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  • ÉLECTION : La CENI forme la société civile en vue de la présidentielle

    ÉLECTION : La CENI forme la société civile en vue de la présidentielle

    La Commission électorale nationale indépendante (CENI) poursuit sa série de formations des acteurs de la présidentielle de 2018.

    Donner la possibilité à la société civile de maîtriser les arcanes de la présidentielle de 2018. La Commission électorale nationale indépendante (CENI), en collaboration avec l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA), organisation à but non-lucratif qui promeut les élections libres, tient un atelier de formation des membres de la société civile, jeudi et vendredi, à Anosy.

    L’organe chargé de préparer et d’organiser les élections regroupe une cinquantaine de membres de la société civile, qui travaillent dans la thématique de l’éducation civique et l’élection, dans toute l’île, participent à l’initiative. Il s’agit d’une formation des formateurs sur les tenants et aboutissants des nouvelles lois électorales et d’un renforcement des capacités et savoir-faire pour permettre aux formateurs de mieux encadrer les électeurs et de mieux contrôler le processus électoral.

    Thierry Rakotonarivo, vice-président de la CENI

    À entendre Thierry Rakotonarivo, vice-président de la CENI, l’atelier entre dans le cadre d’une série de formations des acteurs du processus électoral. Une initiative qui avait déjà été organisée pour les partis politiques mais également pour les journalistes.

    Le premier tour de l’élection présidentielle, avec la participation de 36 candidats, aura lieu le 7 novembre. Le second tour est prévu se dérouler le 19 décembre. La proclamation des résultats du second tour est prévue le 9 janvier 2019 au plus tard, selon l’estimation de la CENI.

  • TOURISME : Retour à la normale pour la visite du site du Tsingy

    TOURISME : Retour à la normale pour la visite du site du Tsingy

    Le mouvement de contestation autour de l’utilisation d’une partie des fonds récoltés de la visite du parc de Tsingy de Bemaraha devrait s’estomper après l’accord trouvé entre les protagonistes.

    Le site touristique du Tsingy de Bemaraha, à l’Ouest d’Antananarivo, est de nouveau accessible sans encombre. L’accord conclu entre les parties prenantes devrait mettre fin à la tension née d’une mésentente entre Madagascar national parks (MNP), organisme qui gère les parcs nationaux, et une partie de la population de la commune de Bekopaka, dirigée par le maire Francklin Miandrizoky, qui avait entaché la saison touristique dans cette région de l’île.

    « Les lieux sont disponibles pour les touristes », soutient Haja Rarivohelison, directeur marketing et partenariats au sein de MNP, lundi. Il évoque l’existence d’un accord conclu entre MNP, qui gère le site du Tsingy de Bekopaka, à l’intérieur de la Réserve spéciale de Bemaraha, près de 220 km au Nord de Morondava, à l’Ouest de Madagascar.

    Sur sa page facebook, Francklin Miandrizoky ne cache pas sa satisfaction. Il confirme la « résolution du problème » entre MNP et la commune de Bekopaka après la réunion sur place le 25 août. Ce rendez-vous entre les protagonistes, en présence des autorités locales, avait de formaliser l’engagement de MNP pour la construction d’infrastructures, revendiquées par les habitants. Il s’agit, entre autres, de la construction d’un nouveau terrain de foot pour les jeunes, d’un marché, et de fournir de l’électricité et de l’eau potable pour la population locale. « Cette négociation est en fait une contribution au développent de la commune de Bekopaka » explique le directeur marketing et partenariats de MNP.

    La tension sur place, constatée depuis quelques semaines, devrait ainsi s’estomper. Celle-ci avait été matérialisée par des blocages des entrées du site par des habitants de la commune de Bekopaka, revendiquant des retombées économiques de la visite du site. Ces blocages qui avaient retardé la rentrée des touristes dans le site, envoyant une mauvaise image de l’un des hauts-lieux du tourisme à Madagascar au moment de la haute saison touristique.

    Le site du Tsingy de Bemaraha figure parmi les endroits les plus visités à Madagascar.

    Le site du Tsingy de Bemaraha figure parmi les endroits les plus visités à Madagascar. Les visiteurs optent pour le lieu grâce à ses 200 km de pistes et surtout pour les formations de roches calcaires uniques au monde. Le site abrite plus de 400 espèces animales et près de 900 variétés de plantes. Classé comme patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) depuis 1990, plus de 20 000 touristes viennent pour découvrir la beauté de cette réserve idyllique.

     

     

  • ENERGIE DOMESTIQUE : Du charbon et des foyers améliorés pour sauver les forêts

    ENERGIE DOMESTIQUE : Du charbon et des foyers améliorés pour sauver les forêts

    La réduction de la déforestation passe par la réduction de l’utilisation du bois énergie, et notamment du charbon. Un certain nombre de techniques ont été développés pour ce faire.

    Madagascar n’a plus d’autre choix. La Grande île doit réduire sa consommation de bois énergie pour ralentir sa déforestation. Les chiffres révélés lors de l’atelier de présentation de la stratégie nationale d’approvisionnement en bois énergie font état d’une demande annuelle de 18 millions de m3 de ce combustible alors que l’offre nationale est de 9 millions de m3.

    La cuisson par le bois énergie ou le charbon – source Wikipédia Steve Evans

    Les prévisions sont encore plus éloquentes. Selon le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, Lantoniaina Rasoloelison, « avec la demande effrénée en ressources en bois énergie, conjuguée avec la croissance démographique, il est estimé que d’ici à 2030, les besoins seront de deux fois plus élevés que leur niveau actuel alors que la tendance est à la baisse des ressources ».

    Déforestation à Madagascar – source Wikipédia Diorit

    Une étude sur l’évolution de la couverture de forêts naturelle à Madagascar entre 2005 et 2010, publiée en 2013, indique, par ailleurs que, en cinq ans, la Grande île a perdu 180 000 ha de forêt, soit près de 36 000 ha de perte annuelle. Cette déforestation est principalement due à la surconsommation du bois énergie qui, à entendre le ministre chargé de l’Énergie, « assure la cuisson alimentaire d’une bonne partie, sinon de la quasi-totalité de la population malgache ».

    Les chiffres avancés par le ministère chargé de l’Environnement précisent que 92% des ménages malgaches utilisent soit le bois de chauffe soit le charbon de bois pour leur énergie domestique. « Ces ménages risquent de faire face à une pénurie grave de bois énergie, notamment du charbon de bois », soulève encore Lantoniaina Rasoloelison.

    Afin de réduire la consommation de bois énergie, le ministère de l’Énergie et des hydrocarbures préconise le recours aux énergies de substitution et de complément comme le gaz, l’éthanol ou l’électricité. Mais la principale stratégie consiste à économiser le charbon de bois à travers une diversité de techniques qui en permettent l’utilisation tout en la diminuant.

    Moitié moins

    fatana mitsitsy, ou des foyers à cuisson économique

    De nombreuses initiatives se sont ainsi développées ces dernières années pour fabriquer des « fatana mitsitsy », ou des foyers à cuisson économique. A base de terre cuite, ces foyers améliorés conservent davantage la chaleur et permettent de cuire les aliments tout en économisant les combustibles utilisés. Des formations à la fabrication artisanale de ce type de foyers ont été organisées par diverses organisations nationales et internationales afin d’en faciliter la distribution auprès des communautés.

    « Les utilisateurs de nos foyers utilisent moitié moins de charbon », glisse un responsable de la société Bionerr, entreprise de fabrication plus « industrielle » de fours et de foyers améliorés. Le responsable précise par ailleurs que les foyers issus de leurs ateliers peuvent utiliser des combustibles autres que le charbon. C’est ainsi que l’on trouve, aux côtés d’une diversité de fours et de foyers modernes en argile et en fer, des pommes de pin, des copeaux de bois ou encore des rafles de maïs.

    Dans le but de réduire la perte de la couverture forestière, des actions sont également menées pour augmenter la production de charbon de bois sans augmenter le volume de bois à carboniser. Les techniques de carbonisation ont ainsi été améliorées. Un charbonnier de Manjakandriana explique que pour avoir une production plus efficace et pour réduire les déchets de charbon, « la meule ainsi que son aération doivent être constamment surveillées et le feu bien maitrisé ».

    « Il y a plus de travail mais le résultat en vaut la peine », poursuit-il. Avec les techniques améliorées, le même volume de bois peut donner le double de sa production habituelle. Il assure également que « le charbon cuit de manière plus moderne met plus de temps à se consumer ».

    Des jeunes chercheurs ont également mis au point des charbons fabriqués à partir des débris et des cendres de charbon déjà utilisés. Vendu par pièce ou en sachet en fonction de leurs tailles, ces combustibles sont très économes.

  • EDITORIAL 24/24.mg : un pari pour le présent

    EDITORIAL 24/24.mg : un pari pour le présent

    24/24.mg frappe à votre porte. Un site d’information de plus, un énième média dans un milieu qui paraît déjà bien saturé, pourriez-vous nous dire. Des remarques somme toute légitime compte tenu de la masse d’informations à laquelle vous êtes aujourd’hui confrontés. Nous pourrions alors n’être qu’une ligne de plus sur les fils d’actualité de vos comptes Facebook ou Twitter.

    Notre ambition va pourtant plus loin que celle de l’information. Le pari que nous relevons est de devenir la plateforme qui donne au public les éléments dont il a besoin pour comprendre la société dans laquelle il vit. L’idée n’est pas seulement de lui donner encore plus d’informations. L’objectif est de lui permettre de ne pas subir les événements, mais d’en être un véritable acteur.

    Nous n’avons pas la prétention d’inventer la roue. Nous souhaitons juste profiter des mille et une opportunités que peuvent offrir les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Qui aujourd’hui, pour un peu qu’il ait un smartphone, dirait que son réflexe matinal n’est pas de se mettre au courant des dernières nouvelles via les réseaux sociaux ?

    Le hasard du calendrier fait que la naissance de 24/24.mg coïncide avec l’effervescence  dans le microcosme politique, à la veille des élections qui vont décider de la destinée du pays pour les cinq ans à venir. Mais notre ambition et notre volonté d’apporter nos contributions à la vie de notre Nation à travers nos articles vont bien au-delà de ces échéances politiques. Ne dit-on pas, « à chacun fait son métier et les vaches seront bien gardées ».

    « ny erikerika no maha-tondra-drano »

    L’intention de 24/24.mg est de rapporter les faits et d’expliquer les phénomènes qui touchent notre société. Nous voulons éclairer, mais nous entendons aussi interpeller, s’il le faut, dans l’espoir d’amorcer un courant qui peut conduire à un changement positif dans la vie quotidienne des citoyens. Nous sommes également là pour mettre en avant les initiatives et les solutions pour que celles-ci fassent (bonne) « tache ». Comme le dit un adage bien de chez nous, ce sont les petites pluies qui font déborder les rivières (« ny erikerika no maha-tondra-drano »).

    Le site propose, pour démarrer, des rubriques classiques à tous les médias. Toutefois, nous ne perdons pas de vue toutes les possibilités et tous les outils qu’Internet peut offrir. Nous ne manquerons pas de les exploiter, toujours dans l’ambition de servir au mieux le public, notre public.

    Et en parlant de public, les jeunes figurent en tête de liste de ceux à qui nous nous adressons. Leur énergie, leur détermination, leurs espoirs mais aussi leurs inquiétudes et leurs préoccupations sont au cœur de nos attentions. Nous avons confiance en la jeunesse. La jeunesse est un atout. Nous la savons capables de prendre en main son avenir. Notre équipe est d’ailleurs constituée de jeunes. Nous choisissons de les accompagner parce qu’ils sont le présent.

    LA RÉDACTION