Catégorie : Recommandations

  • TRANSPORT – Madagascar perd l’organisation de l’Aviadev Africa 2022 prévu se tenir en Juin sur la Grande île

    TRANSPORT – Madagascar perd l’organisation de l’Aviadev Africa 2022 prévu se tenir en Juin sur la Grande île

    Antananarivo, 10 Mars, 12h05 – Changement de programme. Si l’on en croit les acteurs privés du tourisme, Aviadev Africa 2022 qui devait avoir lieu à Madagascar en Juin 2022 ne se tiendra plus dans la Grande île, comme cela a été prévu depuis deux ans. Aina Raveloson, présidente du conseil d’administration de la Confédération tourisme Madagascar (CTM) a laissé entendre que les organisateurs de l’événement ont changé d’avis. Elle met en avant les péripéties des derniers jours dans le secteur du transport aérien pour expliquer la décision des organisateurs d’un événement qui aurait pourtant beaucoup apporté pour Madagascar, ajoute-t-elle.

    ⭕Les organisateurs aussi bien ceux qui sont sur le continent que leurs partenaires à Madagascar ne se sont pas encore officiellement exprimés sur le sujet. « Une annonce officielle sera faite dans les prochains jours », se contente de souligner un responsable au sein d’une des organisations partenaires, sans confirmer ni infirmer l’information. Un autre acteur du tourisme croit comprendre que le changement du pays d’accueil d’Aviadev Africa 2022 est dû à « l’incertitude sur l’ouverture des frontières et toutes les contraintes imposées aux compagnies aériennes ».

    ⭕Un communiqué publié en Décembre publié par le ministère des Transports et de la météorologie a pourtant indiqué que près de 40 compagnies aériennes, plus de 700 participants venant de plus de 20 pays étaient attendus dans la capitale pour l’occasion. Le ministère avait alors parlé d’une occasion pour la Grande île de promouvoir sa visibilité à l’international, et d’attirer de nouveaux investisseurs ainsi que d’une opportunité de générer des revenus supplémentaires grâce au passage de nombreux touristes et acteurs du secteur durant la célébration.

    ⭕Aviadev est un forum international réunissant les aéroports, les compagnies aériennes, les professionnels du tourisme ainsi que les gouvernements et toutes les institutions concernés par les secteurs du tourisme et de l’aviation. La célébration s’est tenue par visioconférence en 2021, à cause des restrictions sanitaires.

  • FIHARIANA – Mitaraina ny mpandraharaha noho ny fepetra apetraky ny governemanta amin’ny sidina iraisam-pirenena

    FIHARIANA – Mitaraina ny mpandraharaha noho ny fepetra apetraky ny governemanta amin’ny sidina iraisam-pirenena

    Tsena sy asa maro no ahiana ho votsotra tsy ho azon’i Madagasikara noho ny fikatonan’ny sisin-tany eto Madagasikara, hoy ry zareo mpisehatra eo amin’ny orinasa afak’haba.

  • CONJONCTURE – Des membres du secteur privé tirent la sonnette d’alarme et attendent du gouvernement des mesures concrètes pour la relance économique

    CONJONCTURE – Des membres du secteur privé tirent la sonnette d’alarme et attendent du gouvernement des mesures concrètes pour la relance économique

    Antananarivo, 9 mars, 21h30 – Des incompréhensions et un appel du pied au gouvernement. Des groupements économiques attirent l’attention des autorités sur la situation économique et lancent un appel au dialogue pour redresser d’une manière urgente la barre, si l’on s’en tient à leur déclaration. « Ce n’est pas le plan qu’on nous fait miroiter », déplore Aina Raveloson, présidente du conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), face à la presse, ce mercredi.

    ⭕Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), le Groupement du patronat malagasy (Fivmpama) ont uni leur voix pour exposer leur position. Ils décident faire part ensemble de leur déception après la réouverture « ratée » du ciel le 5 mars. « Il n’y a que deux lignes aériennes réouvertes depuis fin 2021 », rappelle le communiqué conjoint. Or, les groupements signalent des demandes formulées par les autres compagnies.

    ⭕Les groupements économiques imputent les résultats actuels au gouvernement. Ils évoquent des mesures « inappropriées et fantaisistes », en parlant des conditions d’octroi d’autorisation du retour des compagnies. « Nous nous demandons si la relance économique est la priorité du gouvernement ou autre chose », se demande Aina Raveloson.

    ⭕Ceux qui opèrent dans le secteur du tourisme expriment leurs inquiétudes et leurs appréhensions pour une autre saison morte si la situation n’évolue pas. Johan Pless, président de la Fédération des hôteliers et des restaurateurs de Madagascar (FHORM) regrette que la « situation est catastrophique » et les tours opérateurs parlent d’« annulation » de réservations.

    ⭕Pour les patrons des groupements économiques, les impacts de la réouverture manquée du ciel du 5 Mars frappent également d’autres secteurs. Hery Lanto Rakotoarisoa, président du GEFP, s’érige en témoin quand il évoque la perte d’un marché potentiel d’une valeur de 600 millions de dollars pour Madagascar dans le cadre de la Loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique (Agoa), après l’exclusion de l’Ethiopie.

    ⭕Rivo Rakotondrasanjy, président du FIVMPAMA affirme que le secteur privé, est « dans l’incertitude totale » et qu’il a « besoin de visibilité ». C’est pourquoi, les groupements économiques réclament « un dialogue public-privé pour relancer l’économie », selon Thierry Rajaona, président du GEM pour se faire entendre.

    ⭕Dans l’immédiat, les groupements économiques réclament l’autorisation des vols commerciaux et de « cesser immédiatement le chantage diplomatico-économique sur la reprise des autres lignes aériennes ». « Nous représentons 60% du PIB quand même », rappelle Aina Raveloson.

  • SECURITE ET SURETE – Le secteur privé dénonce des velléités de demander aux compagnies aériennes la prise en charge de deux douaniers sur chaque vol international

    SECURITE ET SURETE – Le secteur privé dénonce des velléités de demander aux compagnies aériennes la prise en charge de deux douaniers sur chaque vol international

    Antananarivo, 9 mars, 20h25 – Après l’épisode des bagages à roulettes et des ordinateurs portables dans la cabine des vols internationaux, une autre mesure évoquée en coulisses qui risque de faire des vagues. Le secteur privé fait part d’une intention des autorités de faire embarquer deux agents de la douane sur chaque vol international. « Ils sont censés être pris en charge par la compagnie pour les vols, aller et retour, en plus de leur hébergement », déplore Aina Raveloson, présidente du conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), à la presse ce mercredi.

    ⭕Aina Raveloson, aux côtés des autres acteurs dans le secteur du tourisme et d’autres groupements du secteur privé, se lâche pour évoquer des « mesures fantaisistes et inappropriées » concernant les conditions demandées aux compagnies pour opérer. « Quelle compagnie va accepter de telles conditions ? », tonne-t-elle, concernant la présence des douaniers pour chaque vol, pris en charge par la compagnie qui exploite une ligne.

    ⭕La présidente du CTM parle également de « deux ou trois fouilles » sur les avions de ligne dans la liste des mesures gouvernementales contre le trafic des richesses nationales. « C’est une mesure contraire aux règlements internationaux. L’appareil est considéré comme étant sur le sol du pays destinataire dès la fermeture des portes », précise-t-elle.

    ⭕A entendre les acteurs du secteur du tourisme, le gouvernement a aussi un autre point dans la panoplie des mesures anti-trafics au niveau des vols internationaux. Il s’agit d’une demande d’engagement des compagnies ainsi que de leur pays pour le rapatriement des marchandises saisies en cas de trafic. « Les Etats n’ont pas accepté », note Aina Raveloson.

    ⭕Les acteurs opérant dans le secteur du tourisme affirment que les compagnies aériennes sont prêtes à venir à Madagascar dans le cadre de la réouverture du ciel du 5 mars « Elles en ont fait la demande. Mais l’autorisation de vol ne leur est pas donnée », déplore la PCA de la CTM. « La fermeture des frontières n’est pas la solution aux exportations illicites », réitère encore Thierry Rajaona, président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM).

    ⭕Selon une source auprès du ministère des Transports, « aucune décision en ce sens n’est encore prise ». Elle parle de « dispositions qui n’ont rien d’officiel » et qui ne sont inscrites nulle part. Une autre source proche de l’administration évoque des « mesures qui ne sont pas encore censées être rendues publiques mais rester entre l’Etat et la compagnie tant qu’elles sont au stade de discussions » sans donner plus de détails sur les mesures de sûreté économique évoquées par le gouvernement.

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 09 MARTSA 2022

    VAOVAO – MINUTE FLASH 09 MARTSA 2022

    – ADY : Tsy tokony hampitahaina ny raharaha misy any Iokrainina sy ny fitakian’i Madagasikara ireo Nosy kely manodidina hoy ny Vondrona eoropeanina
    – SANDAM-BOLA : Nampitontongana ny euro eo amin’ny tsenan’ny vola vahiny ny ady misy any Ukraina.
    – FIAROVANA : Takiana hiantoka mpiasan’ny doany miisa roa isaky ny sidina ireo kaompaniam-pitaterana, hoy ny avy eo anivon’ny sehatra tsy miankina

  • GUERRE EN UKRAINE – L’Union européenne affirme vouloir continuer à travailler avec Madagascar mais poursuit son plaidoyer contre la Russie

    GUERRE EN UKRAINE – L’Union européenne affirme vouloir continuer à travailler avec Madagascar mais poursuit son plaidoyer contre la Russie

    L’Union européenne ne prévoit aucune mesure de rétorsion contre Madagascar bien que la Grande île ne se soit pas prononcée contre l’opération militaire russe en Ukraine. La délégation de la communauté à Madagascar ne désespère pas moins de voir les autorités malgaches changer d’avis en fonction de l’évolution de la situation. Elle continue d’ailleurs sa campagne « d’explications » sur la nécessité de condamner l’agression russe. Elle tient aussi à souligner que la situation en Ukraine n’est pas comparable avec celle des îles éparses. Extraits de conférence de presse.

  • PORTRAIT – La famille granite d’Ambatolampy Tsimahafotsy

    PORTRAIT – La famille granite d’Ambatolampy Tsimahafotsy

    Travailler le granite n’a plus de secret pour la famille Rakotonirina, un savoir-faire qui se transmet de père en fils dans la fabrication de mobiliers de jardin et de sanitaires robustes. Découvertes et rencontres.

  • INFRASTRUCTURE ROUTIERE – La réhabilitation de la RN13 est «  complexe » selon l’Ambassadeur de l’Union européenne

    INFRASTRUCTURE ROUTIERE – La réhabilitation de la RN13 est « complexe » selon l’Ambassadeur de l’Union européenne

    Antananarivo, 9 Mars, 17h55 – Les échanges entre la Banque européenne d’investissement (BEI) et les autorités malgaches se poursuivent en vue de « débloquer » le projet de réhabilitation du tronçon Tolagnaro – Ambovombe de la RN13. L’ambassadeur de l’Union Européenne, Giovanni Di Girolamo, n’a pas manqué de souligner la complexité de ce projet, lors de sa rencontre avec la presse ce mercredi. La situation est telle que ce diplomate s’est pour le moment abstenu de livrer un calendrier quant au démarrage effectif des travaux sur les chantiers.

    ⭕« Nous travaillons pour avancer et avoir quelque chose de concret. Il faut, à un certain moment, arriver à la pose de première pierre et le début des travaux », indique-t-il. Il insiste sur la volonté de l’Union européenne « que ce projet puisse démarrer cette année ». « Nous travaillerons avec les autorités malgaches pour surpasser tous les obstacles », poursuit-il.

    ⭕A entendre les explications de l’ambassadeur, le projet de réhabilitation de la RN13 se heurte à la complexité des procédures. Il a également touché mot sur les problèmes dans le processus d’appel d’offres. Vers la fin de l’année de l’année 2020, des lacunes et des incohérences avaient d’ailleurs été signalées par les techniciens de la BEI dans les documents d’appel d’offres préparés par l’Autorité routière de Madagascar.

    ⭕Ce projet prend en tout cas plus de temps que ce que le Président Andry Rajoelina avait prévu. Un démarrage des travaux prévu avant la fin de l’année dernière avait été annoncé, lors du colloque pour l’Emergence du Sud au mois de juin 2021. En plus du projet financé par l’Europe entre Tolagnaro et Ambovombe, le Chef de l’Etat avait avancé le recours aux travaux de haute intensité de main d’œuvre pour une partie des travaux. Il avait également parlé de la prise en charge par l’Etat du tronçon Ihosy-Betroka ainsi que la collaboration avec des bailleurs pour la portion Betroka-Ambovombe.

    ⭕L’accord de financement de ce projet de réhabilitation de la RN13 avait été signé en marge du sommet Afrique-Europe en 2017. L’enveloppe globale consacrée à cette route nationale (Ihosy-Taolagnaro) et la RN6 (Ambanja-Antsiranana) est de 235 millions d’euros.

  • CONFLITS- La Délégation de l’Union européenne estime que la situation en Ukraine n’est pas comparable avec la problématique des « Iles Eparses »

    CONFLITS- La Délégation de l’Union européenne estime que la situation en Ukraine n’est pas comparable avec la problématique des « Iles Eparses »

    Antananarivo, 9 mars, 15h27 – La vérité d’un cas n’est pas celle d’un autre. La Délégation de l’Union européenne pense qu’il ne faut pas comparer la position prise par les pays et organisations dans le conflit en Ukraine avec le règlement du différend territorial entre Madagascar et la France sur les « Iles Eparses ».

    ⭕« Mettre sur le même niveau une discussion sur des revendications territoriales sur des îlots non habités avec l’invasion d’un pays, la destruction de ville, des infrastructures, les attaques contre les civiles et la mort de soldats des deux côtés. (…) ce n’est pas la même chose », affirme Giovanni Di Girolamo, ambassadeur de la Délégation de l’Union européenne, face à la presse, ce mercredi.

    ⭕« Il ne faut pas non plus comparer des choses incomparables. En Ukraine (…) il y a une guerre. La question des Iles Eparses c’est un contentieux sur des îlots qui ne sont pas habités », avance Giovanni Di Girolamo. « Les présidents des deux pays ont décidé de créer une commission pour en discuter pacifiquement et civilement. C’est une question entre Madagascar et la France qui se discute d’une façon pacifique normale », poursuit-il. « Il faut éviter de tomber dans un piège toujours de voir les choses dans une optique très personnelle (…) il faut regarder les proportions », ajoute-t-il.

    ⭕La question sur la posture des pays et organisation demandant la condamnation de l’invasion russe en Ukraine par Madagascar a, notamment, été posée par Florent Rakotoarisoa, président de la Haute cour constitutionnelle (HCC). Ce dernier a, entre autres, laissé entendre le manque de soutien aux revendications malgaches pour la restitution des « Iles Eparses ».

    ⭕La Délégation de l’Union européenne rappelle en même temps que l’abstention malgache lors du vote de la résolution onusienne qui « déplore dans les termes les plus énergiques l’agression commise » par Moscou contre l’Ukraine le 2 mars est « respectée ». « On ne va prendre aucun type de rétorsion contre Madagascar », assure Giovanni Di Girolamo. « Maintenant, c’est du passé. Il faut regarder devant nous », continue-t-il.

    ⭕La Délégation de l’Union européenne espère toujours un revirement de la position malgache dans le dossier ukrainien. « On ne peut pas exclure qu’à un certain moment, un pays peut changer sa position en observant la situation (…) chaque gouvernement peut changer de position selon le développement de la situation », aspire-t-il, en rappelant la position de Madagascar lors de la crise de Crimée. « En 2014 Madagascar a voté pour la résolution condamnant l’agression russe en Ukraine cela veut dire une fois la position de Madagascar a changé. Bien sûr c’est un autre gouvernement», précise-t-il.

    ⭕Le Premier ministre Christian Ntsay avait indiqué la politique malgache « établissant des relations avec tout le monde, que ce soit en occident ou avec la Russie », la veille du vote aux Nations unies. Il avait affirmé que les Malgaches « choisissent de coopérer avec tous les Etats » et qu’« il n’y a plus de partialité [en faveur d’un ou plusieurs pays ou organisation] ». Il avait ajouté que Madagascar suit de près l’évolution de la situation.

    ⭕C’est au lendemain du vote de la résolution des Nations Unies que la Grande île a exprimé « son extrême préoccupation pour les populations civiles et témoigne sa solidarité envers les victimes et leurs proches ». Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, Madagascar a invité « toutes les parties à éviter de prendre des décisions irréversibles pouvant entraîner davantage de pertes humaines et des conséquences humanitaires incommensurables ».