEMPS DE POSE DE GEO RANAIVO – Hery Glita ou celui qui fait vibrer le monde avec ses guitares faites main

    LE TEMPS DE POSE DE GEO RANAIVO – Hery Glita ou celui qui fait vibrer le monde avec ses guitares faites main

    Avec cette nouvelle série de clichés de son temps de pose, Geo Ranaivo nous amène dans l’atelier de fabrication et de réparation d’instruments de musique à corde de Hery Glita, de son vrai nom Bary Hery Son Lala. Depuis plus de cinq décennies, Hery Glita façonne, répare et crée des instruments de manière entièrement artisanale, avec un amour inébranlable pour la musique et la qualité.

    C’est en 1974 que Hery Glita, passionné de musique et en particulier de guitares décide de se lancer dans la fabrication de guitares. Deux ans plus tard, en 1976, il devient officiellement professionnel dans son métier. Curieux et autodidacte, il apprend en lisant des livres techniques et en expérimentant sans relâche. Quand Tsilavina Ralaindimby devient ministre et facilite la venue d’experts étrangers à Madagascar, il en profite pour enrichir ses connaissances, pour apprendre de nouvelles techniques et pour s’ouvrir à de nouvelles perspectives.

    Hery Glita ne se limite pas à la guitare classique. Il fabrique une large gamme d’instruments à cordes : guitares acoustiques, électriques, basses, kabosy, violons, et autres variantes. Chaque instrument est unique, façonné entièrement à la main, de la découpe du bois au montage final, en passant par le rabotage et l’assemblage.

    Les matériaux principaux, notamment le bois, sont issus de Madagascar, réputé pour ses essences précieuses. Seuls les accessoires comme les cordes ou les composants électroniques sont importés. Son approche artisanale garantit une qualité de finition exceptionnelle, et une sonorité recherchée par les amateurs et professionnels.

    Aujourd’hui, Hery Glita ne compte plus le nombre d’instruments qu’il a créés : des centaines, voire des milliers, dispersés entre les mains de musiciens malgaches et étrangers. Au fil des années, sa passion est devenue une affaire de famille. Son épouse et ses enfants participent activement à l’atelier, chacun avec un rôle bien défini.

    Deux fils de Hery Glita ont fondé leur propre marque de guitares artisanales : Solohery Faly Nirina, sous la marque S.F.M. et Rinaharivelo Mamy Tahiry, sous la marque Mamy Tahiry. Les deux artisans perpétuent l’héritage de leur père, en alliant tradition et innovation, tout en contribuant au rayonnement du savoir-faire malgache à l’international.

  • EXPOSITION – Plus de 1 300 ans d’histoire économique de Madagascar retracées

    EXPOSITION – Plus de 1 300 ans d’histoire économique de Madagascar retracées

    Antananarivo, 23 Septembre, 19h00 – De la période ancienne à la période républicaine. Ce sont plus de 1 300 ans d’histoire économique de Madagascar qui sont retracées à travers l’exposition immersive organisée par le FTHM Consulting, en partenariat avec la mention Histoire de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université d’Antananarivo. Démarrant ce mardi, les réussites, les innovations, les choix décisifs qui ont façonné la trajectoire du pays, depuis les premiers échanges commerciaux jusqu’aux enjeux contemporains y sont mis en lumière.

    Chacune de ces périodes démontre l’évolution socio-économique de Madagascar qui permet d’expliquer la situation actuelle du pays, a exposé Alain Pierre Bernard du FTHM Consulting. “Elles nous permettent de voir quels sont les vrais défis auxquels notre pays est confronté ainsi que les politiques qu’il faudrait mettre en place pour les relever pour faire en sorte que Madagascar parvienne véritablement à un développement durable et inclusif”, explique-t-il.

    Il avait été souligné que l’histoire économique de Madagascar révèle une trajectoire marquée par des ambitions de modernisation, des intégrations successives aux échanges mondiaux et des expérimentations multiples, notamment après l’indépendance. Malgré des atouts considérables, comme les richesses naturelles, la biodiversité et son capital humain, Madagascar n’a pas encore transformé ce potentiel en développement durable et inclusif.

    Cette exposition vise donc à faire connaître à la génération actuelle, mais également aux étudiants, aux décideurs et aux entrepreneurs l’histoire socio-économique de la Grande île. “Elle nous aidera à tirer les leçons de nos erreurs passées ainsi que de nos réussites”, lance Fidelis Randrianirina, du FTHM Consulting.

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