Catégorie : Recommandations

  • INTEMPERIE – Pluies et vents violents à Toliara en attendant l’atterrissage de la forte tempête tropicale Jasmine

    INTEMPERIE – Pluies et vents violents à Toliara en attendant l’atterrissage de la forte tempête tropicale Jasmine

    Antananarivo, 26 Avril, 18h17 – La Cité du Soleil sous les vents et la pluie ce mardi après-midi. Alors que la forte tempête tropicale Jasmine s’approchait de la région d’Atsimo Andrefana, le temps ne cessait de se dégrader. « Nous avons commencé à sentir la violence des vents », confie un élément de la Gendarmerie stationné à Toliara. « Les arbres sont fortement secoués et certains ont commencé à tomber », ajoute-t-il. Les pluies ont également commencé à tomber ce mardi après-midi, mais ce sont surtout les vents qui sont en train de souffler fortement , poursuit notre interlocuteur, joint au téléphone vers 15h.

    ⭕A 15h ce mardi après-midi, Jasmine et ses vents moyens de 90km/h ne se trouvait plus qu’à 40 km à l’Ouest-Sud-Ouest de Toliara. La ville était déjà sous l’influence du système, indique Météo Madagascar dans son bulletin de 16h. Celle-ci parle même de rafales de vents de 80 à 100km/h rapportées par la station météorologique locale. Le système se déplaçant assez vite, il était prévu atterrir ce mardi en fin d’après-midi même.

    ⭕Les districts de Toliara I et II ainsi que ceux de Sakaraha et de Betioky ont été placés en alerte rouge depuis la mi-journée. Deux sites d’hébergement, le gymnase couvert de Toliara et le centre Mitsinjo de la commune, sont prévus pour accueillir les sinistrés.

    Photo : Maka Diogène

  • TRAVAIL- Le secteur privé s’inquiète d’une éventuelle remise en cause  de la hausse des salaires prévue à 9,9% convenue entre les partenaires sociaux après la prochaine rencontre avec le Chef de l’Etat

    TRAVAIL- Le secteur privé s’inquiète d’une éventuelle remise en cause de la hausse des salaires prévue à 9,9% convenue entre les partenaires sociaux après la prochaine rencontre avec le Chef de l’Etat

    Antananarivo, 26 Avril, 17h50 – La hausse des salaires des travailleurs du secteur privé sera-t-elle plus importante que ce qui a été validé par le Conseil national du travail (CNT) en début Avril ou sera-t-elle moins importante ? Les partenaires sociaux ne cachent pas leurs inquiétudes après l’annonce par le chef de l’Etat d’une prochaine rencontre avec les groupements patronaux pour parler de la hausse des salaires. « C’est le dialogue social qui est remis en cause si l’accord entre les partenaires sociaux est remis en cause », s’inquiète Herilanto Rakotoarisoa, président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP).

    ⭕Pour le patron du GEFP, il est acquis pour le secteur privé que la hausse de la valeur du point d’indice qui entraînera une hausse des salaires est de 9,9%. « Cela a été validé par le Conseil national du travail », martèle-t-il. « Il ne reste plus que le décret d’application », poursuit-il encore. « Certaines entreprises ont déjà inclus la hausse dans la paie du mois d’Avril », souligne-t-il encore, rappelant l’entente des partenaires sociaux sur l’application de la nouvelle grille dès le mois d’Avril. « Un nouveau taux chamboulera tout », craint-il.

    ⭕Herilanto Rakotoarisoa appréhende surtout les mesures qui seront prises après la rencontre avec le président de la République. Il redoute des décisions qui « mettraient en difficulté les entreprises qui ont déjà souffert des trois années de crise ». Il souhaite enfin que le chef de l’Etat invite aussi les syndicats à la rencontre.

    ⭕Du côté des syndicats, même si une éventuelle hausse plus importante que ce qui a été convenu par les partenaires sociaux serait la bienvenue, des mesures d’accompagnement pour accroître la productivité des entreprises sont espérées. L’objectif est que les entreprises puissent payer le salaire des employés, explique Barson Rakotomanga, président du mouvement Syndicat et vie de société (SVS). Il estime que des conflits sociaux, entre employeurs et travailleurs pourraient survenir si les entreprises se retrouvent dans l’incapacité de payer leurs salariés.

    ⭕Lundi en point de presse, le chef de l’Etat a annoncé son intention de convoquer les groupements patronaux pour évoquer la hausse des salaires. Il avait indiqué ne pouvoir annoncer le taux de la hausse pour la fonction publique qu’après avoir consulté le secteur privé. Les discussions entre les partenaires sociaux ont abouti début Avril à une décision d’augmenter à 9,9% la valeur du point d’indice. Il était alors convenu que le salaire minimum d’embauche pour la catégorie professionnelle la plus basse serait de 217.000 ariary pour le secteur non agricole, de 220.000 ariary pour le secteur agricole.

  • EVENEMENT- « Tsenam-boky » revient pour sa 16e édition au jardin d’Antaninarenina après deux années d’absence

    EVENEMENT- « Tsenam-boky » revient pour sa 16e édition au jardin d’Antaninarenina après deux années d’absence

    Antananarivo, 26 Avril, 14h45 – 16 exposants et un stand de lecture sur place incitant à plonger son nez dans des œuvres littéraires malgaches. L’association des éditeurs de Madagascar (Aedim), revient au jardin de l’Office régional du tourisme d’Analamanga (Ortana) à Antaninarenina jusqu’au 29 Avril pour la 16e édition de l’événement « Tsenam-boky ».

    ⭕« Après deux années d’absence pour cause de confinement, notre grand défi a été de reproduire cette foire du livre à Antaninarenina afin d’offrir une occasion au grand public de renforcer son amour de la lecture », explique Marie-Michèle Razafintsalama de l’Aedim.

    ⭕Dès l’ouverture de la présente édition, lundi, le public de tous âges est venu satisfaire sa curiosité sur les dernières nouveautés publiées à Madagascar qui sont essentiellement classées dans la littérature Jeunesse. « Le choix est large. Le projet Ressources éducatives financé par la Coopération française de développement et destiné aux petites maisons d’éditions nous a permis de sortir quelques nouveaux livres pour enfants », précisent les bénéficiaires de ce projet qui participent pour la première fois au « Tsenam-boky ».

    ⭕Des livres d’ici et d’ailleurs dans d’autres catégories telles que romanesques, culinaires, religieuses, ou pédagogiques sont mis à la disposition tout un chacun à l’occasion de cet événement qui offre la possibilité de lire sur place.

    Photo : Association des éditeurs de Madagascar (Aedim)

  • MÉTÉOROLOGIE – Toliara I et II, Sakaraha et Betioky placés en alerte rouge en prévision du  passage de la tempête tropicale Jasmine, risque de crues pour le fleuve Fiherenana

    MÉTÉOROLOGIE – Toliara I et II, Sakaraha et Betioky placés en alerte rouge en prévision du passage de la tempête tropicale Jasmine, risque de crues pour le fleuve Fiherenana

    Antananarivo, 26 Avril, 11h52 – La partie Sud de Madagascar se prépare à l’atterrissage de Jasmine. D’après le bulletin des services de la météorologie à 10h ce mardi, cette tempête tropicale poursuit son déplacement dans le canal de Mozambique et se trouve à 154 km à l’Ouest-Nord-Ouest de Toliara.

    ⭕Jasmine est prévue toucher terre entre 18h et 22h dans cette partie Sud de Madagascar. Les districts de Toliara I et II, Sakaraha et de Betioky sont passés en alerte rouge, de danger imminent. L’alerte jaune est maintenue pour Morombe, Ankazoabo, Benenitra et Ampanihy. L’alerte cyclonique est levée pour les districts de Morondava et de Manja.

    ⭕Selon le général Elack Andriankaja, directeur général du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), lors d’une conférence de presse, ce mardi matin, le passage de ce cyclone « ne présentera pas beaucoup de risque pour le Sud ». Une vigilance de menaces de crue est pourtant lancée à l’attention des riverains du fleuve Fiherenana en raison d’une possible montée des eaux. Des éléments du BNGRC sont envoyés sur place pour soutenir les éléments locaux.

  • MALADIES – Le paludisme reste un problème de santé publique et entrave le développement économique, estime le ministère de la Santé publique

    MALADIES – Le paludisme reste un problème de santé publique et entrave le développement économique, estime le ministère de la Santé publique

    Antananarivo, 26 Avril, 11h20 – Madagascar n’est pas encore libéré du paludisme. Selon le ministère de la Santé publique, cette maladie reste encore la cinquième cause consultation au niveau des Centres de santé base (CSB) et constitue la huitième cause de mortalité en milieu hospitalier. Le paludisme reste un problème de santé publique et entrave le développement économique, poursuit-il.

    ⭕Par ailleurs, 13 districts sur 114 doivent encore fournir des efforts considérables pour éliminer le paludisme. Le district d’Isandra, dans la région de la Haute Matsiatra est l’une de ces localités considérées comme parmi les plus vulnérables par rapport au paludisme. Trois habitants sur 10 y sont atteints de cette maladie en une année, précise le ministère.

    ⭕Dans la commune d’Andoharanomaitso, district d’Isandra, 69% des consultations auprès des CSB sont motivées par le paludisme, précise le Dr Manitra Rakotoarivony, directeur de la promotion de la santé auprès du ministère de la Santé publique. La journée mondiale de lutte contre le paludisme a d’ailleurs été célébrée dans cette localité pour souligner l’importance accordée par l’Etat à la cause. « Faire régner l’égalité, renforcer la reprise et éliminer le paludisme », a été le thème retenu pour la journée.

  • FONCTION PUBLIQUE – La création d’un corps d’inspecteurs industriels souhaitée par des sortants de l’Ecole nationale d’administration de Madagascar

    FONCTION PUBLIQUE – La création d’un corps d’inspecteurs industriels souhaitée par des sortants de l’Ecole nationale d’administration de Madagascar

    Antananarivo, 26 Avril, 10h42 – Un esprit de corps de métier. Reçus lundi par le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC), des inspecteurs industriels ont exprimé le souhait de création d’un corps des inspecteurs industriels dont les membres seraient issus de l’Ecole nationale d’administration de Madagascar (ENAM) et dont le recrutement se ferait par voie de concours.

    ⭕A ce jour, les inspecteurs industriels ne comptent que 20 membres au niveau du MICC. Ils ont été nommés par d’arrêté du ministre en charge de l’industrie et ont ensuite prêté serment. Leurs représentants ont par ailleurs sollicité le recrutement d’une nouvelle vague de ces spécialistes.

    ⭕Les inspecteurs industriels ont pour tâche de réglementer le secteur industriel mais aussi d’accompagner le développement industriel. Leur tâche est immense, a remarqué le ministre Edgard Razafindravahy lors de l’entrevue. « Le taux d’industrialisation est très bas, raison pour laquelle le développement n’apparaît pas », insiste le ministre.

    ⭕Le ministre invite les industriels à inculquer l’esprit entrepreneurial chez les jeunes. Il a aussi mentionné qu’il faudrait se concentrer sur les petites entreprises et miser sur les pépinières industrielles. « La demande des inspecteurs sera satisfaite », conclut-il.

    Photo : Ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation

  • FINANCES – Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison sélectionnée pour participer au Forum de leadership ministériel de Harvard 2022

    FINANCES – Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison sélectionnée pour participer au Forum de leadership ministériel de Harvard 2022

    Antananarivo, 26 Avril, 10h07 – La ministre Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison figure parmi les ministres des Finances d’Afrique, d’Asie du Sud-est et d’Amérique latine sélectionnés pour participer au Forum de leadership ministériel de Harvard 2022. Il s’agit d’un programme dirigé par des professeurs de cette université, des experts respectés ainsi que par une faculté adjointe composée d’anciens ministres du monde entier.

    ⭕Ces ministres ont été sélectionnés en fonction de leurs antécédents en matière de leadership ainsi que de leurs perspectives d’avoir un impact transformateur sur le développement économique national, précise l’initiateur de ce programme. Ils examineront durant ce forum la meilleure façon de recalibrer les priorités d’investissement nationales pour répondre aux besoins urgents des personnes les plus touchées par les conséquences économiques et sociales de la pandémie. Le programme explorera également les choix d’investissement susceptibles d’accélérer la reprise économique ainsi que de consolider les bases d’un développement économique national à plus long terme, ajoute l’initiateur.

    ⭕Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison participe à ce forum, après avoir participé aux réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) à Washington. Ce programme à Harvard se tient du 24 au 27 avril 2022.

    Photo : Ministère de l’Economie et des finances

  • MÉTÉOROLOGIE – La forte tempête tropicale Jasmine, attendue à Toliara cette nuit, continue de s’intensifier

    MÉTÉOROLOGIE – La forte tempête tropicale Jasmine, attendue à Toliara cette nuit, continue de s’intensifier

    Antananarivo, 26 Avril, 8h47 – Les districts de Toliara I et II en alerte. La forte tempête tropicale Jasmine est prévue y atterrir dans la nuit de ce mardi à mercredi. Les deux districts ainsi que leurs voisins immédiats, Morombe, Sakaraha et Betioky sont ainsi placés en alerte jaune d’avertissement. Les autres districts de la région d’Atsimo Andrefana, Ankazoabo, Benenitra et Ampanihy ainsi que ceux de Morondava et de Manja sont placés en alerte verte.

    ⭕Classée forte tempête tropicale avec des vents moyens de 100km/h et des rafales atteignant jusqu’à 140km/h, Jasmine continue de s’intensifier. Elle est prévue toucher terre toujours au stade de forte tempête tropicale avec des vents moyens compris entre 70 et 90 km/h selon les prévisions des services de la météorologie. Elle se trouvait à 254 km au Nord-Ouest de Toliara vers 3h du matin ce mardi.

    ⭕Alors qu’elle n’était encore qu’une zone perturbée non baptisée, Jasmine a déjà fait monter les eaux dans les districts de la Sava. Un bébé a même perdu la vie dans le district de Vohémar lorsque marchant sous les fortes pluies et dans l’eau, sa mère qui le portait sur son dos a glissé et est tombée.

    ⭕Sortie en mer dans le Canal de Mozambique, elle est devenue une perturbation tropicale. Elle est ensuite entrée quelques heures le long des côtes Est mozambicaines avant de ressortir dans le Canal de Mozambique. Gagnant en intensité, elle est devenue tempête tropicale, reçoit le nom de Jasmine, et tout en s’acheminant vers le Sud de Madagascar, continue de se renforcer.

  • FINANCEMENT – Andry Rajoelina annonce l’obtention de 500 millions de dollars du Fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité du FMI

    FINANCEMENT – Andry Rajoelina annonce l’obtention de 500 millions de dollars du Fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité du FMI

    Antananarivo, 26 Avril, 7h40 – Madagascar figure parmi les premiers pays à bénéficier du Fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité (FFRD) du Fonds monétaire international (FMI). Une acquisition que le Président de la République, Andry Rajoelina, a rapporté de la réunion qu’il a tenue avec la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva à Washington. La Grande île bénéficiera 500 millions de dollars de ce fonds et la patronne du FMI est déjà invitée à se rendre au pays pour l’officialiser, précise le Chef de l’Etat.

    ⭕Comme l’explique Kristalina Georgieva, le FFRD, créé ce mois d’Avril, est le troisième pilier des mécanismes de prêts du FMI, en plus du compte des ressources générales et du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et la croissance. « Le fonds fiduciaire RD fournira un appui stratégique ainsi qu’un financement abordable et à plus long terme, avec une échéance de 20 ans et un délai de grâce de 10 ans et demi », souligne-t-elle. Il devrait aider « à accroître la résilience des pays face aux risques à long terme qui pèsent sur la stabilité de la balance des paiements », détaille-t-elle.

    ⭕Andry Rajoelina se félicite par ailleurs des autres financements obtenus en marge des Spring Mettings à Washington. Il parle entre autres des 949 millions de dollars de la Banque mondiale ou encore de l’enveloppe accordée par l’USAID qui a été ramenée à 495 millions de dollars pour la période qui va jusqu’en 2025.

    Photo : Présidence de la République

  • MANIFESTATION DES UNIVERSITAIRES – La ministre en charge de l’Enseignement supérieur reconnaît des contradictions dans les décisions de la Haute cour constitutionnelle sur la loi relative à l’autonomie des Universités et appelle au dialogue pour apaiser la situation

    MANIFESTATION DES UNIVERSITAIRES – La ministre en charge de l’Enseignement supérieur reconnaît des contradictions dans les décisions de la Haute cour constitutionnelle sur la loi relative à l’autonomie des Universités et appelle au dialogue pour apaiser la situation

    Antananarivo, 26 Avril, 6h53 – Le Professeur Elia Béatrice Assoumacou, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, invite au dialogue pour résoudre les « différends entre les enseignants-chercheurs et la Haute cour constitutionnelle ». « Il n’est pas trop tard et il n’y a aucun obstacle à ce que l’on discute autour d’une table pour apaiser la situation », déclare-t-elle dans un communiqué rapporté par le ministère.

    ⭕S’engageant dans une « démarche de médiation » et dans une « recherche de solutions », elle appelle les acteurs, notamment les enseignants, le personnel administratif et les étudiants, au calme. L’objectif, précise le ministère, est que « le dialogue ne soit pas coupé et que les discussions se poursuivent » alors que le syndicat des enseignants-chercheurs et des chercheurs enseignants (Seces) se sont lancés depuis lundi dans un mouvement d’Universités et de centres de recherche morts pour une durée indéterminée.

    ⭕Dans son communiqué, le ministère reconnaît que la décision publiée en Février 2022 par la HCC sur la loi relative à l’autonomie des universités est effectivement en contradiction avec celle qu’elle a publiée en 2020. Cette proposition, rappelle le ministère, a été proposée par les enseignants-chercheurs conformément à la Constitution qui prévoit que les Universités et les centres de recherche scientifique doivent être autonomes.

    ⭕En 2020, la HCC avait indiqué que « le décret fixant l’organisation et le fonctionnement des Universités et des établissements d’enseignement supérieur n’est plus conforme à la Constitution ». Elle a ainsi invité le législateur « à mettre en œuvre rapidement l’article 95.I.14 de la Constitution en adoptant une loi relative au statut et au régime d’autonomie des Universités ». Elle a, en même temps, précisé que « les Universités sont des établissements publics à caractère culturel, scientifique et professionnel » et constituent ainsi « une catégorie particulière d’établissements publics » dont la création relève du domaine de la loi.

    ⭕Dans sa décision de Février 2022, pourtant, la HCC soulève que la loi « doit se limiter uniquement à l’autonomie des universités ». Pour elle, le statut et le régime des Etablissements Publics d’Enseignement Supérieur et de Recherche Scientifique, ne sont pas prévus par la loi fondamentale, doivent relever du domaine règlementaire. Elle reproche par ailleurs au texte d’avoir omis de définir d’une manière précise, claire et cohérente certains termes, empêchant ainsi une bonne application de la loi et ne lui permettant pas d’exercer son contrôle de constitutionnalité ».