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Akoor – Rendez-vous au Maztoo Food Court à Akoor’ – Centre commercial – Digue le 11 mars pour une animation musicale
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CONJONCTURE – Des membres du secteur privé tirent la sonnette d’alarme et attendent du gouvernement des mesures concrètes pour la relance économique
Antananarivo, 9 mars, 21h30 – Des incompréhensions et un appel du pied au gouvernement. Des groupements économiques attirent l’attention des autorités sur la situation économique et lancent un appel au dialogue pour redresser d’une manière urgente la barre, si l’on s’en tient à leur déclaration. « Ce n’est pas le plan qu’on nous fait miroiter », déplore Aina Raveloson, présidente du conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), face à la presse, ce mercredi.
Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), le Groupement du patronat malagasy (Fivmpama) ont uni leur voix pour exposer leur position. Ils décident faire part ensemble de leur déception après la réouverture « ratée » du ciel le 5 mars. « Il n’y a que deux lignes aériennes réouvertes depuis fin 2021 », rappelle le communiqué conjoint. Or, les groupements signalent des demandes formulées par les autres compagnies.
Les groupements économiques imputent les résultats actuels au gouvernement. Ils évoquent des mesures « inappropriées et fantaisistes », en parlant des conditions d’octroi d’autorisation du retour des compagnies. « Nous nous demandons si la relance économique est la priorité du gouvernement ou autre chose », se demande Aina Raveloson.
Ceux qui opèrent dans le secteur du tourisme expriment leurs inquiétudes et leurs appréhensions pour une autre saison morte si la situation n’évolue pas. Johan Pless, président de la Fédération des hôteliers et des restaurateurs de Madagascar (FHORM) regrette que la « situation est catastrophique » et les tours opérateurs parlent d’« annulation » de réservations.
Pour les patrons des groupements économiques, les impacts de la réouverture manquée du ciel du 5 Mars frappent également d’autres secteurs. Hery Lanto Rakotoarisoa, président du GEFP, s’érige en témoin quand il évoque la perte d’un marché potentiel d’une valeur de 600 millions de dollars pour Madagascar dans le cadre de la Loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique (Agoa), après l’exclusion de l’Ethiopie.
Rivo Rakotondrasanjy, président du FIVMPAMA affirme que le secteur privé, est « dans l’incertitude totale » et qu’il a « besoin de visibilité ». C’est pourquoi, les groupements économiques réclament « un dialogue public-privé pour relancer l’économie », selon Thierry Rajaona, président du GEM pour se faire entendre.
Dans l’immédiat, les groupements économiques réclament l’autorisation des vols commerciaux et de « cesser immédiatement le chantage diplomatico-économique sur la reprise des autres lignes aériennes ». « Nous représentons 60% du PIB quand même », rappelle Aina Raveloson. -

GUERRE EN UKRAINE – L’Union européenne affirme vouloir continuer à travailler avec Madagascar mais poursuit son plaidoyer contre la Russie
L’Union européenne ne prévoit aucune mesure de rétorsion contre Madagascar bien que la Grande île ne se soit pas prononcée contre l’opération militaire russe en Ukraine. La délégation de la communauté à Madagascar ne désespère pas moins de voir les autorités malgaches changer d’avis en fonction de l’évolution de la situation. Elle continue d’ailleurs sa campagne « d’explications » sur la nécessité de condamner l’agression russe. Elle tient aussi à souligner que la situation en Ukraine n’est pas comparable avec celle des îles éparses. Extraits de conférence de presse.
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PORTRAIT – La famille granite d’Ambatolampy Tsimahafotsy
Travailler le granite n’a plus de secret pour la famille Rakotonirina, un savoir-faire qui se transmet de père en fils dans la fabrication de mobiliers de jardin et de sanitaires robustes. Découvertes et rencontres.
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CONFLITS- La Délégation de l’Union européenne estime que la situation en Ukraine n’est pas comparable avec la problématique des « Iles Eparses »
Antananarivo, 9 mars, 15h27 – La vérité d’un cas n’est pas celle d’un autre. La Délégation de l’Union européenne pense qu’il ne faut pas comparer la position prise par les pays et organisations dans le conflit en Ukraine avec le règlement du différend territorial entre Madagascar et la France sur les « Iles Eparses ».
« Mettre sur le même niveau une discussion sur des revendications territoriales sur des îlots non habités avec l’invasion d’un pays, la destruction de ville, des infrastructures, les attaques contre les civiles et la mort de soldats des deux côtés. (…) ce n’est pas la même chose », affirme Giovanni Di Girolamo, ambassadeur de la Délégation de l’Union européenne, face à la presse, ce mercredi.
« Il ne faut pas non plus comparer des choses incomparables. En Ukraine (…) il y a une guerre. La question des Iles Eparses c’est un contentieux sur des îlots qui ne sont pas habités », avance Giovanni Di Girolamo. « Les présidents des deux pays ont décidé de créer une commission pour en discuter pacifiquement et civilement. C’est une question entre Madagascar et la France qui se discute d’une façon pacifique normale », poursuit-il. « Il faut éviter de tomber dans un piège toujours de voir les choses dans une optique très personnelle (…) il faut regarder les proportions », ajoute-t-il.
La question sur la posture des pays et organisation demandant la condamnation de l’invasion russe en Ukraine par Madagascar a, notamment, été posée par Florent Rakotoarisoa, président de la Haute cour constitutionnelle (HCC). Ce dernier a, entre autres, laissé entendre le manque de soutien aux revendications malgaches pour la restitution des « Iles Eparses ».
La Délégation de l’Union européenne rappelle en même temps que l’abstention malgache lors du vote de la résolution onusienne qui « déplore dans les termes les plus énergiques l’agression commise » par Moscou contre l’Ukraine le 2 mars est « respectée ». « On ne va prendre aucun type de rétorsion contre Madagascar », assure Giovanni Di Girolamo. « Maintenant, c’est du passé. Il faut regarder devant nous », continue-t-il.
La Délégation de l’Union européenne espère toujours un revirement de la position malgache dans le dossier ukrainien. « On ne peut pas exclure qu’à un certain moment, un pays peut changer sa position en observant la situation (…) chaque gouvernement peut changer de position selon le développement de la situation », aspire-t-il, en rappelant la position de Madagascar lors de la crise de Crimée. « En 2014 Madagascar a voté pour la résolution condamnant l’agression russe en Ukraine cela veut dire une fois la position de Madagascar a changé. Bien sûr c’est un autre gouvernement», précise-t-il.
Le Premier ministre Christian Ntsay avait indiqué la politique malgache « établissant des relations avec tout le monde, que ce soit en occident ou avec la Russie », la veille du vote aux Nations unies. Il avait affirmé que les Malgaches « choisissent de coopérer avec tous les Etats » et qu’« il n’y a plus de partialité [en faveur d’un ou plusieurs pays ou organisation] ». Il avait ajouté que Madagascar suit de près l’évolution de la situation.
C’est au lendemain du vote de la résolution des Nations Unies que la Grande île a exprimé « son extrême préoccupation pour les populations civiles et témoigne sa solidarité envers les victimes et leurs proches ». Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, Madagascar a invité « toutes les parties à éviter de prendre des décisions irréversibles pouvant entraîner davantage de pertes humaines et des conséquences humanitaires incommensurables ».




