Catégorie : Life
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PROMOTION DE LA LECTURE – La troisième série de Diary Nofy de Teach for Madagascar adaptée en comédie musicale par Okalou
Teach for Madagascar et Okalou s’unissent autour de Diary Nofy pour raviver l’amour du livre chez les enfants. La troisième série de la collection portée par Teach for Madagascar dans le cadre de son programme Let’s Read, fera l’objet d’une adaptation en comédie musicale. L’adaptation scénique sera présentée au grand public le 21 mars prochain au Centre de conférence internationale Ivato. Elle parlera alors d’amour de la nature et de protection de l’environnement.Fidèle à son approche inclusive, Teach for Madagascar propose chaque publication en plusieurs formats. Cela va de la version écrite et illustrée, au livre audio, en passant par une édition en braille destinée aux enfants en situation de déficience visuelle. Cette fois, ce sont les aventures de Aina et de la tortue Noely qui seront portées sur scène en musique, en danse mais aussi en comédie. L’objectif est alors d’amplifier la portée du troisième tome. “Nous avons choisi Okalou pour son talent dans la création de spectacles vivants capables de toucher le jeune public”, précisent les responsables de Teach For Madagascar. Mais en plus de faire connaître la nouvelle série Diary Nofy, il s’agit aussi de mobiliser des ressources afin de financer de nouvelles impressions des livres, destinées à être distribuées dans des écoles à travers tout le pays.Pour Okalou, le défi sera de respecter la trame narrative originale, tout en l’enrichissant avec des chorégraphies et de nombreuses compositions musicales. “Nous sommes fiers de mettre en scène une œuvre locale, après avoir longtemps adapté des histoires internationales. C’est aussi une manière de soutenir la production de livres qui seront diffusés dans les 23 régions où Teach for Madagascar est déjà présent”, souligne Andy Rasoanarivo, directeur général d’Okalou. Comme le rappelle Teach for Madagascar, “tous nos livres sont écrits par des auteurs malgaches, illustrés par des artistes locaux et imprimés à Madagascar” -

LITTÉRATURE – Un séjour de création littéraire de trois mois au Sénégal puis en France pour Elie Ramanankavana
Un roman en cours de gestation. Le poète et écrivain Elie Ramanankavana sera en résidence d’écriture au Sénégal puis en France du 1er février au 30 avril pour travailler son prochain roman, “Peau Noire, Île Rouge”. Il est d’abord accueilli à la Villa Saint-Louis Ndar au Sénégal avant de poursuivre son séjour de création littéraire en Nouvelle-Aquitaine, à la Maison des Écritures de La Rochelle puis à la Villa Valmont à Lormont, du 2 mars au 30 avril. Ce journaliste et chroniqueur littéraire, collaborateur de www.2424.mg et de No Comment bénéficie de cette résidence après avoir été désigné lauréat 2026 de la résidence d’écriture francophone Afriques-Haïti.
Avec son projet “Peau Noire, Île Rouge”, Elie Ramanankavana se propose d’explorer les relations entre peuples colonisés à travers le parcours d’un tirailleur sénégalais engagé dans la répression de l’insurrection malgache de 1947. Le récit propose une lecture centrée sur les relations entre colonisés eux-mêmes, abordant des thèmes tels que la mémoire, la culpabilité, la stigmatisation et les traumatismes laissés par la colonisation, sans chercher à désigner des coupables mais à rendre lisible une histoire peu racontée.
Né à Antananarivo en 1995, Elie Ramanankavana appartient à la nouvelle génération d’écrivains malgaches. Poète, romancier et critique d’art, il s’est fait connaître par une écriture marquée par les questions de mémoire et de violence historique. Il a publié plusieurs recueils de poésie, dont “Encre et Lumière” et “Mille Naissances Pour Quelques Morts”, et a contribué à diverses revues et anthologies francophones récentes. Ses chroniques culturelles sont régulièrement publiées dans la presse malgache, dont notamment www.2424.mg et No Comment. Il fait par ailleurs partie des artistes participant à l’exposition Feo, troisième saison de Hakanto Contemporary avec son oeuvre “Sans Voix – Tsisy Feo”.
La résidence Afriques-Haïti est organisée par Alca Nouvelle-Aquitaine et l’Institut des Afriques, en partenariat avec la Villa Saint-Louis Ndar, l’Institut français du Sénégal, la Maison des Écritures de La Rochelle et la Villa Valmont, avec le soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine. Depuis 2017, ce programme vise à soutenir la création littéraire francophone, favoriser la circulation des auteurs africains et haïtiens et renforcer les échanges avec les acteurs culturels des territoires d’accueil.
Le dispositif offre aux lauréats un parcours de douze semaines dans plusieurs lieux de résidence, comprenant la prise en charge des déplacements, l’hébergement ainsi qu’une bourse d’écriture, tout en favorisant la mise en réseau avec les milieux artistiques locaux.
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LITTERATURE – Michèle Rakotoson élevée au rang de Chevalier de l’Ordre des Arts et des lettres français
Reconnaissance. L’écrivaine et journaliste malgache Michèle Rakotoson est élevée au rang de Chevalier de l’Ordre français des Arts et des lettres. La distinction lui a été remise par l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, au nom de la ministre française de la Culture, Rachida Dati, lors d’une cérémonie organisée à la Résidence de France à Antananarivo.
Cette décoration récompense l’ensemble de la carrière de l’auteure, reconnue pour sa contribution à la création littéraire et pour son engagement en faveur de la transmission culturelle et de la promotion de la culture malgache et francophone.
Écrivaine, dramaturge et journaliste, Michèle Rakotoson développe depuis plus de cinquante ans une œuvre littéraire centrée sur les questions d’identité, de mémoire, d’exil et de dignité des peuples. Elle s’est également investie dans la promotion de la lecture auprès des jeunes générations, notamment à travers l’initiative “Bokiko”, destinée à faciliter l’accès aux livres.
Pour l’ambassade de France, “cette distinction prestigieuse salue un parcours exemplaire, profondément ancré dans l’histoire, la mémoire et l’humanité, ainsi qu’un engagement constant en faveur de la transmission, de la jeunesse et du rayonnement de la culture malgache et francophone”. L’Ordre des Arts et des lettres est une distinction honorifique française attribuée aux personnalités ayant contribué de manière significative à la diffusion des arts et des lettres en France et dans le monde. -

COOPERATION – Madagascar et la France renforcent leur partenariat dans le domaine muséal et patrimonial
De quoi les agents malgaches œuvrant dans le domaine de la conservation du patrimoine ont-ils besoin pour renforcer leurs compétences dans le domaine de la muséologie, de la gestion des musées et de leurs collections ? Les besoins et les attentes du ministère de la Communication et de la culture en termes de formation et de renforcement de ses agents ont été identifiés au cours d’une réunion de travail organisée par la direction du patrimoine du ministère de la Communication et de la culture avec une délégation française en début de semaine dans les bureaux de la direction du patrimoine au Palais d’Andafiavaratra.Parmi les priorités identifiées au cours de la rencontre figurent la formation aux notions fondamentales de la muséologie, aux techniques et méthodologies de conservation et de préservation des collections, à la protection du patrimoine en situation de crise, au développement de méthodes de collecte et de sauvegarde du patrimoine, ainsi qu’à la valorisation de l’identité culturelle et du patrimoine national. Denis Alexandre Lahiniriko, directeur du patrimoine, estime que “ces thématiques répondent directement aux difficultés rencontrées par les agents dans l’exercice quotidien de leurs missions”.Outre l’équipe de la direction du patrimoine, plusieurs responsables issus de la direction régionale de la communication et de la culture d’Analamanga ainsi que de la direction de l’identité culturelle ont participé à la réunion du côté malgache. Du côté français, la délégation a été composée de Jean-Luc Martinez, ambassadeur thématique chargé de la coopération internationale dans le domaine du patrimoine, de Rose Marie Mousseaux, directrice du Musée d’archéologie nationale et du Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, et de Léa Joshi-Sharma, chargée de mission coopération patrimoine à l’ambassade de France.Outre la formation, les discussions ont également abordé plusieurs pistes de collaboration, notamment la mise à jour du cadre juridique du patrimoine, la structuration du système muséal malgache, l’instauration d’un contrôle scientifique et technique des musées, ainsi que l’accompagnement de démarches d’inscription de sites malgaches sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco. “Cette rencontre marque une étape importante dans le renforcement de la coopération internationale en matière de patrimoine et ouvre des perspectives prometteuses pour la modernisation et la valorisation durable du patrimoine culturel malgache”, poursuit encore le directeur du patrimoine.Pour le ministère de la Communication et de la culture, ce renforcement de partenariat avec la France vise certes, une amélioration de la conservation et de la préservation du patrimoine culturel. Mais il s’agit aussi de mettre en place “une gestion professionnelle et conforme aux normes internationales des musées” à Madagascar. La délégation, conduite par le conseiller culturel de l’ambassade de France à Madagascar, Patrick Bosdure, a été reçue par le ministre de la Communication et de la culture, Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony mardi. -

PATRIMOINE – Un Tsapiky Festival organisé à Toliara en fin février pour célébrer la Journée nationale du Tsapiky
Le Tsapiky sera à l’honneur les 27 et 28 février prochains à Toliara. Moins de trois mois après son inscription sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, ce rythme qui vient du Sud Ouest de Madagascar sera célébré sur les terres où il a ses racines. Le Conseil des ministres de mardi annonce la tenue du Tsapiky Festival à la fin du mois de février pour marquer la première édition de la Journée nationale du Tsapiky.
Comme le Kabary qui a été inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco en 2021, le Tsapiky aura aussi sa journée nationale à la date anniversaire de son inscription. Pour le Tsapiky, ce sera tous les 10 décembre. L’instauration d’une Journée nationale et le festival organisé pour marquer cet événement font partie des mesures de sauvegarde mises en oeuvre par l’Etat malgache pour assurer la promotion et la vulgarisation de ce style musical, inscrit sur le registre d’inventaire national du patrimoine culturel immatériel ou intangible en mars 2024.
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TRAVAIL – Deux jours fériés supplémentaires en lien avec la culture malgache en 2026
Antananarivo, 20 Janvier, 16h35 -Les autorités intègrent deux nouveaux jours fériés dans le calendrier en vigueur à Madagascar. Aucune date n’est encore précisée, mais le décret relatif aux journées fériées, chômées et payées, prévoit déjà que le nouvel an malgache ainsi que la journée nationale de la culture ne soient pas travaillés. Comme déjà annoncé par le ministre de la Communication et de la culture, la date du nouvel an malgache sera fixée par la Concertation nationale. Celle de la journée nationale de la culture qui sera consacrée à la vulgarisation et aux réflexions sur la culture malgache, sera fixée par le ministère, mais “en accord avec l’ensemble des acteurs”, précise le secrétaire général Miary Rasolofoarijaona.Avoir une date unique et accepté par tous est un sujet complexe à Madagascar, car il touche à la fois à l’astronomie, à l’histoire royale et à la diversité culturelle des régions. L’Alahamady Be, très ancré dans l’Imerina, se fête généralement entre mars et avril, lors de la première nouvelle lune de l’année. D’autres régions ou groupes culturels privilégient le mois de septembre, le Volambita, le printemps austral, moment où la nature renaît et où les travaux agricoles reprennent.Comme l’a souligné le ministre de la Communication, le gouvernement ne veut pas imposer une date de manière unilatérale au risque de froisser certaines communautés. L’objectif est alors de trouver un consensus pour que ce jour férié soit accepté par tous comme un symbole d’unité nationale et non comme la victoire d’une tradition régionale sur une autre. -

ART ORATOIRE – Des lycéens de Fianarantsoa sur la scène pour la première journée du concours interlycée de débat Volamena
Antananarivo, 17 Janvier, 7h45 – Mérite, intelligence artificielle, changement climatique, drogues ou encore place des start-up locales face aux multinationales. Des thématiques sociétales majeures seront au cœur de la première journée des éliminatoires du concours interlycée de débat Volamena, qui se tient ce samedi matin à Fianarantsoa.
Douze lycées de la région Haute Matsiatra entrent en lice à partir de 9h à l’amphithéâtre de la Région, à Tsianolondroa, pour cette phase de poules qui ouvre officiellement la compétition. Les débats prendront la forme de duels oratoires, évalués sur l’éloquence, la qualité de l’argumentation et la présence scénique.
Le programme prévoit six confrontations successives. Le lycée Saint Joseph Tanambao affrontera Liantsoa School autour du thème « Le mérite n’existe pas dans notre société ». Le Kolejy Marie Manjaka de Fianarantsoa débattra avec Saint Joseph de Cluny sur la question de la priorité à accorder, ou non, aux start-up locales face aux grandes entreprises étrangères. Le progrès technique et sa dimension humaine opposera le lycée Les Semeurs au lycée Manambina, tandis que le rôle de l’État face à la consommation de drogues sera discuté lors du duel entre SFX Ambatomena et le lycée Laura de Vicunha.
Les échanges se poursuivront avec un débat entre le lycée Raharivelo Ramamonjy et le lycée Manara-penitra Idanda sur l’impact de l’intelligence artificielle et la place de l’humain, avant une dernière confrontation entre le lycée catholique Léon Dehon et le lycée Fo Masin’i Jesoa autour de la responsabilité humaine dans le changement climatique.
Quatre jurés sont chargés de départager les équipes. Il s’agit de Diary Rasolofonarivo, co-fondatrice de l’Agoa Corner et ambassadrice de Diary Nofy dans la Haute Matsiatra, Tambiniaina David Ramaheninarison, fondateur du Journal de l’Etudiant et président de la Fédération des clubs d’art oratoire, Nomena Fitiavana Tatiana Vonjiarimanana, responsable des débats du club d’art oratoire d’Artceni et Hasiniaina Roland Rodrigue, président cofondateur de Emit’Orat. Le jury s’appuiera sur des critères annoncés comme « rigoureux » pour évaluer les jeunes orateurs.
Le concours Volamena, organisé par le Journal de l’Etudiant, placé sous le signe de “l’ambition, du savoir et de l’héritage”, vise à promouvoir l’art oratoire et l’esprit critique chez les lycéens. À l’issue des phases éliminatoires, un seul établissement sera sacré champion régional. Il participera à la grande finale prévue en mai face au champion régional du concours à Antananarivo.
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PATRIMOINE – Les dossiers de la mission catholique de Ambodifotatra pour une inscription au patrimoine mondial à déposer avant la fin du mois
Antananarivo, 15 Janvier, 9h30 – Le ministère de la Communication et de la culture entend accélérer le processus d’inscription de la mission catholique d’Ambodifotatra sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Selon Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, ministre de la Culture et de la communication, le dossier relatif à cette candidature sera déposé au plus tard à la fin de ce mois.La signature de l’ensemble des documents nécessaires à cette demande s’est tenue au Palais d’Andafiavaratra, ce mercredi. Lors de cette cérémonie, le membre du gouvernement a indiqué que c’est l’équipe du ministère qui se chargera du dépôt officiel des dossiers au siège de l’Unesco.L’inscription du site sur la liste indicative de Madagascar avait déjà été faite en 2018. Les démarches en vue de son inscription définitive ont été menées depuis avec des experts, des spécialistes du patrimoine et des techniciens du ministère. Plusieurs travaux ont d’ailleurs déjà été menés sur le site et des experts du patrimoine mondial se sont déjà rendus sur place.La demande concerne le noyau dur du site, comprenant l’église catholique de Ambodifotatra, datant du milieu du XIXᵉ siècle, les écoles ainsi que d’autres bâtiments affiliés à l’église. L’environnement immédiat du site est également inclus dans le périmètre de la candidature.Selon Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, l’histoire de la mission catholique d’Ambodifotatra, située sur l’île Sainte-Marie, renferme une part importante de l’histoire de Madagascar. Ce patrimoine constitue un témoignage majeur de l’arrivée et de l’implantation de l’évangélisation catholique dans le pays. -

EXPOSITION – Dendrophile sensibilise à l’art de vivre du bois sans abattre la forêt
Antananarivo, 13 Janvier, 16h23 – Symbiose. L’exposition “Dendrophile”, pour sa troisième étape, se tiendra du 17 janvier au 6 février à Ankorondrano. Rendez-vous artistique dans le cadre du projet Antson’y Tontolo Miaina, Dendrophile propose une réflexion sur l’intégration du bois dans la vie courante, via le mobilier et le design. Elle abordera aussi et surtout la protection des ressources forestières de Madagascar. Ainsi, en utilisant des matériaux de récupération ou des bois tombés, dix artistes illustrent des méthodes de production limitant l’impact environnemental.La curatrice Ihoby Rabarijohn indique que “le projet souhaite sensibiliser le public par le biais du sensible, sans adopter un discours moralisateur”. Selon l’organisation, l’éveil d’un attachement envers le végétal constitue un levier pour la protection du vivant. L’exposition explore ainsi comment l’arbre, au-delà de sa fonction utilitaire, devient un symbole et un acteur du rapport à la biodiversité malgache, incitant à un soin renouvelé de la terre.A l’exemple du designer Kiady Ratovoson qui expose des pièces à la limite du mobilier et de la sculpture, conçues à partir de branches et de troncs récupérés après leur chute. Selon l’artiste “cette pratique valorise ce qui est habituellement considéré comme une fin de cycle pour créer des formes nouvelles”. D’autres artistes, comme Jessica Solomon, intègrent des motifs arborescents dans des tapisseries réalisées à partir de textiles recyclés, évitant ainsi l’exploitation de nouvelles ressources naturelles.La manifestation Dendrophile se déploie en trois étapes, incluant des installations à la Flow Gallery et à l’aéroport Ravinala avant l’exposition principale en zone Zital. Les œuvres présentées diversifient les approches, allant de l’architecture à l’art plastique, pour souligner l’importance de l’arbre dans l’écosystème. L’accès à l’ensemble des sites est libre pour le public jusqu’au 6 février 2026, favorisant la diffusion de ces réflexions sur la gestion durable des bois précieux. -

NÉCROLOGIE – Le groupe Ärsenik orphelin avec le décès de son fondateur, Calbo
Antananarivo, 6 Janvier, 8h15 – Le monde du rap français est en deuil depuis l’annonce du décès, le 4 janvier 2026, de Calbony M’Bani, dit Calbo, membre fondateur du duo emblématique Ärsenik. La famille du rappeur a confirmé la nouvelle dans un communiqué publié sur la page officielle du groupe sur Facebook, invitant à la bienveillance et au respect à l’égard de ses proches en ces moments douloureux. La nouvelle a bouleversé les fans inconditionnels, les artistes et les officiels.
Les hommages ont afflué dès l’annonce de la disparition, exprimant douleur, admiration et reconnaissance pour l’artiste. Sur le réseau social X, le rappeur Rohff évoque “la perte d’un grand monsieur du rap et d’un grand frère de la vie”, saluant à la fois l’homme et l’artiste. Kery James rappelle sur son compte Instagram qu’à “chaque fois que je le croisais, il ne me donnait que de l’amour”. Médine, lui, adresse un “repose en paix” à Calbo sur les réseaux. Ces paroles traduisent l’affection et le respect que lui portaient ses pairs, tant humainement qu’artistiquement.
Mais les hommages ne se sont pas limités au monde du rap. L’influence de Calbo a été évoqué par la ministre
française de la Culture, Rachida Dati, dans un communiqué officiel publié après le triste décès. Elle y affirme en parlant du défunt artiste que “sa voix grave et sa plume aiguisée ont profondément marqué l’histoire de la musique française”. Pour la ministre, Calbo incarnait “une certaine idée du rap : celle d’un art engagé, lucide et sans concession”Ärsenik est né au début des années 1990 à Villiers-le-Bel, des frères terribles du rap Français Lino et Calbo. Rapidement, le groupe a imposé une nouvelle manière d’écrire du rap, fondée sur une exigence d’écriture, de densité et de conscience rarement atteinte jusqu’alors dans le hip-hop français. Leur premier album « Quelques gouttes suffisent… », sorti en 1998, est considéré comme un classique du genre, porté par des textes riches, engagés et techniques avec des titres comme « Boxe avec les mots » ou « Une affaire de famille. Cette approche, mettant l’accent sur la maîtrise du verbe, l’introspection et les réalités sociales, a durablement influencé plusieurs générations d’artistes, dont Booba, qui a lui-même revendiqué l’importance du texte et de la narration dans le rap français, marquant ainsi une transition vers des styles plus personnels et réfléchis.