

Quelle idée que de parler d’amour avec des aloalo. Sous l’influence de Robert Indiana et de son love, mais aussi de l’artiste malgache Efiaimbelo, sculpteur d’aloalo en bois et en couleurs, Sylvain Subervie a lancé sa collection Love Madagascar, les quatre lettres L O V E sculptées dans des aloalo, en tôle et en couleurs. Sous ses mains expertes d’artiste-ferronnier, le symbole funéraire qui distingue les tribus du Sud de Madagascar devient des objets d’art contemporain, brillants, multiformes et qui disent Love.

Manantona, mihantona, manatona : teny mitovitovy fanonona saingy samy hafa mihitsy ny hevitra fonosiny. Afangaron’ny olona anefa ny fampiasana ireo teny ireo matetika ka mampiova tanteraka ny hevitra tiana hampitaina. Raha tsy te handiso intsony ny fampiasana ireo teny malagasy ireo, dia tsara raha mihaino ny fanazavan’ny Profesora Jeannot Fils Ranaivoson, Mpampianatra mpikaroka ao amin’ny Sampana Malagasy an’ny Fakiolten’ny Teny aman-tsoratra sy ny siansa maha-olona eto Antananarivo.

Antananarivo, 25 Février, 15h25 – Madagascar obtient une date pour l’examen de son dossier par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI). Ce sera « lors de la prochaine session du Conseil », annonce Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances, ce vendredi. La réunion de ce Conseil qui se tiendra le 7 Mars décidera du décaissement de 69 millions de dollars si les conclusions de la première revue sont satisfaisantes.
L’équipe du FMI qui a effectué la mission de la revue de Septembre-Octobre et les autorités malgaches sont déjà parvenues à un accord à l’issue de la mission de la première revue qui s’est tenue du 22 Septembre au 25 Octobre. Cet accord devait pourtant encore être approuvé par le Conseil d’administration. Celui-ci devait ensuite se réunir en Décembre pour décider mais si l’on en croit la ministre, la Grande île n’a pas pu déposer à temps son dossier.
Parmi les engagements pris par l’Etat malgache à l’époque de la première revue figurait « l’audit par une tierce partie des dépenses liées à la Covid-19 ». Le communiqué conjoint publié en Octobre avait indiqué « le FMI attend avec impatience les résultats de l’audit au plus tard cette année », c’est-à-dire en 2021. Le rapport de la Cour des comptes sur le sujet a été publié cette année 2022, vers mi-Février.

Antananarivo, 24 Février, 21h52 – Ce qui constituait une appréhension ces derniers jours devient une réalité. Le bras de fer entre la Russie et les occidentaux franchit une nouvelle étape. L’attaque, ordonnée par le président russe Vladimir Poutine, dans la nuit du mercredi à jeudi sur plusieurs villes et sites militaires ukrainiens met entre parenthèses la voie diplomatique pour régler les questions en suspens dans ce pays de l’Europe de l’Est.
Dans une brève intervention télévisée, Vladimir Poutine parle d’une « opération militaire », entre autres, pour « démilitariser l’Ukraine » et pour « aider tous ceux qui sont victimes d’intimidation et soumis à un génocide par le régime de Kiev pendant huit ans ». Le président russe met en garde ceux « qui tenterait d’interférer » et annonce « des conséquences que vous n’avez encore jamais connues ».
La condamnation fuse ces dernières heures. Pour l’Ukraine, l’opération militaire russe vise à prendre de son territoire « par la force » et « établir une occupation », ce jeudi selon un communiqué de son ministère des Affaires étrangères. Elle lance un appel à la communauté internationale à « agir immédiatement ». Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, les Etats-unis et l’Union européenne se sont aussi exprimés contre l’« opération militaire ». Des sanctions ont été prises et brandies alors que la Chine nuance ses propos sur le dossier.
Zone-tampon entre l’Europe et la Russie depuis son indépendance au début des années 90, l’Ukraine est partagée entre une partie pro-occidentale, et une autre, qui est proche de la Russie, dans sa partie orientale. Le pays est stigmatisé par les tiraillements entre l’Occident et la Russie.
La « révolution de Maïdan », la « révolution de la dignité » a chassé le gouvernement pro-russe en 2014. Elle conduit à l’accès au pouvoir de dirigeants, enclins à se rapprocher de l’Union européenne et de l’alliance militaire qu’est l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), faisant monter de plusieurs crans la tension entre l’Occident et la Russie. Entre-temps, des séparatistes pro-russes à l’Est du pays, dans les régions de Donbass, montent sur le front, revendiquant leur rattachement à Moscou, à l’aide des armes, et la Russie annexait la Crimée.
Plusieurs enjeux se dessinent autour de cette crise ukrainienne. La Russie voit d’un mauvais œil le rapprochement de Kiev avec l’Union européenne et l’OTAN et le fait savoir. Elle y voit une menace aux portes de ses frontières occidentales avec l’aide d’une ancienne république soviétique, un ancien pays-satellite qui est en train de lui échapper. La crise ukrainienne risque d’influer sur l’ordre mondial, avec en filigrane le bras de fer entre les Etats-Unis et l’Europe d’un côté, et la Russie, des puissances nucléaires, de l’autre côté.
Le Fonds monétaire international (FMI) fait part de son inquiétude sur les conséquences de la crise ukrainienne. Sa directrice générale, Kristalina Georgieva, parle d’un « un important risque économique pour la région et le monde ».
La situation en Ukraine pourrait avoir des conséquences économiques et commerciales, du moins pour les pays impliqués, de près ou de loin, dans le dossier. Le marché du gaz, entre la Russie et l’Europe, celui du blé et du maïs ukrainien pourraient connaître des soubresauts.
Le président français Emmanuel Macron estime que l’invasion russe de l’Ukraine est « un tournant dans l’histoire de l’Europe et de nos pays ». Dans une déclaration faite ce jeudi à la Nation française, il évoque des « sanctions à la hauteur de l’agression dont la Russie se rend coupable », sanctions qui seraient prises par le G7, le Conseil européen et le sommet de l’organisation du traité de l’Atlantique Nord.