Catégorie : Life
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PATRIMOINE – Une exposition signée Tangalamamy pour amener en immersion dans le Zafimaniry et ses mutations
Antananarivo, 5 Décembre, 15h10 – Une occasion pour briser les clichés. Le photographe Mamy Razafindrakoto, alias Tangalamamy, présentera du 8 décembre au 25 janvier son oeuvre “Zafimaniry doria, le souffle d’une mémoire vivante” à l’Institut Français de Madagascar (IFM). Une exposition à travers laquelle il entend marteler que “le Zafimaniry n’est pas un meuble, mais une culture, un rapport à la nature, à la vie et à la mort”.Composée d’une cinquantaine de photos réparties en plusieurs séries, l’exposition de Tangalamamy ne se contente pas de poser un regard de plus sur une culture dite exotique. Elle met en lumière une culture en mouvement, avec l’intention de saisir “une identité qui se fait, se défait, une identité en prise avec une quête profonde de soi, voire une requête”. Car, comme le précise Tangalamamy, son travail est le fruit d’une véritable immersion.Arrivé sur les terres Zafimaniry, à Antoetra, il y a treize ans en tant qu’ingénieur forestier, Mamy Razafindrakoto a vu son lien avec la communauté se renforcer au fil des années. Aujourd’hui, devenu Tangalamamy, il observe les transformations à l’œuvre. “L’identité des Zafimaniry a connu une évolution, parfois vers une déperdition, parfois vers une redécouverte”, confie-t-il. Il décrit un village désormais connecté, des paraboles sur les toits, une nouvelle façon de construire les maisons, et surtout un rapport à la nature passé de l’exploitation à une volonté affirmée de conservation.“Zafimaniry doria, le souffle d’une mémoire vivante” n’est donc pas seulement une exposition artistique. C’est un regard patrimonial et documentaire qui révèle que le Zafimaniry, loin des images figées, n’est pas un bois mort. C’est une pratique quotidienne, une manière d’habiter le monde, des rituels, des codes. Un univers toujours vibrant, qui se transforme au contact du monde, s’enrichissant parfois mais s’appauvrissant aussi, souvent.Photo : Tangalamamy -

ART VISUEL – « Les Dieux que nous portons » de Mendrika Ratsima au World Culture Festival de Karachi
Antananarivo, 27 Novembre, 15h45 – Mendrika Ratsima prend part à une nouvelle exposition à l’international. L’artiste visuelle malgache présente à partir du 27 novembre 2025 sa nouvelle exposition « Les Dieux que nous portons » au World Culture Festival de Karachi, au Pakistan. Ayant été invitée par l’ambassade du Pakistan, Mendrika Ratsima occupe une place de choix dans ce rendez-vous international qui se tient depuis le 30 octobre jusqu’au 7 décembre. La plasticienne bien connue de la scène artistique malgache s’affirme ainsi une nouvelle fois dans une pratique artistique dépassant résolument les frontières tout en s’enracinant dans le coeur de l’île Rouge
Intitulée « Les Dieux que nous portons », l’exposition réunit 17 œuvres issues d’un travail né, selon l’artiste, “de la vibration lourde qui traverse [son] pays”. Inspirée par les photographies de Rijasolo, elle y tisse des paysages mentaux où se croisent paysage onirique, sacralité et mémoire, en portant une réflexion profonde sur la dignité malgache et la force du peuple malgache à l’œuvre dans leur quotidien. Montage photo, peinture, photojournalisme, collage, Mendrika Ratsima embrasse diverses techniques dans ses oeuvres où la mélancolie, la résistance et la résilience parlent de ces « Dieux que nous portons ».
Dans sa série, Mendrika Ratsima s’adonne avec délectation à une symbolique de l’illumination. Dans un poème écrit sur l’une des œuvres, tout est dit. « Est-ce l’univers qui s’effondre? Ou est-il l’aveugle d’hier, qui vois enfin? ». Un questionnement en résonnance avec la conjoncture politique du pays et qui les dépasse pourtant. Les portraits en noir et blanc ou en sépia, ancrés dans le réel, dialoguent avec des interventions colorées, halos, astres, énergies, qui les élèvent vers un espace spirituel. Chaque geste ordinaire devient rituel, chaque posture une invocation. Fidèle à sa démarche mêlant figuration symbolique et poésie visuelle, Mendrika Ratsima poursuit ici son exploration des identités, des émotions et de la transformation.
Interrogée sur l’ouverture de l’exposition, Mendrika Ratsima confie qu’il s’agit d’une “nouvelle aventure qui [lui] permet de montrer [son] art sur un autre continent, dans un festival qui réunit des artistes du monde entier”. “Je suis fière de représenter mon pays, même avec toutes ses imperfections”, ajoute-t-elle. Avec Les Dieux que nous portons, elle célèbre la force intérieure, les héritages invisibles et la spiritualité intime que chacun porte en soi, inscrivant son geste artistique dans un dialogue global où Madagascar trouve une place dans un monde plus large.
Mendrika Ratsima, dont le travail s’est imposé depuis sa première exposition personnelle « La Fabrique du Genre » en 2019, est une voix singulière dans la création contemporaine malgache. N’ayant eu de cesse de créer, ayant exposé deux fois à Paris, et à présent à l’Arts Concil du Pakistan, elle est la preuve du dynamisme de l’art contemporain malgache porté par de jeunes artistes qui réinventent au jour le jour l’identité d’une île en devenir.
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LITTÉRATURE – Deux ouvrages jeunesses à paraître sur Rabearivelo et Rabemananjara
Antananarivo, 25 Novembre, 15h10 – Jean Joseph Rabearivelo et Jacques Rabemananjara n’ont pas encore dit leur dernier mot. Aujourd’hui, ces deux géants des lettres malgaches s’adressent à la jeunesse avec la présentation officielle de « Jean Joseph Rabearivelo, Un poète entre deux mondes » de Florence Dimani et Dwa, et de « Jacques Rabemananjara, Poète engagé » de Dominique Ranaivoson, Florence Dimani, et Sese Dile, 3 Décembre, à la bibliothèque nationale Anosy.
Les deux ouvrages « s’adressent en bilingue dans un français et un malgache accessible à des lecteurs très jeunes de 8 à 13 ans », explique Vatosoa Razafimandimby responsable local du Fonds Yavahoussen, porteur de ce projet. Le but est de rendre accessible le patrimoine littéraire malgache à cette jeunesse à un public large en tenant compte des enfants qui eux-aussi méritent de découvrir la richesse de cet héritage littéraire sans équivalent, ajoute-t-elle.
Les deux ouvrages font partie de la collection Vakoka, aux éditions Teny. Ils sont les jalons de cette collection qui comptera à terme quatre ouvrages. Jusque là, une grande place est ainsi faite à Rabearivelo et Rabemananjara, qui malgré leur notoriété, demeurent des inconnus pour les plus jeunes. Espoir est permis, avec ces deux ouvrages biographiques accessibles à tous, de redonner à ces deux auteurs, poètes, écrivains et dramaturges la place qu’ils méritent.
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NÉCROLOGIE – Jimmy Cliff rejoint le firmament à l’âge de 81 ans
Antananarivo, 24 Novembre, 19h45 – Le reggae est en deuil. La légende du reggae, le Jamaïcain Jimmy Cliff, est décédée ce 24 novembre 2025, annonce son épouse Latifa Chambers dans un message publié sur les comptes officiels de l’artiste. Dans ce texte, elle indique que Jimmy Cliff “s’est éteint à la suite d’une crise convulsive, suivie d’une pneumonie”, et remercie “toutes celles et ceux qui ont exprimé leur soutien et leur compassion”, tout en demandant le “respect de l’intimité de la famille en cette période de deuil”.
Cette disparition survient après plusieurs mois durant lesquels la fragilité de l’artiste a de plus en plus alerté les fans. Selon son entourage, Jimmy Cliff avait fait face à des complications récurrentes et avait nettement réduit ses activités publiques. Malgré cela, il demeurait une figure influente en Jamaïque, impliquée dans divers projets culturels et communautaires, fidèle à son engagement artistique et humaniste.
Avec sa mort, le monde perd l’une des voix majeures du reggae. Depuis les années 1970, Jimmy Cliff a marqué la musique mondiale avec des titres devenus incontournables, au premier rang desquels « Reggae Night », morceau emblématique et véritable hymne international au soleil des Caraïbes, à la joie et à la paix. Depuis l’annonce de son décès, les réactions se multiplient. Artistes, responsables politiques et anonymes saluent unanimement un pionnier dont l’héritage musical et culturel restera indélébile.
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ÉDUCATION – La troisième édition de “Diary Nofy” plonge les enfants au cœur de la Nature et du monde des animaux
Antananarivo, 21 Novembre, 15h15 – “Nature et animaux”. La nouvelle collection de la série d’ouvrages pour enfants Diary Nofy se pare d’un titre évocateur. A travers ses six titres et son cahier d’activités, elle met l’environnement au cœur de chaque récit et de chaque exercice. Mais plus qu’un fil conducteur narratif, le thème “Nature et animaux” a aussi été choisi pour sensibiliser les enfants à la protection de la nature, à la lutte contre les feux de brousse et des forêts ainsi qu’au respect de l’environnement.
Outre les six livres bilingues et le cahier d’activités, la collection comprend également une version audio. Pour lui donner vie, l’ONG Teach For Madagascar initiateur du projet Diary Nofy a réuni une équipe d’auteurs et spécialistes. Les récits sont signés Rolling Pen, les illustrations sont de Catmouse James, tandis que les histoires viennent des idées de spécialistes comme Max Andonirina Fontaine, ancien ministre de l’Environnement et du développement durable.
Le lancement officiel de la nouvelle collection s’est tenu jeudi dans l’enceinte de l’Ambassade du Royaume-Uni. Les livres devraient ensuite rejoindre les établissements scolaires des diverses régions du pays et animeront les séances de lecture dispensées par les volontaires du projet Teach For Madagascar. Ils viendront s’ajouter aux 60 000 exemplaires des deux premières éditions déjà distribuées dans 23 régions.
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MEDIAS – La créatrice de contenus Miorahasina “LorahGasy” Randrianiaina nommée directrice de la TVM
Antananarivo, 20 novembre, 9h45 – Le ministère de la Communication et de la culture et les médias publics sont touchés par les vagues de changements au sein de l’administration. La créatrice de contenus Miora Hasina Lorah “LorahGasy” Randrianiaina est nommée directrice de la Televiziona Malagasy (TVM), lors du Conseil des ministres du mercredi.
La nouvelle patronne de la TVM n’est pas une inconnue au sein de la chaîne publique. Pendant plus de cinq ans, cette ancienne conceptrice et animatrice d’émission au sein d’une chaîne de télévision privée a présenté l’émission matinale Karakory Antsika Jiaby de la chaîne publique. Elle en a même été directrice exécutive ces quatre dernières années.
Créatrice de contenus classée parmi les “influenceurs”, “LorahGasy” est aussi une féministe engagée contre la violence basée sur le genre et ambassadrice de l’Unicef. Avant de se mettre à son compte, elle a déjà travaillé au sein de quelques agences de communication et de publicité de Madagascar. “Quand c’est dans le secteur où j’ai travaillé depuis plus de 20 ans que je suis appelée à servir le pays, je n’ai pas hésité à répondre ‘me voici pour la Patrie”, réagit-elle d’ailleurs à sa nomination.
Le changement touche aussi la Radio nasionaly Malagasy (RNM). Monica Rasoloarison, présidente de l’Ordre des journalistes à Madagascar (OJM) devient sa nouvelle directrice. Juriste de formation, la nouvelle directrice de la RNM a travaillé en tant que journaliste puis en tant que chef de service au sein de la radio publique depuis plusieurs années.
La direction générale de l’Office de la radio et de la télévision publiques de Madagascar (ORTM), qui chapeaute les médias audiovisuels publics, change également de main. Elysée Festin Lemana, qui officie à la TVM, devient le DG de l’ORTM.
Les nominations touchent le ministère de tutelle des médias publics. Miary Rasolofoarijaona, patron de presse, est nommé secrétaire général du ministère de la Culture et de la communication, succédant à Fetraniaina Rakotondrasoava. Lors précédent conseil des ministres, Faly Mahefanirina Rakotomalala avait été désigné directeur général de la communication au sein du même département.
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FESTIVAL DE LA PAROLE – Les finalistes du concours de plaidoyer sur la liberté d’expression et le droit à l’éducation arrivent à Antananarivo
Antananarivo, 12 Novembre, 14h05 – J-2. Plus que deux jours et les lumières seront braquées sur les dix jeunes qualifiés pour la grande finale du concours de plaidoyer du Festival de la Parole. Les finalistes, venus de plusieurs régions du pays, sont arrivés dans la Capitale depuis mardi pour participer à la dernière ligne droite de la compétition prévue ce vendredi. Ils présenteront leurs arguments sur la liberté d’expression et le droit à l’éducation devant un jury composé de professionnels issus du monde juridique, journalistique et artistique.En attendant, ils ont pu assister dès ce mercredi, avec d’autres jeunes invités au Festival, à des prestations artistiques et à des conférences débats ouvertes au grand public. Des masterclass et des ateliers autour de l’art oratoire sont également prévues durant le Festival organisé par l’association Avo avec le soutien de la Faculté de droit et de science politique (FDSP) de l’Université d’Antananarivo ainsi que de l’Ambassade de France, partenaires engagés dans la promotion du dialogue et de la pensée critique.Créée par de jeunes citoyens engagés, l’association AVO vise à encourager la prise de parole et la réflexion civique parmi les jeunes. Selon son secrétaire général, Finaritra Manitra Andrianamelasoa, l’initiative est née du constat que “les jeunes Malgaches manquent souvent de plateformes pour exprimer leurs idées”. Ce festival se veut ainsi un espace d’expression libre et constructive pour la jeunesse.L’association prévoit déjà une nouvelle édition l’an prochain, toujours dédiée aux 18-30 ans. Le thème futur n’est pas encore connu, mais l’objectif reste le même, celui d’offrir aux jeunes un espace pour apprendre à s’exprimer et défendre leurs idées avec respect et rigueur. -

ART CONTEMPORAIN – Tahina Rakotoarivony et Maherisoa Rakotomalala pour l’ouverture des portes de Is’art
Antananarivo, 10 Novembre, 12h55 – Is’art Galerie rouvre ses portes au Tiers-Lieu Mahatazana, Ampandrianomby. Dans une exposition prévue pour le 19 novembre intitulée « Jery/Regard », c’est son directeur artistique, le plasticien Tahina Rakotoarivony et son acolyte de toujours, le plasticien Maherisoa Rakotomalala, qui s’attellent à la tâche d’inaugurer les lieux sous le signe d’une vision réinventée du réel.
Si la galerie emblématique de la scène de l’art visuel a vu ses activités mises entre parenthèses, celles-ci trouvent désormais un nouveau souffle dans un lieu différent mais en avançant dans la devise de toujours de la galerie, « Vers de nouveaux horizons artistiques ». De quoi permettre aux artistes d’explorer un nouveau terrain de jeu propice à la diversité culturelle.
Is’art Galerie porte un héritage culturel de longue date. Il est le legs de Richard Razafindrakoto, monument de l’art plastique malgache, réinventé par Tahina Rakotoarivony en 2011 à Analakely, avant de se retrouver dans les locaux de la Teinturerie à Ampasanimalo et qui aujourd’hui s’envole vers un nouvel espace en conservant ses acquis mais à la conquête de l’avenir.
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CULTURE – La revue Interculturel Francophonies lance un appel à textes autour du thème « Faire littérature à Madagascar : mutations et résistances »
Antananarivo, 10 Novembre, 14h45 – Un appel à contributions vient d’être lancé par la revue Interculturel Francophonies de l’Alliance française de Lecce autour du thème « Faire littérature à Madagascar : mutations et résistances ». Dirigé par Jean Luc Raharimanana, écrivain malgache, et Murielle Perrier, professeure à l’université de Princeton, ce numéro spécial s’intéressera aux transformations et aux défis que connaît aujourd’hui la littérature malgache d’expression française. L’objectif, selon les organisateurs, est d’interroger la manière dont les écrivains “inventent de nouvelles pratiques d’écriture, de diffusion et de performance” dans un contexte de fragilité institutionnelle et politique.
Le texte de présentation souligne que la littérature malgache, longtemps marquée par la poésie héritée de Jean-Joseph Rabearivelo, connaît une diversification profonde portée par des figures comme Michèle Rakotoson, Jean Luc Raharimanana ou Johary Ravaloson. En parallèle de ces auteurs confirmés, de nouvelles voix émergent, Marie Ranjanoro, Raozy Pellerin, Elie Ramanankavana ou Na Hassi. Ceux-ci participent à un renouvellement des formes et des thèmes, entre introspection, mémoire et engagement politique et social. Cette effervescence s’accompagne cependant de contraintes réelles avec l’absence de politique du livre, la faiblesse des structures éditoriales, et les difficultés de circulation des œuvres, autant d’obstacles que les écrivains contournent avec inventivité.
Les propositions de contributions peuvent être des articles critiques ou des créations inédites, elles sont attendues jusqu’au 15 décembre 2025, pour une publication prévue au premier semestre 2027. À travers ce projet, la revue italienne entend valoriser une littérature à la fois ancrée dans la réalité malgache et ouverte sur le monde, où la résistance se confond avec l’acte même d’écrire.
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CINEMA – Zaho Zany, Grand Prix du meilleur film long métrage à la troisième édition de Ant’Sary Doc Mada
Antananarivo, 10 Novembre, 11h30 – Récompenses. La troisième édition du Festival international de cinéma Ant’Sary Doc Mada rend son verdict. Le Grand Prix du Meilleur Film Long Métrage est revenu à « Zaho Zany », de Maéva Ranaivojaona et Georg Tiller, un documentaire poétique sur la mémoire et l’identité malgaches. Ce prix majeur a été décerné lors du festival qui s’est tenu du 7 au 9 novembre 2025 à Antananarivo. Organisé par Asa Sary-Cinéastes de Madagascar et AyeAye Dev, l’événement a célébré le cinéma documentaire sous toutes ses formes, offrant une vitrine aux voix émergentes du continent et aux récits ancrés dans la réalité sociale.
Quant au palmarès 2025 du Ravinala Awards de ce festival, il met en lumière la diversité et la vitalité du documentaire africain. Mbula de Pamphile Oudiane remporte le Best Picture Long Métrage, tandis que Black Woman and Sex de Khunou Godisamang s’impose dans la catégorie Best Sound Long Métrage. Côté courts-métrages, Le Prix du rêve d’Olivia Solène Gamélé Gove décroche le Meilleur Film, et Manandona, an Untamed Path de Hélène Manandraisoa et Julienne Norohasimbola reçoit le Prix du Public. Le festival a également distingué le jeune réalisateur Ramaniraka Rajaonary Manantsoa pour Little Garden, salué par un Prix d’encouragement.
Soutenu par l’Institut Français de Madagascar, le ministère de la Communication et de la Culture, TV5Monde, les Cinéastes de La Réunion et plusieurs partenaires culturels, l’événement s’est imposé comme un rendez-vous majeur du cinéma documentaire dans l’océan Indien. Durant trois jours, projections, discussions et rencontres professionnelles ont mis en lumière un cinéma engagé, audacieux et ancré dans la réalité des peuples, confirmant la place d’Antananarivo comme carrefour incontournable du film documentaire africain.